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  • La Russie soutient le gouvernement irakien contre les Islamistes sunnites

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    La Russie accélère la livraison de bombardiers
    La Russie a accéléré la livraison de cinq bombardiers Sukhois SU-30 achetés par le gouvernement irakien. Ils ont été livrés samedi 28 juin 2014. L’information a été confirmée par le porte-parole du commandement général des forces armées en Irak, le général de brigade Qassim Atta.
    Selon le irecteur du Centre d'analyse du commerce mondial des armes, Igor Korotchenko, l'Irak a acheté six bombardiers russes Su-30K usagés, qui sont en cours d’entretien  en Biélorussie. Ces bombardiers sont parfaitement adaptés pour le soutien de troupes au sol et devraient être opérationnels à partir du 2 juillet prochain.

    Cette vidéo de Reuters montre l'arrivée des avions russes sur l'aéroport de Bagdad :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fIF9yq_04uA&list=PLZhRxE9191zOGgHxF7TE6bRC1ETO6ya3A

    La Russie ne restera pas inactive face à la menace « terroriste » en Irak
    Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a affirmé samedi 28 juin  à Damas que son pays ne resterait pas « les bras croisés » face à l’offensive des jihadistes en Irak.
    « La Russie ne restera pas les bras croisés face aux tentatives des groupes de propager le terrorisme dans les pays de la région », a déclaré M. Ryabkov lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec le président syrien Bachar el-Assad.
    M. Ryabkov, dont le pays est le principal soutien du régime de M. Assad, répondait à une question sur l’offensive fulgurante du groupe ultra-radical de Daech (l’Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) ces dernières semaines dans le nord et l’ouest de l’Irak.
    « La situation est très dangereuse en Irak et menace les fondements de l’Etat irakien » a poursuivi M. Ryabkov, dont les propos étaient traduits en arabe, tout en insistant qu’en Syrie comme en Irak, la solution ne pouvait venir que d’un « véritable dialogue national ».

    Les Américains traînent les pieds
    Par contraste, les livraisons d'équipements militaires américains semblent se faire attendre. Il semble que l'administration de Barak Obama hésite à s'engager trop ouvertement en faveur de Nouri al-Maliki qu'elle considère responsable du fiasco qui règne actuellement en Irak. 

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

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  • Nuit du 28 au 29 juin agitée à Gaza

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    Bombardements israéliens sur 12 cibles à Gaza
    Les forces aériennes israéliennes ont attaqué dans la nuit du 28 au 29 juin  douze cibles situées dans la bande de Gaza en réponse aux tirs de roquettes sur le territoire israélien. Les " Comités populaires de résistance" avaient revendiqué  les tirs de roquettes sur Israël expliquant qu’ils étaient en représailles à la mort de deux de leurs commandants, tués la veille par des drones israéliens.
    Les tirs en provenance de Gaza, le samedi soir, avaient endommagé une usine située dans la zone industrielle de Sderot, blessant quatre personnes légèrement.

    Précisions des médias de Gaza
    Les médias palestiniens confirment les bombardements, en précisant qu’au sud de la ville de Gaza, à Abou Jarad, l'aviation israélienne a bombardé des installations des «Brigades Ezzedine al-Qassam" (l’aile militaire du Hamas). A l'ouest de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza, ce sont les " Brigades Nasser Salah ed-Dine" (l’aile militaire des "Comités de résistance populaire») qui ont été la cible de l’aviation israélienne. A l'ouest de Rafah, l’attaque a concerné un laboratoire du Hamas. Un autre objectif appartenant aux "Brigades Ezzedine al-Qassam" a été détruit près de la centrale électrique de Nouseirat au centre de Gaza. Une explosion a également eu lieu à l'ouest du quartier de Zeitoun, dans la banlieue sud de la bande de Gaza. La veille, l'artillerie israélienne avait bombardé une cible à l’est de Deir el-Balah dans le centre de Gaza et à Beit Hanoun dans le nord de Gaza. En outre, l'armée a ouvert le feu sur un groupe d'hommes suspects qui se trouvaient à l'est de Khan Younes, blessant deux d'entre eux.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

    Lien permanent Catégories : Brigades Ezzedine al-Qassam, GAZA 0 commentaire
  • al-Qaïda en Syrie se bat contre al-Qaïda en Syrie

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    Al-Boukamal
    J’avais indiqué, le 25 juin 2014, que le Front al-Nosra de Boukamal avait fait allégeance à l’EIIL qui contrôlait la ville irakienne voisine d’al-Qaïm suite à une décision du Front islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) d’exclure le Front al-Nosra du Tribunal islamique qui exerce de facto le véritable pouvoir dans la région. J’indiquais que ce ralliement n’allait pas manquer de créer une vive tension avec les autres groupes rebelles.

    Combats entre jihadistes d'al-Qaïda
    Le 28 juin, le Front islamique, aidé d’éléments du Front al-Nosra (qui rappelons le est le représentant d’al-Qaïda en Syrie), a lancé une contre-offensive contre l’EIIL et les combattants du Front al-Nosra qui lui ont fait allégeance, pour reprendre le contrôle de Boukamal. C’est apparemment la confusion la plus totale où des membres d’al-Qaïda en Syrie font la guerre à d’autres membres d’al-Qaïda qui se sont ralliés à ceux qui affirment représenter al-Qaïda en Irak.

    Une confusion apparente car, en fait, la centrale d’al-Qaïda a toujours dit que le Front al-Nosra était son seul représentant en Syrie et demandé à l’EIIL de limiter ses actions au territoire irakien, ce qu’Abou Baker al-Bagdadi, le chef de l’EIIL, n’accepte pas, son intention étant de créer un grand califat sur une bonne partie du Moyen orient.

    Les Saoudiens y retrouvent apparemment leurs petits
    Les Saoudiens aident les tribus sunnites irakiennes alliées à l’EIIL tout en  fournissant assistance au Front Islamique allié au Front al-Nosra contre l’EIIL en Syrie. Vous suivez ? Une position de circonstance car  l’Arabie saoudite vise in fine à exercer une autorité morale et politique sur l’ensemble du monde sunnite au détriment de toute organisation qui aurait l’intention d’utiliser la religion comme arme politique.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)