17/03/2017

#Syrie : #soldatsaméricains et #soldatsrusses à portée de vue près de la ville syrienne de #Manbij

Plusieurs forces armées - celles du régime et de leur allié russe, celles de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et de leur allié américain, et celles de groupes rebelles syriens et de leur allié turc - se côtoient dangereusement dans la région de Manbij.


Soldats américains et russes à portée de vue près de Manbij
Les soldats américains et russes qui se trouvent dans la ville syrienne de Manbij (nord) sont à portée de vue mais ne se parlent pas directement, a indiqué mercredi 15 mars un porte-parole militaire américain.
"Ils peuvent observer leurs mouvements réciproques", a expliqué le colonel John Dorrian, un porte-parole de la coalition anti-jihadiste qui s'exprimait par vidéo-conférence depuis Bagdad.
"Ils peuvent se voir" mais "ils ne se parlent pas et ils ne traînent pas ensemble" a-t-il ajouté.
Plusieurs dizaines de soldats du 75ème régiment des Rangers, un régiment des forces spéciales américaines, se trouvent actuellement dans les environs de Manbij.
Les Américains s'affichent ouvertement pour dissuader l'armée turque de s'approcher de Manbij
Par contraste avec la discrétion qui avait entouré jusqu'à maintenant la mission des forces américaines en Syrie, les blindés Strykers des Rangers arborent désormais de grands drapeaux américains.
Leur mission est notamment de dissuader toute opération des forces turques et de leurs alliés rebelles syriens contre la ville de Manbij, reprise à l'Etat islamique par les Forces Démocratiques Syriennes,  une coalition de brigades arabes et kurdes appuyée par les Etats-Unis.
Ils sont également à même d'observer les mouvements de soldats russes arrivés à Manbij. Selon le Pentagone, ces soldats russes sont venus avec des véhicules blindés pour accompagner des convois humanitaires du régime syrien à destination de cette ville.
Selon le colonel Dorrian, les forces américaines et russes communiquent au niveau des états-majors par la ligne de communication spéciale qui doit permettre d'éviter les incidents aériens entre les deux pays.
Elle avait été mise en place en 2015, peu après le début du déclenchement des opérations militaires russes en soutien au régime de Bachar el-Assad.
La ville de Manbij illustre l'imbroglio actuel sur le sort des territoires repris à l'Etat islamique en Syrie, faute de règlement politique du conflit syrien.
Plusieurs forces armées - celles du régime et de leur allié russe, celles de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et de leur allié américain, et celles de groupes rebelles syriens et de leur allié turc engagés dans l'opération militaire turque "Bouclier de l'Euphrate" - se trouvent dans la région de Manbij.

Jean René Belliard

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