20/10/2017

Syrie : Entremise russe entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et le régime syrien pour réduire les tensions

Syrie 

Entremise russe entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et le régime syrien pour réduire les tensions
La situation évolue très vite en Syrie. Les Américains veulent-ils éviter une évolution à l'irakienne entre FDS et armée gouvernementale comme cela est le cas entre Peshmergas et forces irakiennes ? Ou bien les Kurdes syriens, ayant constaté que les Américains n'avaient pas bougé le petit doigt pour éviter qu'ils se fassent écraser par l'armée irakienne? toujours est-il que les militaires russes ont encore une fois profité du soudain refroidissement entre la Coalition internationale dirigée par les USA et les forces kurdes, majoritaires au sein des FDS, pour jouer leur propre partition.
Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), jusqu'ici soutenues par les Etats-Unis, auraient remis le champ de pétrole de Tabiyah et ses installations voisines à l'armée loyaliste syrienne (AAS), suite à une visite de représentants syriens et russes dans la ville de Hassakah (Hasaké), contrôlée par les Kurdes des FDS. 
Selon les renseignements, des unités de l'Armée Arabe Syrienne (AAS), accompagnées de «Russes» non identifiés sont déjà entrées dans la zone pétrolière. Cependant, aucune photo ou vidéo confirmant ces affirmations n'est disponible en ligne. La situation reste donc encore incertaine. Dans le même temps, des rapports circulent selon lesquels des représentants des FDS pourraient se rendre, le 10 novembre, à une réunion organisée sur la base aérienne de Hmeimeim utilisée par les forces aériennes russes, dans la province de Lattaquié. Les parties sont conviées à discuter d'un certain nombre de questions pour parvenir à une désescalade des tensions entre l'AAS et les FDS.
Ces tensions se sont accrues depuis le mois de septembre, lorsque les FDS et l'AAS se sont lancées à une véritable course de vitesse dans la province de Deir ez-Zhor pour occuper les infrastructures pétrolières et gazières sur la rive orientale de l'Euphrate.
Et depuis le début de ces offensives concurrentes, les deux camps s'accusent mutuellement d'incidents qui pourraient conduire à un affrontement de grande échelle.
 
Jean René Belliard

 

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