27/06/2015

26 juin - Blog d’information sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord

Le monde a connu aujourd'hui une multiplication d'actes terroristes de grande ampleur. Les détails sont donnés à la fin de cette newsletter, au chapitre "Jihad international".


Iran

Les revers de Bachar al-Assad ont provoqué le "limogeage" du général iranien Qassem Soleimani
C'est une révolution pour le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran(CGRI). L'ayatollah Ali Khamenei a limogé le général Qassem Soleimani, le chef des forces spéciales iraniennes al-Qods. Il a été relevé de son commandant pour le Moyen-Orient après une série de débâcles militaires en Syrie. Il reste néanmoins en charge du renseignement en Irak, au Yémen et au Liban.
La raison est que, depuis sa dernière visite à Damas , le 2 Juin 2015, la situation du président Bachar al-Assad et de son armée est allée de mal en pis.
Et  les bravades de Soleimani affirmant  que «dans les prochains jours, le monde sera surpris de ce que nous (le CGRI), travaillant avec les commandants militaires syriens, sommes en train de préparer," se sont révélées de la rhétorique vide d'effets. Les promesses de milliers de soldats iraniens nécessaires pour sauver le régime d'Assad de plusieurs déroutes ne se sont jamais matérialisées.
Quant au Hezbollah libanais, non seulement il ne réussit pas à déloger les rebelles syriens des montagnes stratégiques du Qalamoun comme il le clame, jour après jour sur ses vidéos de propagande, mais il ne réussit pas non plus à empêcher la guerre de déborder au Liban.
Ce que l'ayatollah Ali Khamenei reproche au  général Qassem Soleimani c'est de ne pas avoir compris et fait face aux récentes évolutions géopolitiques dans la région du Moyen Orient :
Plusieurs évolutions se sont produites récemment qui ont échappé à l'attention de Soleimani ;
1 - Les États-Unis, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Turquie ont finalement réussi à s'entendre sur le choix des groupes rebelles qui allaient être autorisés à recevoir une assistance en armes, en finances et en formation. Il est évident que la puissance financière des pays donateurs est sans commune mesure avec celle que l'Iran, appauvrie par les sanctions économiques occidentales, est en mesure de fournir à ses alliés.
2 - Les milices chiites assemblées par Soleimani en Irak, au Pakistan et en Afghanistan pour combattre en Syrie et en Irak n'étaient pas du niveau des miliciens sunnites avec lesquels ils allaient devoir s'affronter. Tel et si bien que ces milices sont plutôt devenues un poids qu'une aide pour les autorités locales. Pire, leur comportement dans les villes sunnites conquises en Irak a exaspéré les populations sunnites.
3 - Téhéran, engagé dans quatre conflits, l'Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen, s'est retrouvé à court de moyens humains et financiers pour faire face aux besoins.
Or, c'est Qassem Soleimani qui a poussé l'Iran à s'engager sur ces multiples théâtres de guerre sans se soucier des conséquences économiques de cet engagement. Et surtout, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (GCRI) n'avait pas les capacités suffisantes pour aider à gagner toutes ces guerres. Le plus grave est que l'engagement des forces de l'Iran dans tous ces conflits affaiblit ses propres défenses dans le cas d'une extension de l'offensive de l'Etat Islamique sur son territoire. 

Israël

Un Palestinien tire sur les soldats au checkpoint de Bekaot
Un Palestinien qui avait ouvert le feu sur des soldats israéliens a été tué par balles à un checkpoint israélien en Cisjordanie, vendredi 26 juin. Le Checkpoint est situé au nord de la vallée du Jourdain, sur la route N° 57, près du village arabe de Hamra à environ 30Km de Beit Shean.

Point de passage de Bekaot.jpg

 

 

 

Checkpoint Bekaot

 

 

 

 

 

"Un véhicule palestinien est arrivé au point de passage de Bekaot, le Palestinien à son bord a tiré sur les soldats" qui "ont répliqué", selon un communiqué militaire. Le Palestinien est décédé quelque temps plus tard. Le checkpoint a été fermé et les démineurs ont inspecté le véhicule à la recherche d'explosifs éventuels.
Aucun soldat n'a été blessé dans l'incident.
 
500 Gazaouis privés de pèlerinage à Jérusalem pour le ramadan
En réponse à un tir de roquette depuis la bande de Gaza, qui a atterri en territoire israélien sans faire de blessé, Israël a annulé mercredi 24 juin l'autorisation spéciale délivrée à 500 Gazaouis de se rendre en fin de semaine à Jérusalem pour le ramadan. 

Koweït

Attentat suicide dans la mosquée chiite al-Imam as-Sadek

mosquee as-Sadeq.jpgAu moins 25 personnes ont été tuées et 202 blessées au cours d'un attentat suicide visant la mosquée chiite de l'Imam As-Sadek, dans la région de Sawaber au Koweït. Le kamikaze  s'est fait exploser au moment où les fidèles effectuaient la grande prière hebdomadaire du vendredi.
Peu après cet attentat, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmed al-Sabah, s'est rendu sur le lieu de l'explosion.
L'attentat a été revendiqué par l'Etat Islamique.
C'est la première fois que l'Etat Islamique revendique un attentat au Koweït.
Fin mai 2015, l'émir du Koweït avait appelé les pays musulmans à intensifier leur lutte contre l'extrémisme lors d'une conférence panislamique destinée à coordonner le combat contre les groupes jihadistes, dont l'Etat Islamique. 
 
 

 

 

 

 

 

 


La Wilaya "Nejd" de l'Etat Islamique a revendiqué l'attentat contre la mosquée chiite. :

Revendication de l'attentat contre la mosquée al-Sadeq.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liban

L'armée libanaise poursuit ses bombardements dans la Bekaa
L'armée libanaise a pris pour cible, vendredi 26 juin, des groupes terroristes qui s'infiltraient à partir du jurd, dans la Békaa, vers la ville d'Ersal. Deux éléments armés ont été tués et la troupe a saisi des armes et des munitions qui étaient en leur possession.

Front syrien

L'Etat Islamique repart à l'offensive dans le nord syrien
 
L'Etat islamique est reparti à l'offensive contre deux villes clés du nord de la Syrie : Aïn el-Arab (Kobane en Kurde) et Hassaké.

Hassaké
Le groupe Etat islamique (EI) a mené vendredi 26 juin un attentat suicide près d'un local des services de sécurité dans la ville de Hassaké (nord-est), tuant au moins 20 membres des forces gouvernementales.
L'attaque à la voiture piégée a visé le siège du service de la sécurité criminelle dans le sud de la ville", où se déroulent des combats violents depuis jeudi.
 
Kobane (Aïn el-Arab)
Les combats se poursuivent pour la deuxième journée consécutive à Kobane où 120 civils auraient perdu la vie au cours des dernières 24 heures. Ils auraient été soit assassinés par les Jihadistes dans leur maison, soit tués par les tirs de roquettes ou des snipers. A ce nombre, il faut ajouter 26 civils assassinés dans un village kurde près de Kobane. Les Kurdes dénoncent la rage meurtrière des Jihadistes. Ils savaient qu'ils n'étaient pas assez nombreux pour prendre la ville alors ils sont venus juste pour tuer, affirme Abdel Rahmane de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH). Pour lui, il s'agit plus d'un raid de représailles pour répondre à la série de défaites subies récemment par l'Etat Islamique qu'à une véritable offensive militaire.
Vidéo des combats de rue à Kobane entre les Jihadistes de l'EI et les miliciens de l'YPG :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8cb16843cc09
 
Damas
Les Jihadistes de l'Etat islamique (EI) avaient décapité 12 hommes présentés comme membres de Jeich al-Islam et du Front al-Nosra, deux groupes rebelles rivaux dans la région de Damas.
La brigade Jeich al-Islam, d'obédience wahhabite saoudienne, a aussitôt répliqué en mettant à mort, de façon théâtrale un nombre équivaent de Jihadistes de l'Etat Islamique. 
 
Deraa (Sud syrien) - Offensive "Tempête du sud"
Les rebelles du Front du Sud avancent dans la ville de Deraa mais rencontrent une résistance acharnée de la part des soldats de l'armée loyaliste, parmi lesquels se trouvent des forces d'élite comme la 15ème division des opérations spéciales.
La ville de Deraa se trouve à proximité de la frontière jordanienne. On sait que les rebelles du Front du Sud sont dirigés par un centre de commandement interallié (si on peut dire) basé au nord d'Aman, la capitale jordanienne. On se rappelle également que la ville de Deraa a été l'un des points de départ de la rébellion sunnite, les habitants s'étant rebellés après que des enfants aient été torturés par des membres des forces de sécurité pour les "punir" d'avoir écrit sur un mur des slogans hostiles au président Bachar al-Assad. Le pays s'est brutalement enflammé après que l'armée ait réprimé dans le sang les manifestants qui protestaient contre le sort infligé aux enfants.
En ce qui concerne le sort des armes sur le terrain, les informations sont contradictoires selon que les sources proviennent du pouvoir ou de la rébellion. Damas affirme avoir noyé dans le sang l'offensive des rebelles. La rébellion affirme avoir progressé dans et autour la ville même si elle reconnait devoir faire face à une très vive résistance.
Actuellement, les forces loyalistes contrôlent encore environ 30% de la localité. Jeudi 25 juin, les miliciens du Front du Sud se sont emparés de positions clés comme l'hôpital national et le siège local de la Sécurité de l'Etat. Ils ont également occupé la moitié de la zone industrielle proche des bureaux de la Sécurité de l'Etat, la caserne des pompiers et plusieurs immeubles.
D'intenses combats se déroulent actuellement près du stade et du rond-point Panorama, au nord des quartiers contrôlés par le pouvoir.
carte offensive 2015-06-25.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des affrontements violents sont également signalés à Sanjah, à l'ouest de Deraa, et à Manshiyah, au sud

Au nord de Deraa, deux brigades islamistes qui participent à l'offensive "Tempête du sud", Ahrar al-Sham et Jeich al-Islam, avec d'autres factions plus petites, ont tenté de couper la route de Damas, qui traverse la ville d'Izra tenue par les forces gouvernementales. Les rebelles affirment avoir réussi leurs offensive, mais des sources proches du pouvoir affirment que les combats se poursuivent.

Tunisie

Attaque islamiste sur une plage tunisienne
Une attaque islamiste a eu lieu, vendredi 26 juin,  contre deux hôtels, dont l'hôtel Riu Imperial Merhaba  situé dans  le secteur de Kantaoui, à Sousse, une ville touristique du centre-est de la Tunisie. Il y aurait au moins 37 morts et  au moins une vingtaine de blessés. Un témoin a vu un homme arriver sur la plage privée de l'un des hôtels. Il pourrait être venu à pied ou en bateau. On n'a pas encore de certitude.  Il était vêtu d'un short et portait un sac de sport. Il est d'abord allé se baigner dans la mer puis il est revenu sur la plage, a ouvert son sac de sport et sorti une Kalachnikov du sac avant de tirer sur la foule des vacanciers. Il s'agit d'un étudiant inconnu des services de police. Il était originaire de Kairouan, une ville sainte pour les Musulmans située au centre de la Tunisie. L'homme a été abattu par les forces de l'ordre. Une autre personne soupçonnée d'avoir participé à l'attaque a été arrêté par la police. Cet autre individu serait entré dans un hôtel peu avant le déjeuner et aurait tiré sur les clients.
Parmi les victimes se trouveraient des Allemands, des Belges, des Britanniques, des Français et des Russes.
En 2014, un kamikaze s'était fait exploser sur la plage sans faire d'autres victimes.

Sousse 1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jihadisme international

Un mois de ramadan sanglant
Attentats contre une usine chimique en France, contre des touristes en Tunisie, contre des fidèles Chiites dans une mosquée du Koweït. Toutes ces attaques signifient qu'une offensive jihadiste de grande envergure est en cours, qu'on le veuille ou non. Elle matérialise l'annonce qui avait été faite par l'EI que le mois de ramadan serait terrible pour les "mécréants".
La France est entrée de plein pied dans un processus à la "moyen orientale" qui ne présage rien de bon pour l'avenir :
1 - L'attentat contre l'usine chimique classée Seweso dans la région lyonnaise avait l'ambition d'être un attentat de masse. Le plan suivi rappelle l'explosion de l'usine AZF dans la région toulousaine et il serait peut être nécessaire de revoir, les faits réels entourant cette explosion, même si la justice a déjà jugé et enterré cette affaire.
2 - Les Islamistes ont pour la première fois décapité une victime civile sur le territoire français, pour bien marquer le fait qu'ils agissaient au nom de l'Etat Islamique.
3 - Il s'agissait d'une attaque suicide qui n'a pas réussi car si la cuve de produits chimiques avait explosé, comme les kamikazes semblaient en avoir l'intention, ils auraient vraisemblablement péri dans l'explosion.
 
Remarques
Faute de moyens et de personnel suffisant, un grand nombre de sites "sensibles" ne sont pas protégés en France. C'était le cas de cette usine chimique de Saint-Quentin-Fallavier. Quand on pense que Mr. Mennucci, le député de la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône s'est autoproclamé autorisé à parler des Jihadistes dans les media, on peut craindre le pire.
Enfin, lors de l'affaire Merah, l'opposition de l'époque avait réclamé une enquête parlementaire. Cela n'a pas été le cas en janvier 2015 lors des attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché kacher. Il serait peut être temps qu'une enquête parlementaire soit exigée pour savoir pour quelle raison des personnes connues des services de renseignement arrivent à passer à l'acte. les déclarations de bonnes intentions, les larmes versées sur les victimes ne vont pas suffire à mettre au point une politique sécuritaire adaptée à la montée en puissance d'un danger inconnu en Europe tant par son ampleur que par sa violence.
 
France / Début d'une série d'attentats en France pendant ramadan ?
Des Islamistes ont sans doute cherché à reproduire ce qui s'était passé à l'usine AZF de Toulouse en déclenchant, à l'aide de bombonnes de gaz l'explosion de la cuve  d'une usine de gaz et de produits chimiques à Saint-Quentin-Fallavier, proche de l'aéroport de Lyon-Satolas. Saint-Quantin-Fallavier se trouve à 40km de la ville de Lyon. Une explosion a bien eu lieu vers dix heures du matin, mais elle n'a pas eu l'effet escompté, la cuve ayant résisté. S'ils avaient réussi à provoquer l'explosion de la cuve, c'est toute la région lyonnaise qui aurait été touchée par la détonation avec les conséquences humaines et matérielles quusine de gaz région lyonnaise.jpg'on a connues à Toulouse lors de l'explosion de l'usine AZF.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour réaliser leur attentat, les deux assaillants ont commencé par tuer et décapiter un automobiliste. Il s'agit du directeur d'une usine de transport proche de l'usine. A noter que l'un des Islamistes interpellés ultérieurement s'est avéré être un employé de la personne décapitée. La voiture de la victime leur a ensuite servi à exécuter l'attaque. Et pour revendiquer leur affiliation à l'Etat Islamique, ils ont déposé la tête de la victime sur la clôture de l'usine selon un processus connu de l'organisation jihadiste. L'objectif est de chercher à intimider le peuple français par un acte barbare. Et pour bien signer leur forfait, les Islamistes ont encore couvert la tête du supplicié d'un tissu avec des inscriptions en arabe.
Deux personnes, soupçonnées d'avoir exécuté le chef d'entreprise et tenté de commettre l'attentat contre l'usine classé Seveso, ont été arrêtées peu après. L'un d'eux s'appelle Yassin Salhi. Il est âgé de 35 ans et était fiché par les services de renseignement français depuis 2006 comme islamiste. L’un des Islamiste a pu pénétrer sur le site, un entrepôt de gaz industriels, car "il avait l'habitude de rentrer dans l'usine pour effectuer des livraisons" et était ainsi connu du personnel, qui lui a ouvert la porte, a précisé le procureur lors d'un point de presse. Son arrestation a été en fait réalisée par des pompiers intrigués par le comportement curieux de Salhi. Il y aurait eu une bagarre entre l'Islamiste et les pompiers qui auraient réussi à le maitriser. La femme de Salhi a également été interpellée. Salhi avait donné le change à partir de 2014, se rasant et donnant l'impression de ne plus adhérer à la mouvance islamiste. Un changement qui aurait du attirer l'attention des services.
 
Italie
Un Pakistanais accusé de faire partie d'un groupe terroriste et d'avoir été l'un des exécutants de l'attentat meurtrier de Peshawar en 2009, a été arrêté à l'aéroport de Rome-Fiumicino en provenance du Pakistan, a annoncé vendredi la police italienne.
L'arrestation a été menée conjointement jeudi soir par les polices antiterroristes de Rome et de Sassari (Sardaigne), en collaboration avec la police des frontières. Ce "terroriste présumé", immigré installé en Italie, a été incarcéré. Cet homme, qui débarquait d'un vol en provenance d'Islamabad, est soupçonné d'avoir hébergé à Rome, puis à Olbia, l'un de ses complices, "présumé kamikaze qui avait été désigné pour commettre un attentat sur le territoire italien".
En avril 2015, la police italienne avait démantelé un réseau d'islamistes basé en Sardaigne, dont deux anciens gardes du corps d'Oussama Ben Laden. Ils sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat contre le Vatican en 2010, mais aussi participé à l'une des attaques les plus meurtrières au Pakistan. L'attaque avait visé un marché de Peshawar en 2009.
Le démantèlement du réseau a permis d'arrêter neuf personnes dans toute l'Italie, dont trois en Sardaigne. 

On apprenait, par ailleurs,  que l'Italie avait annoncé vendredi 26 juin avoir relevé son niveau d'alerte après les attentats en France, en Tunisie et au Koweit.
"Aucun pays n'est à l'abri, nous avons relevé notre niveau d'alerte pour sensibiliser à nouveau les unités chargées de surveiller les zones sensibles", a déclaré le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Alfano.
 
Espagne
Le niveau d'alerte antiterroriste a été rehaussé en Espagne, à quatre sur cinq. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Intérieur après les attentats en Tunisie, en France et au Koweït.
"De manière provisoire (...) l'activation du niveau quatre sur cinq, un niveau élevé, a été décidée", a déclaré le ministre Jorge Fernandez Diaz, évoquant la "proximité" des lieux de ces attentats et de l'aniversaire de la proclamation du califat par le groupe Etat islamique (EI).

Réaction de députés français

Communiqué de Bruno Le Maire
Chers amis,
La barbarie a de nouveau frappé la France.
C’est tout notre territoire qui est désormais sous la menace de l’islamisme radical.
Ma première pensée va aux victimes et aux familles des victimes.
Elle va également aux forces de sécurité qui garantissent notre protection partout en France : policiers, gendarmes, militaires, mais également les pompiers qui ont fait preuve ce matin d’un courage exceptionnel que je tiens à saluer.
La réponse à la barbarie terroriste passera par la détermination, la fermeté, l’unité de la nation française.
La réponse à la barbarie terroriste passera également par l’arrestation, la condamnation, l’incarcération ou l’expulsion de tous les islamistes radicaux présents sur le sol français.
La réponse à la barbarie terroriste enfin passera par des initiatives internationales de la France.
Je demande à nouveau que la diplomatie française prenne l’initiative d’une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies appelant au recours à la force contre Daesh et contre l’islamisme radical en Syrie. Nous ne pouvons pas laisser la Syrie devenir le sanctuaire et la base arrière de l’islamisme radical au Moyen-Orient.
Je souhaite que la France prenne également l’initiative d’une conférence internationale rassemblant tous les Etats concernés par la menace islamiste, qu’ils se trouvent en Afrique, au Moyen-Orient, ou en Europe, pour faire face à une menace qui est une menace pour plusieurs années sur notre sécurité mais aussi sur nos valeurs les plus fondamentales de liberté et de respect de la valeur humaine.
Bien à vous,
Bruno Le Maire

COMMUNIQUE DE PRESSE de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

Le 26 Juin 2015 2015
A/S : Attentat islamiste en Isère: la réalité sanglante d'une 5ème colonne dormante!
L'attentat perpétré aujourd'hui en Isère près de Lyon n'est pas un acte fortuit commis par un fou, un détraqué, il s'inscrit dans la stratégie mortifère d'al Qaida et des franchisés de l'Etat islamique illuminés par leur fanatisme religieux.
Ils ont recrutés partout en France, en Europe où des Imams prosélytes développent librement leur influence de haine contre les mécréants, les juifs ou les chrétiens en enseignant que les tuer et être tué en martyr au nom d'Allah permet de gagner le paradis.
Pour faire face et contrer ces barbares il faut d'abord prendre conscience d'une réalité redoutable: ils sont en notre sein, au sein de la France qui les a accueillis, nourris avec une totale naïveté.
Ils constituent une 5ème colonne prête à passer à l'action. La France entre pas à pas dans une guerre urbaine, prétendre le contraire au nom du politiquement correct pour ne stigmatiser personne, c'est se bercer d'illusions coupables !
En conséquence au delà de l'action de nos services de renseignements qui remplissent avec courage leurs missions mais ne peuvent pas tout contrer, nous devons d'abord mener des actions contre les prosélytes Frères musulmans et Salafistes dont l'idéologie est à la source même de cet Islam sectaire et criminel.
Dans ces conditions comment comprendre que l'on puisse tolérer l'ouverture d'écoles coraniques dont on sait qu'elles sont tenues par des Frères musulmans qui donnent le change avec un discours lénifiant mais totalement hypocrite . Ils pratiquent la dissimulation !
A l'évidence l'Education nationale joue avec une totale lacheté la politique de l'autruche et ferme les yeux . J'attends toujours une réponse à ma question écrite à la Ministre de l'Education sur ce point!
Notre défense passe d'abord par la fin de l'angélisme et la prise de conscience que le combat va être long, implacable et il y aura de la casse, nous devons nous réveiller, le temps des illusions et du politiquement correct sont révolus, les Français doivent le savoir !
Il est enfin urgent de cesser de jouer les apprentis sorciers au Proche orient où le gouvernement français se tait et se fait complice du Wahhabisme de l'Arabie Saoudite et du Qatar mais aussi des Frères musulmans de la Turquie qui apportent leurs soutiens à al Nosra affilié à al Qaida et à l'Etat islamique en Syrie et Irak.
Notre politique étrangère y est illisible et directement contraire à nos intérêts!

Jean René Belliard

 

 

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