17/06/2015

17 juin 2015 - Dernières nouvelles du Moyen Orient et d’Afrique du nord

Les rebelles du Front du Sud ont annoncé le lancement d’une nouvelle offensive d’envergure pour éliminer les dernières positions encore tenues par l’Armée Arabe Syrienne dans la province de Qouneitra.


Egypte

Sinai
Un policier égyptien a encore été tué et quatre autres blessés, mercredi 17 juin, lorsque leur véhicule blindé a été détruit par une puissante explosion. La bombe a été actionnée à distance au passage du blindé.  Un capitaine de police a été tué et quatre policiers blessés.
Le Nord-Sinaï est le bastion du groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess qui s'est rebaptisé "Province du Sinaï" (Wilayat Sina) pour marquer son allégeance au "calife" autoproclamé Abou Baker al-Baghdadi, le chef de l’Etat Islamique.
Le Sinaï est particulièrement secoué par la violence et des centaines de policiers et de soldats ont été tués, depuis 2013, au cours d’attaques jihadistes. La plupart des attaques ont lieu dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Front irakien

Raffinerie de Baiji
Les combats entre Islamistes de l’EI et soldats irakiens n’en finissent pas pour le contrôle de la raffinerie de Baiji.
Cinq policiers irakiens ont encore été tués dans le village de Tal Albou Djarad situé près de la raffinerie de Baïji, a-t-on appris mercredi 17 juin.

Ramadi
Le général britannique Christopher Ghika, qui participe à la coalition internationale antijihadistes n’a pas la langue dans sa poche. Il a déclaré à des journalistes à Bagdad que si la ville de Ramadi était tombée, c’est à cause du général Khalaf al-Fahdawi qui a ordonné à ses hommes d’abandonner la ville.
"En d'autres termes, s'il avait choisi de rester, il serait encore là-bas aujourd'hui", a affirmé le général Christopher Ghika.
Ramadi, la capitale de la province sunnite d’all-Anbar était tombée entre les mains des Jihadistes de l’EI le 17 mai. Depuis, les forces irakiennes appuyées par la coalition et des milices chiites cherchent à la reprendre mais sans succès jusqu’à présent.
Vidéo de l’Etat Islamique montrant les combats de Ramadi. La première partie montre l’énormité des attaques kamikazes qui déRamadi
Le général britannique Christopher Ghika, qui participe à la coalition internationale antijihadistes n’a pas la langue dans sa poche. Il a déclaré à des journalistes à Bagdad que si la ville de Ramadi était tombée, c’est à cause du général Khalaf al-Fahdawi qui a ordonné à ses hommes d’abandonner la ville.
"En d'autres termes, s'il avait choisi de rester, il serait encore là-bas aujourd'hui", a affirmé le général Christopher Ghika.
Ramadi, la capitale de la province sunnite d’all-Anbar était tombée entre les mains des Jihadistes de l’EI le 17 mai. Depuis, les forces irakiennes appuyées par la coalition et des milices chiites cherchent à la reprendre mais sans succès jusqu’à présent.
Une Vidéo de l’Etat Islamique que le général britannique n'a peut être pas vue. Elle a été tournée pendant les combats de Ramadi. La première partie montre l’énormité des attaques kamikazes qui détruisent ici un immeuble de huit étages. La seconde partie montre une vidéo tournée à l’aide d’une Gopro sur un Jihadiste :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d93065531a48

Le Hezbollah irakien (milice chiite)
Depuis quelques temps, de nombreuses vidéos mises en ligne par le Hezbollah irakien montrent la montée en puissance de cette milice chiite.
Des vidéos ont montré, par exemple, un avion téléguidé baptisé « Bassir-1 » bombardant deux véhicules kamikazes dans le secteur de Baiji. 
On voit sur la vidéo l’avion en train de détecter la voiture piégée avant de tirer un missile. Le même avion a survolé une deuxième cible et l’a également détruite. 
« Bassir-1 » a été fabriqué par les brigades du Hezbollah d’Irak. Le drone permet une détection de haute précision des déplacements de l'adversaire, ce qui leur assure une importante force de frappe et renforce les moyens de récolte de renseignements.
Le Hezbollah irakien prétend avoir développé ces engins après avoir réussi à infiltrer les systèmes des drones américains à l’époque de l’occupation de l’Irak.
Vidéo montrant une arme développée par le Hezbollah irakien qu’il a baptisé « IRAM » (Improvised Rocket Assisted Munition) – La vidéo a été prise dans le secteur de Baiji :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f7cb19aed92c

Les chrétiens dans la bataille contre l’Etat Islamique
Un responsable militaire kurde a annoncé que 914 volontaires chrétiens venaient d’achever une période d’entraînement de deux mois et allaient gagner le front dans la plaine de Ninive, au nord-ouest de Bagdad. Les volontaires se sont entraînés à l’utilisation d’armes légères et moyennes, ainsi qu’à la guerre de rues.
« 914 volontaires chrétiens de la plaine de Ninive ont terminé une formation militaire dans un centre d’entrainement à l’ouest de Douhouk », a indiqué le responsable médiatique du centre d’entrainement kurde réservé aux volontaires.
Un nouveau groupe de volontaires chrétiens doit rejoindre le camp d’entraînement dans quelques jours.

Les Yazidis aussi
Vidéo montrant la montée au front d’une colonne de Yazidis, une minorité religieuse irakienne persécutée par les Jihadistes de l’EI qui les considèrent comme des païens, des hommes sans dieu. Les Yazidis partent renforcer le front de Hardan, une région tenue par les Kurdes où les Islamistes de l’EI se font très menaçants :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=08125c9a661b

Visite officielle du premier ministre irakien en Iran
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, s’est rendu ce mercredi 17 juin dans la capitale iranienne pour une visite officielle d’un jour.
Il doit notamment parler avec l'ayatollah Sayed Ali Khamenei, le guide suprême de la République islamique, et d'autres dirigeants iraniens, des moyens de lutter efficacement contre l’Etat Islamique.
 
Front syrien

Alep
Sept civils, dont quatre enfants, ont été tués par des roquettes tirées par des rebelles sur un quartier d’Alep tenu par les forces gouvernementales.

Damas
Les bombardements de part et d’autre entre les forces loyalistes et les rebelles ont provoqué la mort de 33 personnes ces dernières heures.
24 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées mardi 16 juin dans l’après-midi par des roquettes et des raids gouvernementaux contre Douma, un bastion rebelle à l'est de Damas et qui est assiégé depuis deux ans par l’Armée Arabe Syrienne.
Dans la soirée, neuf personnes, dont cinq femmes ont été tuées par des tirs de roquettes sur le jardin Arnous dans le centre de Damas. Il s’agit d’un secteur tenu par le pouvoir. 13 personnes ont également été blessées dans ce jardin où les habitants ont l’habitude de venir chercher la fraîcheur en été. 
Les rebelles auraient tiré deux obus sur ce jardin, soit à partir de Douma ou de Jobar, un autre secteur de la banlieue où les combats sont très intenses depuis des mois.

Province de Quneitra (sud syrien)
Les rebelles du Front du Sud ont annoncé le lancement d’une nouvelle offensive d’envergure pour éliminer les dernières positions encore tenues par l’Armée Arabe Syrienne dans la province de Qouneitra.
A noter que le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) a été tenu à l’écart de cette offensive.
Depuis le début de la matinée du mercredi 17 juin, les rebelles ont procédé à un intense bombardement de toute la région de Quneitra. Les tirs sont concentrés sur une zone située entre le réservoir d'eau de Quneitra et la ville elle même. Certains bâtiments des faubourgs ont apparemment été endommagés.
Les forces insurgées ont, depuis trois mois, infligé une série de défaites à l’armée syrienne. Ces forces sont pour leur grande majorité composées de brigades non islamistes même si des groupes appartenant au Front al-Nosra sont également présents dans la région. Il s’agissait là d’une condition imposée par les Américains pour armer et entraîner les rebelles sur le territoire jordanien avant de les renvoyer en Syrie avec pour objectif final de prendre Damas afin d’obtenir le départ de Bachar al-Assad : Pas de Jihadistes dans les rangs du Front du sud !
L’armée de l’air syrienne tente de ralentir l’avance des insurgés et procède à de nombreux bombardements aériens qui font de nombreuses victimes. C’est ainsi que 18 personnes, dont 14 enfants, ont été tuées mardi 16 juin à Ghariyah, une localité de la province de Deraa. 
Les raids aériens ont touché une école coranique ce qui explique le grand nombre d’enfants tués.

Que se passe-t-il dans le Qalamoun ?
Le Hezbollah et l’armée syrienne poursuivent leur progression dans le Qalamoun, notamment dans le jurd al-Jarajir, infligeant de lourdes pertes à ses adversaires.
Ils se sont emparés, après de violents combats, de deux hauteurs de cette region, Ra’s al-Koch, et Kornet Ra’s al-Saaba. Ces hauteurs sont situées entre le jurd d’Ersal et celui de Ra’s Baalbek, deux localités libanaises.
Le Hezbollah a également bombardé des positions de l’Etat Islamique situées dans les jurds libanais de Ra’s Baalbek, lui infligeant des tués et des blessés.
Des miliciens du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) ont également été pris pour cibles dans le jurd d’Ersal.

Des divisions au sein de l’Etat islamique ?
Il y aurait eu des règlements de compte au sein de l’Etat Islamique dans la région du Qalamoun. C’est ainsi que le Jordanien Abou al-Walid al-Makdesi aurait été égorgé par ses anciens compagnons. Il avait décidé de quitter les rangs de l’EI après avoir critiqué la corruption de certains de ses chefs.
Via un message sonore diffusé sur la Toile, Makdesi reproche à Daesh son refus d’établir un tribunal religieux dans la région ou d’organiser des sessions religieuses pour tous ceux qui rejoignent ses rangs.
C’est pour cela que, selon lui, les miliciens se haïssent et s’entretuent, évoquant «  l’absence de mécanismes d’adhésion, et la déficience du niveau de pratique religieuse qui abouti a des exagérations ».
C’est pourtant grâce à Abou al-Walid al-Makdesi que les rangs de l’Etat Islamique dans le Qalamoun s’étaient gonflés en octobre 2014, passant de 96 Jihadistes à plus de 800, grâce, notamment, à l’adhésion de miliciens de l’Armée Syrienne Libre (ASL).
Abou alWalid a été exécuté dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin lorsque des miliciens de Daesh ont pris d’assaut sa maison dans la localité libanaise d’Ersal, et l'ont égorgé sans même passer par un procès devant un tribunal religieux. Sa femme, son fils et trois autres personnes ont également été tués.
Son successeur est l'Irakien Mohammad Abdel-Rahum Helli al-Douleymi. Il serait le frère de Souja al-Douleymi, l'ex-épouse d'abou Bakr al-Baghdadi détenue au Liban.
Abou al-Walid était conu pour son extrémisme et sa persistance à obtenir l'allégance à Daesh de toutes les milices en actions dans le Qalamoun. C’est lui qui aurait pris la décision de liquider deux dirigeants de l’Etat Islamique en mai 2015. 
Un autre émir militaire de l’Etat Islamique, un "émir" irakien, Abou Balkis, a lui aussi été tué ainsi qu’un ancien chef de la milice du front al-Nosra qui s’était rallié à l’EI. Il s’agit de Talhaat Amer (Abou Bakr Amer). Ils auraient été liquidés au cours d’accrochages internes et non pas par un obus du Hezbollah comme on l’avait entendu.
Ahmad Seifeddine a également été arrêté il y a plusieurs semaines par l’EI avant d’être relaché après avoir été innocenté. Seifeddine est ce Jihadiste recherché par les services de sécurité libanais qui l’accusent d’avoir tué l’officier libanais Nour al-Jamal lors de la bataille de l’école technique d’Ersal, en juillet 2014. Seifeddine est également accusé d’avoir supervisé l’entrainement et les formations des miliciens recrutés  dans la ville de Tripoli et d’avoir livré des armes aux groupuscules du Cheikh islamiste Ahmad al-Assir à Saïda, su sud du Liban.
L’Etat Islamique l’a finalement relâché après avoir été blanchi par un tribunal islamiste de son implication dans la livraison de membres de l’Etat Islamique au front al-Nosra.

Mwaffak Abou Souss, le nouvel homme fort de l’Etat Islamique dans le Qalamoun
Ces dissensions semblent s'inscrire dans une lutte acharnée pour le pouvoir au sein de l’Etat Islamique dans la région du Qalamoun. Mwaffak Abou-Souss, un Jihadistes originaire de la ville syrienne de Qousseir, tenterait de prendre le contrôle de la région. Il avait déjà fait la même chose avec la brigade al-Farouk, l’une des premières brigades de l’ASL dont on ne parle plus aujourd’hui.

Front yéménite

Poursuite des bombardements malgré la conférence de paix
La coalition conduite par l'Arabie saoudite a bombardé des bases militaires à Sanaa, la capitale yéménite et des positions des miliciens chiites d’Ansarullah dans le centre du pays et dans la province d’al-Mahwit. Les Saoudiens ont donc décidé de ne pas tenir compte du fait  que des pourparlers de paix se déroulaient à Genève sous l’égide de l'ONU. 
Les négociations de Genève sont entrées mercredi dans leur deuxième jour. L'émissaire des Nations unies pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a débuté mardi 16 juin ses efforts de médiation afin de trouver un point d'accord entre les différentes factions politiques qui refusent toujours de s'asseoir à la même table.

Suite de la mort du numéro 1 d’al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA)
Nasser al-Wahaychi avait fatalement été repéré par des espions pour qu’un drone américain puisse venir l’exécuter mardi 16 juin. Les Jihadistes de l’AQPA se sont aussitôt mis à la recherche des personnes qui auraient pu donner l’information. Ils ont identifié quatre Saoudiens qu’ils ont aussitôt exécutés, les accusant d’espionnage pour le compte des Etats-Unis.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent deux hommes agenouillés sur une plage, les yeux bandés, avant leur exécution par balles. La rapidité avec laquelle ces hommes ont été identifiés nous font plutôt penser qu’il pourrait s’agir d’une liquidation par l’AQPA de membres de l’Etat Islamique. 

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Quintuple attentat à Sanaa (capitale du Yémen)
Au moins 31 personnes ont été tuées et des dizaines blessées mercredi 17 juin à Sanaa dans cinq attentats simultanés contre des mosquées chiites et la maison d'un responsable de la rébellion qui contrôle la capitale yéménite.
Deux voitures piégées ont visé des mosquées et une troisième la maison du chef du bureau politique de la rébellion chiite Houthie, Saleh al-Sammad. Deux autres engins ont explosé devant deux autres mosquées à l'heure de la prière du soir. Tous les attentats ont été revendiqués par l'Etat Islamique. C'est la deuxième fois que l'EI frappe à Sanaa. En mard 2015, les Jihadistes de l'EI avaient lancé des attaques suicides contre des mosquées chiites qui avaient fait 142 morts.

Cette vidéo montre l’attaque de positions des partisans du président Hadi par les miliciens chiites d’Ansarullah :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gXtFvyB6mls

Jihadisme international

Grande Bretagne
On est sans nouvelles de trois sœurs suspectées d'être parties avec leurs neuf enfants pour rejoindre l’Etat islamique en Syrie.
"Nous avons reçu des informations selon lesquelles des contacts avaient été pris avec la famille au Royaume-Uni suggérant que l'une des adultes parties est peut-être en Syrie", a déclaré la police du Yorkshire de l'ouest, d'où sont originaire ces jeunes femmes.
"Contact a été pris par l'une des femmes portées disparues et il y a une indication laissant penser qu'elles ont peut-être déjà franchi la frontière syrienne. Mais cela reste pour le moment non corroboré", a précisé la police.
Mardi 16 juin, les maris de deux des jeunes femmes ont lancé un appel au cours d’une conférence de presse, les implorant de rentrer à la maison.
Khadija Dawood, 30 ans, Zohra Dawood, 33 ans, et Sugra Dawood, 34 ans, ont quitté la Grande-Bretagne le 28 mai 2015 pour se rendre en pèlerinage en Arabie Saoudite, avec leurs neufs enfants, âgés de trois à quinze ans.
Alors qu'elles devaient revenir en Grande-Bretagne le 11 juin, elles ont embarqué deux jours plus tôt sur un vol à Médine pour Istanbul, un des principaux points de passage sur la route de la Syrie, pays où se trouve déjà un frère des trois sœurs. On est sans nouvelles d’elles depuis ce jour.

Russie
Environ 2.000 Russes combattent dans les rangs de l'État islamique (EI) en Syrie et en Irak, a affirmé, mercredi 17 juin, Andreï Novikov, le directeur du Centre antiterroriste de la Communauté des États indépendants (CEI).
"Selon les services de renseignement, environ 2.000 citoyens russes se battent dans les rangs de l'EI et les estimations des experts s'approchent des 5.000" combattants, a déclaré M. Novikov dans une interview à l'agence de presse russe Interfax. "Le retour de ces combattants va aggraver la situation dans les pays de la CEI", qui réunit la plupart des ex-républiques soviétiques, a-t-il ajouté alors que plusieurs pays d'Asie Centrale font face à une montée de l'intégrisme religieux.
Début juin 2015, le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB), Alexandre Bortnikov, avait estimé à 1.700 le nombre de citoyens russes se battant en Irak et s'était inquiété de l'influence grandissante de l'EI en Russie, appelant à une collaboration accrue avec Washington et les Occidentaux.

Le nombre des candidats russes au Jihad s’est fortement accru ces dernières semaines
Mardi 16 juin, l’université d'État de Moscou a révélé la disparition d'une étudiante partie en Turquie pour vraisemblablement tenter de passer en Syrie. Mariam Ismaïlov "étudiait le management et le marketing dans notre université", a déclaré une porte-parole de l'académie de Moscou à l'agence RIA Novosti, ajoutant qu'elle s'était envolée vers la Turquie pour y retrouver une autre étudiante de l'université.
Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, s'est inquiété de cette vague de départs d'étudiants russes et a évoqué devant la presse "un phénomène dangereux".
Début juin, 14 ressortissants russes, dont une étudiante de 19 ans, et quatre Azerbaïdjanais avaient été arrêtés à Kilis, en Turquie, alors qu'ils tentaient de passer en Syrie.
Preuve de l'intérêt grandissant de l'EI pour la Russie, l'organisation terroriste a lancé fin mai une version russe de son magazine officiel, intitulé Istok ("Source" en russe).

Tchad
Le Tchad a interdit le port de la burqa, un voile intégral cachant le visage, pour des raisons de sécurité après le double attentat-suicide qui a fait 33 morts lundi 15 juin à N'Djamena. La décision a été annoncée mercredi 17 juin par le Premier ministre, Kalzeube Pahimi Deubet.
"Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire", a annoncé le chef du gouvernement tchadien lors d'une adresse aux leaders des différentes communautés religieuses à la veille du début du ramadan.

Jean René Belliard

 

 

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