17/11/2015

La France prend des précautions en cas d'attaque chimique - 17 novembre 2015

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 17 novembre 2015
Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 17 novembre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
Pour vous abonner, demander des informations à
ptolemee@belliard74.com


 

La France prend des précautions en cas d'attaque chimique
Le gouvernement français aurait donné l’instruction au service de Santé des Armées de distribuer aux différents services d’urgence hospitaliers du sulfate d’atropine, le contrepoison connu dans le cas d’attaques chimiques.
Cette décision datant du 14 novembre 2015 fait suite aux attaques dont Paris a fait l’objet le 13 novembre 2015. Elle prend en compte le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés.
Elle a été prise par mesure de prévention, d’autant que Paris accueille entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21/CMP11). Un jour avant, le 29 novembre, devrait se tenir un sommet des chefs de l’Etat, préparatoire à la COP21.
L’arrêté du gouvernement français autorisant l‘utilisation de cette antidote a été publié par le site officiel Legifrance.gouv qui publie tous les textes législatifs et réglementaires de l'Etat français.

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600 "Français" membres de l'Etat Islamique
Un ancien chef d'escadron de l'Armée Syrienne Libre devenu guide pour les journalistes désireux d'entrer en Syrie a révélé que 600 combattants "français" avaient rejoint l'Etat islamique sur les théâtres du Moyen Orient  et qu'il avait été témoin d'au moins deux "Français" et deux "Britanniques" à qui on avait ordonné de retourner dans leur pays d'origine pour mener des attaques.
Selon cet informateur le plus grand nombre de combattants étrangers dans les rangs de l'Etat Islamique est de nationalité turque.
Les 600 "Français" se trouveraient dans la région d'Alep. Il a ajouté que la plupart des combattants "français" sont d'origine africaine.
Il a également expliqué que les Jihadistes n'avaient dans le passé aucun problème pour entrer en Turquie et en sortir. Mais depuis que les contrôles aux frontières entre la Syrie et la Turquie se sont renforcés, l'Etat Islamique a conseillé aux volontaires européens de ne pas chercher à rejoindre la Syrie ou l'Irak mais à combattre dans leur pays de résidence.

Jean René Belliard

19:28 Publié dans Alep, Etat Islamique, France, Syrie, Turquie | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

Commentaires

600 Français à l'EI ? Mais plus de 11000 notés "S" pour sécurité en France...
Eh oui, onze mille.

Écrit par : Géo | 17/11/2015

@ Géo : c'est 10.000 et non 11.000 fiches S, et ce nombre ne comprend pas seulement les potentiels djihadistes (officiellement au nombre de 3000) mais également des militants d'extrême-droite, des hooligans, ainsi que des séparatistes corses, bretons ou basques...

Écrit par : Alfred | 17/11/2015

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