14/09/2017

Newsletter complète du 13 septembre de Jean René Belliard

Cher lecteur

Exemplaire de la newsletter adressée le 13 septembre , comme chaque jour, aux abonnés de ptolemee@belliard74.com, un centre d'information sur les évènements du Moyen Orient, d'Afrique du nord, du Sahel et de tous les évènements liés au jihadisme à travers le monde.

Pour vous abonner, écrire à mailto:ptolemee@belliard74.com



Chronique de la guerre mondiale contre les  jihadistes
Mercredi 13 septembre 2017
740ème newsletter
UE
Europe
NL
Pays-Bas : quatre jihadistes déchus de la nationalité néerlandaise      
Les Pays-Bas ont déchu quatre jihadistes de la nationalité néerlandaise après l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi antiterroriste, a annoncé le ministre de la Sécurité et de la Justice mercredi 13 septembre.
"Ces quatre personnes ont rejoint une organisation terroriste dans une zone de conflit" et "ont été déclarées comme étrangers indésirables... Ils ne peuvent donc plus se rendre aux Pays-Bas ou circuler dans l'espace Schengen légalement", a déclaré Stef Blok dans un communiqué.
Bien que le ministre n'ait pas nommé les quatre hommes, ni précisé leur autre nationalité, les médias néerlandais les ont identifiés comme "Driss B., Noureddin B., Anis Z. et Hatim R.", partis combattre en Syrie.
Driss B. et Noureddin B. ont été condamnés l'année dernière et Anis Z. et Hatim R. en 2015 à six ans de prison chacun en leur absence pour appartenance à une organisation terroriste criminelle. Les quatre hommes, dont la localisation actuelle est inconnue, se sont rendus en Syrie pour se joindre à des groupes jihadistes, y compris l'Etat Islamique, selon les médias néerlandais. "C'est le cas de Driss B., qui n'est peut-être plus en vie", a rapporté l'agence de presse nationale, l'ANP.
Les Pays-Bas avaient approuvé en mars une nouvelle loi qui confère au gouvernement le pouvoir de retirer à un individu la nationalité néerlandaise, même s'il n'a jamais été condamné auparavant. Toutefois, la déchéance de nationalité pour ces quatre personnes doit encore être approuvée par un juge, a précisé le gouvernement. La loi avait été critiquée par l'opposition mais également par le Parti travailliste (PvdA), membre de la coalition, car elle ne s'applique que pour les personnes possédant une double-nationalité.
280 jihadistes parti des Pays Bas pour gagner la Syrie ou l'Irak 
Quelque 280 citoyens néerlandais se sont rendus en Syrie et en Irak pour rejoindre des groupes jihadistes depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011.  
Environ 190 d'entre-eux y sont encore mais "il est probable qu'un certain nombre de jihadistes néerlandais aient encore prévu de se joindre au groupe Etat Islamique ou à d'autres groupes au Moyen-Orient", a affirmé l'agence nationale antiterroriste NCTV dans son dernier rapport.
Les Pays Bas, cible légitime pour les jihadistes 
Bien que le pays ait été épargné par les attaques qui ont notamment frappé la Grande-Bretagne, la Belgique, la France, l'Allemagne, et l'Espagne, "les jihadistes considèrent les Pays-Bas comme une cible légitime", a ajouté la NCTV.
 
Afghanistan
Afghanistan
Kaboul
Au moins trois morts dans un attentat-suicide près d'un stade de cricket de Kaboul     
(De notre correspondant en Afghanistan, Abdul W.)
Au moins trois personnes, dont un policier, ont été tuées et cinq autres blessées lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa charge mercredi près d'un stade de cricket de Kaboul, a annoncé la police.
"En se sacrifiant, les forces de sécurité ont empêché l'assaillant de parvenir jusqu'à la foule (à l'intérieur du stade) et de provoquer une catastrophe", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Basir Mujahid.
L'attentat a eu lieu alors qu'un match de cricket avait lieu entre les Boost Defenders et les Mis Ainak Knights pour le 6ème match de la saison 5 de la SCL (Shpageeza Cricket League).  
La "résilience" des spectateurs afghans 
Atif Mashal, le président de l'Afghanistan Cricket Board, a déclaré avoir entendu une explosion, ajoutant que tous les joueurs étaient en sécurité après l'incident.
Il a ajouté que le match avait été arrêté suite à l'explosion, mais qu'il allait reprendre.
"Les gens applaudissent et le match reprendra bientôt", a déclaré Mashal à 1TV.  
Le match avait attiré un plus grand nombre de joueurs étrangers et le tournoi se déroulait sous des mesures de sécurité strictes.
Arabie
Arabie saoudite 
 Antidissidents
Campagne anti dissidents en Arabie saoudite : 20 arrestations     
Les autorités saoudiennes ont arrêté au moins 20 personnes, dont des prédicateurs et des intellectuels, lors d'une campagne lancée le 9 septembre contre des dissidents, ont indiqué, mercredi 13 septembre, des militants.
Six prédicateurs ont été arrêtés, dont les plus connus sont Awad al-Qarni et Salman al-Aoudah, ont-ils précisé. Le frère de Salman Al-Aoudah, Khaled, a été aussi interpellé pour avoir apparemment fait état des premières arrestations. Khaled al-Aoudah a en effet annoncé lundi sur Twitter que son frère, Salman, était aux mains des autorités du royaume ultraconservateur.
Signe d'une volonté du prince héritier de consolider son pouvoir
Un porte-parole de Human Rights Watch (HRW), interrogé par l'AFP, a dit n'avoir pas de confirmation directe des arrestations, mais estimé qu'elles pourraient être liées à la volonté du jeune prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane, fils du roi, de consolider son pouvoir.
Les choses empirent en matière de liberté d'expression 
"Ce que je peux dire, c'est que cela reflète très bien l'approche de l'Arabie saoudite contre toute dissidence politique ou religieuse", a déclaré Adam Coogle, chercheur sur le Moyen-Orient à HRW. "L'Arabie saoudite a un bilan épouvantable en matière de liberté d'expression et vous pouvez dire que les choses empirent", a-t-il ajouté.
Un poète et un historien parmi les arrestations 
Parmi les intellectuels arrêtés figurent un poète et un historien, selon les militants.
Des arrestations sur fond de crise entre le royaume saoudien et le Qatar 
Ces arrestations interviennent en pleine crise entre l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte d'un côté et le Qatar de l'autre. Les quatre pays ont rompu le 5 juin avec le Qatar, en l'accusant de soutenir des mouvements islamistes, en premier lieu les Frères musulmans, et de se rapprocher de l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite, puissance régionale sunnite.
Salman al-Aoudah a été arrêté après avoir applaudi sur Twitter le premier contact, depuis le début de la crise du Golfe, entre l'émir du Qatar et le prince héritier saoudien, qui avait laissé espérer une solution à la dispute. Mais cet espoir s'est vite évaporé après une décision de Riyad de suspendre à nouveau tout dialogue avec Doha pour protester contre la manière dont Doha a rendu compte de l'entretien téléphonique entre les deux dirigeants survenu la semaine dernière. Salman al-Aoudah, suivi sur Twitter par des millions de personnes, est considéré comme proche de la confrérie des Frères musulmans que soutient le Qatar.
Par ailleurs, le journaliste saoudien de renom Jamal Khashoggi a annoncé sur Twitter avoir été interdit de contribution dans le quotidien Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud. M. Khashoggi a reconnu avoir défendu les Frères musulmans, ce qui ne semble pas avoir plu à son employeur.
Les Frères musulmans considérés comme "organisation terroriste par les autorités saoudiennes
Les autorités saoudiennes ont classé les Frères musulmans comme "organisation terroriste".
On s'attend à d'autres arrestations 
Un compte Twitter intitulé "Motakal" (détenu) a été mis en place pour défendre les personnes arrêtées en Arabie saoudite. Ses animateurs disent s'attendre à plus d'arrestations et ont lancé une pétition demandant la libération des détenus.
Mutisme des autorités saoudiennes 
Les autorités saoudiennes n'ont pas mentionné cette campagne d'arrestation. Mardi dernier, elles avaient fait état de l'arrestation de Saoudiens et d'étrangers s'adonnant à des "activités d'espionnage au profit de parties étrangères", sans les identifier
 
Birmanie
Birmanie 
Rohingyas
Al-Qaïda menace la Birmanie à propos des Rohingyas  (Musulmans birmans)   
Des militants d'al-Qaïda ont lancé mercredi 13 septembre un appel pour soutenir les Rohingyas (musulmans birmans) qui fuient vers le Bangladesh et ont prévenu la Birmanie qu'elle serait punie pour la répression qu'elle mène contre ces populations en majorité musulmanes.
"Le traitement barbare infligé à nos frères musulmans ne restera pas impuni", affirme un communiqué de l'organisation jihadiste selon le site SITE spécialisé dans la surveillance des activités en ligne des groupes extrémistes.
"Le gouvernement de la Birmanie va goûter ce qu'il fait goûter à nos frères musulmans", ajoute l'organisation appelant à fournir de l'aide, des armes et un "soutien militaire" aux Rohingyas.
Environ 400.000 personnes ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh depuis l'intervention des forces de sécurité birmanes qui réagissaient à l'attaque d'une trentaine de commissariats et d'une caserne le 25 août par des activistes musulmans.
Le gouvernement birman affirme que ses troupes sont engagées dans une campagne contre le "terrorisme" et a mis en garde contre de nouvelles attaques visant des intérêts policiers ou militaires.
La déclaration d'al-Qaïda est de nature à confirmer ces inquiétudes.
"Nous appelons nos frères combattants au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et aux Philippines à se rendre en Birmanie pour aider nos frères musulmans et entreprendre les préparatifs nécessaires pour résister à cette oppression", ajoute al-Qaïda
 
Egypte
Egypte 
Sinai
Encore deux soldats tués dans une attaque contre une position militaire au Sinaï     
Deux soldats égyptiens et six jihadistes ont été tués dans une tentative d'attentat suicide suivie d'un accrochage dans le nord du Sinaï égyptien, a annoncé mercredi 13 septembre le porte-parole des forces armées.
Les militaires "ont réussi à déjouer une opération terroriste visant un checkpoint", s'est félicité le colonel Tamer el-Rifai dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle. L'un des jihadistes portait une ceinture explosive mais a été tué par les forces armées, a-t-il affirmé avant de préciser que cinq autres jihadistes ont ensuite été abattus. Deux soldats ont trouvé la mort au cours du même incident et deux jihadistes ont été blessés.
L'attaque a eu lieu au niveau de la barrière de contrôle Cyclone 3 dans la région d'al-Massoura près de l'entrée de la ville de Rafah. 
Cette attaque intervient deux jours après le meurtre de 18 policiers, dont deux officiers, dans une attaque contre une patrouille sécuritaire dans le Nord-Sinaï. Cette attaque a été revendiquée par l'organisation terroriste «Wilayat Sinaï » qui a prêté allégeance à Daech. 
 
Iran
Iran 
DaechIran
Arrestation du chef de la branche iranienne de l'Etat islamique      
(De notre correspondant en Iran, Ramin R.)
Selon le site d'information iranien YJC.ir le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) a  capturé le chef de la branche iranienne de l'État islamique. 
Le responsable jihadiste qui disposerait de 300 militants sous ses ordres, a été arrêté à Dolatabad, une ville proche de Téhéran où se trouve une communauté d'immigrants en provenance d'Irak.
La branche iranienne de l'IG préparait des attaques terroristes pour le jour de deuil de l'Achoura, qui tombe, cette année, à la fin du mois de septembre.
Pendant l'Achoura, les Chiites commémorent la mort d'Hussein ben Ali, tué à la bataille de Karbala en 680. 
En juin 2017, des terroristes de l'EI avaient attaqué le parlement iranien et le mausolée du fondateur de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ruhollah Khomeini.
La double attaque terroriste avait tué 18 personnes. 
Il y a environ un mois, l'État islamique a publié une vidéo sur Internet, dans laquelle il exhortait les Iraniens à se révolter contre la République islamique. "Nous allons couper la gorge à vos chiens au centre de Téhéran de la même manière que nous le faisons en Syrie et en Irak", pouvait on entendre sur la vidéo. 
 
ICG
Israël-Cisjordanie-Gaza 
KiryatArba
Un acte terroriste déjoué à Kiryat Arba     
(De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
Une tentative d'attaque au couteau a eu lieu vers 16 heures à l'entrée de Kiryat Arba. Des Israéliens ont été pris pour cibles à un arrêt de bus situé à l'intersection Elias, près de l'entrée de Kiryat Arba.
L'agence de presse palestinienne Maan a rapporté que les militaires israéliens avaient ouvert le feu contre le terroriste, le blessant grièvement. Toujours selon
l'agence palestinienne, l'assaillant aurait réussi à porter un coup à l'un des militaires.  
Le service de presse des IDF ont démenti les informations données par l'agence palestinienne selon lesquelles au moins un Israélien aurait été blessé. Selon le service de presse,  "Un palestinien a couru vers l'arrêt de bus à l'intersection d'Elias, près de Kiryat Arba, essayant de poignarder les gens debout à l'arrêt. Les soldat des FDI, évaluant la menace émanant du terroriste, ont ouvert le feu dans sa direction. Le terroriste a été blessé,
et une aide médicale lui a été apportée. À la suite de cet incident, aucun des civils ou du personnel militaire n'a été blessé. 
Rappelons que le 30 juin 2016, un Palestinien armé d'un couteau était entré dans une maison sur le territoire de Kiryat Arba, tuant Alel Jaffa Ariel, 13 ans. Le terroriste avait été abattu.

Maroc
Maroc 
DaechMaroc
Révélations sur la cellule pro-Daech, démantelée à Melilla et Nador       
(Transmis par notre correspondant Walid Nassef)
Six jours après le démantèlement, le 6 septembre, de la cellule pro-Daech, lors d'un coup de filet simultané et conjoint entre les services marocains et espagnols à Melilla et Nador, des révélations époustouflantes ressortent de l'enquête menée depuis sur les membres de cette cellule.  
Les informations obtenues indiquent que des membres de cette cellule, répondant aux initiales M.B, L.A, MB et A.G, "ont débattu au cybernet de ce dernier, de l'opportunité de sévir au royaume en arrêtant comme cibles une caserne militaire, deux auxiliaires d'autorité, ainsi que des éléments des forces de l'ordre, pour les déposséder de leurs armes de service".
Bien plus que cette opération, d'ordre tactique, la cellule, sur instigation de l'un des membres, A.G, comptait aussi mettre à profit le climat de tension occasionné par l'agitation dans le Rif marocain, à Al Hoceïma, pour exécuter des actions vindicatives sous la bannière de Daech. La cellule avait fixé comme cibles de ses actions des "militaires et agents de la police évoluant au préside de Melilla, des personnalités publiques, et les étrangers de confession juive et chrétienne, parmi les ressortissants des pays membres de la coalition anti-Daech".
Le jihadiste, A.G, a consulté une large documentation électronique traitant de la confection des explosifs. Il projetait de recourir, également, à l'usage des armes à feu pour mettre à exécution ses  plans terroristes.
Au-delà des armes dont ils comptaient déposséder militaires et éléments des forces de l'ordre, les membres de cette cellule ont mis en place un mode opératoire jusqu'ici inédit, du moins au Maroc et en Espagne, en l'occurrence la pratique de la décapitation de la même manière que le font les combattants de Daech, dans la zone syro-irakienne.
La propension à la violence des membres de cette cellule se décline, également, à travers la consultation de B.B, H.M.M.et M.B, au domicile parental de ce dernier, d'un enregistrement vidéo reproduisant des scènes de décapitation et d'autodafés exécutées par des combattants de Daech, avant que H.M.M ne procède à une simulation de décapitation, en utilisant comme otage le frère de leur hôte.
A cet effet, le dénommé L.A a organisé récemment une sortie à la plage de "Ifehssine" (commune Bni Chiguer), en compagnie de deux de ses acolytes, où ils ont procédé à l'enregistrement à l'aide d'un GSM d'une séquence vidéo dans laquelle ils faisaient allégeance au calife auto-proclamé de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi,. Ils faisaient également part de leur voeux de mourir en martyrs sous l'égide de cette organisation terroriste.
II en ressort que les six membres de cette cellule (cinq arrêtés à Nador, et un, à Melilla), étaient farouchement déterminés à sévir au Maroc et en Espagne au nom de Daech.  
Les membres de cette cellule s'étaient radicalisés depuis l’auto-proclamation de "l'Etat islamique" en 2014, sur fond de conclaves d'embrigadement tenus entre Nador et Melilla. Ils s'étaient également radicalisés à travers un activisme cybernétique accru dédié à la consultation d'une dense documentation à relent jihadiste, issue des différents supports médiatiques de Daech, dont ils assuraient d'ailleurs une large diffusion.
Au-delà de la documentation, du cyberactivisme, les membres de cette cellule ont mis à profit leurs déplacements au préside de Melilla pour accomplir la prière du vendredi aux mosquées des quartiers "Camaillo" et "Tosorillo", pour tenir des réunions restreintes d'endoctrinement, de concert avec leurs acolytes hispano-marocains B.B (interpellé à Melilla) et H.M.M (établi audit préside, interpellé au domicile de sa belle-famille à Bni Chiguer).
Après avoir prêté allégeance à l'organisation d'Abou Bakr al-Baghdadi, ils voulaient se rendre à tout prix dans la zone syro-irakienne sous contrôle de Daech pour acquérir l'expérience guerrière en perspective de leur redéploiement à travers le royaume pour y sévir. En témoigne la tentative manquée, en juin 2016, du nommé I.A (interpellé en Turquie où il s'était rendu du 1er au 3 juin 2016). 

Syrie
Syrie 
DeirezZhor
Combats entre armée syrienne et jihadistes de Daech à Jafra (rive occidentale de l'Euphrate
L'Armée Arabe Syrienne (AAS), les miliciens chiites du Hezbollah libanais et des Fedayin palestiniens pro-Assad et des miliciens chiites irakiens ont progressé contre l'Etat islamique dans la région de Jafra, située sur la rive occidentale de la rivière Euphrate, au nord de l'aéroport de Deir ez-Zhor. 
Jafra est l'un des principaux points forts contrôlés par les jihadistes près de l'aéroport de Deir ez-Zhor. Si les troupes gouvernementales parviennent à en prendre le contrôle, elles renforceront encore le siège des combattants jihadistes dans la partie nord de la ville et se donneront la possibilité de mener une éventuelle opération militaire pour franchir la rivière Euphrate.
Cela n'a pas échappé, naturellement, aux jihadistes qui opposent une résistance désespérée à l'avance de l'armée syrienne dans le secteur de Jafra.  
Traversera - traversera pas l'Euphrate ?
Malgré certains rapports selon lesquels l'armée syrienne ne traverserait pas la rivière Euphrate., il est peu probable que l'idée soit abandonnée par l'alliance syro-irano-russe.  
Plus la libération de la ville de Deir ez-Zhor prendra du temps, plus cela sera mis à profit par l'Etat islamique pour renforcer ses positions à al-Boukamal et les régions voisines. Cela permettra également à la coalition dirigée par les États-Unis de prendre le contrôle de sites importants sur la rive orientale de l'Euphrate, y compris les champs pétroliers d'Omar.
C'est pourquoi les forces gouvernementales poursuivent les préparatifs pour une éventuelle opération de franchissement de la rivière. Il est également possible que des unités de l'AAS, soutenues par l'armée russe, mènent une opération aéroportée derrière les lignes de l'Etat islamique. Une opération similaire a déjà été faite près d'al-Kider en août, ce qui a permis de remporter un succès significatif contre l'EI dans les provinces de Homs et Raqqah. 
 
Liberation 
85% du territoire syrien "libéré par les forces gouvernementales" selon le général russe Lapin 
Le chef d'état-major du groupe militaire russe, le lieutenant-général Aleksandr Lapin, a annoncé "À ce jour, 85% du territoire de la Syrie a été dégagé des militants des groupes armés illégaux". Le général a ajouté que l'EI contrôlait encore environ 27 000 km2 du
territoire syrien. 
Selon le lieutenant-général Lapin, l'armée syrienne et ses alliés ont tué plus de 450 jihadistes, détruit 5 chars de combat et 42 véhicules équipés de mitrailleuses lourdes au cours de la bataille de Deir Eez-Zhor. En outre, ils ont dégagé un millier de soldats du régime et de membres du Hezbollah chiite libanais qui étaient encerclés sur la base aérienne de Deir ez-Zhor depuis trois ans.
Le ministre russe de la Défense à Damas 
Le même jour, le ministre russe de la Défense, Sergeï Choïgou, s'est rendu à Damas et s'est entretenu avec le président syrien Bashar al-Assad.
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, «les parties ont discuté des questions actuelles de coopération technique militaire dans le contexte des actions réussies des forces gouvernementales syriennes avec le soutien de la force aérospatiale russe pour exterminer le groupe terroriste de l'État islamique en Syrie». 
La visite s'est déroulée alors que la bataille contre l'Etat islamique se poursuivait dans la province de Deir ez-Zhor.  
Les Forces Démocratiques Syriennes appuyées par le Pentagone poursuivent leur progression
De leur côté, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe dirigée par les États-Unis poursuivent leur offensive pour prendre le contrôle d'une grande partie de la partie orientale de l'Euphrate de la province de Deir ez-Zhor, et notamment des puits de pétrole. Les FDS ont gagné à nouveau du terrain au nord de Deir ez-Zhor. Elles ont pris le contrôle du centre Sadkop, l'usine de papeterie et le dépôt de coton près de la  Base 113 de la défense aérienne. 
Les FDS, sous le commandement des Etats-Unis visent également à empêcher l'armée syrienne et ses alliés de gagner la frontière avec l'Irak.
L'alliance syro-russo-syrienne entend bien prendre le contrôle de la frontière irako-syrienne 
L'alliance syrio-irano-russe veut mettre les bouchées doubles pour libérer la ville de Deir ez-Zhor, franchir l'Euphrate et prendre le contrôle de l'autoroute  Deir ez-Zhor-Bagdad qui constitue une ligne d'approvisionnement vitale entre l'Iran et ses alliés irakiens et syriens. 
Affrontements possibles entre les deux blocs dans un avenir plus ou moins proche 
Un représentant du Conseil Militaire de Deir ez-Zhor, lié au SDF, a récemment affirmé que les FDS réagiraient si les forces du régime s'aventuraient à attaquer les FDS. 
 
Raqqah 
Dernières nouvelles de la bataille de Raqqah - Place-forte de l'EI en Syrie 
Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont pris le contrôle du district de Thakanah et avancé vers les positions de l'Etat islamique au nord de celui-ci. L'avance des FDS a été appuyée par une intense campagne de bombardement menée par la coalition dirigée par les États-Unis. 
 
Turquie
Turquie 
DaechTurque
Un membre de Daesh entraîné en Syrie, arrêté dans le Sud-est  
Un terroriste de Daech entraîné en Syrie, a été arrêté en Turquie.
La préfecture de la province turque de Gaziantep (Sud-est) a annoncé, mercredi, qu'une opération a été lancée pour repérer et dévoiler les membres, les liens de Daech en Turquie, ainsi que les activités et les membres qui planifiaient une attaque.
C'est dans le cadre de ce travail qu'un élément de l'organisation terroriste a été arrêté, mercredi 13 septembre, en Turquie.
Le terroriste a été entraîné en Syrie au maniement des armes et des explosifs et aux attentats-suicides, a-t-on appris.
Placé en garde à vue, le suspect a été transféré devant le tribunal qui a décidé de sa mise en détention.
 
PKK 
Cinq éléments du PKK (kurdes) neutralisés à Agri (Sud-est)
Cinq membres du groupe séparatiste kurde PKK ont été neutralisés, mercredi 13 septembre, par les forces de sécurité turques dans la province d'Agri, dans le sud-est de la Turquie.
Selon un communiqué de la préfecture d'Agri, publié mercredi, un groupe de "terroristes" a été repéré dans la région du Mont Tendurek à Agri.
Une opération militaire, soutenue par l'aviation turque, a immédiatement été enclenchée et cinq "terroristes du PKK ont été éliminés", indique le communiqué.
Les opérations sécuritaires se poursuivent dans la région.
 
Afrique
Afrique
Cameroun
Cameroun : Attentat-suicide dans une mosquée : 5 morts et Boko Haram accusé    
Un nouvel attentat meurtrier a frappé l'Extrême-nord du Cameroun, mercredi 13 septembre, tôt le matin. Il a fait 4 morts, en plus du kamikaze et 1 blessé.
L'explosion s'est produite dans une mosquée à Sanda-Wadjiri (Kolofata), dans l'Extrême-Nord, cible régulière des insurgés du groupe islamiste Boko Haram.
« Le kamikaze, un garçon d'environs 15 ans, s'était infiltré parmi les fidèles de la mosquée de Sanda-Wadjiri, un village situé au sud de Kolofata », témoigne Seiny Boukar, maire de Kolofata. La scène s'est déroulée lors de la prière de l'aube.
Le kamikaze a fait exploser sa charge à 5h30, heure locale, détruisant une partie de la mosquée, et faisant de nombreux dégâts matériels, et surtout humains. Parmi les victimes : un leader local du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).
C'est la première attaque de Boko Haram dans la région depuis la rentrée scolaire, le 4 septembre dernier. A la veille de cette rentrée des classes, le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari avait pris des mesures sécuritaires particulières pour éviter toute attaque qui pouvait compromettre le démarrage des cours.
Depuis mai 2014, le Cameroun s'est engagé dans une guerre contre Boko Haram. Plus de 2 000 civils camerounais ont été tué dans des attaques des jihadistes selon le ministère de la Défense.
Les différentes opérations menées par l'armée camerounaise en collaboration avec la Force Mixte Multinationale, ont permis porter un coup dur au groupe extrémiste, même si elle maintient toujours sa capacité de nuisance.
 
Somalie 
Somalie : Washington annonce avoir bombardé des shebab
Les Etats-Unis ont annoncé avoir mené en Somalie, mercredi 13 septembre, trois frappes contre des islamistes shebab affiliés à al-Qaïda, tuant six islamistes.
L'opération s'est déroulée vers 02H15 locales (23H15 GMT mardi) à environ 260 kilomètres au sud de Mogadiscio, en coordination avec le gouvernement fédéral somalien, a précisé le commandement militaire américain chargé de l'Afrique (AFRICOM).
L'armée américaine "continuera à utiliser tous les moyens autorisés et appropriés" pour lutter contre le terrorisme, notamment "frapper des terroristes, leurs camps d'entraînement et leurs abris en Somalie, dans la région et dans le monde", a précisé l'AFRICOM dans un communiqué.
Le président Donald Trump a autorisé en mars dernier le Pentagone à lancer des opérations anti-terroristes - par voies aériennes ou terrestres - pour soutenir le gouvernement somalien. Jusque là, les actions de l'armée américaine devaient être validées par différentes agences à un très haut niveau.
Les shebab tentent depuis 2007 de renverser le gouvernement somalien soutenu par la communauté internationale.
 
Abonnement
Pour s'abonner : écrire à ptolemee@belliard74.com

 

Commentaires

Rubrique Birmanie, " les Rohingyas (musulmans birmans)". Les rohingyas sont bien musulmans, mais pas birmans.

La dénomination "rohingya" est un qualificatif qui peut se traduire par "sans-papier". Il n'existe ni une langue, ni une ethnie, ni un peuple rohingya per-se.

Récemment désignées sous le qualificatif "rohingyas" (attribut choisi par la Rote Fahne, en Allemagne, années 1990, à l’usage de mujahedins), ces populations de migrants musulmans ne sont pas birmanes.

Mieux que l'opération Papyrus genevoise. Dans le travail de communication sur la victimisation d'une minorité "persécutée car musulmane" et appelée "rohingyas", il y a volonté de fabriquer une ethnie, dans la revendication d'une identité birmane.

Islamisation "en marche". Aujourd'hui, les nouvelles règles de droit international concernant les apatrides alimentent les gesticulations arabo-musulmanes, appuyées par l'ONU, voulant imposer, aux dirigeants birmans, la reconnaissance d'une identité birmane aux populations musulmanes dites "rohingyas" (sans-papiers).

Les populations musulmanes d'origines multiples concernées sont apatrides depuis des lustres, des familles de pêcheurs incultes issues du Bengale, des précaires fuyant inondations, conflits et famines, migrants puis installés dans des villages, sans papiers, sans droits, de l'un ou l'autre côté des 200km du fleuve Naaf séparant le Bangladesh et l'Etat de Rakkhine en Birmanie.

Quand les frontières terrestres de Birmanie sont restées fermées non-stop, depuis le départ de la colonisation britannique jusqu'aux débuts du 21e siècle,
savoir qu'aucune frontière n'était respectée aux yeux de ces "rohingyas" ou bengalis musulmans - des clandestins habitués à traverser pour leur survie et selon leurs besoins le fleuve Naaf (frontière Bangladesh-Birmanie de plus de 200km).

Djihadisme en augmentation - ce que connaît le Bangladesh, qui refuse (après avoir accepté des camps de l'UNHCR en contre-partie de subventions par tête de rohingya accepté) le retour de ses musulmans migrants sans-papiers,
autant qu'en Birmanie où l'ARSA (groupe musulman armé contre les autorités birmanes) entretient et augmente à dessein, avec plus de moyens dispos (islamistes) toutes violences,

dans le but de forcer la reconnaissance d'une identité birmane et imposer la reconnaissance d'une ethnie "rohingya" aux autorités birmanes; le tout, grâce au soutien des communautés arabo-islamistes du Moyen-Orient.

Pas difficile de comprendre pourquoi le Bangladesh refuse le retour de ses populations musulmanes, constituées de pêcheurs incultes:
"Au Bangladesh et dans le sous-continent indien, l’Organisation de l’Islam (Jamaat e Islami) et le mouvement Prédication (Tabligh) sont des porteurs sociopolitiques très importants du littéralisme coranique".
http://geopolitiqueconflits.blog.lemonde.fr/tag/bangladesh/

Pendant que le gouvernement de la "nouvelle" république birmane est attaqué de toutes parts par les médias meanstream occidentaux

le pire reste à craindre, après l'échec de l'EI au moyen-orient - les mêmes causes provoquant les mêmes effets - des islamo-terrorristes fomenteurs de guerres civiles partis s'installer dans l'Etat de Rakhine, au Bangladesh et alentours.

Ce qui explique quelque peu le soutien de la Chine au gouvernement birman.

Vous aurez peut-être besoin de raccourcir ce commentaire. Merci.

Écrit par : divergente | 14/09/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.