09/07/2015

9 juillet 2015 : Blog de Jean René Belliard sur le Moyen Orient et l'Afrique du nord

Vous trouverez le texte de la newsletter tel qu’il a été envoyé aux abonnés après la partie « Opinion des lecteurs ».


Un abonnement à une newsletter
Faisant suite au blog de la Tribune de Genève, Jean René Belliard propose une newsletter à ses abonnés.
Cette newsletter, quasi-quotidienne, contient des analyses impartiales basées sur une incroyable masse d'informations synthétisées, parfois stupéfiantes. Rien de tel n'existe en langue française sur les évènements du Moyen Orient et d'Afrique du nord.
Le blog est lu par de nombreux décideurs, députés, chancelleries, services, media et sociétés conseil en géostratégie et sécurité.
L'incroyable enchaînement des faits dramatiques qui se déroulent dans ces régions et qui ont des conséquences sur notre vie, rend nécessaire ce travail d'observation, d'études et d'analyses.
Vous pouvez demander des informations en envoyant un mail à :
http://ptolemee@belliard74.com

Un travail de groupe
Je conçois ces newsletters en coopération avec plusieurs correspondants sur le terrain : Une personne à Alep, un journaliste dans l’Akkar (une région située à la frontière entre le Liban et la Syrie et particulièrement influencée par la guerre civile syrienne), deux personnes à Beyrouth (un Libanais chrétien et un Syrien musulman sunnite), un correspondant syrien réfugié à Paris, un Yéménite basé en France, un avocat assyrien basé aux Etats-Unis, un Libanais basé en Arabie saoudite.

Opinion des lecteurs

Monsieur JPG
Merci beaucoup monsieur pour ces très intéressantes informations
SSB
Oui bien sur vous devez continuer votre activité elle est très utile et sonne dans le vrai moi je suis a Haleb (Alep) pas bokou dinfos en français.
Monsieur M.L.
Lecteur quotidien de votre blog, je suis intéressé par votre newsletter.
Madame F.R.
Merci de bien vouloir m’inscrire pour continuer à recevoir vos informations et vos analyses sur les évènements du Moyen Orient et d'Afrique du nord par newsletter.
Votre synthèse me permet de mieux comprendre ces évènements … beaucoup d’informations que l’on ne trouve pas dans la « presse ouverte » !
Monsieur J.P.
Lecteur assidu et toujours intéressé de votre blog, je pourrais être intéressé par un abonnement.
Monsieur A.M.
Je suis vos updates depuis de nombreux mois maintenant, et les considère d'une qualité exceptionnelle. Sans parler du temps et de l'abnégation nécessaire pour les produire (veille, collecte rédaction etc). Je serai très heureux de pouvoir poursuivre quotidiennement une lecture si enrichissante !
Monsieur W.J.
Je serai très heureux de pouvoir continuer à suivre vos remarquables informations et commentaires. Merci
Monsieur B.L.
Je souhaite continuer à recevoir les nouvelles du blog. Merci de me conserver dans votre liste de diffusion.
Bravo pour l'excellent travail.
Monsieur S.R.
Votre impartialité et vos fines analyses sont un gage de qualité indéniable. La masse d'informations synthétisée est stupéfiante. Rien de tel n'existe en langue Française : continuez !
Soyez sûr d'être lu dans les chancelleries ou repris par les Services.
De plus, vu l'incroyable enchaînement des faits imprévus qui se déroulent à une vitesse incroyable, votre travail doit être excitant mais n'en est pas moins nécessaire. Ex : la chute de la base 52 en 24H (!!). Qui aurait pu le prévoir ? Personne.
Bref, vous nous êtes nécessaire : nous ne pouvons trouver un suivi éclairé régulier et sourcé nulle part ailleurs.
Votre travail n'en est que plus méritant et appréciable.
D.K.
La newsletter donne sur une base quasi-quotidienne un grand nombre d'informations et analyses sur les évènements du Moyen Orient et d'Afrique du nord.
D.T.
Je lis régulièrement votre blog sur le Proche Orient et l'Afrique du Nord et le trouve particulièrement bien renseigné. Je souhaite continuer a vous lire en m'abonnant a la newsletter.
L.T.
Je souhaite demeurer abonné à votre lettre d’information. En vous remerciant pour votre travail de veille, aussi exhaustif qu’indispensable à celui qui veut suivre les événements au Proche-Orient.
M.R.
Je suis particulièrement intéressé par votre blog.
F.M.
J'aurai plaisir à toujours recevoir vos informations, qui permettent de garder une vision bien plus juste sur la situation que celle donnée par d'autres médias.
O.T.
Je lis depuis peu avec un immense intérêt votre blog quotidien, qui représente un travail d'une grande qualité, et je souhaiterais continuer à recevoir ces précieuses informations quotidiennes.
L.J.
Lecteur attentif de votre blog je souhaiterai m'abonner à votre newsletter. Merci pour votre travail éclairant sur des évènements qui nous touchent de près et de loin.
OL.R
J'aimerais m'inscrire à votre newsletter. Félicitation pour votre blog.

…et beaucoup d’autres déclarations d’intérêt.

Voici ce que vous pourriez recevoir quotidiennement si vous étiez abonné :

Blog du 9 juillet 2015

Egypte
Affrontements entre armée et Islamistes
Les Jihadistes n'en finissent pas de s'affronter aux forces de l'ordre égyptiennes depuis la destitution par l'armée de Mohammed Morsi, l'ancien président élu issu du mouvement des Frères Musulmans.
Sinaï
Vingt policiers et un civil ont été blessés, jeudi 9 juillet, lorsque le bus qui les transportait alors qu'ils partaient en permission, a été atteint par l'explosion d'une bombe télécommandée. L'attentat a eu lieu aux abords de la ville d'Al-Arich, chef lieu du Nord-Sinaï.
Le Nord-Sinaï, à l'est de l'Egypte, est le bastion du groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess qui s'est rebaptisé "Province du Sinaï" (Wilaya Sina) pour marquer son allégeance au "califat islamique ". 
Sud du Caire
Dans une attaque séparée, un capitaine de police a été tué par balle tôt jeudi 9 juillet. Il se trouvait près de son domicile lorsque des assaillants à bord d'une moto lui ont tiré dessus. L'attentat a eu lieu dans la ville de Beni Soueif, à une centaine de km au sud du Caire.

Libye
Ville de Benghazi
La situation est extrêmement confuse à Benghazi ou les combats entre factions rivales ont fait plus de 1700 morts depuis le début de 2014 et entraîné la fuite de milliers d'autres, selon l'ONG Libya Body Count
Benghazi, citée meurtrie
Epicentre de la révolte populaire ayant renversé Mouammar Kadhafi en 2011, Benghazi est aujourd'hui une cité meurtrie par des combats incessants entre les forces gouvernementales et divers groupes islamistes armés.
Conseil de la Choura des forces révolutionnaires
Le principal groupe islamiste à Benghazi est le "Conseil de la choura des forces révolutionnaires", allié à la coalition "Aube de la Libye" qui a pris la capitale Tripoli en août 2014 et installé son propre gouvernement, non reconnu par la communauté internationale.
Ansar ash-Sharia
Les Islamistes d'Ansar ash-Sharia, une organisation classée "terroriste" par Washington qui la suspecte d'avoir organisé l'attentat contre son consulat en 2012, occupe également le terrain, tout comme le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a fait son apparition en Libye l'an dernier et a déjà revendiqué des attaques à Benghazi.
16 soldats tués
Au moins 16 soldats ont été tuées et 52 autres blessés au cours de violents affrontements, dans la nuit du 8 au 9 juillet, entre les forces loyales au gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale et les Islamistes d'Ansar ash-Sharia dans le centre-ville de Benghazi. Des civils auraient également été tués au cours des combats.

Derna
Les miliciens du Majles al-Choura de Derna pensaient en avoir fini avec les Jihadistes de l'Etat Islamique, mais l'EI vient de publier un avertissement à la population de la localité de quitter prestement le sud-est de la ville considérée par l'EI comme zone militaire :
Avis de l'EI à quitter les abords de Derna.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Misrata (place-forte de la coalition de milices de Fajr Libya (Aube de la Libye)
Un colonel des renseignements militaires, le colonel Tahir al-Wash, a été tué dans un attentat à Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli. Il a péri mercredi 8 juillet après la prière du soir, lorsqu'a explosé la voiture à bord de laquelle il se trouvait.
L'explosion s'est produite rue de Benghazi. L'officier venait de quitter la mosquée al-Aayeb.

colonel Tahir al-Wash.jpg

Colonel Tahir al-Wash

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Port pétrolier de Ras Lanouf
La National Oil Corporation (NOC) basée à Tripoli avait annoncé que l'état de force majeure à Ras Lanouf avait été levé. Ce n'était pas l'avis des Gardes des équipements pétroliers de la région centrale (PFG) qui avertirent qu'ils saisiront tout navire qui arriverait à Ras Lanouf pour charger du pétrole ou tout autre produit.
 Deux pétroliers, le Trident Hope et le Minerva Alexandra, sont actuellement en route vers Ras Lanouf où ils devraient accoster vendredi 10 juillet, selon marinetraffic.com.
 Cependant, comme c'est le cas de beaucoup d'autres organisations nationales, la NOC est divisée entre le gouvernement de Tripoli et celui basé à Beida, ce dernier seulement étant reconnu par la communauté internationale. Or, le PFG (Gardes des équipements pétroliers) ne reconnaît pas l'autorité de la NOC basée à Tripoli. Il n'approuve donc pas la suspension de l'état de force majeure.
 Un fonctionnaire du  bureau du PFG à Ajdabiya a déclaré que le port pétrolier de Ras Lanouf était toujours fermé et qu'aucun navire n'est autorisé à y accoster.
Les Miliciens de Misrata chassés de la région par l'Etat Islamique
 L'Etat de Force Majeure avait été déclaré en décembre 2014 quand les milices de Misrata, qui font partie de Fajr Libya (Aube de la Libye) et qui soutiennent le gouvernement de Tripoli, ont lancé une offensive contre les terminaux pétroliers de Ras Lanouf  et Sidra, espérant s'en emparer. Elles ont échoué dans leur tentative et les miliciens de Misrata ont depuis  été chassés de la région par l'État islamique. Cependant, il y a deux mois, il avait été annoncé que les navires délivrant des marchandises seraient autorisés à accoster.

Front syrien

Note
Après une série de défaites au nord comme au sud du pays, l'armée syrienne cherche à tout prix à remporter des victoires significatives pour remonter le moral des troupes et renforcer les arguments de Bachar al-Assad face aux Iraniens qui lui demandent de se replier sur la "Syrie utile". Ceci explique la résistance acharnée de l'armée syrienne à Alep (nord) et à Deraa (sud) et les offensives pour reprendre Palmyre et Zabadani, une place-forte rebelle proche de la frontière libanaise.

Pour Zahran Alloush (leader de Jeich al-Islam) les jours de Bachar al-Assad sont comptés
Pour Zahran Alloush, le leader de Jeich al-Islam, une brigade rebelle d'obédience wahhabite (pro-saoudien) les jours de Bachar al-Assad sont comptés. Jeich al-Islam est solidement implantée dans la Ghouta orientale (région orientale de Damas) et la banlieue de la capitale syrienne.

Zahran Alloush.jpg

Zahran Alloush

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeich al-Islam  a mis en ligne une vidéo d'un discours de Zahran Alloush (traduction en anglais) prononcé à la fin de Juin 2015, à son retour à la base de Jeich al-Islam située dans la Ghoura orientale, près de Damas. Alloush avait été absent pendant des semaines pour visiter les lignes de front rebelles et rencontrer des factions rebelles, des groupes de l'opposition et des soutiens étrangers en Turquie et en Jordanie.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=osEKwd9yUDk&feature=player_Embedded

Nouvelles de la bataille d'Alep
L'armée de l'air syrienne largue presque quotidiennement des barils d'explosifs sur la partie orientale, en majorité rebelle, de la grande ville d'Alep, malgré les appels des ONG à cesser le recours à cette arme aveugle et destructrice. Les rebelles, de leur côté, lancent des roquettes et des obus de mortier sur la partie occidentale tenue par les forces loyalistes. Ces bombardements ont fait des dizaines de morts au sein de la population civile.
Mercredi 8 juillet dans la soirée, au moment de l'Iftar, le repas de rupture du jeûne, l'armée de l'air syrienne a encore largué un baril d'explosifs qui a explosé sur un immeuble du quartier rebelle de Karam al-Beik, dans le nord-est de la ville. Au moins 19 civils, dont cinq enfants et une femme enceinte, ont été tués.
A l'ouest de la capitale, ce sont quatre civils, dont un enfant, qui ont été tués et 20 autres blessés, mercredi 8 juillet, par des tirs de roquettes lancées par les rebelles sur le quartier de Midane, tenu par les forces loyalistes. 

Aïn Issa
Pour la qatrième fois depuis le début de la guerre civile syrienne, la localité d'Aïn Issa change de main.
Les miliciens des Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont repris à l'Etat Islamique, mercredi 8 juillet, la localité d'Aïn Issa. Les Kurdes s'en étaient déjà emparés le 23 juin dernier, grâce  à un intense soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, mais les Jihadistes de l'EI avaient réussi à la reprendre le 6 juillet. 
La ville est située sur un axe de communication majeur entre Alep, à l'ouest, et Mossoul, à l'est. Elle se trouve 50 km au nord de Raqqa, "capitale" du califat proclamé par l'EI.

Edleb
Une nouvelle difficile à interprêter. Les Etats-Unis s'étaient abstenus de bombarder des cibles du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) pendant plusieurs mois, se concentrant sur l'Etat Islamique. Est-ce parce que le Front al-Nosra s'est retiré de Jeich al-Fateh (l'armée de la victoire) pour faire partie d'une nouvelle "operations room" (centre de commandement) regroupant uniquement des milices islamistes que le Pentagone a décidé qu'il pouvait à nouveau le prendre pour cible ?
En tout état de cause, l'attaque de l'aviation américaine contre des cibles du Front al-Nosra risque bien d'enflammer les esprits, largement au delà du seul Front.
Voilà pour l'analyse - maintenant les faits 
Sept membres du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), dont des commandants, ont péri mercredi 8 juillet dans des frappes de la coalition internationale dirigée par Washington dans la province d'Edleb.
Au moins trois membres ont péri carbonisés dans leur voiture tandis que les autres ont été tués dans des raids sur des sièges du Front dans la province d'Edleb.
La région d'Edleb a été presqu'entièrement conquise en mars 2015 par la coalition Jeich al-Fateh (Armée de la conquête) à laquelle appartenait le Front al-Nosra.
Les Etats-Unis, qui appuient une la rébellion dite "modérée" et non islamiste, classent al-Nosra sur sa liste des organisations "terroristes".
Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), le Front al-Nosra n'a été pris pour cible qu'une dizaine de fois depuis septembre 2014, alors que l'Etat Islamique est visé par des frappes presque quotidiennes.
 
Palmyre
Les agences officielles syriennes, comme SANA, affirment que les forces loyalistes ont conquis du terrain à l'ouest de Palmyre. Les soldats de l'Armée Arabe Syrienne auraient pris le contrôle de Nazl Hayyal, la ferme al-Qadiri et Thaniet al-Rajma. 35 combattants de l'Etat Islamique auraient été tués et au moins 90 autres blessés. L'armée de l'air syrienne serait lourdement intervenue pour soutenir les troupes au sol. Les bombardements auraient pris pour cible des positions jihadistes à Parlmyre et dans les environs.
Les troupes syriennes auraient également pris le contrôle (newsletter du 8 juillet) du village d'al-Bayarat et de la colline Tal Al-Maramleh, situés à environ 11 km à l'ouest de Palmyre.
Vidéo de l'avancée des troupes loyalistes en plein désert :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e3f54eab613b
Rappelons que la ville antique de Palmyre (Tadmor en arabe) avait été prise par les Jihadistes de l'EI au mois de mai 2015. Les Islamistes s'étaient alors emparés d'une grande partie de la partie orientale de la province de Homs, y compris des champs d'hydrocarbures.
 
Nouvelles de la bataille de Zabadani
Les médias officiels syriens parlent de succès de l'offensive conjointe Hezbollah-armée syrienne, pour la prise de la ville rebelle de Zabadani, située à proximité de la frontière libanaise. Rappelons que l'assaut est mené par les miliciens chiites du Hezbollah libanais, dont les canons bombardent la ville à partir du territoire libanais, et des soldats de la 63ème brigade de la 4ème armée mécanisée.
général Ali Abdullah Ayoub.png

Général Ali Ayoub

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sites officiels affirment que l'offensive, lancée la semaine dernière, a "pris le contrôle de la moitié" de la ville, tenue par l'opposition depuis Janvier 2012. Mais ces mêmes sites avaient déjà affirmé que les troupes loyalistes étaient arrivées à moins de 200 mètres du centre-ville. Une chose est sûre : La photo publiée par l'agence officielle SANA de la présence du général Ali Abdallah Ayoub à Zabadani ne le montre pas à l'intérieur de la localité mais clairement à l'extérieur.
Les rebelles, de leur côté, affirment que les forces adverses ont été repoussées avec de lourdes pertes parmi les miliciens chiites du Hezbollah et les soldats loyalistes.
 
L'Iran prête 1 milliard de dollars à la Syrie
Les médias officiels syriens confirment qu'une nouvelle ligne de crédit d'un montant de 1 milliard de dollars a été ouverte par l'Iran. Ce nouveau crédit a été octroyé par Téhéran à l'issue de sept mois de négociations. 
L'Agence officielle SANA a déclaré que le président Bachar al-Assad avait signé, mercredi 8 juillet, une loi ratifiant cette ligne de crédit, après son approbation par le Parlement.
 Les responsables syriens avaient approché Téhéran à partir de Novembre 2014 pour demander un crédit de 6 milliards de dollars, en complément du crédit de 3,6 milliards accordé par Téhéran en Juillet 2013. 
 Mais Téhéran s'était  montré réticent, devant lui même faire face à ses propres problèmes financiers dus à l'embargo économique imposé à l'Iran par la communauté internationale en raison de son programme nucléaire. Les Syriens ont alors abaissé le montant demandé à 4 milliards de dollars, mais l'Iran a informé le gouvernement syrien qu'elle ne prêterait pas plus d' 1 milliard $.
Ce crédit est absolument nécessaire à la Syrie pour lui permettre d'acheter des biens essentiels,  du carburant, ainsi que des biens de consommation
 Les réserves de change de la Syrie étaient estimées entre 16 milliards et 18 milliards $ avant le soulèvement de 2011. Mais Damas a perdu environ 2,5 milliards de dollars par an en raison de la chute des exportations de pétrole et les réserves sont aujourd'hui épuisées.  

4 millions de réfugiés syriens
Le nombre de réfugiés syriens dépasse désormais les 4 millions.  Le nombre des réfugiés s'est accru d'un million au cours des dix derniers mois. C'est ce qu'a annoncé, jeudi 9 juillet, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
"C'est la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération", souligne le haut-commissaire Antonio Guterres.
"C'est une population qui a besoin du soutien du monde mais qui vit dans des conditions d'extrême précarité et s'enfonce de plus en plus dans la pauvreté", a ajouté M. Guterres.
Le gros des réfugiés se trouve dans les pays voisins de la Syrie et atteint le nombre de 4.013.000 personnes, suite notamment aux derniers chiffres fournis par la Turquie qui en accueille près de la moitié (1,8 million).
Le HCR table mantenant sur 4,27 million de réfugiés d'ici à la fin de l'année auxquels s'ajoutent les quelque 7,6 millions de déplacés à l'intérieur de la Syrie.

Conditions d'abonnement
A partir du 1er juillet, la réception de la newsletter est payante.
Les conditions sont les suivantes :
-  60€ pour six mois
- 100€ pour un an
Vous pouvez payer par carte bancaire ou par virement bancaire. Demandez les informations nécessaires par e-mail (ptolemee@belliard74.com). 

Jean René Belliard

 

 

 

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