07/01/2015

7 Janvier 2015 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

L'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo attaqué par des Jihadistes en plein Paris. "Vous direz que c'est al-Qaïda au Yémen" auraient-ils dit à un automobiliste à qui ils ont pris la voiture pour s'enfuir. Les trois Jihadistes, lourdement armés, ont été identifiés.


Front irakien

Kurdistan irakien
Cette vidéo tournée par les Jihadistes de l’Etat Islamique et mise en ligne le 7 janvier 2015 montre l’attaque d’une position des Peshmergas par les Islamistes :
https://www.youtube.com/watch?v=moFPRoxxp8Y&feature=p...
Cette vidéo de langue anglaise est un témoignage des conditions de vie dans la localité de Tall Shaiir au nord-ouest de Mossoul alors que la ville était aux mains de l'Etat Islamique. La ville a récemment été reprise par les Peshmergas mais des combats sporadiques s’y poursuivent :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=95e6f35910e9
Un emir de l’Etat Islamique, capturé par les Peshmergas dans la localité de Gwer, demande à Abou Bakr al-Bagdadi de cesser de tuer des Kurdes et des Musulmans.
« Je regrette d’avoir lutté contre les Kurdes et d’avoir été affilié à l'État islamique et je promets que cela n’arrivera plus. L'État islamique nous a dit que les Kurdes devaient être tués parce qu’ils coopèrent avec les Etats-Unis. Ils ont également très peur de l’armée de l'air des États-Unis.
J’appelle Abou Bakr à cesser le combat contre les Kurdes et les Musulmans.
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0fcc7ab59425

Front libanais

L’affaire des militaires otages des Jihadistes
Le cheikh Wissam Masri, prédicateur islamiste de Tripoli qui avait déclaré avoir été mandaté par le groupe État islamique comme médiateur, a annoncé n'avoir reçu aucune réponse de l'État libanais sur les revendications formulées par l'EI, mardi 6 janvier 2015.
 « Le gouvernement veut des revendications consignées par écrit et signées par l'EI. Je ne le blâme pas, a-t-il dit. Pour ma part, j'ai demandé à l'EI un document officiel. Jusqu'à ce que je le reçoive, je ne me mêlerai plus du dossier. »
Le Cheikh a précisé qu’il n’avait reçu aucun mandat officiel du gouvernement libanais pour négocier l’affaire des otages, ni lui ni personne d’autre. Il ne l'a fait ni avec le médiateur qatari ni avec le Comité des ulémas ».
« Quoi qu'il en soit, j'ai décidé pour le moment de mettre un terme à mon intervention », a ajouté le cheikh Masri, soulignant que sa mission est suspendue jusqu'à ce qu'il obtienne un document officiel de l'EI ou un mandat officiel du gouvernement.
Pour le cheikh, son intervention n’a pas été négative puisqu’il a réussi à obtenir du Front al-Nosra un engagement de suspendre les peines de mort. « Je me suis ensuite rendu auprès de l'EI et j'ai réussi également à obtenir de ce groupe le même engagement ainsi qu'une liste de demandes, » a-t-il ajouté.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Un kamikaze a lancé son camion piégé contre une position kurde dans la ville de Kobane, provoquant une explosion massive.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Ghouta orientale
Les affrontements entre brigades rebelles semblent ne pas vouloir prendre fin dans la Ghouta orientale. A peine la milice soutenue par l’Arabie saoudite, Jaïch al-Islam (armée de l’Islam) a-t-elle délogé son ancien frère d’arme, la Jaïch al-Oumma (l’armée de la Nation) que la brigade  Jaïch s-Suria al-Hurr (l’Armée libre - ASL) a tourné ses armes contre Jaich al-Islam.
« Toute agression contre Jaïch al-Oumma est une agression contre toutes les formations de notre front. Nous ne garderons pas les bras croisés face à cette offensive traitre dont est victime Jaïch al-Oumma dans la Ghouta orientale », a menacé l’ASL dans un communiqué publié lundi.  Accusant la milice pro saoudienne d’avoir aussi livré Jobar et la Ghouta à l’Armée Arabe Syrienne (AAS), elle s’est engagée à mener contre elle « une guerre globale ».
En attendant, incapable de résister à l’offensive de Jaich al-Islam, une puissante brigade islamiste soutenue par l’Arabie saoudite, Jaich al-Oumma a été pratiquement mise hors de combat. Il faut dire que Jaich al-Oumma avait également contre elle plusieurs autres brigades islamiques présentes dans la Ghouta orientale comme l’Union Islamique des soldats du Levant, l’unité de Rahmane, et le mouvement des libres du Levant islamique (soutenus par le Qatar) et même le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) s’est joint aux brigades qui attaquaient Jaich al-Oumma, malgré sa profonde rivalité avec Jaich al-Islam. Toutes ces brigades islamistes voulaient  en finir avec  Jaich al-Umma dont l’influence ne cessait de grandir.
Les quatre QG de Jaich al-Umma dans la ville de Douma ont été incendiés, des dizaines de ses miliciens ont été tués et des centaines d'autres ont été arrêtés. On est sans nouvelles d’Abou Sobhi Taha, le chef de Jaich al-Umma, de son fils et de plusieurs chefs militaires de cette organisation. 
 
Abou_sobhi_taha.jpgAbou Sobhi Taha à droite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tension est toujours aussi forte dans la ville de Douma car un millier de membres de Jaich al-Umma refusent toujours de déposer les armes et continuent de s’opposer à leurs adversaires. Ils se sont disséminés à travers la ville, évitant de tomber sur les check-points et les patrouilles de Jaich al-Islam. Par contre, 58 miliciens de Jaich al-Umma ont préféré se rendre à l’Armée Arabe Syrienne. Ils se sont présentés à une position de l’AAS à la sortie de Douma.

Front yéménite

Sanaa
Les violences sont à présent quasi-quotidiennes dans le pays, qu’elles soient le fait, des Jihadistes d’al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA), de la milice chiite Ansarullah ou des indépendantistes du sud Yémen.
Mercredi 7 janvier 2015, des terroristes ont fait sauter un minibus piégé à l’entré de l’académie de police de Sanaa (la capitale yéménite) au moment où les candidats venaient s’inscrire pour entrer dans la police. L’explosion, télécommandée, a fait au moins 20 morts.
"Vingt personnes sont tombées en martyrs et au moins 23 autres ont été blessées dans un attentat terroriste commis à l'aide d'une voiture piégée à l'entrée de l'académie de police", a déclaré Abdel Kader Hilal, le gouverneur de Sanaa, à l'agence officielle Saba.
Le précédent attentat commis au Yémen avait visé, dimanche 4 janvier, un rassemblement de miliciens chiites à Dhamar, au sud de Sanaa, faisant quatre morts.
Un autre attentat anti-chiite avait fait 49 morts parmi les membres de la milice chiite Ansarullah, le 1er janvier à Ibb, dans le centre du Yémen.
Par ailleurs, deux chefs tribaux et quatre membres de leur escorte ont été tués mardi 6 janvier dans une embuscade tendue par des hommes armés non-identifiés. L’attaque a eu lieu dans la région de Baïda, dans le centre du pays. Les chefs tribaux faisaient partie de la direction du Congrès Populaire Général, le parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh. Le parti rendait aussitôt les autorités responsables de ces assassinats en raison de leur incapacité à maintenir l’ordre et la paix civile dans le pays.

Jihadisme international

Danemark
Lukas Dam (alias Abou Ismaïl), un « Danois » de 18 ans, qui s’était converti à l'islam et avait rejoint l’Etat Islamique, est mort à Aïn el-Arab en Syrie le jour de Noël.
Il aurait été tué par une frappe aérienne menée par les USA.
Le journal Politiken aurait révélé que plusieurs « Danois » seraient morts en Syrie.
Le ministère des Affaires étrangères, les services de sécurité et les services de renseignement danois (PET) ont refusé de commenter les informations sur la mort de cet homme.
Selon Politiken l’homme serait arrivé en  Syrie en mai 2014 et aurait servi comme secouriste avant de rejoindre l’Etat Islamique quelques mois plus tard. Une photo affichée sur Syrienblog prétend être celle du Jihadiste danois. 

LiveLeak-dot-com-01e_1420630851-Lukas-Dam_1420630998_jpg_resized.jpgLukas Dam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les services de renseignement danois (PET) ont révélé en décembre 2014 qu'au moins 16 Danois avaient trouvé la mort en combattant en Syrie et en Irak.
Inutile de dire que les services de sécurité sont sur le pied de guerre au Danemark, notamment pour protéger les organes de presse qui ont publié des photos satiriques du prophète, après l’attentat qui a ensanglanté la rédaction de l’organe satirique Charlie Hebdo.
 

France
L’attaque contre les locaux du journal satirique français Charlie Hebdo a fait 12 morts (10 journalistes et 2 policiers) mercredi 7 janvier 2015 selon un dernier bilan. L’attaque s'est déroulée vers 11H30. Les assaillants étaient armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquette.
"Nous avons vengé le prophète !" ont crié les Jihadistes cagoulés et vêtus de noir en sortant de l’immeuble du journal satirique français Charlie Hebdo après leur attaque. Les Islamistes auraient été au nombre de trois d’après le ministère de l’intérieur français.
A la sortie du journal, les terroristes ont ouvert le feu sur des policiers qui arrivaient en voiture. Un policier (il s’appelait Ahmed) a été blessé par balles et, à priori, achevé à bout portant par l’un des Jihadistes.
Sur une vidéo tournée par un homme réfugié sur un toit et mise en ligne par le site de la télévision publique France Télévisions, on entend clairement l’un des assaillants crier "Allah akbar" entre plusieurs coups de feu.
Après l’attaque, les agresseurs ont braqué un automobiliste d’une soixantaine d’années dans le nord-est de Paris pour s’emparer de sa voiture. Ils lui ont dit « vous direz que c’est al-Qaïda au Yémen » avant de prendre la fuite dans ce nouveau véhicule, blessant un piéton au passage.
La signature jihadiste ne semble donc faire aucun doute. Le journal satirique était connu pour être une cible des Islamistes après ses dessins humoristiques sur le prophète jugés blasphématoires par de nombreux musulmans. Il semble que les locaux du journal étaient insuffisamment protégés même si les principaux dessinateurs étaient constamment accompagnés de gardes du corps.
Parmi les victimes, on déplore la mort des dessinateurs Cabu, Charb, Tignous et Wolinsky.

dessinateurs_charliHebdo_tues.jpg

De gauche à droite :

Cabu, Charb, Tignous et Wolinsky

 

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Rey se trouvait encore dans les locaux de Charlie Hebdo au moment de l'attaque.
Voici son témoignage : "J'étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l'immeuble du journal deux hommes cagoulées et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer. J'ai tapé le code (le digicode de la porte d’entrée de l’immeuble). Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu... ça a duré cinq minutes... Je m'étais réfugiée sous un bureau... Ils parlaient parfaitement le français... Se revendiquait d'al-Qaïda".
Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour un attentat depuis au moins 40 ans en France.
Les condamnations ont été unanimes de gauche à droite de l’échiquier politique français, comme à l’étranger.
On a entendu, cependant, des voix discordantes, comme celle de Georges Sessine, un journaliste libanais résident en France. Pour Sessine, Charlie Hebdo a abusé de la liberté d’expression en provocant les musulmans.
Pour lui, il y a un lien évident entre l’attaque du journal satirique et ce qui se passe au Moyen Orient :
"Le soutien de la France aux groupes takfiristes en Syrie et en Irak s’est répercuté contre la France", a-t-il déclaré. Et de préciser : "350 takfiristes ayant combattu en Syrie et en Irak sont actuellement rentrés en France".
Le chef du magazine Asie-Afrique, Majed Nehmeh, s’est, lui, déclaré étonné que les assaillants aient pu pénétrer dans les locaux de ce magazine ultra-sécurisé.
On doit enfin ajouter que des tirs de joie ont eu lieu mercredi 7 janvier dans le camp palestinien d’Aïn el-Heloué situé dans la banlieue de Saïda, au Liban, en célébration de l'attaque contre l'hebdomadaire satirique français.

Identité des assaillants
L’identité des assaillants est maintenant connue et cela ne vas pas contribuer à apaiser les esprits compte tenu du fait qu’au moins d’eux d’entre eux auraient du faire l’objet d’une surveillance étroite des services.
Il s’agit de :
- Saïd Kouachi, né le 7 septembre 1980 à Paris (10e) de Mokhtar et Freiha Meguireche

1y3yo35.jpgSaïd Kouachi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Chérif Kouachi né le 29 novembre 1982 à Paris (10e) de Mokhtar et Freiha Meguireche.
Chérif Kouachi serait bien connu des services de police. Il était déjà connu de la justice dès 1995 pour avoir préparé une opération destinée à faire évader le la centrale de Clairvaux (Aude) Samïn Aït Ali Belkacem, ce membre du Groupe Islamique Armé auteur d'un attentat contre le RER-B à Saint-Michel en 1995. Il avait été jugé en 2005 pour avoir fait partie d’une filière d’envoi de jihadistes en Irak, « la filière irakienne du 19e arrondissement de Paris ». Avec une dizaine d’autres, il aurait, entre 2003 et 2005 incité une dizaine de jeunes à partir combattre en Irak. Il avait été interpellé en 2005 au moment où il s’apprêtait à partir lui-même en Irak. À l’époque, il expliquait à la présidente du tribunal « Plus le départ approchait, plus je voulais revenir en arrière. Mais si je me dégonflais, je risquais de passer pour un lâche », avait-il expliqué à la présidente du tribunal.
Enfin, dernière information : les deux frères Kouati seraient revenus de Syrie en France cet été.
Belkacem.

ksY56ry.jpgChérif Kouachi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


- L'identité d'un troisième homme avait été révélée mais celui-ci s'est rendu de lui-même à la police et aurait donné un alibi considéré comme crédible par la police.

Tirer les conséquences
Il faudra tirer les conséquences de cette attaque. La France est en guerre contre un Etat reconnu par personne et qui s’appelle « Califat islamique ». Cette entité a décidé de porter le glaive dans le monde entier pour se venger des raids aériens auxquels elle est confrontée de la part des pays qui participent à la Coalition internationale menée par les Etats-Unis. Une autre organisation, al-Qaïda, est en compétition avec l'Etat Islamique pour le Jihad. Or il semble que les assaillants de Charlie Hebdo se revendiquaient d'al-Qaïda et non pas de l'Etat Islamique. Il faudra donc se protéger comme un pays en guerre : mettre devant les cibles potentielles des protections contre d’éventuelles véhicules piégés, les tirs d’assaillants et les attaques de kamikazes. Cela suppose des barrières anti-véhicules, des murs de claystone  ou de sacs de sable, et des forces de sécurité convenablement protégées contre les explosions et suffisamment armées. Il faudra également adapter les autorisations de tirs données aux forces de l’ordre pour stopper un kamikaze éventuel. Car il est à craindre que ce type d’actions se multiplie compte-tenu de l’effet médiatique mondial qu’il a provoqué. Il faut savoir enfin qu'une filature d'un suspect, terroriste potentiel, nécessite entre 20 et 60 agents des services de sécurité selon la dangerosité de l'individu. Il est donc évident qu'on ne peut attendre une protection absolue des services de sécurité.

Jean René Belliard

 

Commentaires

Ce n'est que le triste retour des choses. Les musulmans en France sont infiltrés par des groupes extrêmistes émanants de la dérive de nombreux "centre culturels" et mosquées financés par les plus riches partenaires commerciaux de la France: Le Qatar et l'Arabie séoudite. En effet ceux-la ont inondé la France de leur pétro-dollars sans aucun controle serieux de qui en profite.
La France paie le prix de sa gestion ambigue du problème de l'Islam en France et de sa politique extérieure opportuniste au moyen-orient. Ainsi elle a fait montre de laxisme à sévir dans les lieux ou se développe la pensée extremiste de peur de déplaire aux riches pays du Golfe.
De plus la France, par sa position aggressive envers le gouvernement syrien a involontairement encouragé tous les sunnites arabes opposés à Bashar al Assad, un alawite dépeint comme un hérétique, à le renverser dans une 'guerre sainte' contre les dirigeant syriens qui sont aussi des sympathisants de l'Iran shiite, hai par les séoudiens.
Comme il était attendu, ces extremistes ont fait tache d'huile dans la société arabe de France qui passe depuis des années par une crise d'identité en vivant un sentiment justifiée ou non d'exclusion sociale. Elle présente un terrain très propice aux débordements violents.

Il est triste que ce soit des civils et des policiers qui paient le prix de l'aveuglement et l'incompétence de ce gouvernement.

Écrit par : virgile | 07/01/2015

« Après l’attaque, les agresseurs ont braqué un automobiliste d’une soixantaine d’années dans le nord-est de Paris pour s’emparer de sa voiture. Ils lui ont dit « vous direz que c’est al-Qaïda au Yémen » avant de prendre la fuite dans ce nouveau véhicule, blessant un piéton au passage.
La signature jihadiste ne semble donc faire aucun doute. »

C'est aller un peu vite en besogne, la "signature jihadiste" ...
Il aurait pu tout aussi bien dire "vous direz que c'est Dieu", ca n'en fait pas pour autant sa signature.

A moins que la signature djihadist c'est de faire passer le message "vous direz que c'est ..." à des passants qu'ils croisent et laissent vivants.

Écrit par : Chuck Jones | 07/01/2015

@ virgile : L'un des terroristes, Chérif Kouachi (orphelin de parents et élevé - avec son frère - par un Français converti) est un ancien adepte du gourou salafiste Farid Benyettou, qui sévissait dans les cités pauvres du 19ème arrondissement de Paris autour de 2003 et exfiltrait des jeunes fanatisés vers l'Irak en guerre. Il faut que vous nous expliquiez ce que le Qatar et l'Arabie saoudite ont à voir avec l'existence de cette micro-secte, d'ailleurs jugée et condamnée en 2008.

Mais surtout, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi Chérif Kouachi - condamné cette fois-là, re-jugé ensuite pour avoir voulu libérer un prisonnier djihadiste en 2010, apparemment parti se battre en Syrie depuis... - n'a pas fait l'objet d'une surveillance étroite de la part de la police. Sérieusement : comment un tel personnage, parfait modèle du djihadiste désocialisé, arrive-t-il à récupérer une kalachnikov et à s'en servir en plein Paris contre un journal menacé par les salafistes depuis plusieurs années ?!? Il y a là une extraordinaire défaillance des services de police, ou alors je ne comprends plus rien !

Écrit par : Griffe | 07/01/2015

@Griffe

L'idéologie salafiste vient en direct des pays du Golfe (46.87% des Qataris et 44.8% des Emiratis sont Salafists) Le Wahhabisme, idéologie officielle de l'Arabie séoudite n'en est pas très eloignée. Ce sont des idéologies ultra conservatives. Elles sont propagées par des 'imams' incontrolés dans les mosquées, charités et centre culturel sunnites financés par le Koweit, le Qatar, les émirats et l'Arabie séoudite officiellement ou par l'intermédaire de donations individuelles.
Si le gouvernement francais sévissait plus fermement contre cette pratique, contre les contrevenants ( comme Sherif Kouachi) et contre ces imams sunnites qui font des discours belliqueux et qui encouragent le jihad, les francais de toute religion seraient en meilleure securité.

Écrit par : virgile | 08/01/2015

« pourquoi Chérif Kouachi - n'a pas fait l'objet d'une surveillance étroite de la part de la police »

Manque d'effectifs, et les surveillances coûtent cher.
Ca ne va pas dire que les RG n'ont pas fait de surveillance aujourd'hui, mais qu'ils en ont fait, mettons 300 sur tout le territoire et Kouachi n'était pas sur la liste aujourd'hui.

Écrit par : Chuck Jones | 08/01/2015

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