14/09/2016

Kurdes et Assyriens hostiles au plan de paix de l'opposition syrienne - 14 septembre 2016

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 13 septembre  2016

Allemagne-Belgique-France : Allemagne : Trois jihadistes syriens arrivés dans le flot des réfugiés détenus
Allemagne-Belgique-France : Belgique : Nouvelle perquisition visant le jihadiste Oussama Atar

Egypte : La Conférence de Grozny sur le sunnisme provoque une brouille entre Egyptiens et Saoudiens

Irak : Des blindés français sont arrivés sur la base de Makhmour (sud de Mossoul)

Israël-Cisjordanie-Gaza :Riposte israélienne à un tir de mortier sur la partie israélienne du Golan

Libye : Poursuite de l'offensive du général Haftar dans le croissant pétrolier

Syrie : Des militaires russes sur la route du Castello
Syrie : Un convoi humanitaire en route vers Alep
Syrie : Pour le département d'Etat américain, la trêve s'applique également aux Kurdes et aux Turcs
Syrie : Kurdes et Assyriens hostiles au plan de paix de l'opposition syrienne
Syrie : Nouvelle vidéo d'horreur de Daech avec un message de menaces pour la France

 


 

Allemagne-Belgique-France
 
Allemagne : Trois jihadistes syriens arrivés dans le flot des réfugiés détenus
Trois réfugiés syriens, arrivés en Allemagne lors de l'afflux migratoire de 2015 et soupçonnés d'appartenance à l'Etat islamique (Daech), ont été arrêtés, mardi 13 septembre dans le nord du pays, a annoncé le parquet fédéral allemand.
Les trois hommes Mahir Al-H., 27 ans, Mohamed A., 26 ans, et Ibrahim M. 18 ans ont été interpellés dans le Schleswig-Holstein et leurs appartements ont fait l'objet de perquisitions. Ils étaient arrivés en Allemagne en novembre 2015, au pic de la crise migratoire qui a vu un million de demandeurs d'asile entrer dans le pays.
"En l'état actuel des investigations de la police criminelle, les trois accusés sont soupçonnés d'être venus en Allemagne sur ordre de l'Etat islamique pour soit exécuter une mission, soit pour se tenir prêt en vue d'instructions", selon un communiqué du parquet qui a décidé de les poursuivre pour appartenance à une "organisation terroriste étrangère".
Mahir Al-H. est soupçonné d'avoir rejoint Daech en septembre 2015 et d'avoir bénéficié d'une "courte" formation aux armes à Raqqa, le bastion de l'EI dans le nord de la Syrie.
Le mois suivant lui et ses deux complices présumés ont pris la route de l'Europe, via la Turquie et la Grèce, sur ordre d'un responsable de l'EI chargé "des attentats hors du territoire de l'Etat islamique".
"Aucune mission ou instruction précise n'a été jusqu'à présent mise en évidence par les enquêteurs", selon le parquet.
Des liens avec les tueurs du Bataclan (Paris)
Mais les enquêteurs ont découvert que la cellule qui vient d'être démantelée a servi de soutien à des Jihadistes qui ont participé aux attaques du Bataclan, le 13 novembre 2015.
"L'état actuel des investigations de la police criminelle fédérale indique des liens avec les assaillants de Paris de novembre 2015", a dit Thomas de Maizière, le ministre de l'intérieur allemand, précisant que les trois suspects, arrivés l'an dernier dans le pays lors de l'afflux de demandeurs d'asile, avaient obtenu leurs papiers d'identité auprès des mêmes groupes que les tueurs du 13 novembre.

Belgique : Nouvelle perquisition visant le jihadiste Oussama Atar
La police belge a effectué lundi une perquisition dans l'entourage d'Oussama Atar, cousin des frères el-Bakraoui qui se sont fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars, a rapporté mardi le journal belge La Dernière Heure.
Un porte-parole du parquet fédéral a indiqué qu'une perquisition avait effectivement eu lieu dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 septembre à Laeken, dans l'agglomération bruxelloise, dans le cadre d'"une enquête concernant le terrorisme" et qu'elle ciblait "une personne qui serait en Syrie ou qui en serait revenue", sans confirmer qu'elle visait bien Oussama Atar (ci-contre).Oussama Atar.jpg
Cette perquisition n'a débouché sur aucune interpellation et aucune arme ou explosifs n'ont été découverts, a ajouté le porte-parole, se refusant à tout autre commentaire.
Selon La Dernière Heure, l'opération menée par "des dizaines de policiers" s'est déroulée vers 04H00 du matin au domicile de la soeur d'Oussama Atar, Asma, et de leur mère, Malika Benhattal. Toutes deux avaient déjà été brièvement interpellées lors d'une précédente vague de perquisitions le 12 août dernier.
Oussama Atar
Oussama Atar, un Belgo-Marocain de 32 ans, est l'un des hommes "les plus recherchés de Belgique et même d'Europe", avait affirmé à l'époque une source proche du dossier.
Les enquêteurs soupçonnent Oussama Atar, avec de "très fortes" présomptions, d'être lié aux attentats du 22 mars à Bruxelles, où ses cousins Ibrahim et Khalid el-Bakraoui s'étaient fait exploser avec un troisième kamikaze, tuant 32 personnes, selon la source proche du dossier.
Cinq jours plus tard, son frère Yassine était arrêté avec deux autres hommes dans le cadre d'une "opération judiciaire antiterroriste".
Oussama Atar est également le cousin des frères Moustapha et Jawad Benhattal, arrêtés le 18 juin pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste" et soupçonnés, selon la presse belge, d'avoir voulu commettre un attentat avec un complice soit pendant une retransmission publique du match de l'Euro Belgique-Irlande, soit dans une artère commerçante de Bruxelles.
Oussama Atar avait été interpellé en février 2005 à Ramadi, en Irak, qui était alors un des bastions de l'insurrection jihadiste en Irak et de l'organisation qui allait devenir plus tard l'Etat islamique.
Emprisonné dans plusieurs établissements irakiens, dont la fameuse prison d'Abou Ghraib, il était retourné en Belgique en septembre 2012, après sa libération. Il a disparu depuis.

Egypte
 
La Conférence de Grozny sur le sunnisme provoque une brouille entre Egyptiens et Saoudiens
La Conférence de Grozny sur " le sunnisme et les gens sunnites", qui a eu lieu il y a quelques semaines en Tchétchénie, a provoqué un refroidissement des relations entre l'Egypte et l'Arabie saoudite. Le Caire est exaspéré par la campagne diffamatoire de l'Arabie saoudite contre le président Sissi et cheikh al-Azhar.
A l'occasion de la Conférence de Grozny, inaugurée par Cheikh al-Azhar Ahmed al-Tayeb, les participants ont décidé d'exclure dans la déclaration finale le wahhabisme de la la définition du sunnisme et des gens sunnites.
Cette décision a provoqué une volée de bois verts des médias saoudiens contre le Cheikh al-Azhar et le président Sissi, à laquelle les média égyptiens ont violemment réagi.
Les média égyptiens ont reçu pour instructions de ne plus répondre à la campagne de critiques saoudiennes, et ce dans l'intérêt du pays, mais, de se contenter de rappeler les déclarations de l'ambassadeur saoudien au Caire, qui a confirmé que les points de vue et les critiques venant des médias saoudiens contre l'Egypte ne représentaient pas la position du gouvernement saoudien".
Mais il est clair que Le Caire est de plus en plus contrarié par la campagne de diffamations qui se poursuit toujours contre elle, alors que cheikh al- Azhar s'est rétracté de la déclaration de la conférence. Cela dit, il n'est pas question pour le Caire de présenter des excuses pour avoir participé à la conférence ou de renier  le fait que les gens sunnites sont représentés par al-Azhar  en tant que principale  référence pour les musulmans dans le monde et pas une autre partie. "
Un professeur de jurisprudence comparée à l'Université d'al-Azhar, Dr. Ahmed Karima, a affirmé dans un communiqué de presse que "les déclarations d'al-Azhar  et la réintégration du salafisme-wahhabite dans la définition des gens sunnites est contraire à la réalité scientifique".
Les Salafistes sont des "intrus étrangers" à l'Oumma.
Et de préciser: "la Oumma islamique s'est mise d'accord sur une définition précise  depuis 1300 ans. Dans cette définition , on s'est contenté d'inclure les Asharites et les Maatiridites, alors que les Salafistes sont des intrus étrangers à cette définition et n'appartiennent en aucun cas à  cette définition. Et pour cause, le salafisme-wahhabisme cherche  à s'accaparer les sunnites et la communnauté sunnite. Les wahhabites  accusent tous ceux qui s'opposent  au wahhabisme de falsification, de déviation et de corruption. Ils visent surtout la doctrine Asharite adoptée par al-Azhar et le grand Imam d'al-Azhar ".
Des Saoudiens appellent à ne plus soutenir le président égyptien
A noter, que parmi les voix saoudiennes qui se sont élevées contre cheikh al-Azhar et contre le Caire, il est intéressant de rappeler celle du chroniqueur saoudien Mohammad al-Cheikh, un des petit-fils de Mohammad Ben Abdelwahhab, chef du courant wahhabite saoudien et qui a appelé à ne plus soutenir le président al-Sissi. 
Et il semble que les propos de Mohammad al-Cheikh traduisent l'opinion de la majorité des gens en Arabie-saoudite.

Irak
 
Des blindés français sont arrivés sur la base de Makhmour (sud de Mossoul)
Il semble que ces blindés soient arrivés en prévision d'un déploiement d'une unité d'artillerie française sur cette base qui doit servir de point d'appui pour la future offensive des forces irakiennes, avec le soutien de la coalition internationale. A noter que l'armée américaine vient de renforcer son contingent sur place de 400 nouveaux éléments. Des SAS britanniques sont également arrivés à Makhmour, lundi 12 septembre.

Israël-Cisjordanie-Gaza
 
Riposte israélienne à un tir de mortier sur la partie israélienne du Golan
L'aviation israélienne a frappé, mardi 13 septembre, des positions de l'armée syrienne après la chute d'un projectile venu du territoire syrien sur la partie du plateau du Golan contrôlée par Israël, a annoncé l'armée israélienne.
La frappe a été effectuée sur "des positions d'artillerie du régime syrien dans le centre du plateau du Golan", en réponse à "un projectile" tombé lundi en territoire contrôlé par Israël sans faire de victimes.
Une porte-parole militaire a déclaré à l'AFP que la chute de ce projectile n'avait très probablement pas été intentionnelle et était une conséquence du "conflit interne en Syrie".
L'armée israélienne tient le gouvernement syrien pour responsable de tout tir partant de son territoire, quelle qu'en soit la source. Des incidents similaires sont fréquents. Celui de lundi était le quatrième en neuf jours.
Israël s'efforce de ne pas être impliqué dans le complexe conflit qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans. Mais il frappe des objectifs militaires du gouvernement syrien à chaque fois que des tirs débordent de la frontière.
L'agence officielle Sana affirme que la défense aérienne a abattu un avion et un drone israélien.S-200.jpg
(De nos correspondants N.R. et F.M.)
L'Agence officielle syrienne SANA a publié une déclaration du commandement suprême des forces armées syriennes, affirmant que l'Armée de l'Air israélienne avait subi des pertes lors d'un raid aérien dans la nuit du 12 au 13 septembre.
Selon ces informations, vers 1H, heure locale, un missile sol-air S-200 (voir photo ci-dessus)de la défense aérienne syrienne aurait abattu un avion israélien au dessus de la région de Quneitra (al-Qunaytirah sur la carte). SANA ajoute également qu'un drone israélien aurait été intercepté et détruit à l'ouest du village de Saasaa.
Ces informations, qui ont été reprises par l'agence Reuters, ont été démenties par le service de presse de l'armée israélienne. Dans le même temps, le service de presse de l'armée israélienne a confirmé que les défenses aériennes syriennes avaient bien tiré deux missiles "sol-air" sur les avions de Tsahal qui attaquaient une position d'artillerie de l'armée syrienne.
Le S-200, utilisé par la défense anti-aérienne syrienne est un missile de fabrication russe.
Normalement,  la défense anti-aérienne syrienne ne cherche pas à attaquer les avions israéliens lorsque ceux-ci violent l'espace aérien syrien.
Dernière minute : Trois obus s'abattent sur la partie israélienne du Golan
Pour la quatrième fois en 24 heures, trois projectiles se sont encore abattus sur la partie israélienne du Golan en fin d'après-midi du mardi 13 septembre sans faire ni victimes ni dégâts.
Les Forces de défense israéliennes ont aussitôt arrêté le trafic sur la route 98, entre Alonei Habashan et le carrefour Baron, dans la partie centrale des hauteurs du Golan.

858971_20160913104807.jpg

Libye
 
Poursuite de l'offensive du général Haftar dans le croissant pétrolier
Les forces loyales au gouvernement basé à Tobrouk, dans l'est de la Libye, rival du gouvernement d'union nationale (GNA), se sont emparées des terminaux pétroliers de Zueitina et Mersa Brega. Ils contrôlent désormais quatre terminaux pétroliers dans cette région baptisée "Croissant pétrolier".
Le ministre des AE italien critique l'offensive de Haftar contre les ports pétroliers
Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a déclaré, mardi 12 septembre, que l'attaque lancée dimanche 11 septembre contre les terminaux pétroliers de la Libye visait à déstabiliser le pays.
Devant les comités de la défense du Parlement et du Sénat italiens, il a indiqué que l'attaque avait été menée par des miliciens soudanais et tchadiens enrôlés par le général Khalifa Haftar.
"La situation est encore instable, on ne peut pas dire que Haftar a le contrôle, ni que d'autres l'ont, les affrontements se poursuivent, mais à une échelle plus petite," a-t-il dit.
Le ministre de la Défense du pays Roberta Pinotti a déclaré au parlement que le gouvernement italien avait accepté de mettre en place un hôpital de campagne à Misrata en Libye pour traiter les combattants d'Al-Bunyan Al-Marsous blessés. Al-Bunyan al-Marsous est le nom donné aux forces ayant ralliées le gouvernement d'union nationale et engagées actuellement dans la bataille pour chasser les jihadistes de l'EI de la ville de Syrte.
Pinotti a déclaré que l'hôpital militaire sera installé sur l'aéroport de Misrata et comprendra une équipe médicale de 60 médecins et infirmières, 135 membres du personnel pour la logistique et 100 militaires pour le protéger.

Syrie

Des militaires russes sur la route du Castello
Des Marines russes ont installé un point d'observation sur la route du Castello (photo ci-contre), un axe vital pour pouvoir acheminer de l'aide humanitaire dans les quartiers rebelles d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie, ont rapporté mardi 13 septembre les agences russes ayant des journalistes sur place. Selon les agences de presse Interfax et RIA Novosti, les Marines russes sont arrivés avec des blindés et des camions et ont installé un "centre d'observation mobile". Le seul incident signalé est qu'un cameraman russe a pris une rafale de Kalachnikov.route_castello00.jpg
L'accord trouvé vendredi 9 septembre entre Washington et Moscou prévoit un accès humanitaire sans entrave aux zones assiégées, comme Alep, notamment via la "démilitarisation" de la route du Castello.
"Cette route sera la principale voie pour la livraison d'aide humanitaire à Alep", a déclaré un responsable du centre militaire russe d'observation du cessez-le-feu, le colonel Sergueï Kapitsyne, cité par Interfax.
L'Armée syrienne s'est écartée de la route d'un kilomètre
Le haut commandement de l'armée syrienne a donné ordre aux Forces Tiger, des troupes d'élite syriennes qui se trouvaient sur la route, de reculer d'un kilomètre au nord de la route pour permettre aux soldats russes de faciliter la mise en place du corridor humanitaire le long de cette route.
Des groupes similaires de militaires russes devaient être déployés à al-Machraqa, dans le nord de la province d'Alep, et Hama (centre), avait indiqué l'armée russe lundi soir 12 septembre.
La trêve globalement respectée
La trêve, négociée entre Russes et Américains et entrée en vigueur lundi soir, était globalement respectée mardi.
L'arrêt des combats doit permettre l'envoi d'aides humanitaires urgentes aux centaines de milliers de personnes vivant dans les zones assiégées, notamment la partie rebelle d'Alep.
Aucun tir ou bombardement n'a eu lieu durant la nuit du lundi 12 au mardi 13 septembre.
Quelques violations rebelles d'après l'armée russe
"Les forces gouvernementales ont complètement cessé le feu, à l'exception des zones où opèrent des militants de l'Etat islamique (Daech) et du Front Al-Nosra", a déclaré le général Viktor Poznikhir, de l'Etat major russe, lors d'un point de presse, en affirmant que les rebelles syriens avaient pour leur part violé la trêve "à 23 reprises", notamment à Alep, Damas et Hama.
L'Etat islamique et Jeich Fateh al-Cham exclus de la trêve
Comme lors de la précédente trêve fin février qui avait duré quelques semaines, les groupes jihadistes État islamique (EI) et le Front Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda), qui contrôlent de vastes régions du pays, en sont exclus.
Le problème est que les Jihadistes de Jeich Fateh al-Cham sont étroitement imbriqués au sein des autres formations rebelles qui, elles, sont parties prenantes à la trêve.

Un convoi humanitaire en route vers Alep
Vingt camions acheminant de l'aide humanitaire de l'ONU ont franchi, mardi 13 septembre, la frontière turque en route pour la ville syrienne d'Alep.
Aucune confirmation de l'envoi de cette aide n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès des responsables de l'ONU en Turquie.
Selon l'agence turque Anadolu, qui cite des sources de sécurité non identifiées, les camions chargés d'aide humanitaire sont entrés en Syrie depuis le poste frontière de Cilvegozu, ville de la province d'Hatay, dans le sud-est de la Turquie.
Au moins 40 camions devaient traverser la frontière d'ici la fin de la journée, a-t-on précisé de même source.
Les autorités turques avaient assuré il y a quelques jours qu'elles mettaient en place tous les préparatifs nécessaires pour qu'une aide humanitaire puisse être envoyée aux quartiers rebelles d'Alep, où vivent quelque 250.000 personnes.
Mais les autorités syriennes ont averti mardi qu'elles refuseraient l'entrée de toute aide de la Turquie aux quartiers rebelles assiégés d'Alep, si elle n'était pas coordonnée avec leur gouvernement et l'ONU.
Un porte-parole du Croissant Rouge turc a pour sa part assuré que l'acheminement de l'aide humanitaire à la Syrie par son organisation allait commencer mercredi 14 septembre, en coordination avec l'ONU.

Pour le département d'Etat américain, la trêve s'applique également aux Kurdes et aux Turcs
Le Département d'Etat américain a déclaré que le plan de cessez-le feu russo-américain pour la Syrie s'appliquait également  aux forces kurdes et à l'armée turque.
Le porte-parole du département d'Etat américain, John Kirby a fait ces commentaires dans un quotidien de Washington peu après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en Syrie.
«Nous ne voulons pas voir de violence ou des affrontements entre les forces turques et les forces kurdes", a déclaré John Kirby.
"Ce que nous avons dit, et je vais le dire encore aujourd'hui, c'est que nous voulons qu'en tant que membres de la coalition contre Daech, elles luttent contre Daech, que c'est là que nous voulons qu'ils mettent leur énergie", a-t-il ajouté.
Des affrontements sporadiques ont eu lieu entre les Unités de protection   du peuple kurde syrien (YPG) et l'armée turque.

Kurdes et Assyriens hostiles au plan de paix de l'opposition syrienne
Deux factions assyrienne et kurde ont rejeté le plan de paix proposé par la Coalition nationale syrienne (SNC), un groupe de coordination des principaux groupes d'opposition. Ils ont qualifié ce plan "d'Arabocentriste" et d'islamiste.
Le Conseil national kurde en Syrie (KNC) et l'Organisation démocratique assyrienne (ADO) vient de refuser les propositions faites par le SNC lors d'une réunion tenue ce  week-end dans la ville de Qamichli dans le Kurdistan syrien.
La semaine dernière, lors d'une réunion à Londres, en Angleterre, Le Haut Comité des Négociations (HCN) avait annoncé une feuille de route pour mettre fin à la guerre civile syrienne dans un document intitulé «Cadre exécutif pour une solution politique en Syrie."
L'opposition syrienne a présenté le texte de la réunion de Londres à des  ministres et diplomates du Groupe des pays amis de la Syrie.
Ce groupe international comprend les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, la Turquie et les pays du Golfe arabe.
Ibrahim Biro, le chef du Conseil National Kurde en Syrie (KNC - également connu sous le nom de ENKS en kurde)  a dit qu'il ne se considérait pas lié par le plan de paix de l'opposition syrienne.
"L'opposition affirme que la Syrie est un pays arabe et musulman, une vue qui ne tient pas compte des droits des minorités ethniques et religieuses", a déclaré Biro.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait pourtant salué le plan du HCN, le qualifiant de plan de paix de «document formidablement important."
Johnson a ajouté que le rapport était une «vision et un plan pour la Syrie qui est démocratique, pluraliste, qui fera progresser le pays».
Interrogé sur le rejet kurde et assyrien de la feuille de route de l'opposition syrienne au cours d'une conférence de presse, lundi 12 septembre, le porte-parole du département d'Etat américain, John Kirby, a dit que les États-Unis voulaient voir une "Syrie unifiée et pluraliste". 
Pour sa part, Biro a exprimé sa consternation devant l'approche occidentale, ajoutant que son groupe et ses alliés avaient envoyé aux responsables américains, britanniques et français des lettres dans lesquelles Kurdes et Assyriens exprimaient leur préoccupation.
"Après tous les sacrifices que les Kurdes et d'autres minorités ont fait, leurs droits doivent être inscrits dans la loi et non pas dans des mots," a-t-il conclu.

Nouvelle vidéo d'horreur de Daech avec un message de menaces pour la France
Tandis que les Musulmans du monde entier célèbrent l'Aïd al-Adha, une nouvelle vidéo d'horreur a été mise en ligne par Daech  intitulée "The Making of Illusion". Elle montre 19 prisonniers syriens de Daech exécutés comme des moutons. Les victimes étaient accusées d'être des espions américains et d'avoir collaboré  avec les pays de la coalition internationale.
La vidéo a été mise en ligne le 12 septembre par les jihadistes de la "Wilayat al-Khayr," nom donné à la  région de Deir ez-Zhor à l'est de la Syrie. L'exécution a été volontairement organisée dans un abattoir pour enlever tout caractère humain aux suppliciés.
Un bourreau portant une tenue blanche est apparue sur la vidéo portant deux prisonniers sur chaque bras à travers l'abattoir avant de leur trancher la gorge sur une grille métallique.
Les exécutions ont eu lieu dans un abattoir
Avant l'exécution, le bourreau s'était fait filmer brandissant un énorme couteau devant les prisonniers regroupés dans l'abattoir, les mains attachées derrière le dos.
La vidéo montre également les victimes suspendues par les pieds à un crochet de boucher,  la tête en bas, la gorge tranchée tandis que d'autres, en attente d'exécution, sont hissés dans la même position.
Message de menaces pour la France
Le film comprend une photo de la Tour Eiffel et des images de l'attaque terroriste du 14 juillet à Nice (France).

Jean René Belliard

 

Des informations sur les principaux évènements qui secouent les pays du Moyen Orient, d'Afrique du nord et du Sahel, des messages importants, des alertes sécuritaires, vous aussi, comme de nombreux députés, sénateurs, ambassades, sociétés civiles et morales engagées dans la sécurité, des directions du personnel soucieuses de la sécurité de leurs employés à l'étranger, vous pouvez vous abonner à l'ensemble de la newsletter publiée par Jean René Belliard et l'ensemble de ses quinze correspondants. Le coût d'un abonnement est de 100€ pour un an ou de 60€ pour six mois.

Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

 

Les commentaires sont fermés.