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  • Algérie: après celui de l’aviation, le chef de l’armée de terre limogé

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    Le chef des Forces terrestres de l’armée algérienne a été mis à la retraite, a annoncé mercredi le ministère de la Défense, au lendemain du limogeage de celui des Forces aériennes, sur fond de vague d’évictions dans la haute hiérarchie militaire du pays.
    Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, présidera jeudi la cérémonie de prise de commandement du « général-major Saïd Chanegriha en qualité de Commandant des Forces terrestres (CFT), en remplacement au général-major Ahcène Tafer, mis à la retraite », indique simplement le ministère dans un communiqué.
    Le départ du général Tafer avait été annoncé par divers médias algériens depuis fin août, mais jamais confirmé. La chaîne privée Ennahar TV, réputée proche du pouvoir, avait à son tour annoncé lundi le limogeage des généraux Tafer et Abdelkader Lounes, son homologue des forces aériennes, dont la mise à la retraite a elle été officialisée mardi.
    Depuis début juillet, le président Abdelaziz Bouteflika a remanié la haute hiérarchie militaire en relevant notamment de leur commandement plusieurs généraux, dont les chefs de trois des six régions militaires du pays et le commandant de la Gendarmerie nationale (CGN). Il a en outre démis de ses fonctions fin juin le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN, police algérienne), le puissant général Abdelghani Hamel, ancien militaire.
    Chef suprême des Armées au titre de la Constitution, le président Bouteflika détient également le portefeuille de la Défense nationale depuis son arrivée au pouvoir en 1999.
    Le général Tafer, 74 ans, était Commandant des Forces terrestres depuis août 2004, poste qu’il avait déjà occupé entre 1994 et 2000 avant d’être nommé commandant de la 3e Région militaire, stratégique car frontalière notamment du Maroc, rival régional de l’Algérie, et du Sahara occidental où Alger soutient le Front polisario contre Rabat. Il avait échappé à un attentat islamiste contre son convoi en 2008.
    Cette série de limogeages de hauts-gradés de l’armée -longtemps considérée « faiseuse de rois » en Algérie- suscite de nombreuses questions à huit mois de la présidentielle de 2019, marquée par l’incertitude autour de la candidature à un 5e mandat du président Bouteflika, 81 ans et affaibli.
    Début septembre, semblant vouloir couper court aux spéculations, le mensuel El Djeich, organe de presse officiel de l’armée algérienne, avait affirmé dans un éditorial que ces mouvements ne s’expliquaient que par « l’alternance » habituelle et assuré que les nouveaux promus avaient été choisis pour « leurs compétences » et leur « mérite ».

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  • Algérie: le chef de l’armée de l’Air mis à la retraite

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    Le chef de l’armée de l’Air algérienne a été mis à la retraite et remplacé mardi 18 septembre 2018, a annoncé le ministère de la Défense, un départ qui s’inscrit dans une vague de limogeages au sein de la haute hiérarchie militaire du pays.
    Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, va installer mardi dans ses fonctions « le général-major Hamid Boumaiza, en qualité de Commandant des Forces aériennes, en remplacement du général-major Abdelkader Lounes, mis à la retraite », a indiqué le ministère dans un communiqué.
    C’est la première confirmation officielle du limogeage du général Abdelkader Lounes, annoncé la veille par la chaîne privée Ennahar TV, réputée proche du pouvoir. Ennahar a également évoqué le limogeage du Commandant des forces terrestres (CFT), le puissant général Ahcène Tafer, ce qui n’a pas été confirmé officiellement dans l’immédiat.
    Ennahar TV avait également annoncé début septembre les limogeages du chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général-major Mohamed Hamadi, et du chef des Forces de défense aérienne du territoire, le général-major Bekkouche Ali. Ces départs n’ont pas été confirmés officiellement.
    Depuis début juillet, le président Abdelaziz Bouteflika a remanié la haute hiérarchie militaire en relevant de leur commandement plusieurs généraux, dont les chefs de trois des six régions militaires du pays et le commandant de la Gendarmerie nationale (CGN).
    Il a en outre démis de ses fonctions fin juin le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN, police algérienne), le puissant général Abdelghani Hamel, ancien militaire.
    Plusieurs médias, dont Ennahar TV, ont également fait état des remplacements, entre autres, du chef de la Direction centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA, renseignements) et du Contrôleur général de l’Armée, sans que ces décisions soient confirmées ou démenties.
    Cette série de limogeages de hauts-gradés de l’armée -longtemps considérée « faiseuse de rois » en Algérie- a suscité de nombreuses questions à huit mois de la présidentielle de 2019, marquée par l’incertitude autour de la candidature à un 5e mandat du président Bouteflika, 81 ans et affaibli.
    Début septembre, semblant vouloir couper court aux spéculations, le mensuel El Djeich, organe de presse officiel de l’armée algérienne, avait affirmé dans un éditorial que ces mouvements n’avaient pour seule origine que « l’alternance » habituelle, et assuré que les nouveaux promus avaient été choisis pour « leurs compétences » et leur « mérite ».

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  • Yémen : Le Hezbollah affiche son soutien aux Houthis du Yémen.

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    Hassan Nasrallah, le chef du groupe militant chiite libanais Hezbollah, a récemment exprimé son soutien à l’insurrection Houthi soutenue par l’Iran au Yémen.
    Bien que ses déclarations aient mis en colère les pays du Golfe et embarrassé les dirigeants du Liban, alliés des saoudiens , elles se sont révélées populaires auprès de la base chiite.
    Dans son discours du 29 juin, Nasrallah a rendu un hommage particulièrement vibrant aux Houthis. « Moi, et tous mes frères et la résistance dans le monde… devrions nous incliner en hommage à ces combattants », a-t-il dit, avant d’ajouter : « J’ai honte de ne pas être parmi vous. »
    Le gouvernement yéménite, soutenu par la Coalition arabe, a réagi avec indignation. Le ministre yéménite des Affaires étrangères Khaled Al Yamani a écrit à son homologue libanais Gebran Bassil pour se plaindre que Nasrallah  » intervenait de manière flagrante dans les affaires intérieures [du Yémen] « .
    A la mi-août, deux mois après que la Coalition arabe ait lancé une offensive majeure pour reprendre le port yéménite de Hodeidah, le Hezbollah a poussé encore plus loin sa démonstration de solidarité lors de ses commémorations annuelles de la guerre de 2006 contre Israël.
    Quelques jours plus tard, une réunion entre une délégation des Houthis et Nasrallah a été rendue publique pour la première fois. Selon Farea Al Muslimi, membre associé de Chatham House, un Think Tank sur les affaires internationales basé au Royaume-Uni, des réunions avaient déjà été organisées, mais elles avaient eu lieu  » sous la table « .
    Le porte-parole des Houthis, Muhamad Abdulsalam, était à la tête d’une délégation, qui comprenait Abdel Malek El Ejri, membre du bureau politique des Houthis, et Ibrahim Al Dailami, directeur du réseau TV du groupe, Al Masirah.
    L’objectif principal de la visite, a déclaré M. Al Ejri, était de remercier Nasrallah pour son soutien au peuple yéménite.
    En mars 2015, l’Arabie saoudite est entrée en guerre avec plusieurs États arabes pour empêcher l’Iran de gagner de l’influence par l’intermédiaire des Houthis, qui avaient fait des progrès stratégiques dans le pays en capturant la capitale, Sanaa, et d’autres centres de population yéménite.
    L’analyste politique libanais Lokman Slim, connu pour ses positions anti-Hezbollah, a déclaré que « la visite elle-même n’était qu’une séance photo« . Son véritable objectif était de faire comprendre aux Saoudiens que le Liban était devenu une « base arrière pour les Iraniens et les Houthis« .
    Son analyse a été partagée par le ministre d’État des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, M. Anwar Gargash, qui a envoyé un tweet : « Le Liban ne peut pas être une base logistique ou politique pour les Houthis. Ignorer [cela] ne fera qu’exacerber ses répercussions« .
    Les autorités libanaises n’ont pas réagi à la visite des Houthis malgré la désapprobation publique du Premier ministre Saad Hariri à l’égard des activités politiques du Hezbollah en dehors du Liban, en particulier en Syrie, où sa puissante milice combat aux côtés des forces du Bachar Al Assad depuis six ans.
    Les relations entre le Hezbollah et les Houthis – deux groupes chiites – sont mutuellement bénéfiques, selon les analystes.
    « Pour les membres du Hezbollah, la guerre au Yémen est simple : elle s’inscrit dans la continuité de la lutte historique entre sunnites et chiites« , déclare madame Hanin Ghaddar, chercheur de Friedmann invitée à l’Institut de Washington.
    « De plus, parler du Yémen est une façon d’éloigner le débat sur la Syrie, une guerre avec laquelle les gens perdent patience. »
    Le Hezbollah, qui agit en tant qu' »intermédiaire » au nom de l’Iran pour renforcer les capacités des Houthis, est un « pari sûr » pour les rebelles soutenus par Téhéran, déclare M. Al Muslimi.
    « Le rêve des Houthis est d’imiter le Hezbollah et de faire partie d’un gouvernement [yéménite] tout en se maintenant comme milice. Abdel Malik Al Houthi [le chef du mouvement] brandit même le doigt comme Nasrallah dans ses discours« . Pourtant, alors que le Hezbollah vise à devenir une puissance régionale, les ambitions des Houthis se limitent aux frontières yéménites.
    La nature de leur relation a fait l’objet de vifs débats. Mme Ghaddar dit qu’elle a personnellement interviewé des combattants du Hezbollah qui lui ont dit qu’ils étaient allés au Yémen. En juin dernier, la Coalition arabe aurait tué huit membres du Hezbollah.
    La milice chiite le nie. « La relation entre Ansar Allah (nom officiel du mouvement Houthi) et le Hezbollah est purement politique« , a déclaré Samir Hassan, un analyste libanais proche du Hezbollah.
    « La visite a été l’occasion pour les Houthis de présenter leur cas à un parti politique qui a de la sympathie pour leur cause« .
    Les manifestations de solidarité du Hezbollah avec les Houthis constituent également une tentative de l’Iran de ne pas être mis à l’écart si un accord avec les Saoudiens venait à être conclu, selon M. Al Muslimi. « L’Iran craint que tout accord entre les Houthis et les Saoudiens se fasse à leurs dépens. »
    Pas plus tard que l’année dernière, le porte-parole des Houthis, Muhamad Abdulsalam, a déclaré à un journal saoudien que son groupe était prêt à négocier avec le Royaume. Un « chemin de paix » est possible, a-t-il dit, ajoutant que  » les assurances et la compréhension saoudiennes » les avaient convaincues de participer aux pourparlers de paix au Koweït, qui ont échoué quelques mois plus tard.
    « Il y a eu des tentatives [récentes] d’accord entre l’Arabie saoudite et les Houthis« , reconnaît M. Ejri. « Mais elles ne sont pas encore claires« . L’ambassade saoudienne à Beyrouth n’a pas répondu à une demande de commentaires.
    Après l’échec des pourparlers de paix parrainés par l’ONU à Genève la semaine dernière, les combats autour de Hodeidah, que les Houthis contrôlent depuis 2014, se sont intensifiés. Plus de 70 combattants rebelles ont été tués alors que les Houthis reculaient devant l’avancée des troupes yéménites.
    Au fur et à mesure que la guerre se prolonge, le principal allié des Houthis, l’Iran, pourrait être contraint de reconsidérer ses interventions à l’étranger en raison des sanctions américaines supplémentaires prévues un peu plus tard cette année.
    Mais, comme le souligne Mme Ghaddar, si ces nouvelles restrictions poussent les modérés à quitter le pouvoir à Téhéran, le Corps des gardiens de la révolution islamique consolidera son pouvoir et les Houthis auront peut-être plus d’argent iranien que jamais auparavant à leur disposition.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le lundi 17 septembre 2018 - (Abonnement à partir de 12€/mois - voir détails sur le site)

    • Afghanistan: At least 27 security personnel killed as Taliban launches attacks in three provinces – Log in
    • Iraq: Troops Deployed to Turkish Border; 20 Killed or found dead in Iraq on Sunday 16 September 2018 – Log in
    • Libya: Tripoli, GNA is thinking of a police service for Mitiga airport – Log in
    • Syria: Putin announces agreement with Erdogan to create a “demilitarized zone” in Idleb – Log in
    • Syria: Since April, Israeli air strikes in Syria have killed113 Iranian soldiers according to the SOHR – Log in
    • Yemen: 7 civilians killed in air strike – Log in
    • Yemen: Hezbollah is flaunting its support for Yemen’s Houthis – Log in