01/10/2015

Discours de Jean René Belliard du 1er octobre 2015

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord
Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigée à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous le discours prononcé le 1er octobre et publié dans la newsletter.
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Discours de Jean René Belliard du 1er octobre 2015

La diplomatie US et Française
Me fait penser à un tireur myope qui rate sa cible ou qui tire à côté par idéologie.
C’est en effet par calcul idéologique ou myopie que Barack Obama et François Hollande refusent de voir ce qui se passe réellement en Syrie.
C’est par myopie ou idéologie qu’ils font une querelle à Vladimir Poutine pour avoir bombardé des cibles qui n’appartiennent pas à l’Etat Islamique.

Septembre 2014 les USA avaient également bombardé une autre cible que l’Etat Islamique
Une accusation d’autant plus mal venue qu’en septembre 2014, lors du tout premier raid contre l’Etat Islamique en Syrie, l’aviation US avait pris pour cible le Front al-Nosra (la branche officielle d’al-Qaïda en Syrie) qui coopérait alors avec la coalition rebelle dite « modérée » contre l’Etat Islamique (Daech).
La cible était le groupe Khorassan – un groupe rebelle dépendant du Front al-Nosra (al-Qaïda) et accusé de préparer des actions terroristes à l’étranger.
Les Américains auraient pris pour cible un ancien officier de renseignement français, d’origine arabe, qui aurait fait défection à al-Qaïda.
Ce serait d’ailleurs l’officier le plus haut gradé à avoir fait défection vers un groupe terroriste.
Il s’agit d’un fait extrêmement dangereux compte tenu de sa connaissance de l’activité des services français dans la région.

Mais revenons aux frappes U.S.
Les Américains n’y ont pas été avec le dos de la cuillère. Ils ont tiré 47 missiles de croisière Tomahawk sur huit emplacements où aurait pu se trouver le Français. On ne sait pas s’il a été atteint par les missiles.
On pense, par contre, qu’un Koweïtien nommé Muhsin al-Fahdli, a été tué par les tirs. Al-Fadhli était un proche d’Oussama Ben Laden – Sa tête avait été mise à prix par les USA pour 7 millions $.

Obama et Hollande accusent les Russes d’avoir effectué des bombardements de rebelles modérés et non pas de l’Etat Islamique
Entre parenthèses : Il n’y a plus de rebelles « modérés » en Syrie.
Avec l’aggravation de la férocité de la guerre civile, de part et d’autre – on ne peut plus dire qui est « modéré ».
Toutes les organisations rebelles sont aujourd’hui d’obédience plus ou moins islamiste.
C’est d’ailleurs la grande difficulté du programme américain de 500 millions de dollars pour former des rebelles « modérés » à la lutte contre l’Etat Islamique.
A peine formés, les rebelles rejoignent les organisations islamistes – quand ce n’est pas al-Qaïda – pour leur donner les armes – ne serait-ce que pour survivre ou gagner les zones qui leur ont été assignées par leurs conseillers U.S.

Pourquoi les Russes ne bombardent-ils pas seulement l’Etat Islamique ?
Il est indéniable que les bombardements dans la région de Lattaquié, de Homs et de Hama, du mercredi 30 septembre et du jeudi 1er octobre, sont clairement contre la coalition rebelle Jeich al-Fateh (l’armée de la conquête en arabe) car il n’y a pas de rebelles de l’Etat Islamique dans ces régions.
Mais Jeich el-Fateh n’est pas franchement ce qu’on pourrait considérer comme une coalition « modérée ». Les groupes qui font partie de cette coalition sont tous plus ou moins islamistes et comptent parmi eux le Front al-Nosra qui, je le rappelle, est le représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie
 
Pourquoi les Russes s’en sont ils pris à Jeich al-Fateh ?
Jeich el-Fateh est la plus grosse menace pour le régime de Bachar al-Assad.
Il remporte depuis mars 2015 succès militaire après succès militaire et menace directement la province de Lattaquié – la place forte de la communauté alaouite à laquelle appartient le clan Assad.
C’est pour cette raison que le gouvernement syrien a appelé l’armée russe à l’aide. Les Russes ont donc l’autorisation légale d’intervenir en Syrie – ce qui n’est pas le cas de la coalition internationale.

Jeich al-Fateh comprend de nombreux Tchétchènes dans ses rangs
C’est une coalition de groupes rebelles plus ou moins islamistes.
Le Front al- Nosra qui est le représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie coopère avec Jeich al-Fateh. Or, le Front al-Nosra (dont fait partie le groupe Khorassan) avait été également pris pour cible par les Etats-Unis.
Des brigades d’Islamistes tchétchènes - qui comprennent un grand nombre de militants originaires du Caucase ou d’Asie centrale - font partie du Front al-Nosra, donc de Jeich al-Fateh.
On trouve des Tchétchènes aussi bien avec al-Qaïda qu’avec l’Etat Islamique. Il y a, par exemple, la brigade Jeich al-Mouhajirin wal Ansar (l’armée des immigrants  - en allusion aux premiers musulmans combattants contemporains du prophète Mahomet et qui avaient quitté la Mecque sous pression de leurs adversaires.
On ne sait pas très bien avec qui se bat cette brigade, avec al-Qaïda, c'est-à-dire avec la coalition Jeich al-Fateh, ou avec l’Etat Islamique ?  
En fait, avec les deux, selon la région où ils se trouvent.
Jeich al-Mouhajirin wal Ansar était commandée par un certain Mohammad al-Shihani (qui veut dire le Tchétchène en arabe), mais il a été tué par un bombardement de l’armée syrienne. Il a été remplacé par Abou Asma al-Daghestani (le Daghestan).
Trois autres vétérans des combats contre les Russes des années 90 ont été repérés dans la province de Lattaquié que les Russes viennent de bombarder. Il s’agit d’Abou Moussa qui commande la brigade islamiste Ansar ach-Cham,  Abou Walid al-Shihani, l’émir de la brigade Jounoud ech-Cham (les soldats du Levant en arabe) et Abou Tourab al-Shihani, son adjoint.
Les Tchétchènes sont particulièrement craints, en Syrie, pour leur férocité.
Paulo Pinheiro, qui dirige l’équipe de l’ONU devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, a accusé en 2013 les Tchétchènes de nombreux crimes et violations des droites de l’homme. Les Tchétchènes de Jeich al-Mouhajirin wal Ansar sont particulièrement visés par ces dénonciations de Pinheiro.
Une vidéo mise en ligne par un groupe tchétchène et intitulée « Novosti Halifata » (Nouvelle du Califat en langue russe) montre les militants islamistes massacrer 160 à 250 soldats qui avaient été capturés lors de la prise de la base aérienne de Tabqa dans la province de Raqqa en juillet 2014.
Un Caucasien est particulièrement célèbre dans les milieux islamistes. Il s’agit d’Abou Omar al-Shihani. Il s’agit en fait  d’un Géorgien dont le père est chrétien. Son vrai nom est Tarkhan Batirachvilli.
Il aurait fait partie du service des opérations spéciales du ministère de l’intérieur géorgien, le fameux KUD (ou KUDI), le Département de la sécurité constitutionnelle. Un service connu pour ses méthodes brutales.  
Son frère Taman Batirachvilli est en fait le véritable chef des Tchétchènes qui se battent en Syrie, mais il reste dans l’ombre, laissant son frère apparaître sur les médias.
Tous ces Tchétchènes ont déjà fait la guerre en Tchétchénie et ont bien l’intention de la poursuivre. Les Russes le savent.
Vladimir Poutine a justifié les frappes russes en expliquant, je cite : « le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international – en Syrie comme sur les territoires voisins – est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu’ils contrôlent et ne pas attendre qu’ils arrivent chez nous. »
Obama et Hollande savent tout cela et sont de mauvaise foi lorsqu’ils font une querelle à propos de ces bombardements.
Remarquez, les Russes mentent aussi quand ils affirment que c’est leur premier bombardement en Syrie. Ils ont déjà bombardé, il y a trois jours, des positions de l’Etat Islamique qui encercle depuis des mois l’aéroport militaire de Kweiress, dans la région d’Alep. Mais à cette date, le Parlement russe n'avait pas encore autorisé l'action militaire en Syrie.
Mais revenons à Obama et Hollande.
Ils ont tort de braquer Poutine inutilement en lui faisant une querelle qui n’a pas lieu d’être et en voici les raisons :

Il n’y a pas d’autre plan crédible aujourd’hui que le plan russe – même s’il est loin d’être parfait
Le plan de Vladimir Poutine est le seul qui existe.
Barack Obama n’avait aucune intention, de toute façon d’envoyer ses boys en Syrie.
Les Américains craignent par-dessus tout une réédition du schéma irakien.  
Et malgré ce que disent Obama et Hollande, ces deux hommes sont bien heureux que quelqu’un d’autre fasse « la sale besogne » à leur place.
Il y a une autre raison pour laquelle les Américains, les Saoudiens et les Turcs devraient être satisfaits :
L'intervention russe sonne le glas des espoirs iraniens de contrôler ce qu’ils appellent la "Syrie utile".
Elle met un terme au rôle que Téhéran s'était arrogé en Syrie, à savoir celui de défenseur d'une "Syrie utile" allant de la côte méditerranéenne à Damas en passant par Homs.
L'intention des Iraniens avec ce concept de « Syrie utile » était de maintenir une continuité territoriale de Damas à la frontière libano-israélienne par l'intermédiaire du Hezbollah.

Moscou veut procéder par étapes et assurer l’après-Assad - Les Occidentaux veulent juste frapper l'Etat Islamique
L'objectif de Moscou est de protéger l'armée syrienne loyaliste, et accessoirement, le pouvoir en place de Bachar al-Assad
en attendant qu'une conférence de paix accouche finalement d'un accord politique.
Les Russes ne s’obstineront pas à maintenir Bachar al-Assad au pouvoir,
mais, ils disent qu’il ne faut pas brûler les étapes.
La priorité est de maintenir la seule légalité du pays, celle du pouvoir actuel.
Pour éviter le chaos qu’on a connu en Libye ou en Irak après que la chute des dictateurs.
D’ailleurs, à ce propos, le président Poutine a déclaré : "Le règlement définitif et durable du conflit en Syrie n'est possible que sur la base d'une réforme politique et d'un dialogue avec les forces saines du pays". Une référence à l'opposition modérée. "Je sais que le président Assad le comprend et est prêt à un tel processus".

Il y avait urgence à l'arrivée des Russes
Car la résistance de l'armée syrienne craquait de toute part.
Les effectifs étaient réduits de moitié par rapport au début de la guerre civile et le moral au plus bas.
Le matériel était usé jusqu'à la corde.
La défense du pouvoir dépendait de plus en plus des milices pro-gouvernementales dont on évalue le nombre entre 150.000 et 250.000 membres, ce qui posait également un problème en soi. 
Ni le Hezbollah, qui avait dépêché 8000 hommes sur le théâtre syrien, ni les Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, au nombre de 7000 combattants, n'avait permis d'arrêter la progression des rebelles, tous plus ou moins islamistes, ainsi que des Jihadistes de l'Etat Islamique.

L'intervention russe pourrait avoir des conséquences régionales beaucoup plus larges
En mettant fin aux velléités iraniennes de se poser en maître du jeu en Syrie,
et par là même de devenir la puissance régionale dominante,
l’intervention russe a le potentiel de mettre un terme, au moins en Syrie, à la rivalité arabo-perse, c’est-à-dire entre Sunnites et Chiites.
avec l'espoir que cela réduise la tension entre Riyad et Ankara, d'une part, et Téhéran de l'autre.
Ce qui pourrait contribuer à régler d'autres conflits dans le monde arabe (Irak et Yémen)

Les réactions occidentales sont surprenantes
Moscou avait préparé son coup de longue date
Tout le monde voyait bien que Moscou tramait quelque chose. Surtout les Américains pour lesquels aucun mouvement ne peut leur échapper dans la région.
Les responsables arabes avaient notamment défilé à Moscou, celle du général-président égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi, pour commencer
ou encore le ministre saoudien de la défense, parmi les plus remarquables.
La visite du redoutable chef syrien de la sécurité syrienne, le général Ali Mamlouk, à Riyad et au Caire,
comme celle, à deux reprises à Moscou, de Qassem Souleimani, le chef des forces spéciales iraniennes, les brigades al-Qods.
Cela aurait du alerter les présidents Obama et Hollande

Un coup de maître géopolitique de Vladimir Poutine
Ostracisé par l'Occident en raison de son rôle en Ukraine,
Vladimir Poutine est revenu en force en jouant la carte du Moyen Orient
Un évènement lui a permis de revenir au centre du jeu.
Il s'agit des efforts déployés par Washington pour que le groupe 5+1 signe avec l'Iran un accord sur le nucléaire,
au grand dam de l'Arabie saoudite et des émirats du Golfe.
Pour "punir" les Etats-Unis de ce qu’ils considéraient comme un flirt de Washington avec Téhéran, ceux-ci se sont tournés vers la Russie qui n'attendait que ça.
Et très vite les discussions entre Russes et Arabes ont porté sur le sujet de la lutte contre le Jihadisme qui menace à présent les monarchies du Golfe.

En matière de lutte contre le Jihadisme Poutine est plus crédible qu’Obama ou Hollande
La Russie est, elle-même, confrontée à la menace jihadiste.
La Russie compte 20 millions de musulmans.
Plusieurs milliers de Russes, originaires du Caucase et d'Asie centrale, combattent dans les rangs de l'Etat Islamique ou d’al-Qaïda.

Les arabes, notamment les Egyptiens, savent que Moscou a besoin d’eux - Reste à savoir s'ils se joindront aux Russes
Pourquoi la Russie a-t-elle  besoin de l'Egypte ?
L'Egypte est le seul pays arabe, majoritairement sunnite,
capable de pacifier un autre pays arabe sans provoquer un soulèvement généralisé des populations sunnites.
C'est tout au moins ce que les Russes peuvent espérer.
Tout le monde se souvient que l'intervention russe en Afghanistan a été à l'origine de l'islamisme sunnite armé,
que l'invasion de l'Irak par l'armée américaine a jeté dans les rangs d'al-Qaïda des dizaines de milliers d'Irakiens et abouti à la création de l'Etat Islamique. 
Vladimir Poutine est parfaitement conscient qu'il ne pourra pacifier la Syrie par le seul moyen d'un corps expéditionnaire russe sur place. 
Pour pacifier la Syrie et éliminer le danger jihadiste, il devra s'appuyer  sur :
- Une armée syrienne revigorée et réarmée
- Un fort contingent égyptien - le seul acceptable par les puissances régionales (Iran comme Arabie saoudite ou Turquie)
L'Egypte devrait d'ailleurs disposer dans un avenir proche de ses propres moyens de projection (les fameux Mistral).
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Russes ont dit qu’il n’y avait pas nécessité de désarmer les bateaux de ses équipements russes si les Egyptiens en étaient acquéreurs.
- Un contingent russe à base d'aviateurs et d'infanterie de marine en appui de l'armée syrienne et d’un éventuel contingent égyptien.
- Et sans doute – on le verra plus tard - des contingents de pays d'Asie centrale comme des Tadjiks, des Ouzbeks ou des Kazakhs pour lutter contre leurs propres nationaux engagés dans les organisations jihadistes.

Le seul point faible du plan russe : la dispersion géographique de l'Etat Islamique
Les chefs de l'organisation jihadiste ont compris qu'ils allaient être pris pour cible par une coalition internationale dirigée par la Russie
et que cette coalition n'allait pas se contenter de mener seulement des frappes aériennes.
Depuis quelques temps, elle disperse ses éléments et s'implante un peu partout dans le monde.
Depuis que la Turquie a rendu plus hermétique sa frontière avec la Syrie, l'Etat Islamique a ordonné à ses partisans de rester dans leur pays d'origine
et de faire des actions sur place.
Depuis peu de temps, l'organisation jihadiste a entrepris de mieux former et préparer les candidats au Jihad, restés dans leur pays d'origine, pour exécuter des missions plus efficaces et plus sanglantes,
c'est-à-dire du type des actions kamikazes menées en Irak et en Syrie où les morts se comptent par dizaines.

Un risque de guerre mondiale de plus grande ampleur
La guerre que la Russie va mener en Syrie
et, sans doute, avec l'Iran et les forces irakiennes en Irak,
risque de radicaliser une plus grande partie de la population sunnite, foncièrement antioccidentale (Russie comprise).
D’autant plus que la Russie n’a pas l’habitude de s’encombrer de considérations humanitaires. Les frappes vont être massives et sanglantes.
Des pays comme l'Arabie saoudite, le Yémen, l'Afrique du nord, risquent bien d'être emportés par cette vague de radicalisation,
répétant finalement le schéma auquel on a assisté en Afghanistan, en Libye et en Irak comme conséquence des interventions étrangères.

Bachar al-Assad est un problème secondaire pour les Russes
- N’en déplaise à Obama et Hollande
- Pour les Russes, les Occidentaux se trompent d’urgence.
- Ils ne comprennent pas l'insistance des Hollande et Obama à en faire la pierre angulaire de leur solution pour la Syrie.
- D'ailleurs, observez bien ce que dit Vladimir Poutine à chaque intervention.
- Il parle de soutien au pouvoir en place.
- Il ne prononce pas le nom de Bachar al-Assad.
- Il parle également de soutien à l'armée syrienne

On peut regretter que la France
Qui a eu une politique étrangère de qualité – notamment vis-à-vis du monde arabe
Au temps du général de Gaulle, de Giscard D'Estaing, de Jacques Chirac, et même de Mitterrand
avec des ministres des Affaires étrangères de qualité et de grande culture comme Jobert, Vedrine, Dumas, Juppé ou Villepin
On peut regretter que la France ait aujourd’hui une diplomatie atone, somnolente.

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Jean René Belliard

 

 

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