25/03/2015

2015-03-25 – Guerres dans le monde arabe

Aden est sur le point de tomber aux mains des miliciens chiites d’Ansarullah. La chute de la ville permettra à l’Iran et les milices chiites alliées à Téhéran de contrôler le détroit d’Hormouz et celui de Bab el-Mandeb, à la sortie de la mer rouge. La chute d’Aden serait un coup dur pour la sécurisation de cette importante voie maritime et la lutte contre les pirates somaliens. Sans compter que, désormais, il n’y a plus au Yémen que les organisations jihadistes d’al-Qaïda et de l’Etat Islamique pour s’opposer aux miliciens chiites. L’Arabie saoudite montre les dents et le sultanat d’Oman peut trembler.


Front Irakien

Tikrit
Les combats se poursuivent pour la prise de Tikrit et s’accompagnent de dérapages de la part des miliciens chiites contre les Sunnites. La Brigade Badr, pour ne citer qu’elle, a décidé de punir la tribu des Albou Ajil, une tribu installée sur la rive orientale du Tigre. Un génocide pourrait avoir lieu contre cette tribu.
Vidéo montrant la ville des Albou Ajil brûlée par la Brigade Badr :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9d5a25516535
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5b7ff2ed9c58
Après avoir vu ces deux vidéos, regardez bien cette dernière. Il s’agit d’un talk show à la télévision irakienne. Des invités sunnites et chiites s’affrontent en raison des atrocités commises à Tikrit. Elle est extrêmement instructive. La vidéo est en langue arabe sous-titrée en anglais :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=06de9719c4df
Pour ceux qui n’ont pas une connaissance approfondie du dossier moyen-oriental, on parle de « jurisprudence ». Il s’agit de la suprématie du grand imam (Khomeini et Khamenei aujourd’hui) sur le pouvoir séculier. C’est comme si les présidents européens devaient s’incliner devant le pouvoir papal. C’est le principe du Wali al-Faqih. 

Liban

Brigades Abdallah Azzam
On reparle des Brigades Abdallah Azzam. Les Brigades Abdallah Azzam sont une organisation jihadiste qui opère à la fois au Liban et dans la péninsule Arabique. Au Liban, l’organisation s’est retranchée dans le quartier Tamir et des Urgences du camp palestinien d’Aïn el-Héloué où elle affronte régulièrement les Fedayin du Fatah.
Le groupe figure sur la liste américaine des organisations terroristes ». Parmi les actions revendiquées par le groupe, on peut citer une attaque kamikaze contre le pétrolier japonais M. Star alors qu'il était ancré dans le Détroit d'Ormuz, dans la nuit du 27 au 28 juillet 2010, des tirs de roquettes sur le nord d'Israël à partir du Liban et surtout le double attentat suicide commis le 19 novembre 2013 contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth qui avait fait 25 morts.
Ce groupuscule, inspiré idéologiquement par al-Qaïda, s’était engagé en 2007 aux côtés de l’organisation salafiste Fatah al-Islam dans des combats contre l'armée libanaise dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared (banlieue de Tripoli). Il avait été écrasé par l'armée et évincé du camp au prix de plus de 400 morts, dont 168 soldats.
Les Bridades al-Azzam avaient été fondées par un Saoudien, Saleh Qar'aoui, arrêté en 2012 dans son pays. Le Saoudien Maged al-Maged lui avait succédé à la tête de l’organisation. On apprenait, le 3 janvier 2014, que les autorités sécuritaires libanaises avaient arrêté Maged al-Maged. L’arrestation datait de plusieurs jours mais avait été maintenue secrète.
Maged al-Maged était entré au Liban avec un faux passeport et s’était rendu à l’hôpital al-Makassed pour soigner des blessures reçues durant les combats contre l'armée syrienne dans la région d'al-Qalamoun. C’est là qu’il a été arrêté par les services de renseignement de l'armée. Il était aussitôt transféré à l’hôpital militaire pour être interrogé. On apprenait un peu plus tard que Maged al-Maged était décédé huit jours après son arrestation à l’hôpital militaire.
Or, si on reparle des Brigades Abdallah Azzam, c’est parce qu’on a appris mercredi 25 mars, que le porte-parole de l'organisation, le cheikh Sirajeddine Zreikat, avait fui le Liban vers le Qalamoun syrien . C’est ce qu'a indiqué le quotidien al-Akhbar dans son édition du mercredi 25 mars.
Le chauffeur du cheikh islamiste, détenu par les autorités libanaises, aurait avoué avoir conduit Sirajeddine Zreikat vers la Békaa dans un premier temps, puis vers le Qalamoun syrien, à la frontière libanaise.

Deux Jihadistes libanais originaires de Tripoli arrêtés pour assassinat de soldats
Deux des Jihadistes qui ont exécuté des soldats enlevés à Ersal (Bekaa) ont été arrêtés par l’armée alors qu’ils tentaient de fuir vers Tripoli. Il s’agit de deux cousins originaires de Tripoli.
Ces deux terroristes, Omar Mikati -- alias Abou Houreira-- et Bilal Mikati --connu sous le nom d’Abou Omar al-Loubnani - ont avoué avoir participé à l’exécution de trois personnes. Abou Omar  a admis avoir assassiné le soldat libanais Ali Sayed alors que le deuxième filmait l’exécution.
Les deux cousins seraient liés à Ahmad Salim Mikati, alias Abou Bakr Mikati, qui avait été arrêté dans le village d’Assoun en 2014. Ahmad Salim Mikati avait été détenu dans les prisons syriennes où il est resté plusieurs années, accusé d'appartenir au mouvement radical at-Tawhid. Libéré par les autorités syriennes, il a été arrêté au Liban pour sa participation aux combats contre l'armée libanaise sur le plateau de Dennyeh en 2000. Celui-ci a également été accusé de préparer un attentat à l’explosif contre l’ambassade italienne.  
Omar Mikati, alias Abou Omar al-Loubnani, est né en 1994 et a prêté allégeance à l’Etat Islamique par le biais de son père Abou Bakr. Il a également reconnu avoir participé aux combats contre l’armée à Tripoli. Il est également accusé d’avoir tué cheikh Saad el-dine Ghayyeh et a dirigé le groupe qui attaquait Jabal Mohsen, un quartier de Tripoli à majorité alaouite.

Front libyen

Syrte
Les Jihadistes libyens de l’Etat Islamique ne sont actifs en Libye que depuis quelques mois. Leur première attaque spectaculaire dans le pays a été l’assaut contre un hôtel de Tripoli en janvier 2015. L’attaque avait fait neuf morts. Ils ont à nouveau fait parler d’eux avec la décapitation, en février, de 21 chrétiens, la plupart des Coptes égyptiens.
Ils contrôlent, depuis février 2015, de larges zones dans la région de Syrte. C’est notamment le cas de la localité de Noufliyeh qui est devenue leur fief.
Le "bataillon 166", une milice de la ville de Misrata, a été chargé par la coalition Fajr Libya (Aube de la Libye) qui a pris le contrôle de Tripoli en août, de protéger Syrte des Jihadistes de l’EI. Syrte est une ville côtière située à 450 km à l'est de la capitale libyenne.
Des combats intermittents se déroulent dans la ville depuis plusieurs jours.
Mercredi 25 mars, les Jihadistes de l’Etat Islamique ont attaqué une position du « Bataillon 166 » située à 15 km à l’ouest de Syrte, tuant cinq miliciens de ce bataillon et en blessant deux autres.
Rappelons que deux autorités se disputent le pouvoir en Libye : un gouvernement et un Parlement reconnus internationalement, siégeant dans l'est du pays, et un gouvernement et un Parlement parallèles installés à Tripoli par Fajr Libya, un groupement de milices islamistes.  Fajr Libya contrôle une grande partie de l'ouest libyen.
Pour ajouter à la confusion, ces deux pouvoirs concurrents tentent de contrer l'influence des Jihadistes de l’Etat Islamique.

Front syrien

Bosra ach-Cham (Province de Deraa – Sud syrien)
Les rebelles syriens du Front du Sud (Jabhat janoubiya) se sont emparés de la ville antique de Bosra ach-Cham après quatre jours de combats. Les soldats de l’AAS et les Comités de défense populaire qui défendaient les quartiers chiites qui représentent 50% de la ville n’ont pu résister à l’offensive. 
Bosra a été la capitale de la province romaine d'Arabie. Elle était une escale importante sur l'ancienne route caravanière de La Mecque. Un magnifique théâtre romain, datant du 2ème siècle, des ruines paléochrétiennes et plusieurs mosquées se trouvent dans ses murailles.
La ville est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Les rebelles se sont emparés de Bosra ach-Cham car la ville occupe une position stratégique importante. Elle est située dans la province de Deraa, à mi-chemin entre la ville de Deraa et celle de Soueida. Ces deux localités sont toujours aux mains de l'armée. Dernier point : Les rebelles du Front du Sud ne comprennent pas de combattants jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) ou de l'Etat Islamique dans leurs ranges.
- Vidéo : Les rebelles du Front du Sud entrent à Bosra ach-Cham et passent devant Qalaat Bosra (le château de Bosra) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=807ff924cb71
- Vidéo : Le théâtre romain semble être resté en bon état :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=c359098cd261
Il doit pourtant y avoir des dégâts si on en croit cette autre vidéo datant du 23 mars et montrant les combats à l’intérieur de la cité antique :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4b82f9fac5fd
- Vidéo : les rebelles ont capturé un milicien du Hezbollah libanais à l’intérieur du château. Le Hezbollah libanais a été présent à Bosra ach-Cham pendant près d’un an :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=fac050463901

Edleb
Les combats entre les combattants de Jeich el-Fath (Armée de la conquête), un groupement de milices islamistes mené par le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) et l’Armée Arabe Syrienne se poursuivaient avec violence ce mercredi 25 mars. L’offensive islamiste contre la ville a débuté mardi 24 mars.
L’objectif du Front al-Nosra pourrait être de faire d’Edleb, en cas de prise de la ville, la capitale de son califat, alors que l’Etat Islamique a fait de Raqqa sa place-forte. Ainsi, les deux organisations jihadistes rivales revendiqueraient, chacune de leur côté, l’existence d’un califat islamique avec une grande ville syrienne comme capitale.
"Les combats font rage aux entrées est et sud de la ville, dont les secteurs sont bombardés par le Front Al-Nosra et ses alliés islamistes d’Ahrar ach-Cham".
Plusieurs positions de l’AAS et des Forces de Défense Nationale sont tombées aux mains des Islamistes le 24 mars et la position de l’université a été prise par les rebelles dans la matinée du 25.
Les combats auraient déjà fait 31 morts au moins, dont 20 soldats.
- Vidéo rebelle montrant l’attaque de la position Ghassan Aboud au sud d’Edleb. C’est la dernière position avant l’entrée dans la ville côté sud (impressionnant) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=87491a87fe36
- Vidéo postée par la milice islamiste Ahrar ach-Cham. Deux tanks T-55 MV progressent vers la ville après la chute des défenses de l’AAS à l’entrée sud de la ville. Une go-pro a été montée sur l’un des tanks :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bb2131904935
- Vidéo d’Ahrar ach-Cham montrant une position de l’Armée Arabe Syrienne, le Fort 6, située au sud de la ville après sa capture par les rebelles :
https://www.youtube.com/watch?v=OBeBFiBvgPc&feature=p...

Qalamoun – Tensions au sein de l’Etat Islamique
Rien ne va plus au sein de l’Etat Islamique dans le Qalamoun. Les divisions et les liquidations se seraient multipliées au sein de l'organisation dans la région, à la suite de l’assassinat de son dirigeant Abou Ossama el-Banyassi. De nombreux Jihadistes auraient fui la région, notamment vers le Liban, par peur d’être liquidés au cours des luttes intestines.
Des membres de l’EI auraient adressé « un rapport à l’intention d’Ibrahim (Abou Bakr el-Baghdadi) qui a promis de résoudre le problème ».

Front yéménite

Aden est sur le point de tomber – Le président Hadi est en fuite
L’assaut final contre la ville d’Aden a débuté le mardi 24 mars. Les miliciens chiites d’Ansarullah, le bras armé des Houthis, se sont emparés dans la soirée de l’importante base aérienne d'Al-Anad. La base, qui se trouve à un endroit stratégique, est tombée "après des affrontements limités" avec les forces armées loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi.
La base avait été évacuée la semaine passée par les militaires américains en raison de l’aggravation de la situation. Ils s’y trouvaient dans le cadre de la lutte contre al-Qaïda.
La base militaire occupée, la voie était libre pour la prise d’Aden. Les miliciens chiites d’Ansarullah et des militaires partisans de l’ancien président Ali Abdallah Saleh ne seraient plus qu’à 20km de la ville. Ils ont atteint Dar Saad, un village situé à moins d’une demi-heure de route de la capitale du sud.
L’arrivée des miliciens chiites houthis dans les environs immédiats d’Aden a provoqué la fuite du président Abd Rabo Mansour Hadi et des personnels diplomatiques de l’Arabie saoudite, des Emirats, du Koweït et de l’Egypte. On ne sait pas avec exactitude où se trouve le président. Il pourrait s’être réfugié dans un lieu sûr à Aden ou à Djibouti. Son fils, Jalal, et son porte-parole ont également pris la fuite. Le palais présidentiel est toujours entre les mains des fidèles de Hadi. Ce qui explique pourquoi le palais a été la cible de trois missiles tirés par un bombardier rebelle, provoquant une riposte de la DCA.
La chute de la ville n’est plus qu’une question d’heures après que 500 membres des tribus du sud  et des unités militaires basées dans la région d'Aden ont rejoint les miliciens d’Ansarullah et les militaires fidèles de Saleh, le mardi 24 mars. Le dernier ralliement en date du mercredi 25 mars concerne la 39ème brigade blindée, stationnée près de l'aéroport international. Des éléments de cette unité ont pris le contrôle des installations aéroportuaires. Cela ne s'est pas fait sans résistance puisque des hommes armés ont tenté de confronter les militaires.
Les miliciens chiites ont capturé au cours de leur progression plusieurs officiers pro-Hadi, dont le ministre de la Défense, le général Mahmoud el-Soubaihi.
"Soubaihi a été arrêté dans la ville de Houta", chef-lieu de la province de Lahj (voisine de celle d'Aden), et conduit à Sanaa, a déclaré le porte-parole des rebelles chiites Mohamed Abdel Salam, cité par la chaîne des Houthis, Al-Massira.
La population sunnite n’a aucune envie de voir la ville tomber entre les mains des miliciens chiites, quand bien même ceux-ci seraient accompagnés par des soldats rebelles hostiles à Hadi et partisans de l’ancien président Saleh. Des habitants ont tenté, mercredi 25 mars, de pénétrer à l’intérieur d’une caserne pour s’emparer des armes, provoquant des tirs de sommation de la part des soldats.

Ansarullah veut rassurer les voisins du Yémen
Le porte-parole d’Ansarullah, Abdel Salam, a tenu à rassurer les voisins du Yémen. « Il est dans l’intérêt de tous de soutenir le choix du peuple yéménite ». Il a accusé les Américains d’avoir occupé leur pays depuis 10 ans sous prétexte de la lutte contre Al-Qaïda. 

AbdelSalam.jpgAbdel Salam

 

 

 

 

 

 

 

Troupes saoudiennes à la frontière yéménite
Il n’est pas sûr que les paroles rassurantes d’Abdel Salam calment la colère des Saoudiens.  Depuis l’offensive des miliciens chiites d’Ansarullah, l'Arabie saoudite n’a cessé d’accuser l'Iran de semer la discorde entre les communautés au Yémen en soutenant les Houthis.
"Les Saoudiens sont vraiment profondément inquiets de ce qu'ils voient comme une place forte iranienne, dans un Etat défaillant, le long de leur frontière", avait déclaré, lundi 23 mars, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal.
L'Arabie saoudite, qui partage 1 800 km de frontières avec le Yémen, est également inquiète d'un possible débordement du conflit à l’intérieur de ses frontières et notamment dans sa province orientale d'Ach-Charkiya, dont la population est en partie chiite et où se trouvent les plus riches gisements pétroliers du royaume.
Selon des responsables américains, cités par plusieurs médias, dont la chaine de télévision iranienne arabophone al-Alam, l’Arabie saoudite a renforcé la présence de ses troupes près du Yémen. Elle est en train d’acheminer du matériel militaire lourd, notamment des blindés et de l'artillerie, dans les zones frontalières avec le Yémen.

Le ministre yéménite des AE par intérim réclame une intervention militaire arabe
Le ministre par intérim des Affaires étrangères yéménite, Riyad Yassine,  a réclamé, mercredi 25 mars, une intervention militaire arabe "urgente" dans son pays pour contraindre les miliciens chiites Houthis a stopper leur offensive sur Aden.
Yassine a réclamé cette intervention alors qu’il se trouve dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, où doit s'ouvrir samedi 28 mars le sommet annuel de la Ligue arabe.

Le conflit risque de dégénérer
Le conflit risque de dégénérer à tout moment en une guerre par procuration entre l'Iran chiite, qui soutient les Houthis, et l'Arabie saoudite et d'autres monarchies de la région, qui pourraient venir en aide aux tribus sunnites, sachant que ces dernières pourraient s’allier à al-Qaïda et à l’Etat Islamique. On retrouverait alors un scenario qu’on a déjà vu à l’œuvre en Irak.

Coalition internationale

Les nations qui participent à la coalition internationale en Irak sont l'Australie, la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, la Jordanie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.
En Syrie, les raids aériens ne sont menés que par  le Bahreïn, la Jordanie, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et les Etats-Unis.

Activité du 23 mars 2015
Les forces militaires de la coalition ont continué à attaquer les terroristes de l’EI en Syrie et en Irak, le 23 mars, en utilisant chasseurs et drones. Six frappes aériennes ont été exécutées en Syrie et huit en Irak. Les frappes en Irak ont été préalablement approuvées par le ministère irakien de la défense. Les raids ont eu lieu entre 08H00 le 23 Mars, et 08H00 le 24 Mars.
Ce qui suit est un résumé des raids:

Syrie
- Près de Kobané, six frappes aériennes ont pris pour cible quatre unités tactiques de l’EI et détruit cinq positions de combat des Jihadistes, un véhicule et un check-point.

Irak
- Près de Baiji, deux frappes aériennes a pris pour cible une unité tactique de l’EI, détruisant deux conteneurs de l’EI.
- Près de Falloujah, un raid aérien a frappé un véhicule de l’EI.
- Près de Mossoul, deux frappes aériennes ont détruit deux pelleteuses de l’EI.
- Près de Sinjar, un raid aérien a frappé une unité tactique de l’EI et détruit un bâtiment occupé par les Jihadistes.
- Près de Tal Afar, deux frappes aériennes ont pris pour cible une unité tactique de l’EI, détruit un EID (Explosive Improvised Device) et des installations de stockage ainsi qu’un VBIED (véhicule blindé piégé) de l’EI.

Tous les avions sont retournés à lenr base sans incident.

Jean René Belliard

 

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