26/03/2015

2015-03-26 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Comme je l’indiquais depuis plusieurs jours, l’offensive des Chiites yéménites soutenus par Téhéran allait finir par mettre les Saoudiens en colère. Ceux-ci, après avoir menacé, n’avaient d’autre choix que d’intervenir. Et ils devaient le faire avant qu’Aden tombe entre les mains des miliciens d’Ansarullah.
C’est le débouché sud de la mer rouge qui est désormais menacé, ce qui devrait provoquer une forte augmentation du baril de pétrole. Des évènements qui devraient contribuer à rendre l’exploitation du pétrole de schiste américain plus rentable.


Front irakien

Tikrit
Après avoir effectué des survols de repérage, dans la journée du mercredi 25 mars, les avions de la coalition sont passés à l’offensive contre les cibles de l’Etat Islamique à Tikrit à partir de la soirée du mercredi 25 mars.
Les États-Unis et les forces militaires de la coalition ont commencé les opérations en appui des forces de sécurité irakiennes à Tikrit répondant à une demande du gouvernement irakien, ont annoncé des fonctionnaires du Combined Joint Task Force Opération Resolve.
Selon le communiqué la coalition apporte maintenant un soutien direct aux forces de sécurité irakiennes qui mènent des opérations pour expulser l'Etat islamique de la ville. La Combined Joint Task Force fournit des frappes aériennes, des renseignement aériens, et conseille et aide les éléments des forces irakiennes de sécurité afin d'améliorer leur capacité à vaincre l’EI. 
 «Ces raids visent à frapper les positions de l’EI avec précision, sans mettre en danger les vies innocentes irakiennes et en minimisant les dommages collatéraux aux infrastructures», a déclaré  le lieutenant-général James L. Terry, commandant le groupe de travail. "Cela permettra également de permettre aux forces irakiennes sous commandement irakien de diriger les opérations pour vaincre l’EI dans les environs de Tikrit ".
Au Pentagone ce matin, le porte-parole du ministère de la Défense, le colonel Steve Warren, a confirmé que les Etats-Unis fournissaient des renseignements et un soutien au-dessus de Tikrit.
Le colonel Patrick Ryder, porte-parole du Commandement Central Américain a tenu à préciser que " la coalition coordonne ses actions avec le gouvernement de l'Irak et les forces de sécurité irakiennes, mais ne coordonne pas ses opérations avec l'Iran ou les milices soutenues par l'Iran."
"Depuis le début de mars, les forces de la coalition ont mené plus de 300 frappes aériennes contre des cibles de l’EI en appui de cinq opérations militaires en Irak et en Syrie», a déclaré Ryder.
«Nous avons détruit une partie importante de la capacité de combat de l’EI et avons mis hors de combat, pendant cette période, plus de 800 combattants de l’EI, deux chars, 15 véhicules blindés, 11 systèmes de tirs indirects et 10 systèmes anti-aériens".
En plus des frappes aériennes, les forces de la coalition ont poursuivi la formation des forces de sécurité irakiennes, selon des responsables du Centcom. Il ya actuellement 4800 soldats irakiens en formation dans quatre centres d’entraînement. 3000 d’entre eux ont débuté leur formation il y a trois semaines.
Cette vidéo montre une frappe de la coalition contre un vaste système de bâtiments où les combattants jihadistes s’étaient retranchés depuis trois semaines :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=6f3f5d45a75b

Les bombardements de la coalition rangaient les Etats-Unis du côté des milices chiites
Le fait de se retrouver aux côtés des milices chiites posait un grave problème, pas seulement diplomatique et géostratégique, mais également moral pour le commandement américain. En effet, les Etats-Unis se retrouvaient alliés de facto à l’Iran, un pays engagé dans la bataille de Tikrit aux côtés des milices chiites. C'était également un problème moral parce que les milices chiites se livraient à des exactions et des atrocités sur les populations sunnites des localités conquises. Des faits intolérables avaient été dénoncés par Human Rights Watch. C’est sans doute la raison pour laquelle la coalition internationale a mis tant de temps avant d’intervenir pour soutenir l’armée irakienne dans la bataille de Tikrit. La décision est sans doute intervenue après qu’on ait appris que les milices chiites se retiraient de l'offensive sur Tikrit (Centcom). A moins que cela ait été la condition car l’information a été annoncée par le général Austin, le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, lors d'une audition au Sénat.
"Les milices chiites se sont retirées de la zone" de Tikrit, et l'offensive est désormais menée par environ 4000 membres des forces spéciales et de la police irakienne, a-t-il précisé.

La France a participé aux bombardements de cibles jihadistes à Tikrit
La France a procédé, mercredi 25 mars dans la soirée, pour la première fois, à une frappe aérienne dans la région de Tikrit. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de l'Etat-major des armées.

Ce que pense un leader chiite des Kurdes
Pour le leader d’une milice chiite, "les Kurdes sont des sangsues qui s’engraissent sur le peuple irakien". Les Kurdes apprécieront !
Vidéo en langue arabe sous-titrée en anglais.
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=376ef7cbe2b5

Front syrien

Bataille d’Edleb
Vidéo montrant l’attaque par les rebelles d’une position occupée par l’AAS au nord d’Edleb :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=cf67f5e1a802
Vidéo montrant l’aviation de l’armée arabe syrienne en appui des soldats contre les rebelles :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=fdf3e55eb082
Cette video de la brigade Ahrar ach-Cham montre la prise du parking de camion à l’entrée d’Edleb :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=fdf3e55eb082
Cette vidéo du Front al Nosra qui fait partie de Jeich al-Fath (l’armée de la victoire) montre le résultat des attaques suicides contre des positions de l’armée. L’homme semble ouzbèk. Les attaques suicides ont été menées par un Saoudien, un Egyptien, un Malais et un Ouzbèk :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=fdf3e55eb082
Cette video montre un assaut des miliciens de la brigade islamiste Ahrar ach-Cham contre une position de l’AAS à Edleb :
https://www.youtube.com/watch?v=F1E_W4G5uQs&feature=p...
Cette vidéo d’Ahrar ach-Cham montre les miliciens s’emparant de l’usine de ciment et de la position d’al-Maslakh (les abattoirs) :
https://www.youtube.com/watch?v=F1E_W4G5uQs&feature=p...


Nouvelle guerre au Yémen

L’Arabie saoudite lance une opération militaire  contre les Chiites yéménites
L’Arabie saoudite a lancé, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 mars, une opération militaire au Yémen pour défendre le président yéménite, Abd Rabo Mansour Hadi, menacé par les miliciens chiites d’Ansarullah, le bras armé des Houthis.
L’Arabie saoudite a formé pour ce faire une coalition qui comprend les Etats membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), c’est-à-dire, outre l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Emirats arabes unis. A noter qu’Oman n’a pas souhaité participer à l’action militaire. Elle comprend également l’Egypte, la Jordanie et le Soudan.
Le Pakistan, approché par la diplomatie saoudienne, réfléchit à la réponse à donner sans en avoir écarté le principe. Une délégation de haut rang devrait arriver en Arabie Saoudite, vendredi 27 mars,  pour évaluer une éventuelle participation à l'intervention militaire au Yémen.
Le Pakistan et l'Arabie saoudite sont des alliés de longue date. L'Arabie saoudite fournit du pétrole et une importante assistance financière au Pakistan, seul pays musulman doté de l'arme nucléaire.
Quant au Maroc, il a annoncé approuver l’opération menée par l’Arabie saoudite au Yémen sans, toutefois, y participer.

Empêcher les Chiites de prendre le contrôle du Yémen
"L'opération vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays", a expliqué M. Adel al-Jubeir, l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis lors d'une conférence de presse.
"Nous avons une situation où vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne", a fait valoir l’ambassadeur, soulignant que l'avancée des Houthis ne pouvait être tolérée.
Les opérations se limitent pour le moment à des frappes aériennes sur différentes cibles au Yémen, mais d'autres forces militaires sont mobilisées et la coalition "fera tout ce qu'il faudra", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont finalement choisi leur camp : celui de Riyad
L’offensive contre les miliciens chiites yéménites a reçu l’aval, sinon la bénédiction des Etats-Unis.
"Le président Obama a autorisé la fourniture d'un soutien en logistique et en renseignement aux opérations militaires menées par le CCG" (le Conseil de coopération du Golfe), a déclaré dans un communiqué Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil national de sécurité (NSC) de la présidence américaine.
On apprenait dans la soirée du jeudi 26 mars que les Etats-Unis envisageaient de fournir des moyens de ravitaillement en vol et d'envoyer des avions radars pour soutenir l’opération saoudienne.
La Maison Blanche explique son soutien à Riyad par le fait qu’elle est inquiète des "activités iraniennes" au Yémen où les rebelles chiites Houthis, alliés de Téhéran, ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes.
"Nous avons des inquiétudes concernant les activités iraniennes au Yémen et les informations sur le transfert iranien d'armes qui contribuent à la déstabilisation et à la menace pesant sur le gouvernement légitime", a déclaré Alistair Baskey, porte-parole du Conseil de sécurité nationale

De son côté, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a eu une conférence téléphonique avec ses homologues du Conseil de Coopération du Golfe à propos de la situation au Yémen. C’est ce qu’a révélé  un responsable du Département d'Etat.
M. Kerry a "salué le travail de la coalition qui agit militairement contre les Houthis" et a souligné le soutien de Washington "y compris avec la fourniture de renseignements, l'aide pour le choix des cibles et le soutien logistique pour des frappes contre des cibles houthis", a précisé ce responsable.

Comme John Kerry est à Lausanne pour les négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire, tout le monde se demande quelle sera la réaction de Téhéran. Et quelles conséquences l’offensive saoudienne contre les Chiites yéménites pourraient avoir sur les négociations ? Pour l’instant, les responsables américains restent optimistes et sont d’avis que cela n’aura pas d’impact sur les négociations.
"Nous avons toujours clairement indiqué que les négociations du groupe P5+1 portaient exclusivement sur la question du nucléaire", a indiqué un haut responsable américain alors que les discussions reprenaient à Lausanne (Suisse).

Le monde musulman se fracture un peu plus entre Sunnites et Chiites
D’un côté, l’Arabie saoudite trouve à ses côtés tous les principaux pays sunnites de la région. L’opération militaire a également été saluée par des ténors de la communauté sunnite comme Saad Hariri, au Liban.
"La décision du roi Salmane d'intervenir militairement au Yémen est sage et courageuse", a écrit le chef du Courant du Futur sur son compte Twitter.
"L'immixtion iranienne au Yémen nécessite une réponse arabe, a-t-il poursuivi. Le peuple yéménite soutiendra l'intervention militaire arabe contre les Houthis".

Enfin dernier soutien en date : la Turquie. Le président turc a déclaré soutenir l’Arabie saoudite et être prêt à lui fournir une « aide logistique » dans son action militaire au Yémen.
Il a vertement critiqué les activités de l'Iran qui soutient les rebelles chiites d’Ansarullah.
"L'Iran déploie des efforts pour dominer la région. Comment cela peut-il être tolérée" s'est-il interrogé avant d'appeler l'Iran, pays voisin de la Turquie, à "retirer toutes ses forces du Yémen, de la Syrie et de l'Irak".
"L'Iran doit changer de mentalité (...) Les agissements de l'Iran dans la région dépassent les limites de la patience. Ces activités ont provoqué un malaise aussi bien chez les Saoudiens que dans les pays du Golfe", a expliqué le président turc.

De l’autre côté, les principaux pays chiites condamnent.
L'Iran dénonce une "démarche dangereuse (...) violant les responsabilités internationales et la souveraineté nationale".
L'action militaire va "encore plus compliquer la situation, étendre la crise et faire perdre les chances d'un règlement pacifique des divergences internes au Yémen", a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, dans un communiqué. Le président Hassan Rohani a, quant à lui, qualifié d'"agression militaire" l’offensive saoudienne au Yémen.
Cette opération "créera plus de tensions dans la région et n'apportera aucun bénéfice à aucun pays", a mis en garde le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif qui se trouve à Lausanne pour les négociations sur le nucléaire iranien.

Le Hezbollah libanais condamne, évidemment, lui qui a hébergé, entraîné et soutenu la milice chiite yéménite Ansarullah.
"Le Hezbollah condamne fermement l'agression américano-saoudienne visant le peuple yéménite frère (...) et appelle l'Arabie saoudite et ses alliés à cesser immédiatement et sans conditions cette agression injuste", a affirmé le parti chiite.

L’Irak, dont la population est majoritairement chiite, condamne également l’action saoudienne.  
"Nous ne sommes pas avec la frappe, et nous ne sommes pas avec l'intervention étrangère", a indiqué le ministre des Affaires étrangères irakien, Ibrahim al-Jaafari.
Le ministre irakien se trouvait bien seul lorsqu’il s’est exprimé. Il participait, en effet, à la réunion des ministres des AE arabes, à Charm el-Cheikh, pour préparer le sommet annuel de la Ligue arabe qui doit s'ouvrir samedi 28 mars.

Or, la Ligue arabe a apporté son "soutien total" à l'intervention au Yémen.
"C'est une opération contre des cibles appartenant aux Houthis qui ont mené un coup d'Etat", a jugé M. Arabi, le secrétaire général de la Ligue arabe.
Dans la soirée du jeudi 26 mars, on apprenait que les ministres des AE arabes réunis avaient approuvé un projet de force militaire conjointe.
Un projet de résolution en ce sens sera présenté au sommet de la Ligue arabe qui devrait l'adopter.
"C'est la première fois qu'une force sera créée et fonctionnera au nom des pays arabes", a souligné M. Arabi.
"Les ministres se sont mis d'accord", a confirmé le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri durant la conférence de presse, qui clôturait une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères préparant le sommet.

Quant aux Houthis yéménites, le chef de la milice chiite des Houthis, Abdel Malek al-Houthi, dénonce l'intervention "injustifiée" de la coalition menée par l'Arabie saoudite contre ses forces au Yémen.
Cette "agression criminelle est totalement injustifiée" et les Yéménites "ne vont pas rester sans réagir", a déclaré lors d'un discours télévisé le chef des Houthis, qualifiant l'Arabie saoudite de "voisin diabolique".
Et les Houthis menacent l’Arabie saoudite d’une guerre généralisée :
"Il y a une agression en cours au Yémen et nous y ferons face vaillamment", a déclaré Mohammed al Boukhaiti, membre du bureau politique des Houthis, à la chaîne de télévision Al-Jazeera, basée à Doha, au Qatar. Il poursuit : "Les opérations militaires vont entraîner la région dans une guerre générale".

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Sur le terrain, la guerre
Offensive saoudienne ou non, la prise d’Aden par les miliciens chiites aurait plongé le pays dans une sanglante guerre civile. C’est ce qu’a déclaré le chef de la diplomatie du Yémen, Ryad Yassine, mercredi 25 mars.
Les Saoudiens n’ont pas voulu courir le risque de voir le pays se déchirer entre Chiites et Jihadistes.
Le jeudi 26 mars, à l’aube, les avions de guerre de la coalition menée par l’Arabie saoudite ont attaqué des sites sensibles tenus par les rebelles chiites à Sanaa. Parmi les cibles, on trouve l'aéroport de Sanaa, situé au nord de la capitale, la base aérienne al-Daïlami, située à proximité de l’aéroport, un campement des forces spéciales, ainsi que le palais présidentiel. Les bombes auraient provoqué un incendie dans le palais. Les bombardements à Sanaa auraient coûté la vie à au moins 18 civils selon la défense civile. Mais d’autres personnes se trouvaient toujours sous les décombres d’habitations et ce chiffre devrait être plus élevé.
Près d’Aden, la base aérienne d'Al-Anad, la plus grande du Yémen, a également a également été attaquée par les avions saoudiens.
Les bombardements ont permis aux partisans du président Hadi de passer à l’offensive contre les Chiites et leurs alliés. Ils auraient réussi à reprendre l’aéroport international d’Aden des mains des militaires de la 39e brigade qui était passée du côté des rebelles le mercredi 25 mars. Des combats au sol ont également eu lieu à Al-Houta, chef-lieu de la province de Lahj. Les combats ont opposé les membres des "comités populaires", qui soutiennent le président Hadi, aux miliciens chiites d’Ansarullah.
Dans la soirée du jeudi 26 mars, les avions saoudiens et des pays alliés effectuaient de nouveaux raids sur le territoire yéménite. Les frappes ont visé la base militaire d'Al-Tarik, à proximité de Taëz, la troisième ville du pays, sur la route entre la capitale Sanaa et Aden.
Vidéo côté houthi. Un tank aux mains des miliciens chiites d’Ansarullah quelque part dans les montagnes yéménites :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4acd65157c21

Une offensive au sol devrait suivre
Une offensive est envisagée par l’Etat-major militaire saoudien.
"Nous ne pourrons pas atteindre notre objectif de restaurer le gouvernement légitime en contrôlant le ciel du Yémen (...), une offensive au sol pourrait être nécessaire pour restaurer l'ordre", a déclaré jeudi 26 mars à Reuters une source saoudienne proche des affaires militaires, même si on précise qu’aucune décision a encore été prise.
L’Egypte, toute proche, pourrait fournir le gros des bataillons. L’Egypte est déjà fortement impliquée dans le conflit. L'aviation et la marine égyptiennes participent à l'intervention militaire. Et le gouvernement égyptien a confirmé que l'Egypte était prête à envoyer des troupes au sol si cela s'avérait nécessaire.
"Il était nécessaire pour l'Egypte de prendre ses responsabilités (...) avec la participation d'éléments des forces armées égyptiennes de l'aviation et de la marine", a expliqué la présidence.
En attendant, quatre navires de guerre égyptiens sont entrés jeudi 26 mars dans le canal de Suez, en route pour le Golfe d'Aden.
Les quatre vaisseaux doivent participer à la "protection" du Golfe d'Aden, qui est stratégiquement important en raison de sa situation au sud de la mer rouge, à l'entrée du canal de Suez.

Le président yéménite est en Arabie saoudite
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi est arrivé jeudi 26 mars à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, le jour même où l’opération "Tempête décisive" contre les Chiites yéménites débutait.
Le président yéménite a été accueilli, à son arrivée sur une base aérienne à Riyad, par le ministre saoudien de la Défense, le prince Mohamed Ben Salmane Ben Abdel Aziz, qui supervise l'opération militaire.
Le président Abd Rabbo Mansour Hadi est attendu, samedi 28 mars à Charm el-Cheikh (Egypte), pour participer au sommet de la Ligue arabe.

Mesures de précaution en Arabie saoudite et au Koweït
Le conflit devrait contribuer à exacerber les tensions entre les puissances régionales sunnites et chiites. C’est pourquoi de nombreux pays ont pris des mesures sécuritaires, s’attendant au pire.
Le ministre de l’intérieur saoudien, le prince Mohamed Ben Nayef Ben Adel Aziz, a ordonné un renforcement de la sécurité aux frontières et à l'intérieur du royaume, autour de tous les bâtiments publics, des installations pétrolières et industrielles. Et il a promis de sévir "fermement" contre tous ceux qui porteraient atteinte au pays.
L’Arabie saoudite a également suspendu le trafic aérien dans les aéroports du sud du pays. Cette mesure, qui s'applique à sept aéroports dont celui de Jazane, une province frontalière du Yémen, restera en vigueur "jusqu'à nouvel ordre", ont précisé les autorités saoudiennes dans un communiqué.
Le Koweït, membre de la coalition contre les rebelles chiites du Yémen, a également renforcé la sécurité autour de ses installations pétrolières.
Ces mesures de "précaution" concernent toutes les installations pétrolières, à l'intérieur et à l'extérieur du Koweït, a précisé l'agence officielle KUNA, citant Mohammad al-Farhud, président de la Kuwait Petroleum Corp. (KPC).

Un bateau de pêche  iranien capturé par les pirates somaliens – rien à voir avec le conflit
Des pirates ont pris d'assaut un bateau de pêche iranien aux larges des côtes somaliennes, leur première prise en près de trois ans, a-t-on appris jeudi 26 mars.
"Un bateau iranien, qui pêchait illégalement dans les eaux somaliennes, a été pris par des pirates cette semaine", a déclaré Alan Cole, de l'office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
La fréquence des attaques de pirates somaliens avait pourtant chuté ces dernières années, à la faveur notamment des patrouilles déployées par la communauté internationale.
En 2011, au plus fort de la piraterie, les somaliens détenaient plus de 700 otages.
Mais entre mai 2012 et la récente prise du bateau iranien aux larges de Ceel Huur, dans la région de Mudug, aucune attaque n'avait abouti, selon l'ONUDC.

Jean René Belliard

 

 

20:33 Publié dans Mohammed Ben Nayef Ben Abdel Aziz | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

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