23/08/2018

France: Daech revendique une attaque au couteau à Trappes (banlieue parisienne) - Deux femmes tuées

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S. Kamel.jpgUne personne a été neutralisée par la police ce matin à Trappes, près de Paris, après avoir attaqué plusieurs personnes avec un couteau. Les deux victimes sont la mère et la sœur de l’assaillant.
Une troisième victime, qui semble être une voisine, a été grièvement blessée mais son état se serait amélioré en fin d’après midi du 23 août. Une tragédie familiale ne peut être exclue. Cependant, l’Etat islamique a revendiqué l' »attaque » peu de temps après le meurtre des deux femmes, mais sans fournir de preuves concrètes à cet égard, selon l’agence de presse Reuters.
Une revendication de Daech qui ne convainc pas
Les enquêteurs considèrent cette revendication avec beaucoup de suspicion car depuis deux ans, l’Etat islamique nous a habitué à faire des revendications « opportunistes »., comme cela a été le cas pour le casino de Manille en juin 2017 ou Las Vegas en octobre 2017.
L’assassin menace la police d’un grand couteau après avoir crié « Allah Akbar »
Selon des sources policières, Kamel S., 36 ans, s’est caché après son agression mortelle dans un immeuble (selon certains médias français, il s’agissait de sa propre maison) dans la rue Camille Claudel. A l’arrivée de la police, il aurait crié : « Allah Akbar » et menacé les forces de l’ordre : « quand vous entrez, je vais tous vous fumer ! »
Quand il est finalement sorti vers 10h20, menaçant la police d’un couteau, il a été « neutralisé » de plusieurs coups de feu. L’agresseur a succombé à ses blessures.
Kamel S.
L’individu a déjà été condamné en 2016 pour apologie du terrorisme. Il était fiché « S » avec l’indication derrière son nom : « potentiellement dangereux ». Bien que Daech ait revendiqué l’attentat via son canal de propagande Amaq, qualifiant l’assassin de « combattant », la police n’a pas conclu qu’il s’agissait d’un acte terroriste, bien que la possibilité ne soit pas totalement exclus. On sait que l’individu aurait eu des problèmes psychologiques.
A ce stade de l’enquête, il semble qu’il s’agisse d’une tragédie familiale car l’auteur a tué sa mère et sa sœur. Ce n’est pas la première fois, toutefois, qu’un jihadiste tue un membre de sa propre famille, comme cela a été le cas en Egypte ou à de nombreuses occasions en Irak et en Syrie. Dans l’état actuel des choses, le tribunal de Versailles est chargé de l’enquête, le procureur spécialisé dans le terrorisme n’étant pas encore impliqué dans l’affaire.

Frontlive-Chrono

20:33 Publié dans Etat Islamique, Frontlive-chrono, Jean René Belliard, Kamel S., Trappes | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

Commentaires

Ben.... Toutes ces News m’arrivent par mails...... et vous en aviez fait une spécialité..... :)))))))

Bonne continuation

Écrit par : Patoucha | 24/08/2018

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Écrit par : Belliard | 24/08/2018

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