14/10/2015

L'Iran ne veut pas laisser la Russie décider seule de l'avenir de la Syrie - 14 octobre 2015

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 14 octobre 2015
Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 14 octobre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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ptolemee@belliard74.com


L'Iran ne veut  pas laisser la Russie décider seule de l'avenir de la Syrie
On a appris hier que l'Etat-major russe était assez déçu de la piètre performance de l'armée arabe syrienne au cours de l'offensive menée depuis mercredi 9 octobre dans le nord des provinces de Hama et Lattaquié. Les officiers russes auraient également demandé à leurs homologues syriens de leur donner la liste des organisations de miliciens, leurs noms et qui les finance.
Vladimir Poutine ne veut pas apparaître comme le défenseur des seuls Chiites
On sait aujourd'hui pourquoi les Russes tiennent tant à écarter les milices d'obédience alaouite ou chiite qui, selon eux, ternissent l'image de l'opération militaire menée par Moscou. Les réseaux sociaux se déchainent, en effet, pour présenter Vladimir Poutine comme le nouveau "chevalier" du chiisme. Or, Vladimir Poutine n'a pas du tout envie d'apparaître comme le défenseur d'un camp confessionnel contre un autre. Rappelons nous qu'il y a vingt millions de Musulmans en Russie. 

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Poutine à droite à côté de Nasrallah, Rohani et Assad Vladimir Poutine en chevalier chiite


Les Iraniens font le forcing pour ne pas être écartés par les Russes
Les Iraniens le savent bien, notamment Qassem Soleimani, le commandant de la Force al-Qods, les forces spéciales du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI). D'ailleurs, des rumeurs prétendent qu'il se trouverait actuellement en Syrie.
Car pour les Iraniens le temps presse. Ils sont en passe de perdre la prépondérance sur Damas et le régime de Bachar al-Assad au profit des Russes. C'est la raison pour laquelle d'autres rumeurs annoncent l'arrivée imminente en Syrie de milliers de Pasdarans iraniens. Et on annonce à grand renfort de publicité qu'une offensive allait bientôt être lancée dans la région d'Alep. L'armée syrienne et les miliciens pro-régime des Forces de Défense Nationale se lanceraient à l'assaut des bastions rebelles et jihadistes avec l'aide des Iraniens, du Hezbollah chiite libanais et d'autres miliciens chiites irakiens et afghans, ne serait-ce que pour ne pas laisser aux seuls Russes l'exclusivité de la défense du régime.
On peut affirmer aujourd'hui, qu'en plus de la complexité des combats entre des acteurs multiples, il faudra désormais ajouter la concurrence entre Moscou et Téhéran.

Jean René Belliard

 

Commentaires

Concurrence ou émulation?

Écrit par : Johann | 15/10/2015

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