23/01/2015

22 janvier 2015 – Observatoire du Moyen Orient

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite est mort. C'est le prince Salman Ben Abdel Aziz qui lui succède. Le nouveau roi appartient au clan Soudeïri, un clan considéré comme l'aile dure de la famille royale.


Arabie saoudite

Le roi Abdallah est décédé
Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz est décédé vendredi 23 janvier 2015 à 01H du matin.
Le prince Salman, âgé de 79 ans, lui a succédé sur le trône. Le prince Moqren, demi-frère de feu le roi Abdallah, est devenu prince héritier.
Né le 31 décembre 1935, le prince Salman est le fils du prince Sultan, ancien héritier du trône et ministre de la Défense pendant des décennies. Il est le demi-frère de feu le roi Abdallah. Il avait été nommé prince héritier en juin 2012 et ministre de la défense le 7 août 2013. Le prince Salman était jusqu’à sa nomination assistant du secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, un poste que cumulait le prince Bandar avec la direction des renseignements.
L’arrivée à la tête du royaume de Salman rassurera les Saoudiens sur la solidité de leur royaume et ses capacités à se défendre. Mais elle va certainement inquiéter les adversaires de l’Arabie saoudite, notamment l’Iran et la Syrie. Car le nouveau roi appartient au clan Soudeïri, considéré comme l’aile dure de la famille royale, alors que le clan proche du Roi Abdallah  est considéré comme l’aile modérée et réformiste.
Contrairement au Roi, adepte des compromis, les Soudeïri qualifiés de faucons seraient davantage des « va-t-en-guerre ».
L’une des premières décisions du nouveau roi a été de nommer par décrets le prince Mohammed ben Nayef futur prince héritier et l'un de ses fils, Mohammed ben Salman, ministre de la Défense.
Le prince Mohammed ben Nayef avait été nommé ministre de l'Intérieur le 5 novembre 2012. Il avait été à la pointe de la lutte contre al-Qaïda.
Mohammed ben Salman avait déjà occupé le poste de ministre de la défense mais avait été limogé le 14 mai 2014 dans le cadre d’une large restructuration de la défense et des renseignements suite à un changement de la politique saoudienne concernant la Syrie et l’Irak.
Il sera intéressant de savoir ce que deviendra le prince Bandar Ben Sultan. Il faut rappeler que le prince Bandar ben Sultan, le puissant chef des services de renseignement saoudiens, avait été démis de ses fonctions, le 14 avril 2014, peut être en raison de sa mauvaise gestion du dossier syrien. L'agence officielle saoudienne n'avait pas fourni à l’époque d'explication sur le départ du prince Bandar, se bornant à indiquer qu'il avait été "relevé de ses fonctions à sa demande".
Une autre indication de la politique que mènera le nouveau roi sera donnée par la réaction du royaume face à l’offensive des Houthis chiites au Yémen.

Salman_bin_Abdull_aziz_December_9,_2013.jpgLe roi Saman Ben Abdel Aziz

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Front irakien

Mossoul
Les Peshmergas se rapprochent de Mossoul, aidés par les terribles bombardiers A-10 et les JDAM (Joint Direct Attack Munition). L’offensive a lieu dans la périphérie de Mossoul. Plusieurs villages ont été libérés à l'est et l'ouest de Mossoul. Il s’agit des villages de Tel Reem, Tel Khidir et Jamrud. Dans le sud de Mossoul, les combattants Peshmergas ont coupé la ligne de communication vers Tel Afar. L'offensive est en cours.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
L’avancée des Peshmergas se fait avec la crainte des IED et des attaques suicides de la part des Jihadistes de l’EI. La plupart des véhicules kamikazes sont détruits par les missiles antichars avant d’atteindre leur cible – vidéo très impressionnante :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=61a92323aad6
Les leaders Peshmergas affirment qu’ils ne lanceront pas l’assaut contre Mossoul car il s’agit d’une ville arabe et ils veulent éviter de provoquer un conflit arabo-kurde. Ils se borneront à assister l’armée irakienne lors de l’offensive contre la ville.

Front libanais

Ras Baalbek (Bekaa – est du Liban)
L'armée libanaise et un groupe d’environ 200 combattants de l’Etat islamique (EI) se sont affrontés e jurd de Ras Baalbek, dans la Bekaa, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 janvier. Les combats se seraient poursuivis toute la journée du vendredi.
Les Jihadistes, venant du Qalamoun syrien, ont réussi à investir une position de l’armée libanaise à Tall al-Hamra, dans le jurd de Ras Baalbek (Bekaa), à l’est du Liban. Une contre-offensive de l’armée libanaise, appuyée par des hélicoptères, a permis de reprendre la position perdue.
Les affrontements auraient fait deux morts, six blessés dans les rangs de l’armée libanaise et quatre parmi les Jihadistes. En outre, sept militaires auraient disparus.
Le jurd d’Ersal est situé sur les contreforts des monts de l'Anti-Liban qui séparent la Syrie du Liban. Du côté syrien de l’Anti-Liban se trouve le Qalamoun et du côté libanais la plaine de la Bekaa. Il s'agit des accrochages les plus violents depuis août  2014 lorsque l'armée et des jihadistes venus de Syrie s'étaient affrontés dans la région d’Ersal. De très violents affrontements avaient alors eu lieu entre l'armée libanaise et les Jihadistes de l'EI et du Front al-Nosra (branche syrienne d'al-Qaïda). Les deux groupes détiennent toujours 25 otages parmi les militaires. Ils en ont déjà assassiné quatre, dont deux par décapitation.$

Ersal (Bekaa – est du Liban)
De violents combats à la mitrailleuse ont eu lieu entre des Jihadistes de l’Etat Islamique et les miliciens de l’Armée Syrienne Libre dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 janvier à l’intérieur même de la ville d’Ersal.
Ces affrontements surviennent suite à des enlèvements de membres de l’ASL par les Jihadistes de l’EI le mercredi 21 janvier.

Voiture piégées
L’armée libanaise serait à la recherche de sept voitures piégées ce qui a déclenché une alerte de sécurité sans précédent sur le territoire libanais et particulièrement dans la Bekaa. Il y a quelques jours, une de ces voitures a été découverte alors qu’elle avait été abandonnée par son chauffeur à la suite d’une sortie de route sur la neige.

Camp palestinien d’Aïn el-Héloué (Saïda)
Les services de sécurité libanais disposent d'informations insistantes  indiquant que des personnes responsables de récents attentats auraient trouvé refuge à l'intérieur de son périmètre. C’est pour répondre à cette menace que l’armée libanaise a renforcé, vendredi 22 janvier, les contrôles aux entrées et sorties du camp palestinien d’Aïn el-Heloué, à Saïda. On rappelle qu’en vertu d’accords libano-palestiniens l’armée libanaise n’est pas autorisée à entrer dans les camps palestiniens.

Front libyen

Ansar al-Charia
Le fondateur et chef du groupe jihadiste libyen Ansar al-Charia, Mohamed al-Zahaoui, a succombé, vendredi 22 janvier, à ses blessures. 
Al-Zahaoui avait été grièvement blessé en septembre 2014 lors d'affrontements avec les forces pro-gouvernementales, il était hospitalisé depuis.

Front syrien

Coalition Nationale Syrienne
Les Etats-Unis ont accordé six millions de dollars au "gouvernement intérimaire" hostile au pouvoir de Bachar el-Assad pour financer des projets "dans les zones libérées par l'opposition syrienne modérée", a affirmé jeudi l'instance rebelle. Ce don est la première aide directe américaine au "gouvernement intérimaire", précise la Coalition de l'opposition.
Cette somme servira à financer des programmes de secours et de développement, dont la distribution de nourriture, la remise en état des services publics et le soutien aux conseils locaux de l'opposition.
Le chef du gouvernement intérimaire Ahmad Tohme a indiqué que l'argent sera distribué en deux étapes: la première tranche de 4,4 millions de dollars servira à la reconstruction et à l'achat de matériels comme des générateurs, des pompes à eau et des citernes. La seconde tranche de 1,6 million sera utilisée pour renforcer les instances locales dans les zones rebelles et offrir des aides d'urgence, dont des paniers repas et une assistance aux boulangeries.
Cet argent ne sera pas consacré aux frais de fonctionnement pour lesquels le gouvernement reçoit des aides d'autres sources.
L'instance gouvernementale de l'opposition a indiqué avoir signé des accords avec l'agence américaine d'aide USAID pour la distribution des fonds, mais le nom de cette organisation n'apparaîtra pas sur le matériel.
Mamdouh Soud, chargé de gérer les opérations, a indiqué à l'AFP que les fonds seront distribués principalement dans la province septentrionale d'Alep et dans celle d'Edleb. "Dans les prochains deux mois, nous espérons l'étendre au nord de Lattaquié et au nord de Hama", a-t-il précisé.
Les rebelles modérés liés à la Coalition de l'opposition et au "gouvernement intérimaire" ont perdu beaucoup de terrain ces derniers mois au profit du régime et des jihadistes du Front al-Nosra et du groupe État islamique (EI) dans le nord et l'est du pays.
La Coalition et le "gouvernement intérimaire", basés en Turquie, ont été reconnus par les Etats-Unis et les pays occidentaux comme les représentants officiels de l'opposition.

Alep et sa banlieue
La situation sur le terrain a peu évolué depuis plusieurs jours sur les divers fronts d’Alep. Par contre, on constate moins d’activité de la part des formations jihadistes et plus d’activité des brigades qui font partie de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Une vidéo mise en ligne par la brigade Souqour al-Jabal, une brigade « modérée » qui fait partie de l’Armée Syrienne Libre (ASL), montre la destruction d'un char T-55 à l’aide d’un missile antichar TOW de fabrication américaine dans le secteur d’Alep :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a39bcad528aa

Bataille d’al-Breij (front d’Alep)
Une vidéo mise en ligne par la Brigade al-Sultan Murad, qui fait partie de l’Armée Syrienne Libre (ASL) montre une mitrailleuse lourde tirant sur les positions de l’ASS dans le secteur d’al-Breij :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=cc23dff03685

Damas et sa banlieue
Nouvelle vidéo russe des combats dans la banlieue de Jobar. Les positions rebelles ont été soumises à un extraordinaire bombardement aux barils d’explosifs, puis aux tirs de l’artillerie avant l’entrée en scène des chars T-72 de l’Armée Arabe Syrienne. Impressionnant :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Hammouriyé (à l’est de Damas)
32 civils, dont 6 enfants, ont été tués vendredi 22 janvier par des raids de l'aviation militaire syrienne contre la localité rebelle de Hammouriyé, dans la Ghouta orientale, à 10 km à l'est de Damas.

Houla (province de Homs)
L’Armée Arabe Syrienne contrôle en grande partie la province de Homs, à l'exception de quelques localités comme Houla et Rastan.
Ces localités sont régulièrement les cibles de bombardements soit de l’artillerie soit de l’armée de l’air.
Mercredi 21 janvier 2015, treize personnes ont été tuées par des barils d'explosif largués par des hélicoptères gouvernementaux sur la ville de Houla, causant la mort de deux enfants.
L’armée de l’air syrienne a régulièrement recours aux bombardements aux barils d'explosifs sur les régions rebelles, ce qui cause d'énormes destructions et fait de nombreuses victimes civiles, notamment dans la région d'Alep (nord).

Jihadisme international

Allemagne
Deux Allemands de retour de Syrie, membres présumés du groupe Etat islamique, ont été arrêtés jeudi, a annoncé le parquet fédéral allemand en charge des affaires de terrorisme.
Les deux hommes identifiés comme Mustafa C., 26 ans, et Sebastian B., 27 ans, ont été arrêtés à leurs domiciles en Rhénanie Nord-Westphalie (ouest) et sont accusés d'être "membres d'une organisation terroriste étrangère".
"Selon les premiers résultats de l'enquête, Mustafa C. et Sebastian B. ont rejoint la Syrie via la Turquie en mars et en août 2013. Là-bas, ils ont rejoint une unité combattante baptisée Muhajirun halab (émigrants d'Alep)" qui a ensuite été intégrée au groupe Etat islamique, a affirmé le parquet général.
Sebastien B. est revenu en Allemagne en novembre 2013 tandis que Mustafa C. y a fait son retour en septembre 2014.
"Il n'existe aucun indice concret de projet ou de préparation d'attentats", à l'encontre des deux personnes interpellées, a-t-on précisé de même source.
Le 14 janvier 2015, le gouvernement d'Angela Merkel a annoncé avoir décidé de renforcer les restrictions au voyage pour empêcher les jihadistes potentiels de se rendre en Syrie et en Irak.
La loi allemande permettait déjà de confisquer les passeports des candidats au jihad, mais le nouveau texte autorisera aussi la saisie de leurs cartes d'identité, seules requises pour voyager au sein de l'Union européenne et vers la Turquie.
Les suspects se verront remettre une carte d'identité de remplacement, pour une période de 3 ans au maximum, sur laquelle l'interdiction de voyager sera mentionnée.
Plus de 600 Allemands sont allés se battre en Syrie et en Irak et 60 d'entre eux y ont laissé leur vie, selon des chiffres des services de sécurité rapportés par les médias allemands. Environ 180 jihadistes présumés seraient revenus en Allemagne.

France
Selon le ministère de l’intérieur, 73 Jihadistes « français » seraient morts au cours des combats en Syrie et en Irak.

Même les Pays baltes
Les Etats baltes comptent plusieurs milliers de Musulmans. On a reçu des rapports de la police de sécurité de la République de Lettonie, au début de décembre 2014, selon lesquels un citoyen de Lettonie, dont le nom n'a pas encore été révélé, avait gagné la Syrie.
La police de sécurité de l'Estonie a également confirmé qu’un membre de la minorité ethnique russe, Ivan Sazanakov, Alias Abdurahman Azan, était parti en Syrie avec sa famille.
Il a annoncé sa décision sur son compte Facebook la semaine dernière, avec plusieurs photographies à l’appui. Sur l’une d’elles, il pose avec ce qui semble être un RPG-7.
On sait peu de chose sur les antécédents de Sazanakov, en dehors de son faible niveau d'éducation. Il a passé neuf années comme employé intérimaire dans une usine d’emballage. On sait aussi qu’avant sa conversion à l'Islam, il appartenait à l’église orthodoxe russe.
Il a probablement été converti à l'Islam par son entraîneur de Taekwondo, Kazbulat Shogenov et s’est ensuite radicalisé sur Internet.
Le mufti d'Estonie, Ildar Muhamedshin, affirme que Sazanakov avait toujours affiché un grand intérêt pour l'Islam. Muhamedshin lui a appris l'arabe et l’avait même accompagné lors de son pélérinage à La Mecque.
Muhamedshin affirme qu'il n'a pas de nouvelles de Sazanakov depuis deux ans.
La Lettonie et l’Estonie sont membres de l’OTAN, ce qui signifie qu’une participation de leurs armées à la guerre contre l’Etat Islamique pourrait provoquer une radicalisation de leur population musulmane qui est forte de plusieurs milliers de personnes, rappelons-le.Ivan Sazanakov.png

Sazanaov

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Activité de la coalition internationale

France
L'armée française va envoyer une vingtaine de conseillers militaires auprès d'une division irakienne forte de 5000 hommes et basée à Bagdad, a annoncé jeudi 22 janvier 2015 le porte-parole de l'état major des armées.
"Nous déploierons dans les jours et les semaines à venir à Bagdad des éléments - on parle d'une vingtaine d'hommes, ce sera sans doute ajusté - qui seront là pour conseiller une division irakienne", a indiqué le colontel Gilles Jaron lors d'un point de presse. Outre un détachement déjà présent à Erbil, dans la partie kurde de l'Irak, une dizaine d'hommes seront également envoyés à Bagdad pour former des soldats irakiens à la lutte contre les engins explosifs improvisés (EID).
Il s'agit "d'appuyer les forces de sécurité irakiennes qui seront chargées elles de se déployer sur le terrain pour aller au contact de Daesh", a souligné le porte-parole. "Nous ne sommes pas dans une logique où nous nous porterons au contact de l'adversaire".
Jusqu'ici, Paris était resté très discret sur la présence de forces françaises au sol, estimées à quelques dizaines d'hommes, notamment des forces spéciales.    
Les officiers travaillant au côté du général de division seront "dans une logique d'assistance aux états-majors", a noté le colonel Jaron. Ils les conseilleront notamment dans la planification et la préparation des opérations.
Les soldats français envoyés dans la région d'Erbil à l'été 2014 ont d'abord formé les peshmergas kurdes à l'utilisation de mitrailleuses 12.7mm et de canons de 20mm.
Ils vont maintenant passer à l'instruction sur les engins explosifs improvisés. "Actuellement Daesh utilise beaucoup le système des engins explosifs improvisés pour frapper les peshmergas comme les forces de sécurité irakiennes", a souligné le colonel Jaron.

Intensification des bombardements de la coalition internationale
La coalition contre l'Etat islamique (EI) a intensifié ses frappes près de Mossoul dans le nord de l'Irak, ont indiqué jeudi 22 janvier 2015 les militaires américains, alors que les forces kurdes mènent une offensive terrestre dans la région.
Les avions et drones de la coalition menée par les Etats-Unis ont effectué 21 frappes dans le nord de l'Irak mercredi 21 janvier 2015, dont 16 près de Mossoul, deux près de Sinjar, une près de Kirkouk, et deux autres à Tal Afar, selon le bilan quotidien diffusé par le commandement militaire américain dans la région.
Les frappes de la coalition ont touché entre autre des bâtiments, des véhicules blindés, des armements lourds et des véhicules kamikazes.
La coalition a également mené une dizaine de frappes en Syrie, concentrée surtout autour de Kobané, près de la frontière turque (neuf frappes). Une autre frappe a visé un entrepôt d'armement à Raqqa (nord), la place-forte de l'Etat Islamique.
Les avions français ont, eux, détruit "huit objectifs" dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 janvier, au nord de Bagdad, lors d'une opération conjointe avec d'autres avions de la coalition internationale.
La France a déployé neuf chasseurs Rafale basés aux Emirats arabes unis et six Mirage en Jordanie. S'y ajoutent un avion de ravitaillement C135, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et une frégate anti-aérienne (le Jean Bart), intégrée au groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson dans le golfe Persique.
Le porte-avions Charles de Gaulle a appareillé à la mi-janvier 2015 de Toulon à destination du Golfe avec 12 avions de combat Rafale et 9 Super-Etendards modernisés. Il est attendu sur zone en février, avant de poursuivre vers l'océan Indien. Sa participation à l'opération Chammal n'est toutefois pas confirmée à ce stade.

Plus de 6000 Jihadistes tués depuis le début de l’opération aérienne de la coalition internationale
Les bombardements de la coalition menée par les USA contre l'Etat islamique (IS) aurait tué plus de 6000 de ses combattants selon des chiffres donnés par l'ambassadeur américain en Irak, Stuart Jones, à la télévision Al-Arabiya.
Il s’agit d’une évaluation faite  par le Commandement central américain (Centcom), qui tient un décompte de combattants tués.
Le secrétaire à la Défense américain, Chuck Hagel, s’est refusé à confirmer ces chiffres, mais a admis que des "milliers" de Jihadistes avaient été tués par les frappes aériennes.
Les responsables du renseignement américain estiment les forces de l’Etat Islamique entre 9000 et 18 000 combattants à cheval sur la frontière syro-irakienne.

Israël

Que s’est-il passé le 21 janvier en Galilée ?
Les colons qui vivent dans la localité d'Abda ont reçu l'interdiction de quitter leurs maisons, et de se cloîtrer chez eux. Cette localité de Galilée est proche de la frontière libano-israélienne.
Les sources sécuritaires craignaient qu’un "commando du Hezbollah", ait réussi à s’infiltrer en territoire israélien. L’alerte était aussitôt déclenchée et des mesures de sécurité draconiennes étaient prises dans la région. Des renforts militaires israéliens  étaient dépêchés le long du secteur frontalier, et les rues d’Abda bouclées et ratissées avec soin. Mais aucun commando du Hezbollah n’était repéré. Il s’agissait vraisemblablement d’une fausse alerte, suffisamment jugée grave pour que même le chef d’état-major de l’armée israélienne, Benny Gantz, annule sa participation à une conférence de l’Otan.
Depuis le raid meurtrier mené par deux hélicoptères israéliens contre les commandants du Hezbollah et des officiers syriens à Quneitra, Israël s’attend à une violente réaction de la milice chiite. Celle-ci pourrait prendre la forme d'une opération terrestre en territoire israélien, notamment grâce à l’utilisation de tunnels.
En Israël, le raid contre les officiers du Hezbollah et iraniens n’a pas fait l’unanimité. Pour le Yediot Aharonot, le raid de Quneitra est une erreur. « Israël traitait au début le raid d’une façon confuse, puis a été pris de panique. Israël se comporte comme une personne schizophrénique, au moment où il niait son implication dans ce raid, il a reconnu avoir assassiné par erreur un général iranien », s’est indigné le chroniqueur militaire de Yediot, Alex Feshmann. 

Jean René Belliard

 

Commentaires

75 membres de l'opposition syrienne incluant un ex-president du SNC se sont réunis au Caire pour discuter d'une position unifiée sur le futur de la Syrie. Comme d'habitude prévu, ils ont répété que la solution politique était la seule valable. Cependant aucune mention sur la démission de Bashar al Assad n'a été faite. Ce qui indique une nouvelles flexibilité de l'opposition dépassée par les évènements sur lesquels ils n'ont plus aucun controle.

Absents de cette réunion, le FSA ainsi que les membres radicaux du SNC, résidents en Turquie dont le nouveau président de citoyenneté turque, Khaled Khoja.
Les E.U ayant approuvé le plan russe d'une ouverture de préliminaires à des négociations prévue à Moscou le 28 janvier, il semble que le SNC, s'il ne veut pas apparaitre comme un représentant de la Turquie plutot qu'un représentant des Syriens va etre obligé d'y participer. Les 6 millions de dollars americains offert inopinément au SNC apparaissent comme une sorte "pot-de-vin" pour acheter sa participation.
Il est donc à prévoir que la réunion a Moscou se fera avec une meilleure participation que prévue par les médias occidentaux anti-Russe.

Écrit par : virgile | 24/01/2015

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