26/01/2015

24 et 25 janvier 2015 – Observatoire du monde arabe

On en sait un peu plus sur la lutte pour le pouvoir qui vient de trouver son épilogue au sommet de la monarchie saoudienne. Le clan Soudeïri auquel appartient le nouveau roi Salman vient de prendre les rênes de l'Etat au détriment du clan Shemari auquel appartenait feu le roi Abdallah.


Arabie saoudite

Guerre de clans au sein de la famille règnante
Le roi Abdallah n’était pas encore enterré qu’un règlement de comptes a eu lieu au sein de la famille régnante d’Arabie saoudite. Le clan des Soudeïri a pris les leviers du pouvoir après dix années au cours desquelles il en avait été écarté.
Les Soudeïri forment l’une des deux principales branches de la famille royale.
Au nombre de sept, les princes du clan Soudeïri sont tous nés d’une seule mère, Hassah, issue de la grande tribu des al-Soudeïri, dont l’un des chefs Ahmad ben Mohammad al-Soudeïri comptait parmi les alliés les plus proches du fondateur de la dynastie saoudienne, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud.
Le clan des Soudeïri avait été affaibli après l’accession au trône du roi Fahed, chef de la branche rivale des al-Shemari. Leur mère était issue d’une grande tribu du nord de l’Arabie saoudite qui était autrefois l’ennemi de la tribu des Saoud.
A peine a-t-il accédé à la première marche du trône que Salman ben Abdel Aziz a écarté des postes-clés et du pouvoir tous les membres du clan al-Shemari pour les confier à ceux de son propre clan des al-Soudeïri.

Le clan des Soudeïri
Les princes Soudeïri sont : Fahed ben Abdelaziz (ancien roi), Sultan ben Abdelaziz (ancien prince héritier et ministre de la Défense), Abdelrahman Ben Abdelaziz (ancien vice-ministre de la Défense), Nayef ben Abdelaziz (ancien prince héritier et ministre de l’Intérieur), Turki ben Abdelaziz (ancien vice-ministre de la Défense), Ahmad ben Abdelaziz (ministre de l’Intérieur destitué) et Salmane ben Abdelaziz (roi actuel).

Les changements à la tête du pouvoir saoudien
Parmi ceux qui ont fait les frais de ce retournement figure en tête Mot’ab, le fils du roi défunt. Il a été destitué de son poste de second prince héritier, et n’a gardé que celui de chef de la Garde nationale. Il n’a même pas été nommé membre du conseil royal.
C’est son adversaire, Mohammad ben Nayef, (fils aîné de Nayef ben Abdelaziz le prince héritier défunt de la branche des Soudeïri), qui, en plus de son poste de ministre de l’Intérieur, a été nommé comme second prince héritier et deuxième vice-président du Conseil des ministres saoudiens.
Il semble que la confirmation de Mohammad Ben Nayef à son ministère de l’intérieur serait due à une pression de l’administration Obama dont il est très proche.
L’ancien chef de la cour royale et chef de la Garde royale, Khaled al-Tuwayjri, a lui aussi été écarté. Tuwayjri qui était autrefois qualifié de « faiseur de rois », a été remplacé à la tête de la cour royale par le fils du roi actuel, Mohammad ben Salman, et pour diriger la Garde royale, par le général Hamad al-Awhli.
En plus du poste de chef de la cour, Mohammad ben Salman occupe l’ancien poste de son père à la tête du ministère de la défense.
Cela signifie que sous le règne de son père, il deviendra l’un des princes les plus influents de la troisième génération de la famille royale saoudienne.

Le prince Mogren en danger
Le prince Mogren est théoriquement le prince héritier au cas ou le roi Salman Ben Abdel Aziz venait à disparaître. Mais le prince Mogren ne fait pas partie du clan Soudeïri. Sa mère est yéménite. Il faut donc s’attendre à ce qu’il soit très vite remplacé, vraisemblablement dans les trois mois. S’il est encore officiellement le prince héritier, cela est du uniquement à la nécessité pour Salman de réduire les tensions au sein des familles dirigeantes qui se disputent le pouvoir. Mais le roi attend simplement le moment opportun pour l’évincer. 
 « Ahmad Ben Abdel Aziz pourrait remplacer le prince Mogren comme successeur officiel du roi Salman.
Ahmad Ben Abdel Aziz qui était ministre de l’intérieur est le seul frère du roi encore vivant de la branche des Soudeïri.

Ahmad_Ben_AbdelAziz.jpgLe prince Ahmed Ben Abdel Aziz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le roi Salman doit faire vite
Le roi Salman doit faire vite car sa santé est précaire. Mais là, on est habitué à ce que les monarques saoudiens aient une santé fragile.

L’Arabie saoudite et le pétrole
Les prix du brut ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis Juin 2014, au moment même où les Jihadistes de l’Etat Islamique se lançaient à l’assaut de l’Irak. Il s’agit de deux évènements concomitants, on va dire.
Mais pour la première fois en quatre décennies, Riyad, va refuser de jouer son rôle traditionnel de modérateur du marché, s’empressant de préciser que sa décision était purement économique et non politique.
Le  ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naimi, maître de la politique pétrolière de l’Arabie saoudite depuis vingt ans, a  clairement dit qu’il refuserait de réduire la production, même si le prix du baril de pétrole chute à 20$.

al-naimi_6.jpgAli al-Naimi, ministre du pétrole saoudien

 

 

 

 



Le leader mondial sur le marché du pétrole
Depuis le début du 21eme siècle, l'Arabie saoudite a investi des dizaines de milliards de dollars pour devenir le seul État qui puisse jouir d’un excédent de production estimé à trois millions de barils.
Le royaume a aussi tenu à  augmenter sa capacité de raffinage d'environ cinq millions de barils par jour, tout en renforçant le développement du secteur de gaz naturel.
Aujourd'hui, l’Arabie saoudite a haussé sa production qui était de huit millions de barils par jour en 2011 jusqu’à 9.600.000 barils pour couvrir le déficit d'autres pays producteurs de l’OPEP, en particulier l'Iran, l'Irak, la Libye et le Nigeria.
Grâce à sa production de pétrole, l'Arabie saoudite a récolté d’énormes revenus financiers estimés à 750 milliards de dollars. Le royaume est toujours fortement tributaire des revenus du brut, qui représentent 90 pour cent des recettes publiques, malgré de timides réformes pour réduire la dépendance du pays au pétrole comme le développement de l’électricité nucléaire et d’autres formes d’énergie renouvelable, par exemple.

Faut-il s’attendre à une nouvelle politique pétrolière
La question aujourd’hui est de savoir s’il faut s’attendre à une nouvelle politique pétrolière avec la montée sur le trône saoudien de Salman Ben Abdel Aziz.
La réponse est non. Le royaume devrait poursuivre sa politique pétrolière actuelle. Tout d’abord  parce que la nouvelle équipe dirigeante va accentuer son désir d’asseoir son hégémonie sur les pays voisins et aussi pour conserver sa position de leader sur les marchés de pétrole. Et aussi parce que sa politique de surproduction pétrolière et de prix bas embarrasse financièrement son ennemi de toujours : l’Iran.
Autre question : le roi Salman maintiendra-t-il à la tête du ministère du pétrole Ali al-Naimi ?  On sait qu’al-Naimi souhaiterait consacrer plus de temps à ses activités universitaires. Mais al-Naimi est très respecté et le nouveau roi a peut-être des dossiers plus urgents à s’occuper que celui d'un changement à la tête du ministère du pétrole. Donc, si al-Naimi est un jour remplacé, cela devrait être à une date beaucoup plus lointaine. A moins que le prix du baril de pétrole ne descende à un niveau franchement trop bas.

Mais la baise du pétrole a un impact sur le budget de l'Etat
Le gouvernement saoudien est déjà gravement affecté par un prix très bas du baril du pétrole. Le royaume reste fortement tributaire des revenus du brut, qui représentent 90 pour cent des recettes publiques.
Et pour la première fois depuis des années, le budget saoudien sera en déficit en 2015.
Ces énormes revenus pétroliers avaient permis à l’Arabie saoudite de « s’acheter » une stabilité interne depuis des décennies grâce au financement d’un système social extrêmement généreux, qui offre aux citoyens, parmi d’autres avantages, une éducation et un accès à la santé gratuits. La baisse des revenus pétroliers pourrait mettre en danger cette cohésion sociale.
Elle pourrait également obliger l’Arabie saoudite à réduire ses dépenses militaires. Or le royaume a utilisé son pétrole pour construire une des armées les plus puissantes du Moyen-Orient, en achetant de nombreux armements, en majorité américains, et en engageant des milliers de soldats américains et occidentaux pour former ses propres troupes. Le royaume doit également faire face aux exigences financières de ses soutiens au gouvernement de Mohamed Morsi en Egypte et des rébellions en Syrie et au Yémen. 

Les relations entre l’Allemagne et l’Arabie saoudite risquent de se détériorer
L'Allemagne a décidé de stopper ses livraisons d'armes vers l'Arabie Saoudite en raison "de l'instabilité de la région". C’est ce qu’a révélé le quotidien populaire Bild, dimanche 25 janvier.
La décision aurait été prise mercredi 21 janvier par le Conseil fédéral de la sécurité, une formation gouvernementale restreinte comprenant la chancelière, Angela Merkel, le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, et sept autres ministres.
Les demandes d'armes en provenance d'Arabie Saoudite auraient été soit "purement et simplement rejetées", soit reportées pour un examen ultérieur.
L’information, toutefois, n’a  pas été confirmée officiellement.
Les dirigeants allemands invoqueraient une situation trop instable dans la région pour y livrer des armes.
L'Arabie Saoudite était "l'un des premiers clients de l'industrie allemande de l'armement", et le Conseil fédéral de la Sécurité avait autorisé en 2013 des livraisons d'armes au royaume d'une valeur de 360 millions d'euros.
On peut également mentionner que 60% des Allemands estiment que Berlin ne devrait pas poursuivre ses relations commerciales avec Riyad "en raison des violations des droits de l'homme". Sur la question spécifique des ventes d'armes, cette proportion monte à 78%.

Egypte

Le Caire
En Egypte, policiers et soldats continuent d’être la cible d’attentats perpétrés par des groupes jihadistes, qui disent agir en représailles à la sanglante répression qui s'est abattue sur les pro-Morsi après que le général Abdel Fattah al-Sissi ait pris le pouvoir. La répression aurait déjà fait au moins 1.400 morts.
Vendredi 23 janvier, quatre policiers et un civil ont encore été blessés dans l'explosion d'une petite bombe dans le quartier d'Alf Maskane à l’est du Caire. Dimanche 25 janvier, c’est un officier de police qui était blessé à la main par l'explosion d'une nouvelle bombe posée par les Jihadistes d’Ajnad Misr.
Les forces de sécurité étaient en état d'alerte pour le quatrième anniversaire de la révolte qui chassa le président Hosni Moubarak du pouvoir. La place Tahrir au Caire, épicentre de la contestation, a été fermée à la circulation et reste sous la surveillance étroite des blindés de l'armée.
Samedi soir 24 janvier, une manifestante a été tuée par des tirs de chevrotine dans le centre du Caire lors de heurts avec la police durant un rassemblement d'un mouvement de gauche, organisé pour commémorer le soulèvement de 2011. Et dimanche 25 janvier, les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre faisaient 15 tués et une trentaine de blessés.

Sinaï
L’état d’urgence a été prolongé de trois mois dans le Sinaï, dimanche 25 janvier 2015. L’état d’urgence avait été imposé le 24 octobre 2014 sur un périmètre allant d'Al-Arish à la ville de Rafah, sur la frontière avec la bande palestinienne de Gaza. La décision avait été prise après la mort de trente soldats dans un attentat près d'Al-Arich, chef lieu de la province du Nord-Sinaï. La province désertique du Sinaï est régulièrement secouée par des attaques jihadistes visant les forces de l'ordre.
L’état d'urgence impose un couvre-feu de 17H00 GMT à 04H00 GMT.
Fin décembre 2014, l'Egypte a décidé d’élargir de 500m à un kilomètre la zone de sécurité instituée par l'armée le long de la frontière avec la bande de Gaza.

Front libanais

Ras Baalbek
On connaît à présent les pertes humaines occasionnées par les violents combats qui ont opposé les Jihadistes de l’Etat Islamique à l’armée libanaise. Il se monte à une trentaine de morts du côté des assaillants et à 8 morts du côté de l’armée libanaise.
Mais ce qui est à remarquer c’est la bonne tenue des deux brigades de l’armée libanaise qui tiennent la Bekaa. Chacune est forte de 2000 hommes environ. On a dit qu’elles étaient insuffisamment équipées pour faire face à une éventuelle offensive de l’Etat Islamique. Mais l’armée libanaise, pourtant multi confessionnelle et comptant des Sunnites, des Chiites et des Chrétiens dans ses rangs, est restée solide, chaque soldat se sentant membre de l’armée libanaise avant toute appartenance confessionnelle.
En attendant, l'armée libanaise poursuivait, dimanche 25 janvier, ses attaques contre les Jihadistes dans la région de Wadi Hmayed, dans le jurd d’Ersal.

Camp palestinien d’Aïn el-Héloué
Le camp palestinien d’Aïn el-Héloué, situé à Saïda, est devenu au fil des ans un véritable sanctuaire pour les individus accusés de crimes divers et d'activités terroristes. C’est dans ce camp que Chadi Mawlaoui, le chef du Front al-Nosra de Tripoli (al-Qaïda) a trouvé refuge après les violents combats entre l’armée libanaise et les Jihadistes à Tripoli en octobre 2014. On sait que Mawlaoui reçoit directement ses ordres d'Abou Malek al-Tallé, le responsable du Front al-Nosra dans le Qalamoun à la frontière entre la Syrie et le Liban.
Et les ordres de Tallé étaient d’implanter le Front al-Nosra dans le camp palestinien pour l’entraîner dans le conflit avec l’armée libanaise.
Or, selon les dernières informations, Chadi Mawlaoui, ne se trouverait plus dans le camp d’Aïn el-Héloué. Il aurait réussi à quitter le camp dans la nuit de vendredi 22 au samedi 23 janvier 2015 malgré les contrôles effectués par l’armée tout autour du camp.
On ne sait pas pour l’instant où Mawlaoui a trouvé refuge.

Front syrien

Alep et sa région
Les rebelles du Front du Levant (Jabhat al-Shamiya) soumettent la localité de Breij et sa zone industrielle sous un déluge de feu :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=6b9b7321560b
Egalement, les rebelles retranchés dans le quartier de Ban Zeid, ont tiré des roquettes sur le quartier d’Achrafiyeh à Alep, faisant trois morts et onze blessés.

Damas et sa region
Cinq civils et deux soldats ont été tués dimanche 25 janvier à Damas lorsqu'une quarantaine d'obus et de roquettes lancés par les rebelles retranchés dans la Ghouta orientale se sont abattus sur la capitale. On dénombre également une vingtaine de blessés.
Zahrane Allouche, le chef de la puissante brigade wahhabite Jaych al-Islam (soutenue par l’Arabie saoudite) avait menacé de riposter aux violents bombardements de l’armée de l’air syrienne effectués  le vendredi 23 janvier contre la localité rebelle de Hammouriyé, dans la Ghouta orientale, et qui avait fait 56 morts. Les roquettes "vont pleuvoir tous les jours en réponse aux raids aériens sauvages du régime lancés contre notre peuple dans la Ghouta orientale", avait écrit Allouche dans un twit.
Les obus de mortier se sont abattus sur la rue al-Abed, à al-Mazzeh, à Kafrsousseh, à Midan, à Fahameh, à Rawda, la Rue Baghdad, à Abbassiyeen, près du ministère de l’Enseignement supérieur et de la salle sportive al-Faihaapar.

Province de Deraa (Sud syrien)
Et on reparle de la bataille de Cheikh Maskin. On avait oublié ce front, les combats entre les rebelles syriens et la brigade 82 de l’Armée Arabe Syrienne ayant connu une période d’accalmie pendant plusieurs semaines. Mais les affrontements viennent de reprendre et, cette fois-ci, les combattants rebelles du Front du Sud semblent avoir pris le contrôle d’une partie de la base de la brigade 82 au nord de la localité de Cheikh Maskin, ainsi que de la centrale électrique et de la caserne des pompiers.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=361e09f64482
Les rebelles utilisent des mitrailleuses russes NSV (Nikitina Sokolova Volkova) dans les combats de Cheikh Maskin :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=93c17ff51cd2
Ils utilisent également des lanceurs de roquettes multiples type 63 contre les positions de l’armée :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d2e584a34f42

Jihadisme international

Espagne
La police espagnole a arrêté samedi 23 janvier 2014 quatre personnes suspectées d'être des extrémistes islamistes à Ceuta, une enclave espagnole sur la rive marocaine de la Méditerranée. Il s'agit des dernières arrestations de suspects à Ceuta et à Melilla, l'autre territoire espagnol en Afrique du Nord, où les autorités espagnoles surveillaient des cellules extrémistes présumées.
La police a mené à l'aube des perquisitions dans deux propriétés qui ont conduit à ces arrestations. Les policiers "cherchent à savoir si les personnes arrêtées, membres d'une cellule, disposaient des infrastructures nécessaires pour mener des attaques sur notre territoire national", est-il précisé.
Le ministère ne faisait pas le lien entre les arrestations de samedi et les enquêtes en cours impliquant des suspects liés aux attentats meurtriers du début janvier à Paris (17 morts) et aux autres tentatives déjouées en Belgique, dont certains auraient voyagé en Espagne. La police espagnole a arrêté 50 jihadistes présumés au cours de l'année 2014, avait indiqué le ministère ce mois-ci. L'opération de samedi était toujours en cours, a ajouté le ministère

Japon
Haruna Yukawa a été exécuté, vraisemblablement décapité.
La vidéo ci-dessous montre une photo du journaliste Kenji Goto tenant une photo de la dépouille de Haruna Yukawa. La voix supposée être celle de Goto explique que les Jihadistes ne demandent plus une somme d’argent mais la libération de « leur sœur », Sajida al-Rishawi en échange de sa vie.
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5e70de36cd30
La vidéo ne comporte pas la signature de l’EI, n’a pas été distribuée par les canaux habituels de l’EI, mais l’exécution a été confirmée par l’Etat Islamique.

Jean René Belliard

 

 

 


 

 

 

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