31/08/2018

Pays-Bas : Geert Wilders annule le concours de caricatures de Mahomet en invoquant la "violence islamique"

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Geert Wilders, un politicien hollandais connu pour ses critiques de l’Islam, a annulé un concours invitant les participants à soumettre des caricatures du prophète Mahomet, a-t-il dit jeudi 30 août 2018.
« Pour éviter le risque d’être victime de la violence islamique, j’ai décidé de ne pas poursuivre l’organisation d’un concours de caricatures », a déclaré M. Wilders, 54 ans, dans une déclaration écrite.
Juste avant que cette décision ne soit prise, les talibans avaient  appelé à attaquer les soldats néerlandais présents en Afghanistan
Précédemment prévu pour novembre dans les bureaux du Parti pour la liberté de M. Wilders dans le bâtiment du parlement néerlandais, le concours proposé a été largement critiqué par les musulmans qui interdisent les représentations physiques du prophète, y compris les dessins animés, attirant la colère des critiques aux Pays-Bas et à l’étranger.
La police néerlandaise a arrêté mardi dernier un homme accusé d’avoir comploté pour tuer M. Wilders en raison de ce concours, et des milliers de manifestants ont participé à une manifestation de masse qui s’est tenue mercredi au Pakistan, où vivent environ 11 % des musulmans de la planète.
Khadim Hussain Rizvi, un religieux musulman impliqué dans la manifestation, a déclaré que les manifestants resteraient dans les rues jusqu’à ce que la publication de caricatures blasphématoires aux Pays-Bas soit arrêtée ou que le gouvernement mette immédiatement fin aux liens diplomatiques avec les Néerlandais « , ont rapporté les médias pakistanais.

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19:49 Publié dans Frontlive-chrono, Jean René Belliard, Pakistan, Pays-Bas, Wilders Geert | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

30/08/2018

Pays-Bas: tentative d’assassinat de Geert Wilders, le chef du Parti de la Liberté

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Un Pakistanais de 26 ans, qui vit aux Pays-Bas, a été arrêté cette semaine par la police de La Haye. Il est soupçonné d’avoir tenté d’attenter à la vie de l’homme politique néerlandais Geert Wilders – le chef du « Parti de la liberté » d’extrême droite, le troisième parti hollandais en nombre de sièges au Parlement.
La veille de son arrestation, le Pakistanais avait assisté à une réunion du mouvement anti-israélien BDS, qui s’était tenu, mardi 28 août sur la place du Dam, située au cœur d’Amsterdam. Il avait également enregistré une vidéo en ourdou dans laquelle il affirmait vouloir tuer Wilders pour le punir d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet annoncé pour le mois de novembre prochain.
« Je suis aux Pays-Bas, à cinq minutes à pied du Parlement et j’ai l’intention de tuer Wilders, et je le ferai, In Shah Allah. Il se moque de notre prophète .. » déclare l’islamiste sur la vidéo.
« Aslam Taslam » (soumets toi et tu auras la paix) pour Geert Wilders
Rappelons que Geert Wilders est l’un des critiques les plus sévères de l’islam dans le monde. Il a appelé la religion musulmane une « idéologie fasciste » et soutient fermement Israël.
Déjà, en avril 2008, le mouvement islamiste radical pakistanais Hizb ut Tahrir, avait adressé une lettre de menace au gouvernement des Pays-Bas qu’il jugeait responsable de « l’offense faite aux musulmans » à la suite de la sortie du film Fitna produit par Geert Wilders où il mettait en cause le Coran. Depuis cette date, Geert Wilders ne peut plus se déplacer sans protection.
Et la situation ne risque pas de se calmer. Mardi 28 août, l’athlète pakistanais Khalid Latif, joueur de cricket, avait offert sur son compte Twitter une récompense de 25 000 $ pour l’assassiner de l’homme politique néerlandais, tandis que Khadim Hussain Rzivi, chef du Parti du Pakistan islamique, menaçait de jeter une bombe atomique sur les Pays-Bas – si le concours de caricatures du prophète Mahomet se déroulait comme annoncé.
Charlie Hebdo
Rappelons que le 7 janvier 2015, des terroristes islamistes ont attaqué le rédacteur en chef de l’hebdomadaire satirique parisien Charlie Hebdo. À la suite de cette attaque, 12 personnes ont été tuées et 10 autres blessées. Neuf morts étaient des employés de la rédaction.
L’attaque a été commise par les islamistes, frères Said et Cherif Kouachi et Amedi Coulibaly, qui a vengé les journalistes pour avoir publié des caricatures du prophète Mahomet. Après l’attaque de l’édition Charlie Hebdo Coulibaly a abattu un employé de la police dans la banlieue sud de Paris, puis a fait un magasin de saisie Hyper-cacher, au cours de laquelle a tué quatre autres personnes. Plus tard, trois terroristes ont été détruits.

Attention

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  • France: un ex-professeur de maths condamné pour apologie du terrorisme – Log in
  • Irak : Attaque d’un kamikaze près de la frontière syrienne – 30 morts le 29 août 2018 – Log in
  • Pays-Bas: tentative d’assassinat de Geert Wilders, le chef du Parti de la Liberté – Lire la suite
  • Syrie : Résumé de la situation militaire – Log in
  • Yémen: La marine américaine saisit des armes dans le golfe d’Aden – Log in

 

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29/08/2018

Allemagne: Une « statue » d’Erdogan démontée suite à une polémique

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Statue Erdogan Wiesbaden.jpgLa ville de Wiesbaden en Allemagne a fait retirer dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 août 2018 une statue dorée du chef de l’Etat turc installée en centre-ville dans le cadre d’un festival artistique, en raison de la polémique qu’elle suscitait.
« En accord avec la police, la municipalité a décidé de faire démonter la statue car la sécurité autour ne pouvait plus être garantie », a indiqué la mairie dans un message sur son compte twitter. Elle a été déplacée par une grue. Cette statue de quatre mètres de hauteur d’un président Recep Tayyip Erdogan peint de couleur doré et levant le doigt d’un air décidé avait été installée en début de semaine dans la ville par les organisateurs d’un festival d’art, la Biennale de Wiesbaden.
Ce festival, qui avait obtenu l’autorisation des autorités locales, s’est donné cette année comme mot d’ordre « bad news » (mauvaises nouvelles) et entendait avec cette statue provoquer le public et inciter à la discussion. Leurs espoirs ont été atteints sans doute au-delà de leurs espérances : les esprits se sont échauffés de plus en plus depuis lundi entre partisans et adversaires de ce projet et d’Erdogan.
Peu après avoir été installée, divers commentaires insultants, parmi lesquels « Hitler turc », ont été inscrits sur la statue. Le ton est particulièrement monté mardi soir devant l’installation lorsque les deux camps se sont fait face « dans une atmosphère un peu agressive », selon un porte-parole de la police. Un responsable local de la sécurité, Oliver Franz, a même fait état auprès du quotidien Wiesbadener Kurier d’échauffourées entre les deux parties. « Des couteaux ont été observés », a-t-il ajouté.
Cette situation a finalement poussé la mairie à ordonner le retrait de la construction artistique.
Le directeur du théâtre de Wiesbaden à l’origine de l’action, Uwe Eric Laufenberg, a lui défendu l’initiative au nom de la liberté d’expression. « Nous avons monté la statue pour discuter d’Erdogan », a-t-il dit, selon l’agence DPA. « Dans une démocratie il faut pouvoir supporter toutes les opinions », a-t-il ajouté.
Un responsable local du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Emil Sänze, a dénoncé en retour « la bêtise » des organisateurs qui « offrent une scène à un despote passant son temps à humilier les Allemands ».
Erdogan – un président turc qui ne cesse de menacer les Européens par ses propos
Le 7 mai 2016, il déclarait: « J’en appelle à mes citoyens, mes frères et soeurs en Europe (…) Allez vivre dans de meilleurs quartiers, Conduisez les meilleures voitures. Vivez dans les meilleurs maisons. Ne faites pas trois, mais cinq enfants. Car vous êtes l’avenir de l’Europe. Ce sera la meilleure réponse aux injustices contre vous. »
Déjà, le 22 mars 2016, il avait menacé les Européens, toujours sous couvert de défense des Turcs « discriminés » en Europe suite à l’interdiction de la venue d’hommes politiques turcs venus plaider en Allemagne l’octroi des pleins pouvoirs à Erdogan : « Je m’adresse une nouvelle fois au Européens (…). La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peu jouer avec l’honneur, dont on peut expulser les ministres (…). Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun occidental ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dand le monde.

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15:11 Publié dans Deutschland, Frontlive-chrono, Jean René Belliard, Recep Tayyip Erdogan, Wiesbaden | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |