Frontlive-Chrono – Vendredi 3 mai 2019

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Libye: Attention! le conflit est de plus en plus international

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Le bilan humain ne cesse de s’alourdir depuis que le maréchal Haftar a lancé son offensive pour « chasser les milices islamistes de Tripoli. Il est, ce vendredi 3 mai, de 392 tués et 1936 blessés. Il ne s’agit que d’un décompte provisoire, les combats ayant été acharnés au cours de la nuit du 2 au 3 mai avec tirs d’artillerie et bombardements aériens.
Or, les combats risquent de durer pendant une longue période en raison de l’internationalisation du conflit.
La situation est encore exacerbée par les divisions entre les puissances étrangères sur la manière de réagir face au conflit.
Le nombre de milices s’est multiplié permettant à des puissances étrangères de soutenir des factions rivales dans le but inavouable de gagner de l’influence dans ce pays riche en pétrole.
L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soutiennent militairement Haftar ainsi que l’Égypte, voisine de la Libye, tandis que les alliés du Gouvernement d’Union Nationale (GNA) sont la Turquie, le Qatar et l’Italie, selon les experts.
Le GNA accuse également la France de soutenir politiquement Haftar, bien que Paris ait nié cette affirmation.
Il est de notoriété publique que les Emirats Arabes Unis et l’Egypte, soutiennent le maréchal Haftar et son Armée nationale libyenne (ANL), qu’ils considèrent comme un rempart contre les groupes jihadistes en Afrique du Nord.
Dans un rapport publié en juin 2017, l’ONU avait fait état de la livraison par les Emirats d’avions et de véhicules militaires aux forces de Haftar. Les Emirats ont également bâti la base aérienne d’Al Khadim, à une centaine de kilomètres à l’est de Benghazi, qui a permis à l’Armée nationale libyenne de bénéficier dès 2016 de la supériorité aérienne face à ses adversaires.
Le soutien des Emirats Arabes Unis et de l’Egypte est encore démontré par les débris de missiles trouvés après des frappes aériennes. Il s’agit de LJ-7 fabriqué en Chine, aussi connu sous le nom de Blue Arrow 7. Ces missiles air-sol peuvent être chargés sur le drone chinois Wing Loong 2 présents sur la base aérienne d’al-Khadim construite par les Emirats Arabes Unis.
L’armée de l’air égyptienne en possède depuis octobre 2018.
Les Etats-Unis et la Russie ont également une position ambigüe comme en témoigne leur refus de soutenir l’effort diplomatique mené par les Britanniques pour amener le Conseil de sécurité de l’ONU à exiger un cessez-le-feu en Libye. Un appel téléphonique du président Trump au maréchal Haftar démontre une apparente inclinaison de la Maison Blanche vers Haftar. Quant à la Russie, elle a ouvertement refusé de condamner l’offensive du chef de l’Etat.
Il semble d’ailleurs que Moscou ne se borne pas à soutenir le maréchal Haftar sur le seul plan diplomatique.
On a appris, aujourd’hui la destruction d’un drone russe Orlan-10 dans la région de la ville de Syrte. Or, on ne sait pas comment ce drone est arrivé dans cette région, aucune livraison officielle ayant été identifiée. Il est possible que le groupe militaire privé russe Wagner, déjà présent sur le théâtre syrien, soit également en action aux côtés des forces du maréchal Haftar et que ce sont ces mercenaires russes qui aient amené le drone en question.
Par ailleurs, un cargo iranien, transportant une cargaison dont la nature est encore inconnue, a été arraisonné au large des côtes libyennes et conduit au port de Misrata où il se trouve toujours. Rappelons que les puissantes milices de Misrata sont fortement engagées du côté du Gouvernement d’Union Nationale (GNA) sponsorisé par l’ONU.

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