27/12/2014

27 décembre 2014 – Nouvelles de la guerre mondiale contre les Jihadistes

L’Etat major américain a ordonné l’évacuation d’une base située dans la province sunnite d’al-Anbar en raison d’une offensive des Jihadistes de l’Etat Islamique. Il s’agit de la base al-Assad dans la région de Hit.


Front égyptien

Le Caire
Il faut de plus en plus parler d’une guerre entre les forces de sécurité égyptiennes et les mouvements jihadistes égyptiens. Il ne se passe pas un jour sans un affrontement violent, la plupart ayant lieu au Caire, dans le delta du Nil ou dans le Sinaï où les Islamistes armés sont fortement implantés. Les attaques contre la police ou l'armée ont débuté après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013. Elles sont généralement revendiquées par des groupes jihadistes, qui disent agir en représailles à la sanglante répression lancée contre les pro-Morsi. Depuis l'été 2013, au moins 1 400 personnes ont été tuées en raison de la répression visant les partisans du président déchu, la plupart appartenant à la confrérie des Frères Musulmans. En outre, plus de 15 000 personnes ont été emprisonnées et des centaines condamnées à mort.
Le dernier incident sécuritaire a eu lieu dans la matinée du samedi 27 décembre au Caire. Un policier a été tué par balle et un autre blessé par des hommes armés qui ont ouvert le feu en passant à leur niveau sur une moto. Les attaquants ont réussi à fuir.
Les deux policiers étaient chargés d'assurer la sécurité des branches de deux banques, la britannique HSBC et l'émiratie Union National Bank, sur une place importante dans le centre du Caire.

Front irakien

Hit –province sunnite d’al-Anbar
L’Etat Islamique aurait repris le contrôle de 14 villages de la région de Hit, dans la province sunnite d’al-Anbar. Ces villages avaient été récupérés par l’armée irakienne une semaine plus tôt. Devant la poussée des Jihadistes de l’EI dans la région de Hit, les militaires américains auraient reçu l’ordre d’évacuer la base al-Assad, une base de l’armée irakienne située près de la localité d’al-Bagdadi, à proximité de Hit. L’Etat- major américain ne veut pas prendre le risque de voir des soldats américains tomber entre les mains de l’Etat Islamique.

Front libanais

Ersal (Bekaa)
Le Tribunal de la charia de l’Etat Islamique pour la zone du Qalamoun va enquêter sur les raisons qui ont poussé Abou Malik Tallé, l’Emir du Front al-Nosra pour le Qalamoun, à lancer une offensive contre la ville libanaise d’Ersal au début du mois d’août 2014. La décision a été prise en raison des répercussions négatives qu’a provoquées cette intrusion.
La décision d’ouvrir le front d’Ersal n’avait pas été approuvée par la direction de l'EI.
Abou Malek Tallé aurait déménagé depuis dans la zone contrôlée par l’Armée Syrienne Libre pour échapper aux sanctions, surtout après que de nombreux membres du Front al-Nosra du Qalamoun aient fait allégeance à l’Etat Islamique. Il semble cependant que les militaires enlevés à l’occasion de cette offensive du Front soient toujours entre les mains des hommes fidèles à Abou Malik Tallé, malgré les demandes réitérées de l’Etat Islamique.

Ersal zone « interdite » à partir du 1er janvier 2015
L’armée libanaise a distribué des tracts dans la région de Wadi Hmayed, à Ersal, annonçant qu'à partir du 1er janvier 2015, il sera interdit à tout citoyen libanais ou syrien d’accéder au jurd de la localité sans permission préalable des services de renseignement militaires dans la Békaa.

Tripoli du Liban
Les forces de sécurité libanaises sont sur le pied de guerre à Tripoli et dans le Liban nord car des informations concordantes sont parvenues à propos d’une attaque imminente contre la ville de Tripoli. L’attaque pourrait avoir pour cible un poste de l'armée, dans la partie sud de la capitale du nord.
L’armée libanaise est déployée en force dans la région depuis le mois d’octobre 2014, date à laquelle de violents incidents entre forces de sécurité et Jihadistes avaient eu lieu.

Front Libyen

Benghazi
Les Jihadistes d’Ansar al-Sharia avaient lancé un assaut, dans la matinée du 26 décembre contre le QG de la 204ème brigade de l’armée dans le quartier d’al-Hawari à Benghazi. L’armée prétend avoir repoussé les assaillants tandis qu’Ansar al-Sharia crie victoire et affirme avoir saisi deux chars.

Port pétrolier d’al-Sidra
Ce sont trois réservoirs de pétrole qui sont à présent en feu sur le port pétrolier d’al-Sidra.

Tripoli de Libye
Une voiture BMW piégée a explosé, tôt le matin du samedi 27 décembre, à Tripoli devant le bâtiment d’un organisme libyen chargé de la sécurité des missions diplomatiques et qui dépend du ministère de l’Intérieur. L’attentat n’a pas fait de victime. 
Selon le centre américain de surveillance des sites islamistes, SITE, l'attentat a été revendiqué par un groupe jihadiste libyen se réclamant de l'organisation Etat islamique (EI).
"La branche de l'Etat islamique à Tripoli a revendiqué l'explosion qui a visé l'immeuble de la sécurité diplomatique et diffusé des photos" de l'attentat, a indiqué SITE.
Si cela est confirmé, il s’agirait alors du premier attentat exécuté par l’Etat Islamique en Libye.
Un peu plus tôt, dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 décembre, un incendie s’était déclaré dans l'enceinte de l'ambassade d'Arabie saoudite à Tripoli.
La plupart des ambassades ont évacué leurs personnels de Tripoli depuis que la milice islamiste Fajr Libya s’est emparée de la capitale libyenne et de son aéroport en août 2014.  Le pays est, depuis, plongé dans le chaos le plus total, divisé entre deux gouvernements rivaux et  deux Parlements.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Les combats ont fait plus d’un millier de morts des deux bords depuis le lancement de l’offensive jihadiste contre la ville de Kobane, le 16 septembre 2014.
60 Jihadistes de l’EI ont encore été tués ces dernières heures dans la ville kurde de Kobane au cours de combats avec les miliciens kurdes de l’YPG. 
60% de la ville est désormais aux mains des combattants kurdes syriens de l’YPG (les unités de protection du peuple kurde) après trois mois de combats contre les Jihadistes de l’Etat Islamiques qui tentaient de s’en emparer.  L’offensive de l’EI avait débuté le 16 septembre 2014. Mais les Jihadistes n’ont jamais réussi à contrôler plus de 50% de la ville car, depuis le 23 septembre, les avions de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis ont mené des raids incessants contre les positions jihadistes.
Les miliciens de l’YPG ont réussi à avancer sur toutes les lignes de front dans et autour de Kobane depuis une semaine. Les gains territoriaux ont été particulièrement importants à l’Est où les Jihadistes sont particulièrement nombreux.
Les Jihadistes se sont retirés dernièrement du QG de l’YPG dans le nord de la ville, des quartiers sud ainsi que du centre culturel dans le centre-ville. Il y a deux jours, les Kurdes ont atteint les ruines du bâtiment de la municipalité dans le centre de la ville.
Pour échapper aux frappes de la coalition, particulièrement nombreuses à Kobane, les Jihadistes ont creusé des tunnels pour acheminer des renforts à l’intérieur de la ville.
Les Kurdes, de leur côté, progressent lentement car ils doivent sans cesse craindre une attaque kamikaze (des dizaines de Jihadistes se sont fait exploser en tentant de désorganiser les défenses kurdes) et surtout en raison du grand nombre de pièges explosifs installés par l’EI dans les ruines de la ville.

Alep
Une nouvelle coalition de forces opposées au pouvoir syrien vient de voir le jour dans le gouvernorat d’Alep. Cette nouvelle coalition, baptisée al-Jabhat al-Chamiyyat (le front du Levant), comprend Jaïch al-Islam (wahhabite pro-saoudien), Jaïch al-Moudjahidine (l’armée des moudjahidines), le mouvement Noureddine al-Zanki, le rassemblement « Istakim kama Oumirt » (Va droit selon les ordres) et le front « al-Asalat wal Tanmiyat » (Les origines et le développement).
Cette nouvelle coalition a été formée sur les vestiges du Front Islamique qui avait été fondée l’année dernière, et qui s’est démantelée depuis.
Vidéo de l’annonce de la formation de la nouvelle coalition :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Damas et sa banlieue

Daraiya – Il s’agit d’une localité sunnite située à 7 km au sud de Damas. Cette banlieue, qui comptait 200.000 habitants avant la guerre civile supervise l’aéroport militaire de Mazzé, siège de l’un des principaux centres des services de renseignement syrien et aussi d’une prison d’une sinistre réputation. La ville de Daraiya avait été le théâtre d’un massacre en août 2012.
L’Armée Syrienne Libre a mis en ligne, le 27 décembre, une vidéo montrant des Jordaniens « nettoyant » le secteur d’al-Lajat (???) – Curieux cette mise en ligne de Jordaniens à proximité de Damas, comme s’il y avait un message – A mettre en relation avec le pilote jordanien tombé entre les mains des Jihadistes ? Il semble qu'Amman soit entré en contact avec l’Etat Islamique par deux canaux différents : Des Islamistes jordaniens et les tribus d'Al Anbar. La Jordanie aurait proposé un échange de prisonniers tout en affirmant qu'elle envisagerait une solution militaire si les négociations n'aboutissaient pas. Est-ce pour montrer que ces menaces sont à prendre au sérieux qu’une telle vidéo a été mise en ligne ?
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=6fc4fd9390de

Bataillon al-Ansar
Cette brigade rebelle d’obédience islamiste a été formée en septembre 2012 dans le Rif d’Alep. Aujourd’hui, elle est active aussi bien à Edleb qu’à Hama. Elle avait attiré l’attention lorsque son chef, un certain Rachid Abou al-Fida, avait menacé, en décembre 2012, la population de deux localités chrétiennes de la province de Hama de représailles si elle ne chassait pas les soldats de l’AAS. La brigade al-Ansar dispose aussi de missiles TOW’s américains. Elle s’est spécialisée dans le harassement de la circulation des axes Damas-Homs et Damas-Deir ez-Zhor, notamment grâce à l’utilisation des fameux missiles antitanks TOW’s américains.
Cette vidéo, mise en ligne par le bataillon al-Ansar montre les dangers de la circulation pour les véhicules et les camions sur les autostrades qui mènent à Damas.
Vidéo (langue arabe) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=62aad9ba1b1b

Deir ez-Zhor (Est syrien)
Les assauts et contre-offensives sont permanents autour de l’aéroport sans qu’aucun des deux camps n’ait progressé dans un sens ou dans l’autre.
L’Armée Arabe Syrienne (AAS) affirme avoir tendu une embuscade aux Jihadistes de l’Etat Islamique, tuant et blessant des dizaines d’entre eux. L’embuscade a eu lieu à l’aube du mercredi 24 décembre dans la partie orientale de l’aéroport.
L’armée avait repéré des miliciens en train de tenter d’avancer dans la région «  al-Naba al-Abiad » où se trouve un bâtiment stratégique non loin de la localité de Houwaïjet Mereïa et d’une unité de missiles de l’armée syrienne.
Pour leur tendre un piège, les soldats de l’armée ont feint se retirer de ce bâtiment. Ils les ont laissés passer et se rassembler, avant de les bombarder àl’artillerie. Un char de Daech a également été détruit au cours du bombardement.

Naba_Abiad.jpgal-Naba al-Abiad
 

 

 

 

 

 

 

 

Deir ez-Zhor – La tribu sunnite al-Chaitat n’a pas dit son dernier mot
On se rappelle que cette tribu s’était soulevée contre l’Etat Islamique et que celui-ci, pour la punir, avait décapité 700 de ses membres. Un charnier contenant plus de 200 corps avait également été découvert lorsque des membres de la tribu avaient pu regagner leur région à la suite d’un accord avec l’EI. 
Dans cette région, il est usuel de pratiquer la "vendetta" et il semble que la partie ne soit pas finie puisqu’on a appris que des membres de la tribu s’étaient joints à l’AAS pour combattre les Jihadistes. Plusieurs vidéos supportant cette information ont été mises en ligne le 27 décembre :
- La première vidéo montre quelques membres de la tribu al-Chaitat gagnant le lieu d’une bataille aux côtés de chars de l’AAS :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=dcadda42b1a1
- Les members de la tribu se mettent en position :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=205aacf22978
- Début de l’assaut
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=15abf0ead25f
- Libération d’une zone urbaine
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=7a16e56cfd74

Edleb
Dans la province d’Edleb, c’est les Jihadistes du Front al-Nosra qui multiplient les actions militaires. Ils tentent d’assoir leur mainmise sur cette région pour en faire la base de leur propre califat. On a appris la mort d’un tunisien, Abou Anas al-Tounousi, qui commandait la brigade tunisienne au cours de combats dans la région d'Edleb.
Une vidéo extrêmement rare d’une mitrailleuse anti-aérienne tirant sur un MIG de l’armée de l’air syrienne tandis que l’avion fait un virage et lance un missile contre la mitrailleuse. Cela se passe dans le Jebel Zaouia, au nord est de la province d’Edleb  – Exceptionnel :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=de9188ba9bb3

Ghouta orientale
42 raids aériens menés par l’armée de l’air syrienne ont frappé les villes et les régions de  la Ghouta orientale située à l’est de Damas. Les localités de Deir al-Açafir, Jobar, Douma et Harasta ont été particulièrement touchées. On ignore à ce stade le nombre des victimes.

Hassaké
De nombreux Kurdes habitent dans la province pétrolière de Hassaké. C’est sans doute pourquoi les combats sont également très violents entre Jihadistes de l’EI, Kurdes et Armée Arabe Syrienne.
L’AAS et les Forces de Défense Populaires auraient récupéré deux régions, celle d’al-Kassab et de Tal Ghazale.

Homs
Les rebelles auraient perdu de nombreux combattants dans le quartier al-Waer, le seul qu’ils  contrôlent encore. L’Armée Arabe Syrienne avait lancé un assaut contre  le QG des rebelles dans ce quartier.

Qalamoun (frontière avec le Liban)
Un raid de l’armée de l’air syrienne a tué dix rebelles et blessé 22 autres, tandis que 4 véhicules militaires étaient détruits.

Qalamoun – risque de conflit entre les deux frères ennemis, le Front al-Nosra et l’EI
Le conflit de pouvoir que se livrent Daech et son rival du front al-Nosra dans le Qalamoun risque de s’envenimer depuis que le chef du Front al-Nosra, Abou Malek al-Tallé, a catégoriquement refusé de se rallier à Daech. L’Etat Islamique avait pourtant envoyé un négociateur de la région de Raqqa dans le Qalamoun pour obtenir l’allégeance d’Abou Malek al-Tallé. Il s’agissait du cheikh Abou Abdallah al-Makdessi (ou Abou Walid al-Makdessi). Ce cheikh est connu pour être le juge des juges de Daech. Le cheikh s’était déplacé a la tête d’une délégation de trois religieux juridiques dont Abou Kifah al-Iraki.
Mais Abou Malek al-Tallé a opposé une fin de non recevoir à la requête du cheikh et a refusé de prêter allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi.  Une altercation s’en est suivie, sous accusation d’apostasie de la part des représentants de Daech. Il semble que pour l’instant les choses en soient restées là et les deux parties sont convenues de concentrer leur énergie à combattre l’armée syrienne et le Hezbollah ! 

Tall_Nosra.jpg

Abou Malek al-Tallé












Quneitra : Proche de la frontière israélienne
Les Jihadistes du Front al-Nosra et les miliciens de l’Armée syrienne libre (ASL) ont été pris sous les feux de l’armée syrienne. L’attaque a eu lieu sur le versant sud de la colline « Kroum-Jaba ». L’Armée Arabe Syrienne affirme que des dizaines de combattants rebelles ont été tués.  On compterait parmi les morts : Abdel Salam al-Jahouch, le chef  la Brigade des «Aigles de la province ouest »,  Soubhi Allouche, chef de la brigade « Martyrs al-Harat » et Abou Hamza al-Rafidi qui commandait la brigade des Sibtaïn. Basri Ali Mahmoud, le chef militaire du Front al-Nosra pour la région aurait également trouvé la mort dans ce bombardement.

Yarmouk (camp palestinien dans la banlieue de Damas)
Cette vidéo montre le bombardement de la mosquée Falastine dans le camp de Yarmouk par des avions de l’armée de l’air syrienne, le 27 décembre 2014. Le camp avait pris fait et cause pour la rébellion syrienne, chassant les partisans du pouvoir, comme les membres du FPLP-CG :
https://www.youtube.com/watch?v=6ERtFlwrwEI&feature=p...
 

Jihadisme international

Maroc
Les autorités marocaines s’inquiètent du recrutement par l’Etat Islamique et d’autres organisations jihadistes de plus de 2 000 Marocains - en comptant les binationaux, la plupart franco-marocains.
Pour lutter contre ce danger, le gouvernement marocain a adopté, en septembre 2014, un projet de loi complétant sa législation antiterroriste.
Il prévoit des poursuites contre quiconque "se rallie ou tente de se rallier individuellement ou collectivement (...) à des entités, organisations, bandes ou groupes terroristes", "même si les actes terroristes ne visent pas à porter préjudice au Maroc ou à ses intérêts". Le fait de prodiguer ou de recevoir une formation en vue de "commettre un acte de terrorisme" sera aussi puni.
En plus des mesures juridiques, le Maroc a lancé un nouveau dispositif de sécurité, baptisé "Hadar" (Vigilance), destiné à faire face à une "sérieuse menace terroriste".
De nombreuses cellules jihadistes ont été démantelées au Maroc et des dizaines de personnes ont été condamnées ces derniers mois. La plupart ont été condamnées à des peines de deux à cinq ans de prison.
Les dernières condamnations ont eu lieu le jeudi 25 décembre 2014. A Rabat, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a condamné trois personnes à cinq ans de prison ferme pour, notamment, "constitution de bande en vue de commettre des actes terroristes".
Parmi les trois condamnés à cinq ans de prison figure une personne qui a "participé à plusieurs combats" avec le groupe État islamiste (EI), et qui a été "touchée par balles à la jambe droite".
Quatre autres personnes ont été condamnées à trois ans de prison ferme, une autre à quatre ans de prison ferme et un "prévenu rapatrié d'Espagne" à deux ans de prison dont un avec sursis.
Un mineur a également été condamné à six mois de prison ferme pour "apologie d'actes terroristes" tandis que deux autres personnes ont été acquittées.

Jean René Belliard

 


 

Commentaires

Notez les derniers dévelopments sur le coté politique.
Le gouvernement syrien a accepté les pourpalers avec l'opposition à Moscou, annoncent les médias.
En fait l'opposition n'est pas le SNC affilié à la Turquie, au Qatar et à l'Arabie seoudite et soutenue et déclarée bêtement par les pays occidentaux comme le représentant officiel des Syriens (Le Qatar, la France et la GB ont été jusqu'à accepter des 'ambassadeurs' de cette organisation maintenant moribonde)
L'opposition qui va se retrouver à Moscou est en majorité l'opposition dite syrienne 'locale' en opposition à celle des expatriés syriens dont le siège est en Turquie. Se joindra à ce groupe un dissident du SNC, Moaz Khatib qui a été le chef de ce même groupe.
Les autres membres du SNC sont dans la confusion la plus totale. S'ils refusent de participer, ils perdront toute chance de garder un role dans les négotiations. S'ils acceptent de renoncer à la condition que Bashar al Assad soit exclu du futur de la Syrie, ils perdraient la face. Si même le Qatar, les E.U et même l'arabie seoudite accepteraient de laisser Bashar al Assad au pouvoir pour une période limitee, la Turquie ne l'acceptera pas.
Il n'est donc pas étonnant que la Turquie augmente ses provocations enverd les E.U et l'Arabie séoudite en invitant Khaled Al Mashhal du Hamas à une réunion officielle du AKP!
L'antagonisme Arabie Séoudite/Turquie va peut-être jouer en faveur de Bashar al Assad qui voit sa place de détesté par les pays du Golfe supplantée par l'arrogant Erdogan qui les insulte indirectement pour leur soutien de Al Sissi contre les Frères musulmans, ses alliés.
La guerre froide Arabie-Turquie a enfin pris forme et cela pourrait sauver la Syrie.

Écrit par : virgile | 27/12/2014

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