18/01/2015

Du 15 au 17 janvier 2015 -

J'ai décidé exceptionnellement de faire une nouvelle intervention sur la rubrique consacrée au Moyen Orient car il s'est passé un évènement très grave en Irak qui pourrait affaiblir la résistance à l'Etat Islamique. Le général iranien Soleimani, le chef des forces spéciales iraniennes, la brigade al-Qods, a été grièvement blessé au cours d'une opération suicide de l'Etat Islamique.



Front européen

Allemagne
Une dizaine de perquisitions au sein de la "mouvance islamiste" a été effectuée vendredi 16 janvier dans la matinée à Berlin dans le cadre d'une opération d'envergure, selon un communiqué de la police berlinoise. Une personne a été arrêtée,
L'opération menée  par "250 fonctionnaires de la police, parmi lesquels trois commandos d'intervention spéciale" a donné lieu à "des perquisitions dans 11 lieux de la mouvance islamiste berlinoise" et à l'arrestation d'un "ressortissant turc de 41 ans", désigné sous le nom d'Ismet D. La police, précise n'avoir pas d'indice permettant d'affirmer que les personnes visées préparaient "des attentats en Allemagne".
Ismet est soupçonné de diriger "un groupe d'extrémistes comprenant des ressortissants turcs ou russes d'origine tchétchène ou daghestanaise". Les autorités estiment que ce groupe envisageait un "acte violent grave en Syrie", sans plus de précision, et que Ismet D. préparait puis soutenait matériellement et financièrement les candidats au jihad.

Belgique
La police belge a mené le 15 janvier dans la soirée une vaste opération contre un groupe composé de personnes revenant de Syrie qui s'apprêtait à mener un « attentat d'envergure ».
« Une dizaine de perquisitions a eu lieu, à Verviers », dans l'est de la Belgique où ont été tués deux jihadistes, mais aussi à Bruxelles et dans sa banlieue, a déclaré au cours d'une conférence de presse un substitut du procureur, Éric Van der Sijpt. Cette « cellule opérationnelle était composée d'une dizaine de personnes dont certaines revenaient de Syrie », a précisé un autre substitut, Thierry Werts. « Ils étaient sur le point de commettre des attentats d'envergure et de manière imminente », a-t-il ajouté.
À Verviers, les « suspects ont ouvert le feu avec des armes automatiques sur la police fédérale et ont été neutralisés. Deux suspects sont morts », a-t-il indiqué. « Un troisième a été intercepté sur place », a-t-il annoncé. Aucun policier ou civil n'a été blessé, a précisé le parquet.
La menace portait sur les services de police, a précisé M. Werts. Le niveau d'alerte a été relevé au niveau 3, sur une échelle qui en compte 4, pour les commissariats de police et les Palais de justice en Belgique.
Abdelhamid Abaaoud – le cerveau du projet d’attentat
Le cerveau présumé de la cellule démantelée est un jihadiste belge notoire parti en Syrie qui aurait commandité l'opération depuis la Grèce ou la Turquie. Il s’agit d’Abdelhamid Abaaoud. Ce Belge d'origine marocaine, âgé de 27 ans, a rejoint les rangs de l'Etat islamique en Syrie. Il est originaire de Molenbeek, un quartier populaire de Bruxelles. Il est apparu dans plusieurs vidéos de propagande de l'EI sur internet. Dans l'une d'elles, il conduit un véhicule tirant quatre cadavres mutilés par des militants de ce groupe extrémiste. Des photos de son petit frère âgé de 13 ans, qui l'a rejoint en Syrie, posant avec des armes, avaient défrayé la chronique l'été dernier en Belgique.
Les services de renseignement belges auraient remarqué des appels suspects que recevait un détenu dans la prison de Lantin, près de Liège. Des écoutes auraient révélé qu'Abdelhamid Abaaoud communiquait avec les jihadistes présumés par le biais de ce détenu, qui était le frère de l'un des deux suspects tués dans l’assaut de la police à Verviers jeudi 15 janvier. Les appels auraient été localisés en  Grèce.
Les autorités belges auraient contacté leurs homologues grecs pour leur demander d'intervenir contre le donneur d'ordre, mais sans résultat. Jeudi 15 janvier, après la sortie de Charlie Hebdo en Belgique, il est apparu que les jihadistes allaient frapper le lendemain matin et la décision de lancer le coup de filet contre ce groupe a alors été prise.
Les Jihadistes, qui revenaient de Syrie, étaient localisés dans un immeuble de Verviers, mais lorsque les forces de sécurité se sont approchées, jeudi 15 janvier vers 18h00, elles ont été accueillies par des tirs d’armes automatiques. Le quartier était aussitôt bouclé. L’affrontement  entre les Jihadistes et les forces de sécurité a duré une dizaine de minutes et il a été très violent.
Deux des trois Islamistes étaient tués au cours des échanges de tirs et un troisième, blessé, était capturé.
Par ailleurs, on apprenait que 13 personnes avaient été interpellées en Belgique, dont cinq ont été inculpées pour "participation à un groupe terroriste". Parmi celles-ci, trois ont été placées en détention provisoire. Deux membres présumés de la cellule, des Belges qui voulaient fuir en Italie, ont été arrêtés en France au niveau du tunnel de Frejus.
Plusieurs armes ont été retrouvées, dont "quatre de type Kalachnikov AK 47 ainsi que des armes de poing, des munitions, des uniformes de police, des téléphones portables, du matériel de communication, des documents falsifiés et de grosses sommes d'argent", a détaillé le parquet. Des armes et des munitions ont aussi été saisies à Molenbeek.
Verviers est considérée, avec certaines banlieues de Bruxelles, comme un des foyers de radicalisation islamiste en Belgique. Selon les sources, entre six et dix jeunes de la ville seraient partis se battre en Syrie ces derniers mois.
Parallèlement, la justice belge cherche à déterminer s'il existe des liens entre Amedy Coulibaly, l'un des trois auteurs des attaques de Paris, et un trafiquant d'armes présumé domicilié en Belgique, a indiqué hier le parquet fédéral belge.
« La question des armes est sous enquête », a déclaré à l'AFP Éric Van der Sijpt, porte-parole du parquet fédéral, au lendemain de l'inculpation pour « trafic d'armes » d'un homme domicilié à Charleroi, Neetin Karasular.
Selon le parquet fédéral en charge des questions de terrorisme, il est établi que cet homme, déjà connu de la justice pour divers trafics, avait racheté la voiture de Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly.
La Belgique prête à faire appel à l’armée pour renforcer la sécurité
Le gouvernement belge pourra faire appel à l'armée pour renforcer la sécurité du pays, a annoncé vendredi 16 janvier 2015 le Premier ministre Charles Michel. Jusqu'ici  les militaires ne faisaient pas de maintien de l'ordre.
"L'armée sera disponible afin de renforcer notre niveau de sécurité", a déclaré le chef du gouvernement belge à l'issue d'un conseil des ministres, qui a adopté une douzaine de mesures pour améliorer la lutte contre le terrorisme, dont la création de quartiers spéciaux dans les prisons pour "isoler" les détenus radicalisés.

France
Une dizaine de personnes ont été interpellées dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 janvier 2015 en région parisienne dans l'enquête sur les attentats de la semaine dernière à Paris, a indiqué une source judiciaire.
Ces personnes vont être interrogées sur un "possible soutien logistique" qu'elles seraient susceptibles d'avoir apporté aux tueurs, notamment des armes et des véhicules, a-t-on précisé. Huit personnes ont été placées en garde à vue, a de son côté affirmé une source policière.
Deux Français arrêtés au Yémen
Deux Français liés à l-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) ont été arrêtés au Yémen, a indiqué samedi 17 janvier un haut responsable de la sécurité, précisant que les deux hommes étaient interrogés.

Grande Bretagne
Une jeune femme de 18 ans soupçonnée d'appartenir à une organisation islamiste interdite a été interpellée vendredi 16 janvier à son arrivée à l'aéroport de Londres-Stansted et placée en garde à vue.
Son arrestation est liée à une enquête qui avait abouti à l'interpellation d'un homme âgé de 21 ans en octobre 2014.
Le niveau d'alerte aux attentats a été relevé en août 2014 par les autorités britanniques en raison des risques représentés par les jeunes Européens combattant dans les groupes jihadistes en Irak et en Syrie.

Front irakien

Le chef de la brigade al-Qods, le général Soleimani, gravement blessé en Irak
Le chef de la brigade al-Qods, le général Soleimani, a été grièvement blessé en Irak à la suite d’une attaque kamikaze de commandos suicides de l’Etat Islamique.
La brigade al-Qods est la force spéciale des Gardiens de la Révolution irakienne.  L'attaque a eu lieu près de Samarra au centre de l'Irak, que le général Soleimani s’était juré de défendre. Des commandos de l'État islamique auraient réussi à s’infiltrer dans la ville et à s’approcher assez près de leur cible avant de se faire exploser.
On ne sait pas encore avec précision à quelle date a eu lieu cet attaque suicide.
Soleimani, 58 ans, fait partie du cercle rapproché du guide suprême iranien,  l'ayatollah Ali Khamenei. Il est l’un des généraux de tout premier plan des forces armées iraniennes et des services de renseignement. Il serait hospitalisé à Téhéran.
Il semble que l’Etat Islamique ait décidé de cibler tout spécialement les officiers supérieurs qui dirigent la résistance à leur offensive et plus particulièrement les officiers supérieurs iraniens, ceci afin de semer la confusion et la panique chez leurs adversaires. 
Soleimani avait la réputation parmi les occidentaux d’être le commandant de l’ombre de l'Iran. C’est lui qui tirait toutes les ficelles de l’espionnage iranien et des actions clandestines à l’extérieur des frontières. Il a orchestré pendant neuf ans l’engagement militaire et politique de Téhéran, en commençant par le conflit entre Israël et le Hezbollah au cours de la guerre de l’été 2006. Il était également à la manœuvre dans le conflit syrien, tenant à bout de bras la survie du pouvoir de Bachar el-Assad. Et lorsque l’Etat Islamique s’est lancé à l’assaut de l’Irak, il a pris à sa charge la défense de Bagdad et de la ville de Samarra à un moment où l’armée irakienne était en complète débandade. Il avait alors convaincu les diverses milices chiites irakiennes de former une sorte d’armée populaire pour s’opposer à l’offensive de l’EI.

Yathrib
Des membres de la milice chiite Badr ont été tués par les rebelles tribaux sunnites dans la ville de Yathrib, district de Balad :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

231 Jihadistes tués en six jours en Irak
En Irak, 231 éléments de l’Etat Islamique ont péri en six jours dans les opérations menées par l’armée Irakienne, les milices chiites et la coalition internationale. Les actions militaires ont eu lieu dans les provinces d’Al-Anbar, de Salaheddine, de Diyala et de Bagdad.

Multiplication des attaques suicides
Les Jihadistes de l’Etat islamique multiplient les attaques suicides contre les positions de leurs adversaires dans le nord de l’Irak, comme le montre cette vidéo (de l’EI) d’un Kamikaze appelé Abou Omar al-Ansari :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e03f2ef5f858

Front libanais

Ersal
L’armée libanaise a saisi jeudi 15 janvier 2015 une voiture Mercedes contenant 120 kg de TNT à l’entrée du village d’Ersal, dans la Békaa du nord.
Selon le journal libanais al-Akhbar, la voiture s’apprêtait à se diriger vers le village proche de Labwé. Une fois arrivée au barrage de l’armée, la voiture a dérapé, poussant le conducteur à la laisser sur place et à quitter les lieux.

Chadi Mawlaoui à Ain el-Helwé
L’affaire du Jihadiste Chadi Mawlaoui n’est pas close. Celui-ci continue d’enrôler des jeunes à Tripoli dans les rangs du front al-Nosra et cherche à entrainer le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Helwé (Saïda) dans le conflit avec l’armée, selon des rapports sécuritaires libanais.
Celui-ci dirige une salle d’opération pour coordonner l’enrôlement de kamikazes qui seront chargés d’attaquer certaines régions libanaises.
De même source on indique que Chadi Mawlaoui et Oussama Mansour, réfugiés dans ledit camp palestinien, jouent un rôle essentiel dans l’orientation des jeunes suicidaires, et que Mawlaoui constitue le lien entre le dirigeant d’al-Nosra au Qalamoun Abou Malek Tallé et les kamikazes.

Réseau jihadiste démantelé
Les services de sécurité libanais ont réussi à démanteler un réseau de kamikazes qui s'apprêtaient à mener une série d'attentats dans les différentes régions libanaises.
Parmi les suicidaires figuraient Taha Khayyal et Bilal Mrehyan qui ont commis un attentat à Jabal Mohsen samedi 10 janvier.
A cette liste s’ajoutent Bassam Nabouche, Elie Warrak et Mohannad Abdel Qader arrêtés par l’armée. Ils s’apprêtaient à mener des attentats contre des sites sécuritaires et des zones résidentielles, et étaient en possession de fausses cartes d’identité syrienne et palestinienne.
Les interrogatoires ont montré que ceux-ci ont participé aux combats en Syrie, aux attaques contre l’armée et aux affrontements entre Jabal Mohsen et Bab Tabbaneh.
Bassam Nabouche, quant à lui, possédait des ceintures explosives et se préparait à mener un attentat suicide. Alors que le détenu Elie Warrak est un chrétien nouvellement converti à la doctrine salafiste.
Par ailleurs, des renseignements occidentaux pourchassent un jeune libanais chrétien qui s’est converti récemment à l’islam et qui est arrivé il y a un mois au Liban.

Machnouk : les terroristes ne resteront pas à Ain el-Helwé
Commentant ces informations, le ministre de l’intérieur libanais, Nouhad Machnouk, a révélé dans une interview télévisée qu’il existe un lien entre le groupe d’Aïn el-Helwé,  les deux attentats de abal Mohsen la semaine dernière et la salle d’opération qui a été démantelée lundi dernier dans le bâtiment B de la prison de Roumieh.
Machnouk a assuré que les Jihadistes ne resteront pas retranchés dans le camp d'Aïn el-Helwé pour longtemps, assurant qu'une chambre d'opération relie Raqqa (Syrie), Mossoul (Irak) et Aïn el-Helwé au Liban.

Front libyen

Tripoli
Une explosion a eu lieu à l’ambassade d’Algérie à Tripoli, le 17 janvier. Il y aurait trois blessés. L’explosion aurait été provoquée par une voiture piégée. L'attentat aurait été revendiqué par l'Etat Islamique en Libye.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
La bataille se poursuit, jour après jour, à Kobane.
Les combattants kurdes de l’YPG Trente Islamistes auraient été tués. 
L’assaut a été lancé vendredi 16 jenvier 2015. C’est la première attaque d’envergure depuis un mois.  Les Kurdes ont indiqué que 1.091 miliciens de l’Etat Islamique ont péri depuis le début des combats à Kobane, le 16 septembre 2014. Après avoir perdu beaucoup de terrain au début de l’offensive des Jihadistes, les Kurdes ont repris le gros de la ville, profitant de l’aide de la coalition internationale.

Deir ez-Zhor
L’Etat Islamique a crucifié 13 Syriens à Deir ez-Zhor, le jeudi 15 janvier 2015. Ils étaient accusés de collaboration avec le pouvoir et de résistance armée contre l’Etat Islamique. Cinq des personnes exécutées étaient membres de la tribu des Chaitat. Deux autres ont été décapités.  Dans la ville d'al-Bulel, les Jihadistes de l'EI ont exécuté un étudiant pour la simple raison que celui-ci était en train de fumer.

Province de Hassakah
Il y a du pétrole dans la province de Hassakah. C’est pourquoi cette province a été le théâtre de violents affrontements entre les Kurdes syriens, l’Armée Arabe Syrienne (AAS), les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL), les Jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique, les uns et les autres cherchant à s’assurer les revenus générés par les hydrocarbures.
Une autre raison des affrontements dans cette province tient au fait que la localité de Markada, dans la province de Hassakeh, est stratégiquement importante pour les convois de l’Etat Islamique entre l’Irak et la Syrie. C’est pourquoi Markada a été conquise par les Jihadistes de l’EI le 29 mars 2014.
Mais la ville même de Hassakah, une ville qui comptait 200 000 habitants avant le début de la guerre civile, était restée relativement calme, malgré les tentatives du groupe jihadiste Etat islamique (EI) de s'emparer de certains secteurs.
En janvier 2015, la ville de Hassakah était contrôlée à moitié par l'Armée Arabe Syrienne (AAS) et à moitié par les forces kurdes de l’YPG.
Les incidents  entre soldats syriens et miliciens kurdes étaient relativement rares depuis le début du conflit, surtout après la décision de l'armée de se retirer des zones kurdes de l'est et du nord du pays.
Mais de violents affrontements entre Kurdes et militaires ont éclaté samedi 17 janvier 2015 et ont duré toute la journée avant de baisser d’intensité en début de soirée. Les deux camps se rejettent, évidemment, la responsabilité des incidents.
Pour les Kurdes, ce sont les soldats de l’AAS, appuyés par des miliciens Muqenein, qui auraient déclenché les hostilités en attaquant à l’arme lourde les positions de l’YPG dans le quartier de Mesaken à Hassakah. Les Kurdes auraient répliqué et occupé un QG de l’AAS dans le quartier de Tel Hecer, forçant une trentaine de soldats à rendre les armes.
Pour l’armée, les combats de samedi auraient éclaté après la capture par les Kurdes de l'YPG de 10 soldats accusés d'avoir "empiété sur leur zone d'influence à Hassakah".
Toujours est-il que quatre soldats et un combattant kurde seraient morts dans les combats.  Une femme aurait également perdu la vie au cours d’un bombardement par l'armée d'une zone contrôlée par les Unités de protection du peuple kurde.

Vidéo kurde montrant les combats de Hassakah :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Front yéménite

Sanaa
Un enlèvement qui ne va pas arranger l’état de déliquescence dans le quel est tombé le Yémen depuis l’offensive chiite contre Sanaa.
Des miliciens chiites ont confirmé, samedi 17 janvier 2015, avoir détenu le directeur de cabinet du président du Yémen. Ahmed Awad Ben Moubarak avait été enlevé plus tôt dans la capitale Sanaa.
Les miliciens chiites expliquent l’avoir enlevé pour éviter "la rupture" de leur accord avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi, conclu en septembre 2014 sous l'égide de l'ONU. Selon le chef de la sécurité nationale, le général Mohammed al-Ahmadi, des négociations seraient en cours "pour obtenir la libération" de M. Moubarak.

Jihadisme international

Canada
Le Jihadiste canadien, John Maguire (alias Abou Anwar al-Canadi), aurait récemment été tué en Syrie. Ce sont désormais six Canadiens qui ont perdu la vie au cours des deux derniers mois.
Originaire de Kemptville, Ont., M. Maguire a grandi en jouant au hockey et a été bassiste d’un groupe de rock punk. Mais après avoir déménagé à Ottawa, il s’est converti à l'Islam et a changé son nom pour "Yahya.Maguire. Il a étudié à l'Université d'Ottawa. Il serait mort à l’âge de 24 ans près de Kobane, la ville kurde, à la frontière turque, que l’EI cherche à capturer depuis des mois.
Maguire était apparu sur une  vidéo mise en ligne dans laquelle il accusait le Canada de "faire la guerre" aux musulmans.
Il n'y a eu aucune annonce officielle de l’Etat Islamique du décès de Maguire en Syrie, mais l’annonce sur un compte twitter donnant la nouvelle du  "martyr" de Maguire semble crédible. Ce compte est utilisé par les combattants et les partisans de l’EI.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b009039c2cf8

Maroc
Les autorités marocaines ont arrêté huit personnes soupçonnées d'être impliquées dans le recrutement de combattants pour l’Etat islamique (EI), a annoncé samedi 17 janvier 2015 le ministère de l'Intérieur.
La cellule à laquelle appartenaient les suspects, dont certains ont déjà été détenus dans des affaires de terrorisme et impliqués dans le recrutement de combattants marocains pour l'EI, "a été démantelée dans toutes les villes où elle était active: Meknès, El Hajeb (centre) et Al Hoceima (nord)", précise le communiqué.
Mardi 13 janvier, une cellule de cinq personnes également actives dans "le recrutement de combattants pour l'EI" en Irak et en Syrie, avait déjà été démantelée.
Des dizaines de condamnations faisant suite au "démantèlement de cellules terroristes", ont été prononcées par la justice marocaine ces derniers mois.
Les autorités ne masquent pas leur inquiétude face au recrutement, selon elles, de plus de 2.000 Marocains, en comptant les binationaux, par des groupes jihadistes et notamment l'EI.
On peut regretter l’absence de coordination entre les services de sécurité marocains et français pour des raisons de brouille politique depuis que la France s’est rapprochée de l’Algérie.

Turquie
Environ 3 000 Turcs entretiendraient des liens avec l’ Etat islamique, estime un rapport des services de renseignement turcs, qui avertit de risques d'attaques contre des intérêts occidentaux dans le pays.
Une alerte "rouge" a été envoyée aux services de sécurité, mettant en garde contre de possibles attaques contre les ambassades de pays occidentaux. Les ressortissants occidentaux et les infrastructures de l'OTAN sont également des cibles possibles, ajoutent les services de renseignement turcs. Le rapport met aussi en garde contre de possibles attaques à la bombe perpétrées par des "cellules dormantes" "n'importe où et n'importe quand" en Turquie.
Jusqu'à 700 citoyens turcs ont rejoint en Syrie les rangs des jihadistes d'EI et font peser le risque d'un attentat en Turquie en cas de retour au pays, avait déclaré jeudi 15 janvier le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.
M. Cavusoglu a également indiqué que son pays avait interdit l'entrée sur son territoire à environ 7 250 personnes soupçonnées de vouloir rejoindre la Syrie et que 1 160 apprentis jihadistes avaient été expulsés.
Le gouvernement islamo-conservateur turc a longtemps été accusé par ses alliés occidentaux de ne pas coopérer suffisamment dans la lutte engagée pour le démantèlement des filières jihadistes qui passent par son territoire.
Pourtant, Mevlüt Cavusoglu a bien été obligé de confirmer, lundi 12 janvier, qu'Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibali, le Jihadistes tué par la police à Paris, et recherchée par la France, était entrée en Syrie le 8 janvier via la Turquie.
Le 6 janvier, à Istanbul, une jeune femme a perpétré un attentat suicide, tuant un policier. Cette kamikaze a été identifiée dans la presse turque comme Diana Ramazanova, originaire de la province russe musulmane du Daguestan, mais les autorités turques se sont jusque-là refusées à confirmer son nom. Elle était la veuve présumée d'un extrémiste norvégien avec lequel elle avait combattu en Syrie dans les rangs jihadistes.

France
François Hollande se réjouissait du fait qu'une femme avait brandi une pancarte "Je suis Charlie" à Alep. En réalité, ce sont des manifestation de Musulmans qui ont été mises en ligne :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f8d1856c2087

Grande Bretagne
British jihadist woman escapes ISIS to Turkey
A British woman who left the UK with her baby to join ISIS in Syria is believed to have fled to Turkey after going through “a living hell.”
Tareena Shakil, 25,reportedly told her family she was going on holiday to Spain, but instead took her then-14-month-old boy Zaheem to the Islamic State stronghold of Raqqa in October.
She had set up a Facebook account under the name Tameena al Amirah and posted islamist messages, including images of jihadist fighters and the black flag of Islamic State (also knownn as ISIS, or ISIL), and called herself a “slave to Allah.” The account has since been deleted.
However, Shakil, from Burton-on-Trent, Staffordshire, seems to have regretted her decision to go to Syria after she was forced to become a jihadist’s bride.
She reportedly bribed a taxi driver to take her to Syria's border with Turkey and climbed over a 10-foot barbed wire fence while carrying her son, according to The Sun.
A family friend said: “Her hands were hurt and her feet cut to ribbons climbing the fence.”
She begged Turkish border officials not to shoot her, saying she was “desperate.” The young mum is reportedly being held and questioned at a Turkish detention center in Gaziantep.
“It's a miracle she escaped alive. Tareena realized when she got to Syria she had been a victim of false propaganda from IS,” a family friend told The Sun. “She hoped to escape to an idyllic lifestyle. Instead she found a living hell.”
“They tried to force her to marry a man and when she refused he attacked her,” the friend told The Sun.
“She decided she couldn't take it anymore, broke into a property and stole her passport.”
The Daily Mail reports that her father, Mohammed Shakil, has now flown to Turkey to try to bring his daughter and grandson back to the UK.
“We are aware a missing British woman traveling from Syria has been detained by Turkish authorities for immigration matters,” a spokesman for West Midlands Police told the Mail Online.

Activité de la coalition internationale
US-led forces launched 22 air strikes against militants in Syria, Iraq
U.S.-led forces launched 11 air strikes each in Syria and Iraq since Wednesday 14th January 2015, targeting Islamic State fighters, equipment and buildings, the U.S. military said.
Five of the strikes in Syria were in the contested city of Kobani near the Turkish border, where they destroyed four fighting positions, a building and a tactical unit, the Combined Joint Task Force said in a statement on Thursday.
U.S. and partner nations launched strikes near seven Iraqi cities including Mosul, Baiji and al Qaim, destroying a shipping container, tactical units, buildings, boats and land vehicles, it said.
https://www.youtube.com/watch?v=BsFXRwRjTXw&feature=p...

Jean René Belliard

 

 

Commentaires

Merci d'avoir fait exception et relater toutes ces nouvelles qu'on ne trouve pas facilement.
Je voudrais ajouter des informations sur le dévelopment politique en Syrie.
L'opposition syrienne est en pleine confusion concernant l'invitation faite à certains de leur membres de se réunir avec le gouvernement syrien à Moscou du 26 au 29 Janvier pour des discussions en vue de future négociation.
En effet les E.U ont donné récemment leur accord à la poursuite de ce plan mais le Qatar et la Turquie et dans une moindre mesure l'Arabie séeoudite, s'y opposent. Le résultat est que le SNC, l'opposition syrienne qui est soutenue activement par ces pays a exprimé par le voix de son nouveau président le Turc (sic) Khaled al Khoja son refus absolu d'y participer. Les médias rapportent quotidiennement que le plan russe va tomber à l'eau vu l'abstention des groupes clés de l'opposition
Néanmoins les Russes ne démordent pas et affirment n'avoir recu aucun refus aux invitatitions individuelles malgré les declarations publique de certains de leurs invités qui expriment des réticences.
Le plan russe cependant est le seul plan sur la table. Il est donc attendu que la communauté internationale, quoique suspicieuse le soutiendra.
Lors de leur réunion avec les responsable égyptiens, l'opposition a recu le message que leur intransigeance concernant Bashar Al Assad ne faisait que les desservir. Les Turcs, dépités, ont immédiatement réagi en faisant élire par l'opposition syrienne un Turc comme leur président !
Les membres de l'opposition qui est en train de perdre toute légitimité internationale n'ont donc plus beaucoup de choix. La Turquie sera obligée de céder aux Russes et à la dernière minute l'opposition acceptera de participer pour sauver ce qu'il leur reste de pertinence.
Pour plaire aux Turcs, Qataris et séoudiens, les E.U annoncent en grande fanfare l'entrainement en Turquie des 'rebelles modérés' pour supposément combattre ISIS quand tout le monde sait que la Turquie préfèreraient que ces rebelles combattent le AAS et renversent Bashar al Assad. L'ambiguité perdure.

Les combats entre le AAS et PYD sont inquiétants mais en même temps cette confrontation va permettre de définir plus clairement leur relation qui restait floue. Les Turcs, qui voient d'un très mauvais oeil cette relation plutot harmonieuse ne sont certainement pas étrangers à ces affrontements fratricides. Je suis confiant que les Kurdes et le AAS se rendront compte qu'en étant divisés ils ne font que faire le jeu des services secret turcs très actifs à Kobane. Les médias se sont empressés d'y voir une potentiel affaiblissement du AAS.

Ce qui devient de plus en plus clair malgré les annonces des raids spectaculaires américains, est que la coalition essuie un sérieux échec à affaiblir le ISIS. Il devient de plus en plus impératif de faire intervenir des troupes au sol et les seuls troupes disponibles et valables sur place sont le AAS et ses alliés. C'est un grand dilemme pour les E.U et la supposée coalition: Pour stopper ISIS, ils doivent soit collaborer avec le gouvernement Syrien sur le plan militaire et intelligence soit attendre un an pour que les 'rebelles modérés' soient prêts au prix de nombreux morts et les possibilités accrues d'attentats terroristes en occident.

Écrit par : virgile | 18/01/2015

Les commentaires sont fermés.