27/05/2015

27 mai 2015 – Nouvelles des conflits du Moyen orient et d’Afrique du nord

La prise de Palmyre en Syrie par l'Etat Islamique a déclenché l'enfer du nord au sud de la Syrie. Chacun des belligérants cherche maintenant à occuper le maximum de terrain en prévision d'offensives de l'adversaire.

En Irak, la contre-offensive contre Ramadi semble mal partie. Des critiques fusent de toutes parts quant à la précipitation de la préparation. L'engagement des milices chiites divise également la classe politique.


Egypte

Sinaï
Le Nord-Sinaï est le bastion du groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess qui s'est rebaptisé "Province du Sinaï" (Wilayat Sina) pour marquer son allégeance au "califat" autoproclamé par l’Etat islamique (EI) sur une partie de l'Irak et de la Syrie. Des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans les attaques jihadistes, essentiellement dans le Nord-Sinaï, depuis 2013.
Les dernières attaques en date ont eu lieu mercredi 27 mai.  Un policier égyptien a été tué et huit autres ont été blessés par trois attentats près d'un commissariat de la ville d'Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï. Dans les trois attaques, les bombes ont été déclenchées à distance au passage de véhicules blindés de la police.
Un officier de police a été tué et un autre blessé par une explosion qui s’est produite en fin de journée alors que les policiers revenaient de patrouille. Une autre attaque a blessé cinq policiers. Un premier attentat avait blessé deux policiers à l'aube.

Front irakien

Ramadi
Les forces irakiennes appuyées par les milices chiites des Unités de Mobilisation Populaires (Hachd al-Chaabi en arabe), soutenues par l’Iran, ont avancé mercredi 27 mai aux abords sud de la ville de Ramadi contrôlée par l’Etat islamique (EI). Elles ont pris pied dans les quartiers d’al-Taech et d’al-Hmeyrah,  s'approchant ainsi de l'Université d'Al-Anbar.
Les quartiers d’al-Taech, d’al-Hmeyrah, et l'université sont situés de l'autre côté de la route principale qui entoure Ramadi.

Des critiques sur la préparation de l’opération
L'opération militaire pour reprendre Ramadi n’a pas encore réellement débuté que de nombreuses critiques fusent déjà à son sujet. Le président du Parlement irakien, Salim al-Joubouri, dénonce la précipitation dans la préparation.
L'offensive «  a été annoncée mais cette importante bataille aurait dû être mieux préparée, surtout qu'Anbar est un bastion » de l'organisation jihadiste, a-t-il estimé dans un entretien avec l'AFP. "Il s'est avéré que le niveau de préparation nécessaire n'avait pas été atteint", a-t-il ajouté.
"Si on arrive à la victoire contre Daech (acronyme arabe de l'EI) ici, cela préparera le terrain pour la grande bataille de Ninive", a estimé M. Joubouri. La province de Ninive (nord-ouest) est l'autre fief de l'EI dans le pays. Sa capitale Mossoul est la deuxième plus importante ville irakienne, et de nombreux civils y habitent toujours.
Le président du Parlement a estimé que les combattants des tribus sunnites --qui ont au moins en partie contenu les offensives de l'EI à Ramadi pendant deux mois jusqu'à sa prise-- avaient besoin de plus d'armes et de soutien. "Nous devons nous concentrer sur ce point dans notre lutte contre Daech, qui est décrit comme un groupe sunnite", a poursuivi l'élu, lui-même sunnite. "Ceux qui affrontent ce groupe doivent également être sunnites, soutenus, et ne devraient pas être des seconds couteaux".
Le problème tient à la question de savoir s’il faut lancer les milices chiites à l’assaut dans les régions sunnites ou non. L’exemple de Tikrit ou de nombreuses exactions ont été commises par les miliciens chiites tendent à considérer que leur engagement est contre-productif. Le Premier ministre Haider Al-Abadi a longtemps été réticent à faire intervenir des milices chiites pour aider l'armée à Al-Anbar. Son hésitation s’explique par son souci de ne pas s'aliéner la population majoritairement sunnite de la province. Mais face à la débâcle de l'armée régulière, il a finalement fait appel aux Unités de mobilisation populaires, force paramilitaire à majorité chiite au sein de laquelle il a tenté d'intégrer des combattants de tribus sunnites formés avec le soutien américain.

Moqtada al-Sadr critique aussi
L'influent chef chiite Moqtada al-Sadr a critiqué mercredi 27 mai le nom de l'opération des forces irakiennes à Ramadi - "A tes ordres Hussein", une référence au chiisme - arguant qu'il risquait de raviver les tensions confessionnelles avec les sunnites, majoritaires dans cette région.
"Hussein est un symbole national et un prince du jihad (la guerre sainte) mais nous ne voulons pas qu'il soit utilisé par l'autre camp pour dire qu'il s'agit d'une guerre confessionnelle", a-t-il ajouté. Moqtada al-Sadr, dont la propre force paramilitaire, Saraya al-Salam, est engagée contre l'EI, estime qu'un nom comme "Labaik ya Anbar" ("A tes ordres Anbar") ou "Labaik ya Salaheddine" auraient été plus appropriés.

Le premier ministre irakien ne s'est pas encore prononcé sur ces critiques
Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, n'a pas encore fait de commentaire sur cette controverse.

Iran

Négociations sur le nucléaire iranien
La France n'acceptera pas d'accord sur le nucléaire iranien si Téhéran refuse la vérification de ses installations militaires, Cet avertissement a été donné une semaine après que le guide suprême iranien eut exclu toute inspection de ces sites.
"Il n'y aura pas d'acceptation (de l'accord) de la France s'il n'est pas clair qu'une vérification pourra être faite auprès de toutes les installations iraniennes, y compris les sites militaires", a déclaré Fabius devant les députés, en souhaitant que toutes les grandes puissances engagées dans les négociations "adoptent la position française".

Front syrien

Alep
La prise de Palmyre par les Jihadistes de l’Etat Islamique a relancé la violence des combats dans de nombreuses parties de la Syrie : bombardements intensifs de l’armée de l’air syrienne des régions occupées par l’EI, combats dans le Qalamoun entre le Hezbollah et les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) ou de l’Etat Islamique. Mais c’est surtout dans le nord du pays, dans la région d’Alep que la prise de Palmyre a eu des conséquences. Les succès militaires de l’EI ont ravivé les inquiétudes des combattants de Jeich al-Fateh (Armée de la conquête) et les a convaincus qu’il était urgent de consolider leurs positions face à l’offensive attendue des Jihadistes de l’EI dans cette région. Les Islamistes de l’EI ont d’ailleurs mené ces dernières heures des assauts contre des positions de l’Armée Arabe Syrienne au sud d’Alep, s’emparant de la localité de Telte Makbele, comme je l’indiquais sur mon blog du 26 mai.

Jeich al-Fateh à l’offensive à Alep
Rappelons pour commencer que Jeich al-Fateh (l’Armée de la Conquête) a été créée en mars 2015. Cette coalition regroupe autour du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) les milices Ahrar al-Cham, Jound al-Aqsa, Jeich al-Sounna, Bataillon al-Cham, Aigles al-Cham, Bataillons al-Haq et Ajnad al-Cham. Jeich al-Fateh fait également parti d’une coalition encore plus large, regroupant des brigades de l’Armée Syrienne Libre, et baptisée Jabhat al-Chamiyyat (le front du Levant).
La coalition de forces rebelles appelée Jabhat al-Chamiyyat (le front du Levant) regroupe Jeich al-Islam (wahhabite pro-saoudien), Jeich al-Moudjahidines (l’armée des moudjahidines), le mouvement Noureddine al-Zanki, le rassemblement « Istakim kama Oumirt » (Va droit selon les ordres) et le front « al-Asalat wal Tanmiyat » (Les origines et le développement).
Le front du Levant (Jabhat al-Chamiyyat) a vu le jour dans le gouvernorat d’Alep, en décembre 2014, sur les vestiges du Front Islamique qui avait été fondé en 2013, et qui s’est démantelé depuis.
Les organisations faisant partie de Jeich al-Fateh et du Jabhat al-Chamiyyat ont lancé leur offensive au cours des dernières 48 heures, provoquant un embrasement généralisé des fronts dans et autour d’Alep.
Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) a certainement poussé au lancement de cette offensive car la succursale jihadiste syrienne a toujours clamé son objectif d’instaurer un « califat islamique » englobant le nord de la Syrie avec Edleb et Alep comme principaux centres, concurrençant ainsi le « califat islamique » proclamé sur de vastes portions des  territoires irakien et syrien par l’Etat Islamique.
Les combats qui viennent d’éclater correspondent plus à un bras de fer entre l’Etat islamique et les autres formations islamiques regroupées au sein de Jeich al-Fateh, qu’à un affrontement entre ces Islamistes et l’AAS (Armée Arabe Syrienne).
L’offensive de Jeich al-Fateh dans la province d’Alep correspond à l’évolution de la situation géostratégique entre les puissances régionales : L’Arabie saoudite, les Emirats du Golfe et la Turquie sont d’accord pour pousser leurs pions, c’est-à-dire les formations islamiques actives sur le terrain, les groupes al-Qaïda locaux inclus, pour mettre un terme, d’une part à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’hégémonie de l’Iran dans la région, et d’autre part à la menace de l’Etat islamique qui n’a pas cessé, depuis des mois, de menacer Riyad.
Une victoire de Jeich al-Fateh à Alep permettrait aux Turcs et aux monarchies arabes de bénéficier d’un accès à la Syrie à travers la frontière syro-turque.
C’est dans cette perspective qu’il faut placer la récente visite du Premier ministre turc au nord de la Syrie la semaine passée, et les propos récents de son ministre des AE sur un accord avec les Etats-Unis pour que les avions de la coalition internationale menée par les USA viennent en aide aux rebelles « modérés » dans le nord syrien.

Sur le terrain dans la province d’Alep
Depuis le 25 mai, les rebelles ont lancé un assaut contre des barrages de l'armée syrienne dans le but de couper la route vers l'aéroport d'Alep, et de prendre le contrôle de la route de Khanacer. Cette artère est vitale pour les quartiers loyalistes d'Alep. La bataille est toujours en cours. On ignore pour l’instant quel est le sort de la bataille, sachant que les soldats de l’AAS et les partisans du pouvoir se battent avec l’énergie du désespoir, sachant ce qui les attend en cas de défaite. La seule certitude à ce jour est que les miliciens rebelles sont parvenus à contrôler plusieurs points stratégiques à cheikh Saïd. De son côté, l’AAS annonce avoir tué dans une attaque aérienne au nord d’Alep le commandant de la brigade-16, l’une des forces de frappe de la rebellion.
A Alep, le gros de la bataille se déroule dans les tunnels
Dimanche 24 mai, les miliciens rebelles ont fait exploser un tunnel dans le quartier de Hamidiyyeh, au nord-est de la ville. L’armée s’attendant à une explosion imminente avait ordonné l’évacuation du quartier, ce qui a permis d’éviter un carnage. L’explosion devait être suivie d’un assaut mais les soldats de l’AAS sont parvenus à contrer l’assaut lancé par les miliciens.
Tout de suite après, les miliciens ont tiré des bombonnes de gaz bourrées d'explosifs sur les quartiers résidentiels d’Aziziyyeh et de Sleiymaniyyeh, faisant des victimes.
Vidéo montrant les tirs de bombonnes de gaz – La vidéo a été mise en ligne par le bataillon islamique al-Safwa :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a41ce55fac9a
Les tirs de bombonnes de gaz se poursuivaient le mardi 26 mai, provoquant la mort de six civils et en blessant 34 autres. Les quartiers d’al-Manchiyyeh, al-Abbarat, as-Sabil et le parc public étaient pris pour cibles.

Jeich al-Fateh
Vidéo très intéressante (langue anglaise) d’un journaliste se trouvant avec les combattants de Jeich al-Fateh (l’armée de la conquête) au moment de la prise de l’hôpital de Jisr al-Shoughour par les rebelles – Attention : des images peuvent choquer.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=d-2uvKfYGQ4

Raids aériens de l’armée de l’air syrienne sur Raqqa
L’armée de l’air syrienne a effectué de nombreux raids sur la région de Raqqa, place-forte de l’Etat islamique depuis 2013. Les raids auraient tué, mardi 26 mai, plus de 140 combattants islamistes.
La base aérienne al-Tabakah, entre les mains de l’EI, a été particulièrement visée. Plusieurs véhicules équipés de mitrailleuses ont été détruits.
Vidéo de l’Etat Islamique (langue arabe) tournée à Raqqa, le fief de l’EI, après les bombardements de l’armée de l’air syrienne :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=eca4d65bd1fa
L’identification des cibles aurait été rendue possible grâce à un méticuleux  travail de surveillance et d’infiltration dans les rangs de l’Etat Islamique. Une réunion secrète des chefs militaires de l’Etat Islamique aurait été bombardée au cours de ces raids.

Raids aériens dans la province de Homs
Pour parer à toute velléité des  Jihadistes de poursuivre leur progression dans la province de Homs, l’armée de l’air syrienne a effectué de nombreux raids aériens au sud de Palmyre, bombardant 160 positions de cette milice. La localité d’al-Hole, dans la province de Hassaké, a été également prise pour cible par les chasseurs bombardiers syriens. 

Palmyre
Le groupe jihadiste État Islamique (EI) s’est une nouvelle fois distingué par sa brutalité envers ses adversaires. Il a exécuté mercredi 27 mai, dans le théâtre romain de la ville antique de Palmyre, 20 hommes accusés d'avoir combattu avec le régime syrien.
"L'EI a tué par balles devant une foule rassemblée dans le théâtre romain de Palmyre 20 hommes qu'il accusait d'être des chiites et des Noussairi (terme péjoratif donné aux alaouites) ayant combattu avec le régime".
Le groupe a rassemblé une foule sur le terrain pour assister aux exécutions.

Les forces kurdes chassent l'EI de tous les villages chrétiens assyriens
Les forces kurdes ont chassé les jihadistes de l'Etat islamique (EI) de 14 villages chrétiens assyriens au nord-est de la Syrie. Les Islamistes  contrôlaient ces villages depuis février 2015.
"A l'issue d'une offensive de dix jours, les combattants kurdes ont pris le contrôle en début de semaine, des 14 villages assyriens que l'EI contrôlait depuis février", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Liban

Ersal (est du Liban – proche de la frontière syrienne)
Tous les membres d'un groupe de jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda) ont été tués par le Hezbollah dans le jurd d'Ersal, rapporte mercredi 27 mai 2015 la chaîne du parti chiite, al-Manar.
Les combattants sunnites ont été tués lors d'un guet-apens tendu par les membres du Hezbollah, précise la chaîne.
En août 2014, Ersal, bourgade sunnite de la Békaa, avait été le théâtre de violents combats entre l'armée libanaise et des jihadistes venus majoritairement de Syrie. Depuis, des accrochages réguliers ont lieu à chaque fois que les combattants islamistes tentent de s'infiltrer dans la ville. Ils ont jusqu'à présent été repoussés par les militaires libanais. Le Hezbollah n'était jusqu'ici pas intervenu dans ces combats.

Israël-Autorité palestinienne

Quartette
Tony Blair a démissionné de son poste d'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient, une décision qui sera effective à partir du mois de juin 2015.L'information a été donnée mercredi 27 mai  à l'AFP par une porte-parole de l'ex-Premier ministre britannique.
M. Blair "a écrit aujourd'hui à Ban Ki-Moon (le secrétaire général de l'Onu) pour lui confirmer formellement qu'il renoncerait à son rôle une fois accomplis ses engagements prioritaires en tant qu'émissaire du Quartette, le mois prochain", a-t-elle expliqué.
Le Quartette pour le Proche-Orient, composé des Etats-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et de l'Onu, a été fondé en 2002 afin de jouer le rôle de médiateur dans le processus de paix israléo-palestinien.
Tony Blair a été nommé à ce poste d'envoyé spécial en juin 2007 -après avoir démissionné de ses fonctions à la tête du gouvernement britannique. Sa mission était d'organiser l'aide internationale aux Palestiniens et de piloter des initiatives visant à soutenir l'économie et les institutions palestiniennes en préparation de l'éventuelle création d'un Etat palestinien. Mais son action a été régulièrement critiquée en raison de l'absence de progrès dans le processus de paix même si lui-même n'avait aucun rôle formel dans ces négociations.
Il lui était aussi reproché d'entretenir de mauvaises relations avec l'Autorité palestinienne qui dénonçait sa proximité supposée avec Israël.

Gaza
Mardi 26 mai dans la soirée, une roquette d’une portée de 40km tirée par des combattants palestiniens a touché la région de Gan Yavné, une localité située à l'est de la ville d'Ashdod, à une quarantaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza, sans faire ni blessé ni dégât.
C’est la troisième roquette lancée à partir de la bande de Gaza depuis l'entrée en vigueur du cessez-le feu qui a mis fin à 50 jours de guerre à l'été 2014. Près de 2 200 Palestiniens, en majorité des civils, et 73 Israéliens avaient perdu la vie au cours du conflit.

En représailles, l'armée de l'air israélienne a lancé quatre frappes sur la bande de Gaza mercredi 27 mai dans la matinée. Les bombardements ne semblent pas avoir fait de victimes. 
Les avions ont visé des camps d'entraînement du Jihad islamique à Rafah, Khan Younès et dans la ville de Gaza. L'armée israélienne a indiqué avoir frappé "quatre infrastructures terroristes dans le sud de la bande de Gaza", en représailles au tir de roquette.
Le ministre de la Défense israélien Moshé Yaalon, tout juste reconduit dans ses fonctions dans le nouveau gouvernement de Benjamin Netanyahu, a adressé mercredi 27 mai une mise en garde au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza tout en estimant que le Jihad islamique était responsable du tir de roquette. "Israël n'a pas l'intention de rester les bras croisés après les tirs d'hier contre ses citoyens par le Jihad islamique (...) Nous considérons le Hamas comme responsable des tirs depuis la bande de Gaza et nous ne tolérerons aucune menace contre les habitants du sud (d'Israël)", a déclaré M. Yaalon dans un communiqué. "S'il n'y a pas de calme en Israël, la bande de Gaza paiera un prix très lourd, tellement lourd qu'il conduira quiconque nous provoque à regretter ses actes (...) Je ne conseille à personne de nous mettre à l'épreuve", a-t-il ajouté.
Le raid israélien de mercredi est le troisième depuis la fin de la guerre. Le mois dernier, des chars israéliens avaient tiré sur une position du Hamas suite à un tir de roquette.

Jihadisme international

Allemagne
Deux frères jumeaux « allemands », les frères Kevin et Mark K. (25 ans) ont été tués dans des combats a rapporté le magazine Dabiq, un organe de l’Etat Islamique.
Les services de sécurité allemands n’ont pas officiellement confirmé la mort des jumeaux. Les deux hommes sont originaires de la Rhénanie Nord Wesphalie. L’un d’eux avait servi dans la Bundeswehr. Ils avaient gagné la Syrie via la Turquie en 2014.
25 anciens soldats de la Bundeswehr auraient rejoint les Islamistes en Syrie.
LiveLeak-dot-com-d4a_1432756673-1_1432756712_jpg_resized.jpgKevin et Mark K.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean René Belliard

 

 

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