15/06/2015

15 juin 2015 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

L'armée de l'air américaine a effectué un raid aérien en Libye, étendant ainsi son champ d'action contre le jihadisme international. Désormais, la Libye ne sera plus un refuge pour les membres d'al-Qaïda ou de l'Etat Islamique. Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar aurait été tué sans qu'on ait à cette heure la confirmation formelle.


Front irakien

Kurdistan ou pas Kurdistan ?
Avec les succès militaires des Peshmergas kurdes contrel’Etat Islamique, on entend de plus en plus des appels à l’indépendance de la province et à la proclamation de l’Etat kurde.
Or, il semble qu’il y ait des divergences quant au timing et à l’ampleur de l’indépendance ou de l’autonomie envisagée.
Les mesures effectives vers l’indépendance ont commencé en mai 2015 à l’issue de la visite du président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, aux Etats-Unis et à certains pays européens. On y a évidemment parlé de la question d’un Etat kurde.
Barzani avait rapporté les propos du président américain Barack Obama selon lesquels il « comprenait les aspirations du peuple kurde ».
Et dans une interview accordée à la chaine de télévision américaine CNN, Barzani a fait état de « mesures réelles vers l’indépendance », assurant que les kurdes poursuivront sur cette voie, qui est un droit naturel du peuple kurde ».
« Nous ne savons pas quand l’indépendance aura lieu, cette année ou l’année prochaine. Il est difficile de fixer un délai mais nous espérons que ceci aura lieu le plus rapidement possible », a déclaré Barzani, tout en se disant confiant que le « Kurdistan indépendant aura certainement lieu… c’est un processus continu. Nous n’allons pas cesser nos efforts, et nous n’allons pas reculer ».

Une réunion entre Kurdes irakiens pour discuter de l’indépendance
Quelques jours après son retour, Barzani a rencontré les représentants des partis kurdes  pour parler de l’avenir du Kurdistan à l’ombre des développements en Irak. Au cours de cette réunion, les différents partis kurdes seraient convenus d’étudier les options possibles, ainsi que les obstacles à cette indépendance. Il a été prévu de mettre en place une « chambre d’opération commune » entre les partis pour aboutir à un projet clair. Les questions qui devront être traitées sont : Quelle stratégie adopter pour négocier avec le gouvernement central irakien ? Quelle est la position des différents partis sur le degré d’indépendance à obtenir ? La question de l’organisation d’un référendum pour obtenir l’approbation de la population du Kurdistan sur la question de l’indépendance. Il a également été question de la rédaction d’une constitution kurde qui serait différente de celle de l’Irak. Pour l’instant, selon la constitution irakienne, le Kurdistan est partie intégrante de l’Irak et Bagdad agit en tant que gouvernement central.

Les richesses pétrolières
Il y a bien évidemment la question de la répartition des revenus pétroliers. On sait qu’une querelle à ce sujet a opposé les gouvernements de Bagdad et celui d’Erbil (Kurdistan). Le problème est crucial car il porte sur la viabilité économique d’un futur Kurdistan indépendant.  Or il ne peut y avoir d’indépendance politique sans indépendance économique.

Divergences entre les partis kurdes sur le calendrier
Les partis kurdes ne sont pas unanimes quant au calendrier. Le Parti Démocrate Kurde (PDK), dirigé par Massoud Barzani, veut l’indépendance dans les plus brefs délais, sans même attendre un accord sur le statut de la province de Kirkouk, riche en pétrole, ou d’autres régions controversées entre Bagdad et Erbil.
Le parti de l’Union Nationale Kurde (UNK), lui,  dirigé par Jalal Talabani, voudrait qu’on se donne plus de temps. Il estime que la conjoncture n’est pas favorable pour l’instant.

Divergence également sur les frontières d’un Etat kurde
Les partis kurdes divergent également sur les frontières d’un futur Etat kurde. Le Mouvement du Changement lie l’annonce de l’Etat au résultat des négociations avec le gouvernement irakien en ce qui concerne la  province de Kirkouk.
Il a proposé un projet visant à annexer ces régions au Kurdistan via un référendum concernant la population de Kirkouk. Rappelons que la population de cette région est composée de kurdes, d’arabes et de turkmènes.
Le Parti Démocrate Kurde (PDK) de Barzani est plus prudent sur l’annexion de ces régions controversées. La raison est qu’il y aurait la possibilité d’un changement du rapport des forces politiques dans la province en faveur de Jalal Talabani, très populaire à Kirkouk.
Autre obstacle à cette indépendance : la position ambigüe des Etats-Unis et de l’Europe. A ce jour, le seul pays qui a publiquement affiché son soutien à un Etat kurde éventuel est la Hongrie. Le soutien hongrois aurait été signifié lors de la visite, en mai 2015, de Massoud Barzani, ce qui a immédiatement provoqué la colère du gouvernement de Bagdad.

Les kamikazes étrangers en Irak
Chaque mois, 40 étrangers entrent en Irak pour mener des attentats suicides, a indiqué lundi 15 juin Haïdar el-Abadi, le Premier ministre irakien.  Il a appelé les pays de la région à tout faire pour freiner l'afflux de Jihadistes étrangers.
Les kamikazes sont une des armes les plus mortelles utilisées par l’Etat islamique (EI), qui les envoie au volant de véhicules bourrés d'explosifs vers les positions des forces de sécurité irakiennes ou des zones très fréquentées, où ils font une grand nombre de victimes civiles.
"Le nombre de combattants étrangers en Irak dépasse désormais le nombre d'Irakiens" membres de l'EI, selon M. Abadi, et il y a des kamikazes "venant de tous les pays" de la région. "Il y a un problème qui doit être géré par ces pays", a poursuivi M. Abadi. "C'est aux autres (...) d'empêcher ces terroristes de venir dans notre pays, et de faire cesser cette machine à tuer, détruire, et répandre le terrorisme", a-t-il estimé.
 
Liban

Tripoli
Abou Mohammad Saleh al-Hamoui, un membre du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) qui a occupé de hautes fonctions dans la province syrienne de Hama, a indiqué qu’Abou Qatada, un commandant Irakien de l’Etat Islamique serait entré au Liban en provenance de la province syrienne de Raqqa pour activer des cellules dormantes au Liban-nord.
Abou Qatada se trouverait actuellement dans le quartier de Ramel, à Tripoli. De là, il planifierait une opération majeure contre l'armée libanaise dans la capitale du Liban-nord. L’opération serait prévue pour avoir lieu dans les premiers jours du Ramadan, affirme al-Hamoui sur son compte Twitter.

Front Libyen

Les Américains vont-ils étendre à la Libye leur guerre aérienne contre les Jihadistes ?
Un raid mené par des avions américains contre une cible jihadiste en Libye pourrait bien être le premier d’une longue série contre les Jihadistes présents en Libye, étendant ainsi à ce pays la campagne qu’ils mènent en Irak, en Syrie et au Yémen.
Le raid mené par deux F-15, équipé chacun d’une bombe de 500 livres, a eu lieu le dimanche 14 juin à deux heures du matin. La cible était un complexe fermier situé à 18km au sud d’Ajdabiya.  Sept dirigeants islamistes auraient perdu la vie au cours de l’attaque. 

Mokhtar Belmokhtar serait parmi les personnes décédées
On n’a pas encore la preuve formelle, mais Mokhtar Belmokhtar (43 ans), l’ancien chef d’al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ferait partie des 33 victimes.
Belmokhtar est considéré comme le responsable de l’attaque de janvier 2013 contre l’usine de transformation gazière d’Im-Amenas en Algérie au cours de laquelle 39 otages et un garde algérien ont été tués.
Ce n’est pas la première fois qu’on annonce sa mort. Belmokhtar, aussi connu sous le nom de Khaled Abou El Abbas ou Laaouar, aurait survécu à une tentative d'assassinat à Qasr Ben Gashir en 2014. Et en décembre 2014, un raid mené par un hélicoptère avait pris pour cible un camp près de Traghen, au sud de Sebha (grand sud libyen) où il était censé se trouver. 

Mokhtar Belmoktar.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belmokhtar était resté fidèle à al-Qaïda
On sait qu’il s’était rendu à Syrte dernièrement, la ville où précisément les Islamistes du Majless ech-Choura sont en guerre contre les Jihadistes de l’Etat Islamique.
Cela donne l’occasion de préciser quelles étaient dernièrement les relations de Belmokhtar avec al-Qaïda et l’Etat Islamique.
On sait que Belmokhtar avait rompu avec al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Des rumeurs avaient prétendu qu’il avait rejoint l’Etat Islamique. Il n’en était rien. Il a d’ailleurs vertement critiqué l’organisation Mujao qui avait fait allégeance à l’EI. La raison de sa rupture avec AQMI est qu’il ne supportait plus les cadres dirigeants de l’AQMI qui lui faisaient toutes sortes de demandes qu’il considérait comme futiles comme, par exemple, des rapports sur les dépenses ou qui lui reprochaient de ne jamais leur répondre au téléphone alors qu’il répondait volontiers aux journalistes. En fait, Belmokhtar considérait qu’il était en droit d’être en relation directe avec Zawahiri, le leader d’al-Qaïda. 

Détails sur le raid aérien
Le raid a ciblé une ferme située à 18 kilomètres à l'extérieur Ajdabiya et qui appartiendrait à al-Saadi al-Nofali, l'un des leaders d’Ansar ach-Charia dans la ville. Il semble qu’une réunion de dirigeants islamistes se déroulait à cet endroit lorsqu’une explosion fracassante a détruit le site. 
Washington a confirmé le raid précisant qu’il avait pris pour cible un "niveau intermédiaire d'Al-Qaïda en Libye". Le porte-parole du Pentagone, le colonel Steve Warren, a ajouté qu'il pensait que le raid avait été un succès, mais que le résultat était encore en cours d'évaluation. C’est un peu plus tard qu’on a appris que la cible était Belmokhtar, ce qui n’est pas vraiment un niveau intermédiaire. S’il se confirme que Belmokhtar était présent sur place et aurait été atteint, cela voudrait dire que les Etats-Unis disposent sur place d’un haut niveau de renseignements.
De son côté, le gouvernement libyen internationalement reconnu a confirmé le raid, précisant qu’il avait été consulté avant la frappe :
"Le gouvernement libyen confirme que cette opération fait partie de l'aide internationale qui a longtemps été appelée par le gouvernement libyen intérimaire pour lutter contre le terrorisme, qui est devenu une obsession dangereuse de la situation régionale et internationale".
La ferme est habituellement fréquentée par les membres d’Ansar ach-Charia, de l’Etat Islamique et du Conseil de la Choura d’Ajdabiya (CSRA), ce qui confirme que les Islamistes locaux ont souvent tendance à se mélanger. A noter que le CSRA a été créé en mars 2015 sur l’exemple du Conseil de la Choura des Révolutionnaires de Benghazi (CSRB). Il regroupait au début des miliciens de Fajr Libya (l’Aube de la Libye) et d’Ansar al-Charia, mais les partisans de l’Etat Islamique étaient devenus, dernièrement plus nombreux.

CHf9Ej_VAAAL25v.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Combats à proximité de l’hôpital d’Ajdabiya entre Islamistes et soldats
Les Islamistes ont tenté d’amener les blessés à l’hôpital al-Magrief d’Ajdabiya, le dimanche matin 14 juin, mais ils se sont heurtés aux soldats du 151ème bataillon de l’armée libyenne qui gardent la ville avec l’assistance d’habitants armés. Les gardes des installations pétrolières, la Garde d’Ibrahim Jadhran sont restés l’arme au pied et n’ont pas participé aux combats. Les affrontements auraient fait cinq morts parmi les défenseurs, deux soldats et trois civils. 18 autres personnes auraient été blessées. On ne connaît pas les pertes parmi les membres d’Ansar al-Charia ou du Conseil de la Choura des révolutionnaires (CSRA). Deux blessés ont été abandonnés sur place, un Yéménite et un Tunisien.

Front syrien

 

Alep
Des bombardements rebelles sur les quartiers tenus par le régime ont fait entre 13 et 20 morts et une centaine ont été blessés, dont une vingtaine d’enfants. Un immeuble s'est effondré sur ses habitants".  250 obus ont été tirés en quatre heures sur le quartier syriaque et la mosquée al-Rahmane, dans le centre-ville
Ce bombardement survient le jour de l'arrivée à Damas de l'émissaire spécial de l'ONU Staffan de Mistura. Dimanche, le porte-parole de l'émissaire avait indiqué dans un communiqué qu'il comptait soulever avec le gouvernement syrien "la question de la protection des civils", "l'usage inacceptable des barils d'explosifs et le devoir incontestable pour tout gouvernement, en toutes circonstances, de protéger ses civils, selon les lois humanitaires internationales".
Les barils d'explosifs, une arme aveugle et particulièrement destructrice, sont lancés par les hélicoptères de l’armée de l’air syrienne sur les quartiers tenus par les rebelles. On estime le nombre des personnes tuées par ce type de bombardement à plusieurs milliers.  Les rebelles, quant à eux, utilisent des obus artisanaux surnommé les "canons de l'enfer", pour bombarder les quartiers tenus par les forces gouvernementales.
Vidéo mise en ligne aujourd’hui par la brigade Noureddine Zanki montrant un « canon de l’enfer » en action :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fMvi6YZYz9g

 

Localité kurde de Qalb Lozé (nord syrien)
Les développements qui ont suivi la tuerie de 20 Druzes à Qalb Lozé par des membres du Front al-Nosra dirigés par un Tunisien sont intéressants car ils éclairent sur l’évolution récente d’al-Qaïda en Syrie.
Tout d’abord, précisons que la direction du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, a exprimé « son profond regret » pour la mort des Druzes de Qalb Lozé. Elle accuse les responsables de la tuerie d’avoir désobéi aux ordres et promet qu’ils seront traduits devant une cour islamique. C’est le message qu’a été chargé de porter une délégation du Front al-Nosra pour rassurer la population druze.
Il faut dire que le meurtre de vingt Druzes tombait mal pour l’organisation jihadiste. Celle-ci cherche depuis des mois à se démarquer de la brutalité de l’Etat Islamique. Cette stratégie s’explique par le fait que, pour les dirigeants du Front, les jours de Bachar al-Assad sont comptés et ils cherchent à apparaître comme des interlocuteurs privilégiés dans le cas d’un « après-Assad ».
C’était la condition sine qua non pour bénéficier de l’aide logistique du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie sans que ces trois pays soient aussitôt accusés de soutenir le terrorisme. Les Américains, qui continuent par ailleurs à éliminer des cibles d’al-Qaïda, fermeraient les yeux car le plus urgent, pour eux, est de venir à bout du pouvoir de Bachar al-Assad pour pouvoir se concentrer sur le combat contre l’Etat Islamique et toutes les organisations jihadistes qui menaceraient les Etats-Unis à travers le monde. Or, en Syrie, le Front al-Nosra – et avec lui Jeich al-Fateh (l’armée de la conquête) -  est l’une des rares forces encore crédible alors que de nombreuses brigades rebelles sont minées par les divisions internes. Et pour bénéficier de cette crédibilité, il était important pour le Front al-Nosra de tenter de rallier les autres minorités religieuses du pays, notamment dans le nord syrien.
C’est visiblement à titre d’exemple de ce rapprochement avec le Qatar que le chef du Front al-Nosra, Abou Mohammad al-Joulani, a donné une interview exclusive à la chaîne satellitaire qatarie al-Jazira pour expliquer la doctrine du Front. Et c’est au cours de cet entretien qu’al-Joulani a fait cette promesse inédite selon laquelle al-Qaïda en Syrie n’attaquerait plus l’Occident.
Les propos d’al-Joulani ont été, en quelque sorte, confirmés par le Cheikh Bilal Dakmak, un prédicateur islamiste basé à Tripoli au Liban.
« Ce que veut en premier lieu le Front al-Nosra, c'est prouver que l'islam n'encourage pas la violence gratuite, surtout envers les minorités religieuses, qu'elles soient druzes, chrétiennes, ou autres », a déclaré le prédicateur. Et d’ajouter : « Il n'y a rien de mal, aucune honte à vouloir s'affirmer politiquement, tout en respectant et en appliquant bien entendu les règle de l'islam. »

Bataille de Tal-Abyad (frontière turque)
Les forces kurdes ont chassé, lundi 15 juin, les combattants de l'Etat islamique (EI) de Tall Abyad, une ville syrienne stratégique à la frontière turque et qui était aux mains des jihadistes de l’EI. Le lundi 15 juin en début de soirée, les combattants kurdes prenaient le contrôle du poste-frontière entre la ville turque d'Akçakale et la ville syrienne de Tall Abyad, et un peu plus tard, ils contrôlaient pratiquement toute la ville. Ils ont bénéficié du soutien aérien de la coalition internationale qui a procédé à cinq frappes contre des positions jihadistes au cours de la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin. Actuellement, seules quelques poches de Jihadistes résistent encore au centre de la ville, tandis qu'une quarantaine d'autres étaient tués par les Kurdes alors qu'ils tentaient de quitter la localité.
Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont, par ailleurs, coupé, lundi 15 juin, une route d'approvisionnement vitale pour les jihadistes entre la localité de Tal Abyad, à la frontière turque, et Raqqa, fief de l’Etat islamique dans le nord de la Syrie. Raqqa se trouve à 80km au sud de Tal Abyad.

Réfugiés syriens affluent vers la Turquie
Pour la deuxième journée consécutive, au moins 3.000 Syriens qui fuient la bataille de Tall Abyad ont été autorisés, lundi 15 juin, à franchir la frontière entre la Syrie et la Turquie par le poste d’Akçakale.
Selon les estimations, près de 20.000 Syriens ont franchi la frontière turque depuis une semaine dans ce secteur.

Tunisie

Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie)
Et on reparle de Sidi Bouzid ! Trois agents tunisiens de la Garde nationale ainsi qu'un jihadiste présumé ont été tués dans des échanges de tirs à Sidi Ali Ben Aoun près de Sidi Bouzid (centre-ouest), a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur.
"La Garde nationale a voulu tendre aujourd'hui à l'aube une embuscade à deux terroristes à moto à Sidi Ali Ben Aoun (...) dans un premier temps, deux agents ont été tués", a indiqué le porte-parole du ministère Mohamed Ali Aroui, ajoutant qu'un autre agent ainsi qu'un des suspects avaient été tués par la suite dans de nouveaux échanges de tirs.
Rappelons que Sidi Bouzid est le berceau de la révolution tunisienne de 2011.

Frontière algéro-tunisienne
Un gendarme tunisien a été tué et quatre autres blessés, lundi 15 juin dans l’après-midi, par un groupe jihadiste à la frontière avec l'Algérie. L’accrochage a eu lieu dans la région de Jendouba.
C’est le deuxième incident grave en vingt-quatre heures.
L’armée et la garde nationale procèdent actuellement à une opération de ratissage pour retrouver le groupe responsable.

Jihadisme international

Grande Bretagne
Un « Britannique » de 17 ans, Talha Asmal, combattant dans les rangs de l’Etat islamique (EI) est le plus jeune kamikaze originaire de Grande Bretagne à s’être fait sauter en Irak.
L’Etat Islamique, l’a identifié comme étant l'un des quatre conducteurs de voitures piégées lancées contre des positions des forces de sécurité à Hajjaj, sur la route entre Tikrit et Baïji, au nord de Bagdad. Ces attentats, perpétrés samedi 13 juin par des kamikazes allemand, anglais, koweïtien et palestinien selon l'EI, ont fait 11 morts au sein des forces de sécurité irakiennes.
Asmal, habitant de Dewsbury dans le West Yorkshire (nord de l'Angleterre) répondait au nom de guerre d'"Abu Yusuf al-Britani. Il avait quitté le Royaume-Uni le 31 mars 2015, en compagnie de Hassan Munshi, également âgé de 17 ans, pour rejoindre la Syrie via la Turquie.
Au Kenya, un autre jihadiste britannique combattant dans les rangs des islamistes somaliens shebab a probablement été tué dimanche lors d'une attaque contre une base de l'armée kényane, a annoncé lundi un porte-parole des Forces de défense du Kenya (KDF).
Selon des chiffres officiels, 600 à 700 Britanniques seraient partis combattre en Syrie et en Irak, parmi lesquels près de 300 seraient rentrés au Royaume-Uni.

Jean René Belliard

 

 

Les commentaires sont fermés.