16/09/2017

France : L'Etat islamique menace Paris

Europe
France
France : L'Etat islamique menace Paris
Un site dépendant de l'Etat islamique a proféré des menaces contre Paris.
La police française s'inquiète des risques de déraillements de trains
Outre l'usage de véhicules béliers ou le ciblage des forces de sécurité en uniforme, les jihadistes prônent ces derniers temps le déraillement de train comme mode opératoire en Europe, s'inquiète la police française dans une note que l'AFP a pu consulter samedi 16 septembre.
"En raison d'une incitation récente de la propagande jihadiste à planifier un déraillement de train, une attention toute particulière doit être accordée à toute remontée d'information relative à une intrusion ou tentative de sabotage dans les emprises destinées à la circulation des trains", peut-on lire dans ce télégramme de la Direction générale de la police nationale (DGPN), émis début septembre et révélé par le journal Le Parisien.
Déraillements de trains, incendies de forêts ou empoisonnements de nourriture 
"Il est important de souligner les appels récents des organisations terroristes ciblant les +loups solitaires+ et incitant à provoquer, en Europe, des déraillements de trains, des incendies de forêt ou des empoisonnements de nourriture", indique également le document.
Les transports ferroviaires présentent des vulnérabilités structurelles 
Les transports "présentent de nombreuses vulnérabilités structurelles" et "constituent une cible privilégiée", notamment dans les gares, où la visibilité des forces de sécurité doit être accrue pour renforcer "le caractère dissuasif du dispositif", pointe le texte.
Les sites touristiques et culturels 
Les sites touristiques et culturels, parce qu'ils permettent "un bilan humain potentiellement lourd" et "des conséquences importantes sur l'activité touristique" en cas d'attaque, doivent aussi faire l'objet d'une "vigilance", souligne la note.
Signaler sans délai tout vol de voitures pour lutter contre les véhicules béliers 
Face à la multiplication d'attaques au véhicule bélier, la note appelle également "les gestionnaires de parcs de véhicules, les responsables du personnel et les conducteurs" à "signaler, sans délai, tout vol de véhicule ou comportement suspect". Des "mesures appropriées" doivent aussi être prises pour les civils et militaires portant un uniforme, "cibles privilégiées" des jihadistes.
 
La Belgique expulse une danoise ayant refusé d'ôter son niqab
La police belge a expulsé, une ressortissante danoise pour avoir refusé d'ôter son niqab à la suite de son atterrissage à l'aéroport de la capitale Bruxelles.
Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, a annoncé l'incident dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle.
"Une citoyenne danoise venue de Tunis, a refusé d'ôter son niqab, la police l'a expulsée parce qu'elle n'a pas pu vérifier son identité", a-t-il indiqué dans le communiqué.
En 2015, la police belge a arrêté une saoudienne dans les rues de Bruxelles, et l'a conduite au bureau de police en raison du port de niqab, et l'a relâchée à la suite de l'intervention de l'ambassade de Riyad.
Il est à noter, qu'en juillet 2011, l'interdiction du port du niqab (voile intégral) est entrée en vigueur en Belgique, qui a commencé à infliger une amende de 137.5 euros ainsi que 7 jours de prison à toute personne n'ayant pas respecté cette loi. 
 
UK
Grande Bretagne : Une arrestation importante après l'attentat du 15 septembre à Londres  
La police britannique a procédé samedi 16 septembre à l'arrestation "importante" d'un suspect de 18 ans. Dans la foulée de cette arrestation, la police a lancé une perquisition à une vingtaine de kilomètres de Londres. Les En attendant, les autorités ont relevé le niveau de menace à "critique" au lendemain de l'attentat qui a fait 30 blessés dans le métro de la capitale.
Perquisition à Sunbury-on-Thames 
La police a investi en début d'après-midi un logement d'un quartier résidentiel de Sunbury-on-Thames, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, et était "en train de le perquisitionner", a-t-elle annoncé dans un communiqué. Elle a fait évacuer les habitations alentour, et établi un cordon de sécurité d'un rayon de 100 mètres. "Aucune autre arrestation n'a été menée", a-t-elle souligné.
Un suspect de 18 ans interpellé à Douvres
"Nous avons fait une arrestation importante dans notre enquête ce matin", s'est félicité Neil Basu, un responsable de l'antiterrorisme au sein de la police, cité dans un communiqué.
Le suspect a été arrêté vers 07H50 (06H50 GMT) par la police du Kent (sud-est de l'Angleterre) "dans la zone portuaire de Douvres" en lien avec des faits "terroristes", a précisé la police. Le port de Douvres est un point de transit vers l'autre rive de la Manche, notamment les ports français de Calais et belge d'Ostende.
Le suspect était maintenu samedi en garde à vue dans un poste de police local avant son transfert vers Londres "plus tard dans la journée", a indiqué la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, dans un message télévisé diffusé à l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement.
Progrès rapides, selon la police 
L'attentat - le cinquième en six mois au Royaume-Uni - est survenu vendredi dans une rame en pleine heure de pointe, vers 08h20 (07h20 GMT), dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres
"C'est une enquête qui avance très vite. Nous avons réalisé des progrès considérables (...) et nous continuerons à faire de notre mieux pour réduire les menaces dans ce pays", a déclaré la patronne de la police londonienne, Cressida Dick, sur la BBC.
Alerte au niveau "critique" 
Craignant une autre attaque "imminente", le centre britannique d'analyse du terrorisme a maintenu samedi à "critique" le niveau d'alerte terroriste, relevé la veille à ce maximum pour la deuxième fois en quelques mois. "Bien que nous soyons satisfaits des progrès accomplis, l'enquête se poursuit et le niveau de menace est maintenu à critique", a indiqué Neil Basu.
"Nous invitons le public à demeurer vigilant et à ne pas s'inquiéter", a voulu rassurer Mme Rudd.
Theresa May a annoncé, dans un message télévisé vendredi 15 septembre, que des militaires seraient déployés sur des sites clés non accessibles au public pour permettre un renforcement de la présence de policiers dans les endroits publics, notamment les transports.
En tout, 1.000 policiers seront donc redéployés "à travers le pays", selon Mark Rowley, tandis que "jusqu'à 1.000 militaires" seront affectés dès samedi sur des sites stratégiques comme des centrales nucléaires ou des infrastructures clés, selon le ministère de la Défense interrogé par l'AFP.
L'attentat de Londres revendiqué par l'Etat islamique 
Qualifié de "terroriste" par la police et commis au moyen d'un engin explosif artisanal, l'attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.
Dernier bilan de l'attentat du 15 septembre dans le métro de Londres  
Selon un nouveau bilan publié par les services de santé samedi matin, 30 blessés, aucun n'étant grièvement atteint, ont été traités à l'hôpital, pour des brûlures notamment. Seuls trois d'entre eux étaient encore hospitalisés samedi. Le bilan aurait pu être bien pire, selon Theresa May, qui a estimé vendredi que "l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts".
Les restes de la bombe examinés 
Les restes de la bombe sont examinés par des scientifiques, selon la police. Interrogée par l'AFP, celle-ci n'a pas souhaité commenter des informations de médias britanniques selon lesquelles le retardateur de la bombe n'avait pas fonctionné, et l'engin contenait des clous et du TATP, un explosif prisé des jihadistes.
La situation était revenue à la normale samedi à la station de métro Parsons Green.
Le Royaume-Uni a été frappé ces derniers mois par une vague d'attaques qui ont fait 35 morts, dans un contexte de multiplication des attentats jihadistes en Europe.
La station de métro de Parsons Green choisie pour tuer un maximum d'enfants
Détail inquiétant :  Les enquêteurs pensent que le choix par les terroristes de la station de métro de "Parsons Green" n'est pas fortuite.
A ce moment de la journée, le train sur cette ligne de métro est rempli d'écoliers, car il y a trois écoles secondaires publiques dans le district: Fulham Boys, The London Oratory et Lady Margaret Hall, ainsi qu'un certain nombre d'établissements d'enseignement privés. 
 
 
Jean René Belliard

 

Les commentaires sont fermés.