26/04/2015

Du 24 au 26 avril 2015 - Evènements au Moyen orient

L'Armée Arabe Syrienne, fidèle à Bachar al-Assad, vient de subir un important revers dans la province d'Edleb en perdant la ville stratégique de Jisr al-Shoughour, ce qui isole les soldats qui résistent au sud d'Edleb.


Egypte

Le Caire
Quatre islamistes ont péri au sud du Caire dans l'explosion accidentelle de bombes qu'ils étaient en train de préparer.
Il s'agit de quatre membres des Frères musulmans, la confrérie islamiste interdite de l'ancien président Mohamed Morsi, destitué par l'armée égyptienne en juillet 2013.
L'explosion est survenue vendredi 24 avril dans une ferme de la province de Beni Soueif et du matériel utilisé dans la fabrication de bombes a été retrouvé sur place.

Guerre en Irak

Ramadi
Deux haut gradés de l'armée irakienne et dix soldats ont péri dans un attentat suicide au cours de violents combats avec les jihadistes de l’Etat islamique (EI), dans la province occidentale d'Al-Anbar, contrôlée en grande partie par l'EI.
"Le général de brigade Hassan Abbas, le colonel Hilal Matar et dix soldats ont été tués et dix autres blessés", a déclaré le général Mohammed al-Doulaimi.
L'EI a pris vendredi 24 avril le contrôle de certains secteurs de Nadhim al-Tharthar, entraînant le lendemain une riposte des forces gouvernementales pour chasser les jihadistes hors de cette zone située à l'est de Ramadi, capitale provinciale d'Al-Anbar, selon le général al-Doulaimi.

Frontière irako-jordanienne
Au moins quatre membres des forces de sécurité ont été tués samedi 25 avril quand trois kamikazes ont attaqué le côté irakien d'un poste-frontière avec la Jordanie.
Les trois kamikazes, un Français, un Belge et un Sénégalais, ont fait exploser des véhicules piégés, dont un camion, à trois points de contrôle successifs du poste-frontière de Touraibil, dans la province d'Al-Anbar (ouest), a indiqué Sabah Karhout, chef du conseil de cette province.

Israël

Un Palestinien,  originaire d'un quartier de Jérusalem-est, qui tentait de poignarder des policiers israéliens à un point de passage de Jérusalem a été abattu dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril. Aucun personnel de sécurité n'a été blessé.

Liban

Une piste pour les drones du Hezbollah au nord est du Liban
Le site web britannique, Defence & Security Intelligence & Analysis – IHS Jane's 360, spécialisé dans les affaires militaires, a publié, jeudi 23 avril, des informations selon lesquelles une analyse d'images satellite suggère que le Hezbollah aurait construit une piste d'atterrissage au nord de la vallée de la Békaa pour ses véhicules aériens sans pilote, ou drones.
La piste est située dans une région éloignée et peu peuplée, à 10 km au sud de la ville de Hermel et 18 km à l'ouest de la frontière syrienne, la piste d'atterrissage aurait été construite entre février 2013 et juin 2014, selon des images satellite qui sont récemment devenues accessibles au public sur Google Earth.
La piste est composée d'une seule bande de terre battue d'une longueur de 670m et d'une largeur de 20m. La longueur de la piste suggère que l'installation n'est pas destinée à la contrebande d'armes en provenance de Syrie ou de l'Iran car elle est trop courte pour presque tous les avions de transport utilisés par les forces aériennes de ces pays.
La piste pourrait avoir été construite pour les drones de fabrication iranienne, y compris l'Ababil-3, qui a déjà été utilisé en Syrie ou le Shahed-129.
Des sources du Hezbollah ont confirmé à IHS Jane que le parti utilise des drones pour appuyer les opérations contre les forces rebelles en Syrie, en particulier au-dessus de la région montagneuse du Qalamoun à l'ouest de la Syrie, sur le versant oriental de la chaîne de l'Anti-Liban.
Une antenne située sur une colline à 430 m au sud de la bande aménagée et à laquelle elle est reliée par une piste ressemble à une tour de téléphonie mobile classique, mais pourrait éventuellement être utilisée pour étendre la portée d'une station de contrôle des drones à partir du sol.
Par ailleurs, six petits bâtiments logistiques se trouvent près de cette piste, mais aucun n'est assez grand pour accueillir un drone de la taille d'un Ababil-3, qui a une envergure d'environ 7 m. Cependant, il y a une installation construite dans une vallée à 2,5 km à l'ouest de la piste d'atterrissage qui comprend deux bâtiments assez grands pour contenir les drones. Le site, qui est gardé par un poste de contrôle, ressemblerait à d'autres installations du Hezbollah éparpillées autour de la vallée de la Békaa, rapporte le magazine.
La région du Hermel ou se situe la piste donne accès à Homs, Rif Homs, Qusayr et le Qalamoun, qui revêt une importance spéciale pour le Hezbollah et l'Iran.

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Le Hezbollah utilise des drones depuis novembre 2004
Le Hezbollah a déjà fait voler des drones dans l'espace aérien libanais depuis le mois de novembre 2004. A cette époque, il avait envoyé un Mirsad-1 pour une brève mission de reconnaissance au-dessus du nord d'Israël. Il avait également envoyé au moins trois drones en Israël pendant le conflit de l'été 2006 qui l'opposa à l'État hébreux.
Le Hezbollah a déclaré être responsable du drone auquel il avait donné le nom d'Ayoub qui a été abattu au sud d'Israël le 6 octobre 2012 et il avait indiqué qu'il était de fabrication iranienne. Le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces de l'air du corps des gardiens de la révolution islamique, a confirmé que le drone était de type Ababil-3.

Bekaa – démantèlement d’une fabrique de bombes
Les services de renseignement de l'armée ont perquisitionné et démantelé, vendredi 24 avril en soirée, un atelier de production d'explosifs à Marej, dans la Békaa.
Quatre ressortissants syriens travaillant à l'atelier ont été arrêtés et de grandes quantités de matières explosives et de machines ont été saisies..

Guerre en Syrie

Alep
Les rebelles ont fait exploser, dimanche 26 avril, un tunnel bourré d’explosifs sous trois positions de l’Armée Arabe Syrienne dans la vieille ville d’Alep. Impressionnant :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ed8a67fd01d5

Sarrin
La localité de Sarrin occupe une position clé. Elle est située à l'est de l'Euphrate. C’est la dernière ville d’importance entre Kobane et Raqqa, la place-forte de l’Etat islamique. La ville a été conquise par l’Etat islamique en  Septembre 2013.
De violents combats ont lieu depuis le lundi 20 avril entre les forces kurdes soutenues par des combattants de l'Armée Syrienne Libre (ASL) et les Jihadistes de l’Etat islamique pour le contrôle de cette région. Les Kurdes de l’YPG et les combattants de la Brigade Volcan de l’Euphrate (ASL sont entrés dans la ville ce samedi 25 avril. Les Jihadistes ne résisteraient plus que dans le secteur du silo à blé. Au moins quinze Jihadistes de l’EI auraient été tués alors qu’ils tentaient de franchir l’Euphrate pour entrer dans la province d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde).
Vidéo :
La milice kurde YPG a mis en ligne (langue anglaise) une vidéo expliquant la bataille de Sarrin avec cartes à l’appui ***** :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f50d8af331cd
La brigade « Volcan de l’Euphrate » (ASL) a mis en ligne une vidéo (attention : images choquantes) de l’offensive contre l’Etat Islamique dans la région de Sarrin :
https://www.youtube.com/watch?v=_crcP6arlEw&feature=p...

Jisr al-Shoughour
Dans la précédente parution de mon blog, j’ai expliqué les raisons de l’offensive de Jeich al-Fath, un rassemblement de milices islamistes parmi lesquelles le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) contre les villes d’Ariha, Jisr al-Shoughour et la plaine du Ghab.
Samedi 25 avril, les rebelles ont pris la ville stratégique de Jisr al-Shoughour, infligeant un terrible revers militaire au pouvoir syrien. Au moins 60 cadavres des forces du régime jonchaient les rues de la ville.
La chute de Jisr al-Shoughour ouvre la voie vers Lattaquié et piège potentiellement les soldats gouvernementaux maintenant encerclés dans la province d’Edleb au milieu d’un territoire hostile. L'Armée Arabe Syrienne aurait contacté la rébellion pour obtenir l’autorisation d’évacuer les troupes gouvernementales de la province d’Edleb.
Difficile de savoir si les rebelles accèderont à cette demande car, avant leur retrait de la ville, des membres des forces gouvernementales ont exécuté au moins 23 prisonniers.
"Des membres des services du renseignement militaire ont exécuté 23 prisonniers avant de se retirer de la zone de l'hôpital national dans le sud-ouest de Jisr al-Choughour", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, les prisonniers étaient détenus dans un bâtiment de fortune près de cet hôpital.
Al-Nosra a aussi fait état d'exécutions, et mis en ligne des images sur un de ses comptes Twitter officiels, montrant les corps d'au moins 14 hommes dans une salle en béton, certains entassés les uns sur les autres, sur un sol maculé de sang.
Vidéos :
Vidéo du Front al-Nosra sur la bataille de Jisr al-Shoughour :
https://www.youtube.com/watch?v=FF_rpra1NeM&feature=p...
Vidéo de la brigade islamiste Ansar ach-Cham montrant l’usine de sucre de Jisr al-Shoughour utilisée comme base militaire par l’AAS :
https://www.youtube.com/watch?v=al2kLDuv1S0&feature=p...
Vidéo de la brigade islamiste Jounoud ach-Cham à l’intérieur de Jisr al-Shoughour – Attention aux images choquantes. Remarquez la présence de « Viking », le chef des combattants tchétchènes.
La vidéo montre aussi que la population est en train de fuir la ville par crainte des bombardements de représailles de l’armée de l’air – et non pas, comme l’affirme la vidéo pour accueillir les Islamistes en héros. Bien leur en a pris car l’armée de l’air syrienne a violemment bombardé la ville le dimanche 26 avril :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=3d92becdc444
Bombardements de Jisr al-Shoughour :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9a9c98682b09

Plaine d’al-Ghab
Dans la plaine de Ghab située dans la province de Hama, les rebelles ont pris plusieurs positions de l’AAS, occupé des villages et fait de nombreux prisonniers. A noter que la brigade Hazm, armée par les Etats-Unis a également participé aux combats.
Vidéos :
Vidéo de l’ASL montrant l’avance rebelle dans la plaine d’al-Ghab :
https://www.youtube.com/watch?v=dg7yH1tqqkk&feature=p...
La première division côtière (rebelles) a mis en ligne la vidéo d’un tir de missile antichar TOW contre un char de l’AAS :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=7009e05f8a8d
La brigade Souqour al-Jabal (faucons de la montagne) a mis en ligne la destruction d’une mitrailleuse lourde de l’ASL à l’aide d’u missile antitank :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b9004c87b706

Darkoush (province d’Edleb)
Comme il fallait s’y attendre, l’armée de l’air syrienne a mené plusieurs raids dans la province d’Edleb. Au moins 34 personnes, dont neuf femmes et plusieurs enfants, sont mortes dimanche 26 avril  dans la ville de Darkoush, dans la province d'Edleb (nord-ouest) bombardée par les avions de guerre.
La localité de Darkoush est située à proximité de la frontière turque.

Qalamoun occidental
La région est largement contrôlée par le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Le Front al-Nosra a mis en ligne cette vidéo de propagande. A un moment, on entend la voix du leader du Front al-Nosra, al-Joulani :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Bombardement israélien dans le Qalamoun
Vendredi 24 avril, l'aviation israélienne a bombardé des positions de l'armée syrienne et du Hezbollah dans la région montagneuse du Qalamoun, située entre le Liban et la Syrie
Les frappes ont eu lieu dans la localité de Katifa et à proximité des localités de Yabroud et Kara (dans la banlieue de Damas). Elles ont visé les brigades 155 et 65, spécialisées dans les armes stratégiques et les missiles balistiques ainsi que des dépôts du Hezbollah.

Plateau du Golan
Quatre éléments armés ont été tués dimanche 26 avril dans la soirée à la frontière syrienne par des tirs de l'armée israélienne.
Les quatre hommes tentaient de déposer des explosifs près de Majdal Shams, dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël, quand ils ont été repérés par des soldats israéliens puis tués.
La partie du Golan occupée par Israël est régulièrement frappée par des projectiles venus du côté syrien, où les combats font rage entre l'armée syrienne d'un côté et de l'autre les rebelles et des jihadistes. Il n'apparaît pas toujours clairement si les tirs sont intentionnels ou non.
Israël a annexé en 1981 la partie du Golan qu'il occupait depuis 1967. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale.
 
Guerre au Yémen

L’arrêt de l’opération aérienne conduite par l’Arabie saoudite contre les Chiites yéménites aura à peine duré une semaine. Des affrontements ont eu lieu, samedi 25 avril, dans les villes de Dhaleh et Loder. Et au moins cinq raids aériens ont visé dimanche 26 avril à l'aube des positions militaires et les abords du palais présidentiel dans la capitale yéménite Sanaa.
Cette suspension unilatérale des hostilités n’avait eu aucun effet sur les combats qui se poursuivaient notamment dans le Sud près d'Aden et de Taëz, les deuxième et troisième villes du pays.
Au moins 92 personnes ont été tuées dans le sud du Yémen en 24 heures de raids menés par la coalition dirigée par Riyad et de combats entre rebelles Houthis et partisans du président en exil
Rien qu’à Aden et dans la province voisine de Lahj, 46 rebelles chiites Houthis et huit miliciens partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont perdu la vie.

Jihadisme international

Australie
Un adolescent de 14 ans a été arrêté à Blackburn, dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour son implication présumée dans la préparation d'actes terroristes en Australie, a annoncé lundi la police du Grand Manchester. Le jeune garçon a été arrêté samedi 18 avril "sur des soupçons d'implication dans la commission, la préparation et l'instigation d'actes de terrorisme et reste en détention", a expliqué la police dans un communiqué.
Samedi, la police australienne avait annoncé avoir arrêté cinq hommes dont deux sont soupçonnés d'avoir projeté de commettre "des actes terroristes" à Melbourne, notamment lors d'une cérémonie commémorative nationale le 25 avril. L'un des officiers travaillant sur le cas du suspect arrêté au Royaume-Uni, le commissaire principal Tony Mole, a indiqué que des conversations avaient été découvertes "entre un individu dans le nord-est (du pays) et un homme en Australie, représentant une menace terroriste crédible".La police a précisé que l'adolescent avait été arrêté une première fois le 2 avril mais qu'aucune preuve d'une attaque imminente préparée en Grande-Bretagne n'avait pu être trouvée.
Samedi, après les arrestations opérées en Australie, la Grande-Bretagne a annoncé qu'elle allait relever ses dispositifs de sécurité pour les commémorations de l'Anzac, bataille de la Première Guerre mondiale dont c'est le centenaire cette année, également connue sous le nom de bataille de Gallipoli ou encore de bataille des Dardanelles. "Par précaution, toutes les forces de sécurité ont été invitées à redoubler de vigilance lors de manifestations afin d'assurer la sécurité du public", a annoncé Neil Basu, en charge de la sécurité dans le métro de Londres.

Etats-Unis
Marcos Alonso Zea, un individu né aux Etats-Unis, âgé de 26 ans, qui avait reconnu vouloir rejoindre al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), a été condamné, lundi 20 avril 2015 près de New York ; à 25 ans de prison.
Il avait été intercepté à Londres en janvier 2012, alors qu'il était en transit pour le Yémen, en provenance de New York. Les autorités britanniques l’avait alors renvoyé aux Etats-Unis. Placé sous surveillance par le FBI, il avait ensuite encouragé un complice, Justin Kaliebe, à rejoindre le jihad.
Kaliebe avait été arrêté en janvier 2013 à l'aéroport Kennedy de New York, alors qu'il s'apprêtait à partir lui aussi pour le Yémen. Marcos Alonso Zea avait alors cherché à détruire son ordinateur, mais l'enquête y a trouvé de nombreux documents extrémistes, dont le magazine en anglais d'al-Qaïda, "Inspire".
Arrêté en octobre 2013, Zea avait plaidé coupable en septembre 2014 de tentative de soutien à al-Qaïda dans la péninsule arabique, et d'entrave à la justice. Sa condamnation a été annoncée lundi à Central Islip, sur l'île de Long-Island à l'Est de New York, par la procureure fédérale Loretta Lynch. "Né, élevé et scolarisé aux Etats-Unis, l'accusé a néanmoins trahi son pays en essayant de rejoindre al-Qaïda dans la péninsule arabique", a souligné Mme Lynch. "Marcos Alonso Zea est un rappel effrayant du danger que représentent pour les Etats-Unis les terroristes locaux", a-t-elle ajouté.

Dans le Minnesota (nord des Etats-Unis) six hommes ont été inculpés lundi de soutien matériel à l’Etat islamique (EI).
Les six hommes - Zacharia Yusuf Abdurahman, 19 ans, Adnan Farah, 19 ans, Hanad Mustafe Musse, 19 ans, Guled Ali Omar, 20 ans, Abdirahman Yasin Daud, 21 ans, et Mohamed Abdihamid Farah, 21 ans - préparaient leur départ vers la Syrie "dans le cadre d'un complot de soutien matériel à l'EI", a expliqué le ministre adjoint de la Justice John Carlin, en charge de la sécurité nationale.
Interpellés dimanche 19 avril 2015 après qu'un de leurs complices présumés eut plaidé coupable en février de la même année, quatre d'entre eux ont été arrêtés à Minneapolis, les deux autres en Californie (ouest) où ils se rendaient en voiture après avoir quitté le Minnesota. "Même après l'arrestation et l'inculpation de leur complice, ils ont continué à chercher des moyens nouveaux et inventifs pour quitter le Minnesota et combattre pour une organisation terroriste", a rapporté le procureur fédéral du Minnesota Andrew Luger, dans le même communiqué.
Au moins neuf hommes de cet Etat sont accusés d'avoir participé à cette opération, tous amis ou camarades, dont certains étaient parvenus à se rendre en Syrie. Selon l'acte d'accusation, l'un d'entre eux, Abdullahi Yusuf a plaidé coupable en février 2015, après avoir témoigné auprès de la police fédérale (FBI), et attend que sa peine soit fixée.

France
Un Algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir tué une jeune femme et projeté une attaque contre une ou plusieurs églises en banlieue parisienne, a été arrêté après qu’il ait appelé lui-même le SAMU, dimanche 19 avril, en raison d’une blessure qu’il s’était infligé à la cuisse, sans doute au cours d’une bagarre alors qu’il essayait de voler la voiture de la jeune femme.
L'analyse du matériel informatique saisi a permis d'établir que le suspect, Sid Ahmed Ghlam, "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église", a expliqué le procureur, François Molins.
Les perquisitions au domicile parisien de cet étudiant en électronique ont permis de retrouver, outre trois Kalachnikovs et du matériel de vidéo, des "documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique", a poursuivi le procureur.
Sid Ahmed Ghlam, au cours de sa garde à vue, après avoir fait des déclarations fantaisistes sur les raisons de sa blessure, s’est depuis enfermé dans le mutisme, refusant de répondre aux questions.
Les premières analyses balistiques, génétiques et de géo localisation téléphonique ont néanmoins permis de le mettre en cause pour le meurtre d'Aurélie Châtelain, tuée d'une balle dans la tête et dont le corps a été retrouvé dimanche 19 avril à Villejuif (Seine-et-Marne) près de Paris.
Arrivé avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier, il est retourné en Algérie en 2003 où il a passé son baccalauréat en 2010. Revenu en France, il a entamé des études d'électronique mais a été exclu de l’université la semaine précédente en raison du fait qu’il n’a jamais assisté aux cours ou qu’il ne s’est pas présenté aux examens. Son inscription lui avait uniquement servi à occuper une chambre universitaire.
Une française convertie à l’Islam âgée de 25 ans a été interrogée dans le cadre de l’enquête avant d’être relâchée. Enfin trois hommes, repérés par leur ADN, sont actuellement interrogés par la police sans qu’on sache pour l’instant quel rôle ils auraient pu jouer.

Grande Bretagne
Les autorités turques, alertées par Londres, ont arrêté une famille britannique qui s'apprêtait à se rendre clandestinement en Syrie pour rejoindre le Califat islamique, a annoncé un responsable turc mardi 21 avril.
"Nous avons reçu des informations de la police britannique le 19 avril, selon lesquelles un couple britannique et ses quatre enfants pourraient se rendre en Syrie pour y rejoindre l'EI", a déclaré sous couvert de l'anonymat à l'AFP un responsable turc.
La police turque a retrouvé la trace de la famille, qui était entrée dans le pays en venant de Grèce par la route le 16 avril. L'homme est âgé de 33 ans, son épouse de 29 ans et parmi les quatre enfants figure un bébé. "La police turque a suivi le couple et les a arrêtés dans un hôtel du quartier d'Ostim à Ankara 24 heures après la notification" de la police britannique, a précisé le responsable. "La famille, qui est actuellement détenue par la police à Ankara, devrait être expulsée vers la fin de la semaine", a-t-il ajouté.
Ankara est régulièrement accusé par ses partenaires occidentaux de ne pas empêcher le flux actuel de candidats au jihad de rejoindre l'EI, qui contrôle de larges pans de territoires en Irak et en Syrie, à la frontière turque. La Turquie a notamment été durement critiquée pour ne pas avoir empêché le passage de trois adolescentes britanniques en Syrie en février, parties y rejoindre le groupe extrémiste. Mais le pays a récemment renforcé ses contrôles aux frontières et a expulsé mardi neuf Britanniques qui tentaient de se rendre en Syrie. Le mois dernier, la Turquie avait expulsé vers la Grande-Bretagne une jeune femme et trois adolescents britanniques soupçonnés de vouloir rejoindre les rangs des jihadistes.

Italie
Des émigrés pakistanais et afghans, installés en Sardaigne, projetaient des actions terroristes sur le territoire italien.
Le réseau islamiste a été démantelé par la police a affirmé un communiqué des forces de sécurité rendu public le vendredi 24 avril. 18 personnes seraient accusées d'appartenance à "une organisation dédiée aux activités criminelles transnationales s'inspirant d'Al-Qaïda et à d'autres organisations radicales prônant la lutte armée contre l'Occident et l’insurrection contre l'actuel gouvernement du Pakistan", selon le mandat d'arrêt lancées contre elles.
Certains d'entre eux seraient responsables ou auraient participé à des actes terroristes au Pakistan, dont l'attentat sur le marché Meena Bazar de Peshawar en octobre 2009 qui avait fait plus de 100 morts.

Norvège
La Norvège comme la Suède et le Danemark ont envoyé leur lot d’Islamistes sur les théâtres syrien et irakien. Et le moins qu’on puisse dire est que leur comportement ne correspond pas exactement à la philosophie de tolérance et de respect de la vie humaine qui caractérise ces pays. En témoigne cette photo choquante où on voit un Jihadiste « norvégien » décapitant un prisonnier. On peut s’interroger si le traitement « doux » réservé par les Scandinaves aux Jihadistes retournant dans leur pays d’origine est bien adéquat.

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Pays Bas
Alors que les services de sécurité français  se félicitent d’avoir identifié un Jihadiste sur le point de commettre un attentat sur le territoire français, même si son interpellation a été réalisée d’une façon fortuite, les Pays-Bas craignent que les "jihadistes sédentaires" représentent une menace de plus en plus importante.
Il s’agit de jihadistes restés au pays, "frustrés d'avoir échoué à rejoindre les rangs des combattants islamistes" en Syrie ou en Irak. Ils peuvent aussi n'avoir aucune intention de partir, mais avoir été radicalisés chez eux "sous l'influence de la propagande de groupes comme celui du groupe jihadiste de l'État islamiste" (EI), a précisé l'AIVD, les services de renseignement hollandais. Ces jihadistes "peuvent se sentir concernés par les déclarations des porte-paroles de l'EI, qui avaient appelés à commettre des attentats après les frappes internationales", a déclaré l’AIVD, ajoutant: "ils se sentent proches d'un groupe sans y appartenir et peuvent en arriver à commettre des crimes violents, seuls ou non".
Ils seraient quelques centaines aux Pays-Bas mais leurs profils variés les rendent difficiles à identifier: ils peuvent être éduqués ou avoir quitté l'école tôt, religieux ou aventuriers, Marocains ou Turcs, Antillais ou Néerlandais, etc.
Les Pays-Bas compteraient également quelques milliers de "sympathisants" de groupes jihadistes.
A fin 2014, 180 personnes avaient quitté le pays pour rejoindre les rangs de l'EI ou d'autres groupes. Vingt d'entre eux sont décédés et 35 sont rentrés aux Pays-Bas. Les femmes sont de plus en plus présentes (40 personnes) tout comme les familles entières. Il y aurait environ 30 enfants de moins de 10 ans d'origine néerlandaise dans les zones contrôlées par des jihadistes. La moitié d'entre eux seraient nés sur place, selon l'AIVD.

Turkestan
Vidéo du parti islamique du Turkestan en Syrie :
http://t.co/66EthygxYg

Coalition internationale

Australie
L'Australie et l'Iran se sont mis d'accord de manière informelle sur un partage de renseignements afin de lutter contre le groupe Etat islamique (EI), rapporte ABC, le service public audiovisuel australien, lundi 20 avril. L'Australie a dépêché plusieurs centaines de soldats en Irak afin d'entraîner les forces de sécurité irakiennes dans leur combat contre les jihadistes, une décision qui laisse craindre des actions de représailles terroristes dans le pays.
La ministre des Affaires étrangères Julie Bishop s'est rendue cette semaine en Iran, une première depuis une décennie, et a expliqué que Canberra et Téhéran avaient des intérêts communs dans la lutte contre Daech (acronyme arabe de l'EI). "Il s'agit d'un accord informel par lequel nous allons partager des renseignements afin d'avoir des informations sur les Australiens qui sont impliqués" dans le jihad, a-t-elle dit. "Je pense que les Iraniens disposent d'informations dont nous avons besoin et ils sont apparus tout à fait disposés à les partager avec nous", a-t-elle ajouté.

Jean René Belliard

 

Commentaires

L'Axe Islamiste (Turquie-Arabie Séoudite-Qatar) a réussi à unifier ses milices pour attaquer l'AAS et lui faire subir un échec apparent et bien mediatisé. L'attaque est ironiquement présentée comme un victoire des 'rebelles modérés' sur le gouvernement syrien.
Cependant ces milices hétéroclites, unies dans les batailles, ont des ambitions Islamistes opposées et leur unité n'est que temporaire. Ils ne pourront pas s'entendre sur le controle de la province de Edlib. Nous allons bientot assister à la compétition entre ces groupes sous les influences contradictoires des pays de l'Axe Islamiste.
Le AAS a perdu des soldats et a reculé, mais les attaques aériennes vont s'accroitre et les milices de l'Axe Islamiste risque de voir la province devenir leur tombeau. Il est également probable que les E.U ne voudront pas voir apparaitre un autre centre islamiste dirigé par Al Qaeda.
Comme Al Raqa a été le pont vers l'Iraq pour ISIS, Edlib va peut-etre devenir le pont de Al Qaeda vers la Turquie.
Avec les élections imminentes en Turquie, un désastre à Edlib pourrait couter très cher à Erdogan et ces deux mois sont cruciaux pour l'Axe Islamiste.

Écrit par : virgile | 27/04/2015

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