04/12/2017

Yémen : L'ex-président Ali Abdallah Saleh a été tué par les chiites houthis

Ceci est un extrait de la newsletter adressée chaque jour aux abonnés par le groupe Ptolémée animé par Jean René Belliard.

Pour s'abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com


Yémen 
 Saleh
L'ex-président Ali Abdallah Saleh a été tué par les chiites houthis
Dépouille mortelle d'Ali Abdallah Saleh 
L'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué, a annoncé, lundi 4 décembre, la station de radio des miliciens chiites houthis. Le parti de Saleh, le Congrès Général du Peuple (CGP), a aussitôt démenti auprès de Reuters la mort de son chef.
Les affrontements opposaient depuis  mercredi 29 novembre les deux composantes de la rébellion yéménite, les insurgés houthis de la minorité zaïdite (issue du chiisme) soutenus par Téhéran, et les forces loyales à l'ex-président Saleh. Cette alliance rebelle s'opposait à l'actuel président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces sont soutenues militairement par la coalition conduite par l'Arabie saoudite depuis mars 2015.
Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les affrontements à Sanaa auraient fait au moins 125 morts et 238 blessés depuis mercredi.
Lundi 4 décembre : Raids aériens et combats entre rebelles chiites houthis et fidèles d'Ali Abdallah Saleh
Des raids aériens ont secoué lundi 4 décembre la capitale yéménite Sanaa, théâtre depuis plusieurs jours d'affrontements meurtriers entre les rebelles houthis et leurs anciens alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont rapporté des témoins.
Les frappes auraient visé des cibles proches de l'aéroport international et du ministère de l'Intérieur, tous deux sous le contrôle des rebelles houthis, ont indiqué des habitants et une source aéroportuaire. Une source aéroportuaire a confirmé que des bases rebelles proches avaient été ciblées mais l'aéroport lui même n'a pas été visé. 
La coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite est la seule à mener des raids aériens au Yémen en soutien aux forces pro-gouvernementales.  
Des habitants près de l'aéroport ont indiqué qu'une série de raids a secoué leur maison tard dimanche et durant les premières heures de lundi. 
La rébellion houthie confirme la mort de l'ex-président Saleh et le contrôle total de Sanaa
Lundi 4 décembre dans l'après-midi, le ministre de l'intérieur (côté houthi) confirmait dans une déclaration officielle la mort de l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Un peu plus tôt, des photos et des vidéos avaient montré ce qui semblait être la dépouille de l'ex-président. 
Le ministre de l'intérieur accusait Saleh d'avoir créer le "chaos" dans le pays et en coopérant avec "les milices de l'agression" et en fournissant une aide aux "milices extrémistes".
Il annonçait par la même occasion "la fin de la crise provoquée par la milice de la trahison et la fin de son leader et d'un nombre de ses partisans criminels"
Les Houthis confirmaient pas la même occasion avoir pris le contrôle total de la capitale et la fin des tensions à Sanaa.
D'après la chaîne de télévision saoudienne al-Arabiya, Ali Abdallah Saleh aurait été tué par un tir de sniper. Une autre version prétend qu'il aurait été tué par le tir d'un RPG (Rocket propelled gun). Une dernière version affirme qu'il aurait été tué dans l'explosion de son domicile détruit par les houthis. 
Une dirigeante du parti d'Ali Abdallah Saleh confirme sa mort
L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué par des rebelles houthis, a confirmé lundi à l'AFP Faïka al-Sayyed, une dirigeante de son parti, le Congrès Général Populaire.
"Il est tombé en martyr en défendant la République", a déclaré cette membre d'une instance du parti, le Comité Général, attribuant son meurtre aux Houthis.
Offre d'amnistie pour ceux qui cessent de collaborer avec les houthis (gouvernement)
De son côté, la présidence yéménite, qui n'a pas encore réagi à l'annonce de la mort de l'ex-président, a déclaré offrir "une amnistie générale et totale" à tous ceux qui cessent de collaborer avec les rebelles houthis soutenus par l'Iran, a annoncé lundi le Premier ministre Ahmed ben Dagher à la suite de la rupture de l'alliance rebelle à Sanaa.
"Le président (Abd Rabbo Mansour Hadi) proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les houthis et décidé de se rétracter", a déclaré M. ben Dagher dans un discours à Aden, grande ville du sud sous le contrôle du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.