06/06/2015

5 et 6 juin 2015 : Analyses et résumé des évènements du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

A la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen, des bombardements intenses ont eu lieu de part et d'autre. Un missile Scud yéménite a été intercepté par le système anti-missile mis en place à la frontière par les Saoudiens.

En Syrie, l'Armée Arabe Syrienne a perdu sa dernière position dans la province d'Edleb, ce qui menace les provinces de Hama, Lattaquié et les approvisionnements des troupes loyalistes à Alep.


Algérie

Batna
Les violences impliquant des islamistes armés, qui ont ensanglanté l'Algérie durant la guerre civile des années 1990, ont considérablement baissé mais des groupes restent actifs notamment dans le centre-est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.
Samedi 6 juin, un colonel de l'armée algérienne a ainsi été tué et son adjoint blessé, dans l'explosion, jeudi 4 juin, d'une bombe artisanale alors qu'il dirigeait une opération de ratissage au sud d'Alger.
La bombe a explosé au cours d'une opération de ratissage jeudi dans les massifs jouxtant la ville de Batna, 435 km au sud-est d'Alger.
Aucun communiqué officiel n'a été publié sur cet incident.
Depuis le début de l'année, 59 islamistes armés ont été tués dans des opérations de l'armée algérienne. Plus de 100 islamistes armés avaient été tués en 2014, selon des chiffres publiés par l'armée algérienne.

Gaza

Une roquette tirée à partir de Gaza a explosé dans un terrain vague du territoire d’Ashkelon (sud d’Israël) sans faire ni victimes ni dégâts. Peu de temps avant l’explosion, l’alarme avait résonné à Hof Ashkelon et le district de Lakis.

Front irakien

Falloujah
La coalition internationale a frappé par erreur une position de l’armée irakienne, tuant et blessant des dizaines de soldats.

Ramadi
La bataille continue autour de Ramadi entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et l'armée irakienne assistée par les miliciens chiites. Les combats se déroulent actuellement à al-Sijariyah, à 5 kilomètres de la ville de Ramadi.
Il semble, cependant, que les forces irakiennes soutenues par des milices chiites, aient eu du mal à reprendre les zones occupées par les Jihadistes.

Iran

Nucléaire iranien
"Les forces armées iraniennes n'autoriseront aucune visite ou inspection des sites militaires, quelles soient limitées et contrôlées (...) et quelle que soit sa forme", a déclaré Massoud Jazayeri, le porte-parole de l’armée. La déclaration a été rapportée par sepahnews.com, site officiel des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique.
Cette déclaration intervient alors que les représentants de l'Iran et des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), réunis à Vienne, tentent de finaliser d'ici fin juin le texte d'un accord final sur le dossier nucléaire iranien. La question des inspections ou accès des sites militaires reste l'un de sujets de divergence entre les deux parties.
"Les visites ou les inspections de ces sites quel que soit le nom que cela porte, y compris les accès réglementés, sont inacceptables", a déclaré M. Jazayeri en ajoutant que cela correspond à la "volonté de la majorité de la population et personne n'a le droit d'agir contre cela".
"Tout le monde doit faire attention, il est interdit de jouer avec les mots", a t-il ajouté.
Cette déclaration intervient alors que l’un des négociateurs iraniens à Vienne, Abbas Araghchi avait déclaré, il y a quelques jours, faire une distinction entre "inspection" et "accès" aux sites militaires.
Ce négociateur a affirmé, jeudi 4 juin, que "ce qui est prévu dans le protocole additionnel (au Traité de non prolifération) est un accès réglementé des sites" non nucléaires, notamment militaires.
"L'accès réglementé est une procédure précise que d'autres pays appliquent aussi afin de permettre aux inspecteurs de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) d'accéder aux sites non-nucléaires. De notre point de vue, cela ne signifie ni visite ni inspection", a-t-il déclaré, en précisant que "les règles sont en train d'être définies dans le cadre de l'accord final".
Le protocole additionnel permet des inspections surprises des sites nucléaires mais aussi un accès réglementé des sites non nucléaires, notamment militaires. Selon Téhéran un tel accès est exceptionnel et l'AIEA doit justifier sa demande.
Rappelons que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait déjà rejeté fin mai toute "inspection" des sites militaires.

Liban

Ersal
Les combattants du Hezbollah ont repris la zone de Wadi Darb et le checkpoint de Rahoué au sud-ouest de la ville frontalière libanaise d’Ersal. Des dizaines de rebelles du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) ont pris la fuite vers Wadi al-Kheil, dans le jurd d’Ersal.
Wadi Darb a déjà été utilisé par les rebelles syriens comme une plaque tournante pour la contrebande d'armes vers le Liban. Le Hezbollah avait déjà repris plus de 15 positions aux rebelles syriens au nord et au sud d’Ersal, mercredi 3 juin. Des combats ont régulièrement lieu entre Hezbollahis et rebelles syriens dans les zones frontalières entre la Syrie et le Liban depuis 2014.
Vidéo (langue anglaise) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0f56891bc2ea
Les Islamistes qui combattent le Hezbollah dans le Qalamoun syrien et dans les zones frontalières entre le Liban et la Syrie, ont fait subir des pertes à la milice chiite libanaise comme en témoigne cette vidéo  prise dans le jurd de Flita et montrant la destruction d’un blindé par un missile antitank. Flita est une localité syrienne qui fait face à Ersal :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bef610c45920

Front libyen

Syrte
Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont progressé à l’Est de Syrte, prenant la localité de Harawa.

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Front syrien

La province de Hama et celle de Lattaquié menacées à leur tour
Jeich al-Fateh (l’armée de la conquête), qui regroupe plusieurs brigades d’obédience islamiste et le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), a de nouveau marqué des points contre l’Armée Arabe Syrienne. Elle a chassé les soldats loyalistes de plusieurs positions dans la province d’Edleb, qui est désormais quasi-totalement entre ses mains. En moins de 24 heures, elle a pris Maassara, le dernier grand barrage du régime dans la province d’Edleb, ainsi qu'une dizaine de villages.
Les positions conquises sont importantes car elles sont à la charnière entre les provinces de Hama (centre) et surtout Lattaquié (ouest), des fiefs du pouvoir. C’est sans doute pour cette raison qu’il apparaitrait que des fuyards auraient été exécutés à leur arrivée dans la ville de Jourine contrôlée par l’AAS.
La prise de Maassara aura des conséquences dramatiques pour l’approvisionnement et l’envoi de renforts vers la ville d’Alep. La chute de cette place forte du pouvoir pourrait précipiter l’évacuation des troupes loyalistes vers les régions encore solidement tenues par les troupes loyalistes.
Les combats auraient fait 13 morts du côté rebelle et 32 dans les rangs de l'armée et des miliciens loyalistes.
La localité de Sahel el-Ghab, considérée comme l'une des plus grandes positions militaires dans la province de Hama, "est désormais menacée.
Et les insurgés pourraient également attaquer le nord-est de Lattaquié, berceau de la communauté alaouite à laquelle appartient Bachar al-Assad.

Marea conquise par l’Etat Islamique
La dernière conquête de Daesh (Etat Islamique) qui a eu lieu lundi 1er juin concerne le bastion d’al-Jabhat al-Chamiyat, la localité de Marea, et ce après un combat qui a coûté la vie à 100 miliciens, selon certains sites. Marea est une position stratégique pour les rebelles syriens car elle donne accès à la frontière turque, vitale pour les approvisionnements. 
Daesh avait auparavant conquis la localité de Sourane, située à 7 km de la localité d’Aazaz frontalière avec la Turquie, après un combat acharné, au bout duquel plusieurs villages aux alentours sont aussi tombés entre les mains de Daesh.
Dans ses médias, Daesh assimile Jaïch al-Fateh aux Sahwas en Irak, qui avaient été fondés par les Américains pour combattre Al-Qaïda en Irak.
 
Hassaké
Daesh se trouve également à 500 mètres de Hassaké, une ville dont le contrôle est partagé entre les forces gouvernementales et les forces kurdes. D'après l'OSDH, l'EI y a dépêché il y a quelques jours en renfort plus de 400 jihadistes de Deir Ezzor (est) et l’armée aussi a également fait état de l'envoi de renforts.

Kurdistan syrien
Vidéo montrant une opération militaire des miliciens kurdes de l’YPG au Kurdistan, vendredi 5 juin :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f7d1abf396f5

Les Druzes en état d’alerte
La Syrie compte près de 600 000 druzes, soit 2 % de la population. Ils sont présents en nombre dans la région de Soueida, dans le sud du pays. Ordinairement, ils sont un demi-million à vivre dans cette région pauvre, mais actuellement, ils ne sont plus que 350 000. Un grand nombre d'entre eux sont partis travailler dans les pays du Golfe. Il y a en outre, aujourd'hui, près de 500 000 déplacés d'autres régions syriennes dans cette zone, c'est-à-dire plus que la population autochtone.
On trouve également des druzes dans le secteur du mont Hermon (Sud-Ouest) et dans la province de Damas, notamment à Jaramena et Sehnaya, près de Daraya. Au nord, une petite communauté druze (près de 22 000 personnes) est établie dans la région d'Edleb, éparpillée entre 18 villages dans le rif de ce district aujourd'hui sous le contrôle du Front al-Nosra.

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Pendant près de quatre ans, les Druzes sont restés neutres. Les druzes, notamment ceux du Sud, ont refusé de rejoindre la rébellion contre le pouvoir de Bachar el-Assad, et ce malgré les appels répétés, dès le début de la révolte, du leader druze libanais Walid Joumblatt à ses coreligionnaires syriens à combattre aux côtés de l'opposition.
La situation est totalement différente aujourd’hui. Les revers subis récemment par l’Armée Arabe Syrienne ont eu un impact dans les zones druzes. Les Druzes sont inquiets de la progression des Jihadistes de l’Etat Islamique à la frontière israélo-syrienne où ils occupent déjà les villages de Chajarah, Bakkar et Aïn Dhakar, dans le sud du plateau du Golan. Les Druzes ont compris que le pouvoir de Bachar el-Assad n’avait ni la volonté ni la possibilité d’assurer leur protection.
Le cheikh Akl druze Hamoud al-Hennaoui a affirmé dans un discours, il y a quelques jours, que « les habitants de la région de Soueida ne peuvent plus compter sur ce qui s'appelait l'armée arabe syrienne ». Il a appelé à armer cette région pour qu'elle puisse se défendre. Il a en outre appelé à n'écarter aucune faction ou groupe « qui lutte pour la dignité du citoyen et la défense de l'intégrité du territoire ».
Les Druzes citent l’exemple du village d'al-Haqf. Les habitants druzes ont révélé que le pouvoir de Damas avait coupé l'électricité et les communications une heure avant une attaque de l'Etat Islamique contre leur localité. Les forces loyalistes n'ont même pas essayé d'intervenir pour aider les habitants du village alors qu’il y avait pourtant deux casernes militaires aux environs du . Les soldats ont laissé les villageois seuls face à la menace des jihadistes. Le même scénario s'est répété pour le village de Jneiné, au sud-est de Soueida.
De là à affirmer qu’il y a une politique délibérée de la part du pouvoir pour punir les druzes de cette région de ne pas s’être engagés à ses côtés, il n’y a qu’un pas.
Un responsable libanais druze, cadre du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt, qui suit de près le dossier druze syrien, cité par Antoine Ajoury dans l’Orient-le-jour du 5 juin, confirme cette thèse en donnant un exemple : quand les forces du régime se sont retirées du camp de Mastouma, dans la région d'IEdleb (Nord), face au Front al-Nosra, elles ont dynamité les dépôts d'armes et de munitions. Quand elles se sont retirées de Palmyre, prise par l'EI, les militaires n'ont pas pris une vis avec eux.
Cette dénonciation correspond au communiqué communiqué publié sur le site de l'ambassade des États-Unis à Damas (fermée) le week-end dernier : les États-Unis ont accusé l'armée syrienne de mener des raids aériens pour appuyer la progression des jihadistes de l'EI face à des groupes rebelles rivaux près d'Alep.
Il semble que la stratégie du pouvoir de Damas soit de laisser les jihadistes de l'EI s'emparer des positions que l’AAS ne peut plus défendre en espérant que, plus tard, cela provoque une confrontation avec les autres forces rebelles et aboutisse à un affaiblissement de ses adversaires. 
On retrouve cette explication pour ce qui concerne le sud du pays. Le pouvoir avait échoué, en mars 2015, à reprendre le contrôle des régions de Deraa, Quneïtra et Soueida, malgré l’engagement de miliciens iraniens et du Hezbollah.  Les brigades de la coalition du Front du Sud, qui font partie de l'Armée syrienne libre (ASL) était présente en force dans cette région. Ses 25.000 combattants ont réussi à repousser l'offensive des forces loyalistes, et elle a même repris de nouvelles positions comme le poste-frontière de Nassib avec la Jordanie et la ville de Bosra al-Cham.
Par contre, les Druzes craignent d’être seuls face à une éventuelle offensive de l’Etat Islamique qui se trouve à leurs portes.  Ils craignent que les Jihadistes de l’EI lancent une attaque contre la localité de Hader, à la frontière. Et c’est pour cette raison qu’ils n’ont pas hésité à faire appel à Israël et aux Américains pour les défendre.
« Nous demandons que les Américains aillent attaquer l'État islamique dans cette région, tout comme ils le font ailleurs en Syrie », a déclaré le cheikh Mowafak Tarif, le chef de la communauté druze en israël.
Les Druzes sont bien déterminés à se battre pour protéger leur foyer, mais il y a un risque qu’ils soient submergés et obligés de fuir vers Israël. L'État hébreu devrait « se préparer à cette éventualité », a déclaré Mendi Safadi, un druze israélien qui a dirigé le cabinet de l'ex-vice-ministre de la Coopération régionale, Ayoub Kara.

Yémen

Frontière saoudo-yéménite
Cela fait plusieurs jours que des combats et des bombardements sont signalés de part et d’autre de la frontière saoudo-yéménite. Vendredi 5 juin, les miliciens chiites d’Ansarullah et les forces rebelles restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh ont lancé plusieurs attaques dans la zone frontalière saoudienne, provoquant des combats qui ont tué quatre Saoudiens et fait plusieurs dizaines de morts côté yéménite.
"Par la grâce de Dieu, les forces armées saoudiennes ont été en capacité aujourd'hui de repousser une offensive lancée par la partie yéménite en plusieurs endroits à Jazan et Najran", deux districts frontaliers saoudiens, a précisé un communiqué de l'Agence de presse officielle saoudienne.
"Cette offensive a été coordonnée, planifiée et mise à exécution par une formation de la Garde républicaine rattachée à l'ancien président Ali Abdallah Saleh avec le soutien des milices (chiites) houthies", poursuit le texte.

Près de 2000 morts
La guerre civile au Yémen a fait près de 2.000 morts et poussé plus de 545.000 personnes à quitter leur foyer, selon l'ONU.

Gouvernement et rébellion acceptent des pourparlers de paix à Genève
Le gouvernement yéménite en exil et la rébellion chiite des Houthis, principaux protagonistes de la guerre au Yémen, ont accepté de participer à des pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU, annoncés provisoirement pour le 14 juin à Genève, ont indiqué vendredi des responsables des deux parties.
Ces annonces ont été faites à l'AFP par Ezzedine al-Isbahi, le ministre de l'Information du gouvernement yéménite en exil à Ryad, et Daifallah al-Shami, un membre du bureau politique du mouvement Ansarullah, dont se réclame la rébellion chiite des Houthis.

Jihadisme international

Bosnie
Des islamistes se réclamant de l’Etat islamique (EI) ont appelé au jihad dans les Balkans dans une vidéo qui a été relayée vendredi 5 juin par la presse locale, à la veille de la visite du pape à Sarajevo.
Cette vidéo de 21 minutes, d'un style très soigné et portant le logo d'une société de production rattachée à la propagande de l'EI, parait similaire à d'autre diffusées par ce groupe. Elle ne fait pas référence à la visite du pape.
On y voit une douzaine de jihadistes présentés comme étant de Bosnie, du Kosovo et d'Albanie, dont certains s'expriment en bosnien et en albanais, portant bonnets et gants. Ce n'est pas la première vidéo dans laquelle des islamistes des Balkans appellent à la guerre sainte, mais son impact a été amplifié par l'approche de la visite papale. Un Albanais du Kosovo, présenté comme Abu Muqatil Al-Kosovo, y annonce de "jours terribles" pour les "mécréants" des Balkans.
La Bosnie - 3,8 millions d'habitants, dont 40% de musulmans a attiré les jihadistes du monde musulman pendant la guerre civile de 1992-95. Elle fournit aujourd'hui des combattants pour des groupes islamistes en Syrie ou en Irak, où quelque 200 ressortissants bosniens sont partis depuis 2012, selon des estimations des services de renseignements locaux. Une trentaine ont été tués et une quarantaine sont rentrés en Bosnie, selon des estimations des mêmes services. Pour parer à ce phénomène, les autorités ont modifié la législation. Les jihadistes et leurs recruteurs encourent désormais des peines allant jusqu'à vingt ans de prison.

Etats-Unis
Un Texan ayant reconnu avoir tenté de rejoindre l’Etat islamique (EI) en Syrie a été condamné à une peine de près de sept ans d'emprisonnement par un tribunal fédéral, vendredi 5 juin. 
Michael Todd Wolfe, 24 ans, avait plaidé coupable d'avoir tenté d'apporter son soutien matériel à une organisation terroriste.
Il préparait depuis août 2013 son départ pour rejoindre l'organisation ultra-radicale en Syrie en "participant à des entraînements physiques, en s'exerçant aux manœuvres militaires et en s'efforçant de dissimuler les communications faisant part de ses projets de se rendre à l'étranger pour y mener le jihad", ont rapporté des procureurs dans un communiqué.
Le Texan, qui se faisait appeler Farouq, était entré en contact avec un agent du FBI qui l'avait convaincu de l'aider à se rendre en Syrie, par le biais de la Turquie. Michael Todd Wolfe, qui prévoyait de rejoindre la Turquie en passant par Toronto au Canada, puis l'Islande et le Danemark, avait été arrêté à l'aéroport en juin 2014.

Iraq
Vidéo (langue anglaise) de l’interview de trois membres de l’Etat Islamique capturés par les Forces de sécurité irakiennes et accusés d’avoir organisé plusieurs attentats à Bagdad :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0f56891bc2ea

France
Sonia Belayati, 22 ans, une « Française » a été arrêtée mardi 2 juin dans une gare routière de la province de Sanliurfa, grâce à un signalement fourni par la France. Elle voulait se rendre en Syrie sous le prétexte qu’elle avait épousé un combattant de l’Etat islamique (EI). La femme était arrivée en mars en Turquie via Istanbul, avant d'entrer illégalement en Syrie pour y rejoindre l'EI. Elle aurait travaillé pour l’Etat Islamique pendant trois mois et se serait mariée avec un combattant étranger haut placé du groupe.

Russie
Les autorités turques ont arrêté au total 14 Russes, parmi lesquels une étudiante de l'Université de Moscou, qui tentaient d'entrer en Syrie.
L’étudiante russe, Varvara Karaoulova (19 ans) a été appréhendée à Kilis. Cette localité est un point de passage obligé pour toute personne notamment jihadiste, qui veut se rendre en Syrie, Elle"a été arrêtée avec un groupe de 13 autres ressortissants russes", a précisé le porte-parole de l'ambassade, Igor Mitiakov, cité par l'agence.
Les arrestations ont été rendues possibles grâce "à l'action d'Interpol et aux actions coordonnées des forces de l'ordre turque et russes". Karaoulova s'intéressait à l'islam et à la langue arabe. Elle  avait quitté la Russie le 27 mai en disant simplement à ses parents qu'elle allait à l'université.
Devant les nombreuses critiques sur sa passivité face aux nombreux Jihadistes qui traversaient son territoire pour se rendre en Syrie, le gouvernement turc a récemment renforcé les contrôles à ses frontières.

Jean René Belliard

 

 

Commentaires

Pourquoi Française entre guillemets ? "Sonia Belayati, 22 ans, une « Française »"

Écrit par : polo | 08/06/2015

Pour la raison que Sonia Belayati, ainsi que la plupart des personnes qui se rendent en Syrie ou Irak pour faire le Jihad ne souhaitent pas être définies comme "françaises".

Écrit par : Belliard | 08/06/2015

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