Liban: Regardez les incidents en direct à Beyrouth sur notre site web :

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Une atmosphère tendue régnait samedi soir au centre-ville de Beyrouth, le centre névralgique de la contestation inédite contre la classe dirigeante, où un rassemblement est prévu, après des affrontements ayant opposé en fin d’après-midi des fauteurs de trouble aux forces de l’ordre dans le secteur du Ring e d’autres actions hostiles.
Plusieurs convois de voitures convergent sur la place des Martyrs, autour duquel un imposant dispositif de sécurité a été déployé.
Des deux côtés du pont du Ring, un face-à-face tendu avait opposé pendant près d’une heure des dizaines d’individus rassemblés rue Tyane, dans le quartier de Khandak el-Ghamik, considéré comme un bastion du Hezbollah et du mouvement Amal, aux policiers anti-émeute postés près de l’hôtel Markazia, non loin de la place Riad Solh.
Aux jets de pierre et d’engins pyrotechniques des fauteurs de trouble qui faisaient des doigts d’honneur, la police a répondu par des tirs de gaz lacrymogènes et des mouvements de troupe, les contraignant à battre en retraite.
Selon la Croix-Rouge libanaise, un agent des Forces de sécurité intérieure a été blessé et transporté à l’hôpital. De son côté, la Défense civile a indiqué avoir transporté deux blessés issus des rangs des FSI.
Après la prière, des imams, des responsables du Hezbollah et du mouvement Amal et des agents des services de renseignement de l’armée libanaise sont descendus dans les rues du quartier de Khandak el-Ghamik pour tenter d’apaiser la situation.
Les caméras de télévision ont capté un dialogue entre un habitant de Khandak el-Ghamik et un responsable des FSI. « Les fauteurs de trouble ne sont pas originaires du quartier. Nous n’avons rien à voir avec ces affrontements. Il faut régler la situation », a déclaré cet habitant. « La situation sera réglée », a assuré le responsable sécuritaire.
Vers 17 heures, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation sur le pont du Ring, même si la situation reste quelque peu tendue.
Dès 16 heures, des dizaines d’individus venus avaient tenté de pénétrer dans le secteur où la contestation a installé ses tentes dans le centre-ville de la capitale, mais ils en ont été empêchés par la police anti-émeute, avec le soutien de l’armée libanaise.
Ces fauteurs de trouble ont notamment tenté d’entrer dans le parking des Lazaristes, sur la place des Martyrs, où une marche de solidarité devait avoir lieu après l’incendie du « Civic Influence Hub » (CIH), qui a accueilli de nombreux débats depuis le début de la révolution d’octobre, avant d’être annulée par ses organisateurs après des menaces proférées sur les réseaux sociaux.
Ailleurs dans le centre-ville de Beyrouth, des individus ont procédé à l’incendie d’affiches pro-révolutionnaires.

 

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