04/01/2015

4 janvier 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Les diplomates russes n'ont pas réussi à convaincre les dirigeants du Hezbollah chiite libanais de la nécessité de remplacer Bachar el-Assad pour ramener la paix en Syrie.


Liban

Les entretiens avaient été houleux entre Mikhaïl Bogdanov et Hassan Nasrallah
La dernière rencontre entre le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le vice-ministre russe des Affaires étrangères et envoyé du président Vladimir Poutine au Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov, aurait été mouvementée, croit savoir le quotidien saoudien al-Watan.
M. Bogdanov aurait proposé le 6 décembre 2014 au chef du Hezbollah la possibilité de nommer un nouveau président syrien afin de superviser un gouvernement de transition, selon des sources citées par al-Watan. Le leader chiite aurait réagi violemment, faisant savoir à son interlocuteur que Bachar el-Assad était une "ligne rouge". Ces propos auraient exaspéré le diplomate russe, qui aurait fait savoir à l'issue de sa rencontre que les discussions sur la crise syrienne devraient concerner les chefs d’État uniquement.

Les Jihadistes de l’Etat Islamique s'infiltrent au Liban
Les Jihadistes de l’Etat Islamique tentent de s’infiltrer au Liban à partir de la Syrie. C’est l’avertissement qu’a lancé le général Abbas Ibrahim, chef de la Direction de la sécurité générale (SG) du Liban.
Les incursions ont lieu dans les montagnes du Qalamoun, qui marque la frontière orientale du Liban avec la Syrie. Les miliciens de l’Etat Islamique tentent de s’installer dans des villages libanais pour passer l’hiver à l’abri et obtenir de meilleures positions de combat.
C’est pour faire face à la menace que l’armée libanaise a été mise en état d'alerte maximum à la frontière libano-syrienne.
"L’Etat islamique ne veut pas dominer le Qalamoun ... mais il veut l'utiliser pour sécuriser ses arrières dans la région en contrôlant des villages libanais en contact avec la zone du Qalamoun», a déclaré le général Ibrahim, ajoutant que le nombre de militants dans le Qalamoun est en constante augmentation. Le général estime leur nombre à plus de 1000 combattants.
Les incidents à la frontière libano-syrienne n’ont cessé d’augmenter depuis février 2011, date à laquelle a commencé l’insurrection sunnite en Syrie. Les combats entre Jihadistes et l’armée libanaise ont été particulièrement violents en 2014, notamment lorsque les Islamistes ont lancé un assaut contre la ville frontalière d’Ersal. C’est à l’occasion de ces affrontements que des soldats libanais ont été pris en otage.
La menace que représente l’Etat Islamique pour le Liban est prise d’autant plus au sérieux que l’organisation islamiste a conquis de vastes territoires en Syrie et en Irak en l'espace de six mois seulement. Au Liban, comme en Syrie ou en Irak, l’Etat Islamique sert d’aimant pour tous les radicaux sunnites locaux, sans compter qu’un grand nombre de réfugiés syriens au Liban sont acquis à la cause du califat islamique. 

Front syrien

Damas et sa banlieue
Des combattants islamistes du groupe Jeich al-Islam (Armée de l'islam), d’obédience wahhabite saoudienne, ont chassé dimanche 4 janvier 2015 leurs rivaux de la brigade al-Ummah de Douma, un faubourg de Damas, à l'issue de violents combats.
Ces affrontements ont fait plusieurs morts, dont les commandants de la brigade al-Ummah.
La rivalité entre Jeich al-Islam et la brigade al-Ummah ne date pas d’hier. Déjà, le 30 novembre 2014, deux chefs rebelles avaient été assassinés sans qu’on sache à l’époque qui était derrière ces « liquidations ». Il s’agissait de Hassan Rahib, l’un des dirigeants de la brigade al-Ummah. Il avait été tué à Harasta le dimanche 30 novembre. Et le le même jour, c’était au tour de Youssef Abdul Wahhab de perdre la vie dans le village d’al-Reihan, près de Douma. Wahhab était un commandant de Jeich al-Islam. Il semble que les affrontements du 4 janvier 2015, ou bien sont la poursuite des assassinats du 30 novembre ou bien ont été provoqués par ces assassinats.
Douma est un faubourg stratégique situé sur l'une des principales routes entre Damas et Homs, plus au nord. Il est pratiquement encerclé par les forces gouvernementales syriennes et le ravitaillement y est précaire. A la mi-novembre, des heurts y avaient fait plusieurs blessés lorsque des habitants ont attaqué des entrepôts contrôlés par les miliciens islamistes.

Deir ez-Zhor
Vidéo très impressionnante des combats autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor quasiment encerclée par les Jihadistes de l’EI.
La vidéo a été tournée par l’AAS. Elle montre les combats presqu’au corps à corps entre les soldats de la 104ème division aéroportée et les Islamistes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=eebd1090d35c

Tunisie

Gouvernorat de Zaghouan (nord-est tunisien)
Un policier tunisien a été égorgé dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2015 dans le nord-est du pays par des "extrémistes" islamistes.
"Un agent de la sécurité nationale (...) a été égorgé et poignardé au niveau du cœur dans le gouvernorat de Zaghouan (nord-est), alors qu'il revenait du travail dans la capitale, par un groupe extrémiste takfiri selon l'enquête préliminaire", a indiqué le ministère de l’intérieur tunisien.
Neuf personnes figurant parmi "les éléments extrémistes originaires de la région" et "soupçonnées d'être impliquées dans l'opération" ont été arrêtées, poursuit le communiqué.

Front yéménite

Sayyed al-Houthi menace
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Abdel Malek al-Houthi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dirigeant du mouvement yéménite Ansarullah, Sayed Abdel Malek al-Houthi a appelé toutes les composantes politiques à sauvegarder l'unité du Yémen, mettant en garde contre les efforts extérieurs visant à noyer le pays dans les crises.
S'exprimant devant des dizaines de milliers de partisans à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du prophète de l'Islam Mohammad, Sayed al-Houthi  a adressé un message de paix et de stabilité aux pays arabes et islamiques, appelant le peuple yéménite à la vigilance face à toute tentative de saboter sa révolution.
Abordant la question de la région sud du pays, le chef houthiste a appelé à une solution juste à cette affaire, insistant sur l'importance de la poursuite du mouvement révolutionnaire sur le plan de la lutte contre la corruption, et du partenariat et de la coopération avec l'armée et les services de sécurité.
Il a appelé à appliquer le traité de paix et de partenariat aux régions de Marib et Bayda, critiquant l'absence d'une politique positive de la part des autorités officielles en faveur de la stabilité du pays.
"Le peuple ne restera pas indéfiniment les bras croisés. Si les autorités officielles n'assument pas leurs devoirs, le peuple agira pour épauler les honorables habitants de Marib", a-t-il martelé.
Sayed al-Houthi a accusé certains hommes de tribus de vouloir offrir Marib à "Al-Qaïda et aux takfiris," les salafistes du mouvement Al-Islah, rival d'Ansarullah, en évoquant un affrontement meurtrier qui a opposé jeudi des tribus à l'armée.
Le chef d'Ansarullah a par ailleurs rejeté de nouveau un Etat fédéral à six régions, dont le principe a été approuvé en janvier 2014 au terme d'une conférence de dialogue national à laquelle ont participé les Houthis.
"C'est un moyen de détruire le Yémen", a-t-il dit à l'adresse de ses partisans.

Dhammar (Sud de Sanaa)
Au moins quatre personnes, dont un reporter de télévision, ont été tuées dimanche
Un reporter travaillant pour la chaîne de télévision al-Masirah TV, appartenant à la milice chiite Ansarullah et trois membres de la police crée par cette milice, ont été tués dans l'explosion d'une bombe lors d'un rassemblement de milices chiites à Dhammar, au sud de Sanaa. 25 autres personnes ont été blessées.
La bombe aurait été découverte par des miliciens chiites dans un immeuble et elle aurait explosé au moment ou ils tentaient de la désamorcer. Une autre source d’information affirme que la bombe avait été placée dans un véhicule.

Jean René Belliard
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Commentaires

J ai omis de signaler dans mon texto sur l info d Al Watan , journal saoudien, que son directeur est le prince Bandar bin Khalid al Faysal, directeur du quotidien saoudien al-Watan est un agent avéré de la CIA...Suivez mon regard..
Comme l autre Bandar Bin Sultan appelé intimement par Bush Père comme " Son fils adoptif""....

Bien à Vous.

Écrit par : Natacha | 06/01/2015

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