23/06/2015

23 juin 2015 - Guerres au Moyen Orient et en Afrique du nord

L'Etat islamique s'est déchaîné aujourd'hui, mettant en ligne des vidéos d'exécutions particulièrement cruelles.


Front irakien

Paris livre des armes au Kurdistan irakien
Ali Dolamani, le vice-représentant du Gouvernement Régional du Kurdistan irakien, a fait part de l'envoi d'armes françaises aux Kurdes sans aucune coordination préalable avec le gouvernement central de Bagdad. Il s'agit de missiles antichars Milan, de mitrailleuses lourdes 12/7 et de mortiers
Les Etats-Unis entraînent et fournissent des armes aux Kurdes. Mais l'assistance américaine se fait dans le cadre d'une coopération avec le gouvernement irakien.

Précisions sur le recruteur de kamikazes de l'EI tué dans un bombardement américain à Mossoul
Ali Hawni al-Harzi est un Tunisien qui s'est rendu célèbre pour être l'un des principaux pourvoyeurs de kamikazes, principalement originaires d'Afrique du nord, pour les attaques suicides de l'Etat Islamique. Il a été tué mardi 23 juin au cours d'un raid de l'aviation américaine dans la région de Mossoul. tunisien_terroriste-al-Awni al-Harzi.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre 2012, ce Jihadiste tunisien avait été longuement interrogé dans la capitale tunisienne par quatre agents de la police fédérale américaine (FBI) sur son implication éventuelle dans l'attaque contre le consulat américain de Benghazi qui avait coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains, le 11 décembre 2012. Il avait été relâché en janvier 2013.
Le Trésor américain avait répertorié ce jihadiste comme étant l'un des premiers à avoir rejoint les rangs de l'EI, avant de prendre des responsabilités au sein de cette organisation. L'administration américaine avait mis sa tête à prix pour 3 millions de dollars.

L'Etat Islamique continue ses exécutions
Le ministère irakien des droits de l'homme a révélé que les Jihadistes de l'Etat Islamique avaient exécuté 42 personnes accusées de « collaboration au profit des forces de sécurité et d'espionnage contre le groupe à Kirkouk et Ninive ».
Une personne a été ampute à Hawijah sous prétexte qu'il espionnait pour le compte des services sécuritaires.
25 autres personnes accusées de collaboration avec les services de sécurité et les Peshmergas ont également été passées par les armes devant une foule de civils irakiens rassemblés à Dawwassah, au centre de Mossoul.
 
Des vidéos insoutenables
L'EI a diffusé sur les réseaux sociaux de nombreuses vidéos d'exécution par des méthodes barbares. Elles sont utilisées par l'organisation jihadiste comme arme d'intimidation de ses adversaires et comme outil de propagande. 
La vidéo diffusée mardi 23 juin par l'Etat islamique de la province de Ninive est particulièrement atroce. Elle montre l'exécution de 16 hommes en tenue orange présentés comme des "espions. Les 16 suppliciés sont identifiés et parlent brièvement à la caméra. Ils sont mis à mort en trois groupes selon des méthodes que l'EI n'avait encore jamais utilisées. Cinq hommes sont enfermés dans une cage d'acier qui est soulevée du sol pour être plongée dans une grande piscine où leur noyade est filmée par deux caméras amphibies accrochées aux barreaux.Exécutions par noyade.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre groupe de quatre hommes est enfermé dans une voiture qui est détruite par un tir de lance-roquette. Sept autres "espions" sont décapités par l'explosion d'un câble qui relie leurs têtes.
 
Destruction de mausolées et de tombes
Les Jihadistes de l'Etat Islamique ont entamé une campagne de destruction de tombeaux au sud ouest de la province de Kirkouk. Ils ont détruit entre autres des tombes de cheikhs soufis, adeptes du cheikh Abdel Qader Kilani, sur ordre d'un commandant saoudien de l'EI.
Les destructions ont eu lieu dans les régions de Hawija, Rachad et Riyad à 55 km au sud ouest de Kirkouk, des bastions de l'Etat Islamique. Pour les Islamistes de l'EI, la vénération de ces tombeaux et mausolées est de l'idolâtrie qui éloigne de Dieu.
 
Chrétiens d'Irak
Plus de 120 000 chrétiens ont fui l'Irak depuis l'invasion de Mossoul et de la plaine de Ninive par les Jihadistes de l'Etat Islamique.
Depuis, l'EI mène une campagne de destruction des maisons appartenant à des Chrétiens ou autres communautés religieuses. On cite le chiffre de 1876 maisons détruites dans la province de Ninive. Dernièrement, 16 maisons appartenant à des civils chrétiens ont encore été détruites dans le quartier al-Bakr, à l'est de Mossoul. Le chiffre a été donné par le responsable médiatique du parti démocrate kurde à Mossoul.

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Israël
 
Des Druzes israéliens tuent un blessé syrien dans une ambulance israélienne
Lundi 22 juin dans la soirée, 150 Druzes de la localité de Majdal Shams, près de la ligne de démarcation sur le Golan, ont intercepté une ambulance qui transportait deux blessés syriens. Ils ont battu à mort l'un d'entre eux et laissé l'autre dans un état grave. Deux soldats israéliens ont également été blessés au cours de l'incident.
C'est la deuxième fois en 24 heures que des manifestants druzes interceptent des ambulances israéliennes qui transportent des rebelles syriens blessés dans les combats de l'autre côté de la frontière.
Les Druzes considèrent les rebelles syriens comme une menace pour leur communauté même si la rébellion syrienne fait très attention à ne pas envenimer ses relations avec eux. Les Druzes syriens étaient restés jusqu'ici relativement neutres dans le conflit.
Certains d'entre eux ayant rejoint l'armée syrienne pour combattre à ses côtés. Mais la majorité des Druzes s'était abstenue de prendre parti et refusait, par exemple, la conscription forcée des jeunes.
La tension a monté d'un cran lorsqu'un groupe de Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), conduit par un "Emir" tunisien, a tué 23 personnes dans une localité druze de la province d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie.
Pour en revenir à l'incident du Golan, le lieutenant Peter Lerner, un porte-parole de Tsahal, a affirmé qu'aucun des deux blessés syriens transportés dans l'ambulance n'appartenait au Front al-Nosra, comme l'ont affirmé les manifestants. 
"Le lynchage d'hier soir sur le plateau du Golan est un incident grave", a affirmé M. Yaalon, le ministre israélien de la défense. "Nous ne pouvons pas l'ignorer et les autorités feront appliquer la loi de façon extrêmement ferme", a-t-il ajouté dans un communiqué. Quant au porte-parole de Tsahal, Moti Almoz, il a affirmé sur la radio de l'armée que les Syriens étaient des civils.  "Nous accuser d'aider le Front al-Nosra est incorrect", a-t-il ajouté.
Rappelons que selon la télévision israélienne, 1647 miliciens syriens blessés se sont faits soigner dans des hôpitaux israéliens. Les Druzes israéliens sont hostiles à ce que des rebelles syriens soient soignés en Israël et les protestations et incidents se multiplient depuis quelques jours.
La question druze est un véritable enjeu en Israël où vivent 110.000 Druzes. On compte également 20.000 Druzes sur le plateau du Golan, dont la majorité se considèrent comme syriens.
La Syrie se réjouit évidemment de l'incident. L'agence officielle syrienne Sana a salué "les jeunes héros syriens qui ont puni (les rebelles syriens) pour leur participation dans les attaques contre la patrie et son peuple".

Liban

Mutinerie à la prison de Roumieh
Après la mise en ligne de deux vidéos montrant des séances de tortures de prisonniers à la prison de Roumieh, il fallait s'attendre à une réaction quelconque, soit des familles, soit des prisonniers eux-mêmes. La réaction est arrivée ce mardi 23 juin. Un groupe de détenus a pris le contrôle du bâtiment A de la prison
Aucun gardien n'a été pris en otage et des discussions sont en cours en présence de l'envoyé du ministre de l'Intérieur.
Des forces de sécurité ont été dépêchées sur place.

Libye

L'Union européenne a commencé son opération de repérage des trafics d'humains à partir de la Libye
L'Union européenne veut agir pour mater la crise migratoire de la Méditerranée. Elle a annoncé le début de ses opérations navales basées sur la surveillance des trafiquants d'êtres humains à partir de la Libye.
Quinze navires, des avions et des drones d'au moins 10 pays de l'UE seront utilisés pour surveiller l'activité des bateaux des trafiquants libyens surchargés d'êtres humains en partance pour  l'Italie. Leur mission sera d'évaluer de possibles opérations de combat à grande échelle contre les trafiquants.
Les navires devant opérer à l'extérieur des eaux libyennes, on voit mal ce qui pourra empêcher les trafiquants de poursuivre leur lucrative activité.
Un centre de renseignement a également été mis en place en Sicile pour aider à rassembler les informations recueillies, soit à partir des observations militaires, soit à partir des interviews des émigrés clandestins sur les moyens qu'ils ont utilisés pour entrer en Italie.
Pour l'instant, la réaction du gouvernement libyen réfugié à Tobrouk et internationalement reconnu est très négative.
"Tout navire repéré dans les eaux libyennes hors coopération ou permission sera la cible de l'aviation", a déclaré lundi soir 22 juin Sakr al Djarouchi, le chef d'état-major de l'armée de l'air du gouvernement reconnu par la communauté internationale.
Ces menaces, proférées par un gouvernement qui ne contrôle qu'une petite  partie du territoire libyen et dont la survie dépend de la communauté internationale, ne devraient pas effrayer outre mesure les marines militaires européennes. Seuls les bateaux de Fajr Libya, le bras armé de l'autre gouvernement, celui de Tripoli, doivent être pris au sérieux. Or, pour l'instant, on ignore encore sa réaction.
Pour mettre en œuvre le deuxième volet de l'intervention, c'est à dire la destruction des embarcations utilisées par les trafiquants d'êtres humains, l'UE doit encore obtenir le feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU ainsi que, si possible, l'approbation des deux gouvernements rivaux qui se disputent le pouvoir. Ces deux conditions n'étant pas remplies pour l'instant, les marines européennes vont donc réduire leurs ambitions à l'observation des trafics sans pouvoir y mettre un terme.

Front syrien

Bombardements à Alep
Un raid de l'armée de l'air syrienne a largué un baril d'explosifs sur une mosquée située dans le quartier d'Ansari, un quartier rebelle d'Alep, au moment où les fidèles étaient réunis pour la prière du "Maghreb" (coucher du soleil). Au moins 10 civils, dont deux enfants, ont été tués et une vingtaine d'autres blessés.  
 
Les Kurdes infligent une nouvelle défaite à l'Etat Islamique
Les miliciens kurdes du YPG (prononcer yépégué) poursuivent leur offensive contre l'Etat Islamique dans le nord de la Syrie avec l'appui des  frappes de la coalition internationale et d'une brigade de l'Armée Syrienne Libre (ASL), la brigade Borqan al-Furat (le volcan de l'Euphrate en arabe).
Les Jihadistes de l'EI subissent revers après revers depuis la perte de la ville de Kobane (Aïn el-Arab en arabe) et celle de Tal al-Abyad le 16 juin. Lundi 22 juin, ils viennent de subir une nouvelle défaite face aux miliciens kurdes au nord de Raqqa. Il faut dire que les raids aériens de la coalition internationale avaient bien entamé leur résistance, 26 combattants jihadistes ayant été tués par les frappes aériennes.
Les Unités de protection du peuple kurde (YPG), soutenues par la coalition, ont pris la totalité de la base de la Liwa 93 (Brigade 93), située à 56 km au nord de Raqqa, la place-forte de l'Etat Islamique. Il s'agit d'une base d'une grande importance stratégique pour l'EI  car elle surplombe les routes reliant Raqqa à la province d'Alep (à l'ouest) où les Jihadistes de l'EI poursuivent leur offensive et vers Hassaké (à l'est) où ils viennent de subir un échec.
Les Jihadistes de l'Etat Islamique avaient capturé la base 93 de l'armée syrienne lors de son offensive de l'été 2014.
Les Kurdes ont également pénétré dans la ville d'Aïn Issa, proche de la Brigade 93.
La prise de la base 93 et de la ville d'Aïn Issa est la troisième position importante perdue en quelques jours par l'EI dans la province de Raqqa, capitale du Califat islamique.
 
L'armée syrienne contrôle un champ pétrolier près de Palmyre
Les rapports divergent sur ce qui se passe réellement à proximité de Palmyre. Le pouvoir affirme que, durant le week-end, l'infanterie syrienne, appuyée par d'intenses bombardements de l'armée de l'air, avait repris le contrôle de la localité d'al-Biyarat al-Gharbiya située à 10 km de Palmyre. L'Etat Islamique affirme, lui, que ce sont ses miliciens qui sont à l'offensive pour prendre le champ pétrolier de Jazal, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Palmyre. 
Il est un fait que la prise  d'al-Biyarat al-Gharbiya donnerait au pouvoir syrien le contrôle d'une route nécessaire pour le transport du pétrole à partir du champ de Jazal.
La priorité du pouvoir reste en effet les champs pétrolifères et gaziers autour de Palmyre, qui alimentent en électricité Damas, Banias sur la côte et Homs.  
 
L'Etat Islamique détruit deux mausolées près de Palmyre
L'Etat Islamique poursuit ses destructions de mausolées et autres sépultures anciennes. Plus de 50 mausolées vieux de 100 à 200 ans ont ainsi été détruits dans les régions qu'il contrôle en Syrie depuis plus d'un an.
Maamoun Abdel Karim, le directeur des Antiquités syriennes, a expliqué que les jihadistes "considèrent que les mausolées islamiques vont à l'encontre de leurs croyances et ils interdisent toute visite de ces lieux". Ils proscrivent formellement la visite de sites archéologiques, religieux ou historiques, assimilée à de l'idolâtrie. Ils interdisent l'intercession d'un prophète ou d'un saint pour se rapprocher davantage de Dieu.
C'est en application de cette politique rigoriste que les Jihadistes de l'Etat Islamique ont fait exploser, il y a trois jours, le mausolée de Mohammad Ben Ali, un descendant de la famille du cousin du prophète Ali Ben Abi Taleb. Ce mausolée est situé dans une zone montagneuse à quatre kilomètres au nord de Palmyre.
Les Jihadistes ont également fait exploser un mausolée datant de plus de 500 ans, connu sous le nom de Nizar Abou Bahaeddine, un religieux de Palmyre. Ce monument se trouve dans l'oasis de la ville, à 500 mètres de l'Arc de triomphe.
Maamoun Abdel Karim, le directeur des Antiquités, a par ailleurs révélé que les jihadistes avaient procédé il y a dix jours à la destruction de nombreuses tombes d'habitants de Palmyre. "Tous les tombeaux en marbre avec des fioritures ont été détruits. Pour eux, les sépultures ne doivent pas être visibles", a-t-il  poursuivi.
Ces destructions font craindre le pire pour les ruines romaines de Palmyre. On sait que l'EI a récemment miné la célèbre cité antique inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité. 

Destruction d'un ancien mausolée.jpgDestruction d'un mausolée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plaine d'al-Ghab (province de Hama)
Les combats se poursuivent entre rebelles syriens et l'armée loyaliste pour le contrôle de la région stratégique de la plaine d'al-Ghab. La vidéo a été mise en ligne le 22 juin :
https://www.youtube.com/watch?v=nV6QjxL4eQU&feature=player_Embedded

 Front yéménite

Les miliciens chiites contrôlent 70% du Yémen
Les miliciens chiites d'Ansarullah, assistés de militaires fidèles à l'ancien président Saleh, contrôleraient la majeure partie des provinces yéménites, à l'exception de la province du Hadramout (ou Hadramawat qui représente 35% du Yémen) qui est entre les mains des Jihadistes d'al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) et de tribus sunnites.
Les raids aériens menés par l'Arabie saoudite et d'autres pays sunnites arabes n'ont pas permis aux partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi de reprendre le terrain aux miliciens chiites.
 
 provinces_yemen_cartes.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Aden : Les affrontements n'ont pas cessé ces derniers mois à Aden, que les Houthis tentent de contrôler totalement mais où ils se heurtent à la résistance des combattants pro-Hadi, réunissant des autonomistes sudistes, des militaires et de simples volontaires. Malgré la résistance acharnée des anti-Houthis, 80% de la province d'Aden est désormais entre les mains des miliciens chiites d'Ansarullah et des militaires fidèles de Saleh. Seules 4 zones sont encore le théâtre de combats entre les Chiites houthis et les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Ce sont les zones de Dar-Saad, al-Mansourah, al-Barikah, et cheikh Othmane. Mardi 23 juin, encore sept civils ont été tués et 94 blessés par des tirs de roquettes des rebelles chiites Houthis contre plusieurs quartiers contrôlés par les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi.
- Lahj : Dans la province de Lahj, il ne reste plus que l'usine de plomb qui résiste aux assauts des miliciens chiites.
- Chabwa : La majeure partie de la province de Chabwa a été conquise par Ansarullah et les militaires fidèles de l'ancien président. Les Jihadistes d'AQPA qui en avaient occupé une partie ont été repoussés dans les régions d'al-Rawda et Azzan.
- Abyane (ou Abine) : Les Chiites contrôlent également 85¨de la province d'Abyane. Cette province est située entre celles d'Aden et de Chabwat. La ville de Zinjibar, que les Jihadistes d'AQPA voulaient transformer en place-forte, est toujours le théâtre de combats entre les miliciens chiites et les tribus sunnites aidées par les Jihadistes d'AQPA.
- Daleh (ou Dalea) : Les affrontements se poursuivent également dans la province de Daleh (ou Dalea) entre les miliciens chiites d'une part et les éléments pro-Hadi et  les partisans d'Ali Salem al-Bid (ancien président sudiste) d'autre part. Le front de Daleh est très difficile en raison de sa topographie montagneuse. Mardi 23 juin, les combats étaient particulièrement violents entre les miliciens chiites et les combattants anti-Houthis. Les affrontements auraient fait 24 morts parmi les rebelles chiites et huit , dont un commandant local, dans les rangs des combattants anti-Houthis. Les deux parties ont utilisé des armes de différents calibres au cours de la bataille provoquée par une tentative des Houthis d'avancer dans les secteurs nord et est de la ville de Daleh. 
- Taëz : Les combats se poursuivent dans la province de Taëz.
- Al-Jawf  et Maarib : La prise de contrôle de la province d'al-Jawf, la semaine passée, a permis aux miliciens chiites d'Ansarullah de venir à bout de deux camps d'al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) dans la province voisine de Maarib. Il s'agit des camps de Nakhlat et al-Sahil. Les affrontements se poursuivent pour le contrôle de la province de Maarib, et notamment à Jedaane et Sahel al-Jin, au nord. 85% de cette province sont déjà entre les mains des miliciens chiites.
 
Pendant ce temps, les attaques des miliciens chiites yéménites contre des positions de l'armée saoudienne à la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen ne connaissent pas de répit. Les combats s'étendent sur tout le long de la bande frontalière qui commence par Nijrane à l'est, en passant par Assir et Zahrane, pour finir à Jizane, au bord de la Mer rouge. Ces deux derniers jours, 8 positions saoudiennes ont été pilonnées. Elles servaient de lignes de défense pour la base stratégique de Jizane. 

Jean René Belliard

 

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