24/12/2014

24 au 26 décembre 2014 - Nouvelles des guerres contre le Jihadisme

Le moins qu’on puisse dire est que le concept de la trêve de noël ne concernait, comme on devait s’y attendre, que les pays occidentaux. Les combats en Syrie, en Irak et en Libye, notamment, n’ont en rien diminué d’intensité pendant cette période de l’année.


Egypte

Sinaï
Depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, les attentats visant les forces de l'ordre se multiplient, notamment dans le nord du Sinaï où les attaques sont quasi-quotidiennes. Ces attentats sont principalement revendiqués par des groupes jihadistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression qui s'est abattue sur les pro-Morsi.
Jeudi soir, 25 décembre, un officier et un soldat égyptiens ont été tués dans l'explosion d'une bombe (EID) au passage de leur véhicule militaire, au sud de la ville d’al-Arish, dans le nord de la péninsule du Sinaï. Un autre soldat a été blessé dans l'explosion.
L’attaque pourrait être l’œuvre des Jihadistes d'Ansar Beit al-Maqdess qui a fait allégeance à l’Etat Islamique.

Le Caire
Le groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdess a perdu deux de ses membres vendredi 26 décembre à l’est du Caire, lors d'un accrochage avec la police.
L'un des deux jihadistes était le responsable des opérations d'Ansar Beït al-Maqdess pour la région du Caire, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Le véhicule utilisé par les deux jihadistes avait été arrêté à un check-point pour contrôle. C’est alors que les deux occupants de la voiture ont ouvert le feu pour s'échapper, mais les forces de police ont riposté. Trois policiers et deux passants ont été blessés et les deux jihadistes tués au cours de la fusillade. Ces deux jihadistes avaient participé à plusieurs attentats contre l'armée et la police, notamment une attaque au Caire ayant coûté la vie à un général de brigade et à un soldat le 28 novembre 2014, selon le ministère de l’intérieur.
La police a également découvert l'appartement du responsable des opérations du groupe au Caire, qui servait de refuge et de cache d'armes et de munitions.

Front irakien

Kurdistan irakien
Malheur aux postes isolés dans les provinces en proie aux offensives de l’Etat Islamique comme le montre cette vidéo de l’Etat Islamique mise en ligne le 24 décembre et qui montre l’attaque et la prise d’un poste de l’armée irakienne dans la région de Kirkuk.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8a715ac33933
 
Bagdad
Un kamikaze s'est fait exploser, mercredi 24 décembre 2014, devant un rassemblement de combattants luttant contre l’Etat islamique (EI) au sud de Bagdad, tuant 38 personnes, selon des responsables.
L'attaque, qui a fait aussi 56 blessés, s'est produite près d'une base militaire dans la zone de Madaën où des combattants des milices anti-jihadistes Sahwa étaient rassemblés pour toucher leurs salaires.
Recrutés auprès des tribus sunnites locales, les Sahwa sont des groupes armés sunnites créés en 2006 par l'armée américaine pour combattre Al-Qaïda. Ces milices avaient à l'époque aidé à réduire les violences de façon significative. Elles ont repris du service depuis que les Jihadistes de l’Etat Islamique ont lancé leur offensive contre l’Irak en juin 2014. 
Dans un message diffusé sur internet sous le titre "Communiqué sur l'opération martyre dans le secteur de Madaën", le groupe jihadiste sunnite a identifié le kamikaze comme étant Saifeddine al-Ansari.

Ramadi (capitale de la province sunnite d’al-Anbar)
L’armée irakienne, appuyée par des milices chiites et des tribus hostiles à l’Etat Islamique, réalisait une importante percée en réussissant à libérer 14 villages à l’ouest de Ramadi, chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar.
Des dizaines de Jihadistes ont été tués lors de cette opération, a affirmé le chef de la police Chaabane Oubeidi, cité par la télévision irakienne Soumariya News.

Province de Salah Eddine
Les forces irakiennes affirment avoir chassé les Jihadistes de Daech des régions de Bohrin et Taricha dans la province de Salah Eddine, au nord.
Cette vidéo mise en ligne par la milice chiite Asa’ib Ahl al-Haq montre l’attaque au missile antitank d’un véhicule de l’Etat Islamique dans la province de Salah Eddine dans le secteur de Qaryat Bir Ahmad :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d1d8d36b1792

Des avions d'assaut Sukhoi attaquent des positions de Jihadistes à Yathrib
L'Irak avait reçu fin juin 2014 un premier lot de dix avions de combat Sukhoi achetés d'urgence à la Russie pour lutter contre Daech. Les autorités irakiennes avaient décidé de commander ces avions à la Russie suite à la décision des Etats-Unis de repousser sine die la livraison de chasseurs F-16, initialement prévue pour le début de 2014.
Ces Sukhoi ont été utilisés, jeudi 25 décembre, pour attaquer des rassemblements de Jihadistes à Yathrib, à 80km au sud de Tikrit.

Sukhoi.jpg

Sukhoï

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Activité de la coalition internationale
La coalition a mené 15 frappes dans le nord et l'ouest de l’Irak détruisant notamment des véhicules, des positions combattantes et des unités tactiques.
Oops ! Une petite erreur : les avions de la coalition internationale auraient largué par erreur des munitions aux miliciens de l’Etat Islamique dans la région de Balad (Salah Eddine), si l’on en croit une source militaire irakienne. L’erreur a eu lieu au moment où l’armée irakienne menait une opération pour reprendre les alentours des villes de Balad et Doulouiya, au sud de Tikrit (nord)
 
Liban

Ersal (localité sunnite de la Bekaa)
La situation dans la Bekaa (à l’est du Liban), et dans le jurd d’Ersal en particulier, est toujours aussi tendue en raison des infiltrations rebelles. L'armée a tué trois rebelles, jeudi 25 décembre dans la soirée, alors qu'elle repoussait une tentative d'infiltration dans le jurd d’Ersal (Békaa). L'un des  tués est un Syrien. Il serait membre du Front al-Nosra (al-Qaïda).

Front libyen

La Libye est au bord d’une guerre civile de grande ampleur. Elle est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est livré aux milices rivales, à des mouvements indépendantistes à l’est et au sud, tandis que deux  gouvernements rivaux – l’une proche des milices islamistes et l'autre reconnue par la communauté internationale - se disputent le pouvoir. Le pays semble abandonné de tous car les Occidentaux, cette fois-ci, ont compris la leçon et ne sont pas pressés d’intervenir. Il reste un embryon d’armée. Mais celle-ci est impuissante à rétablir l’ordre, même avec le renfort des forces fidèles à l’ancien général Khalifa Haftar.
Alors, comme en Syrie, les combats vont et viennent au hasard de la fortune des armes.

La guerre des terminaux pétroliers
On assiste depuis plusieurs jours à des affrontements violents entre les forces fidèles au gouvernement reconnu par la communauté internationale et les miliciens islamistes de Fajr Libya (l’aube de la Libye). Ces affrontements se déroulent dans ce qu’on appelle le "Croissant pétrolier". On a surnommé ainsi la région côtière qui comprend les terminaux pétroliers d'al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega, les plus importants de Libye. Les combats ont évidemment un fort impact sur la production d’hydrocarbures. La production de brut aurait baissé à près de 350 000 barils par jour alors qu'elle atteignait 800 000 b/j avant le début des combats le 13 décembre. Une baisse qui pourrait avoir un impact sur les prix du pétrole.
Les dernières actions militaires ont été constituées par une attaque maritime des miliciens de Fajr Libya.  Ces derniers ont utilisé des vedettes, jeudi 25 décembre, pour tenter de prendre le contrôle des terminaux pétroliers d’al-Sedra et Ras Lanouf.
"Ces vedettes ont tiré plusieurs roquettes en direction des terminaux d'al-Sedra et Ras Lanouf et l'une d'elles a touché un réservoir au sud du port d'al-Sedra qui a alors pris feu", a déclaré à l'AFP Ali Al-Hassi, le porte-parole des gardes protégeant les sites pétroliers de la région.
Les gardes du site pétrolier d’al-Sedra ont riposté et trois vedettes utilisées par les Islamistes auraient été touchées, obligeant les assaillants à rebrousser chemin. Quatre soldats ont été tués dans ces affrontements.
La situation reste confuse autour d’al-Sedra, en ce vendredi 26 décembre. Fajr Libya déclare en avoir le contrôle, tandis que d’autres sources affirment que l’offensive islamiste marque un temps d’arrêt ou a purement et simplement été arrêtée.

Syrte
Syrte constitue un autre point chaud en Libye. Des miliciens islamistes auraient lancé une attaque contre une centrale électrique située à l’ouest de Syrte, faisant 18 morts parmi les militaires tandis qu’un Islamiste était tué.
"Quatorze soldats ont été tués dans une attaque surprise contre les membres du bataillon 136 chargés de surveiller une centrale électrique à l'ouest de Syrte", a indiqué une source militaire, en précisant que quatre autres soldats du bataillon avaient péri dans les affrontements ayant suivi.
Le bataillon 136 est affilié à l'armée mais la plupart de ses membres sont des combattants originaires d'une tribu loyale au général à la retraite Khalifa Haftar qui tente aux côtés des forces du Premier ministre reconnu par la communauté internationale, Abdallah al-Theni, de reconquérir les villes libyennes échappant au contrôle de l'Etat, dont la capitale, Tripoli.

Benghazi
Les forces fidèles à l’ancien général Khalifa Haftar et des troupes pro-gouvernementales ont perdu plusieurs positions ces dernières 24 heures dans le quartier Al-Lithi, à Benghazi.
"Des islamistes armés ont pris de vastes pans d'Al-Lithi, et mis le feu à 45 maisons appartenant à des personnes liées à Haftar et aux forces pro-gouvernementales", a déclaré une source locale.
On a également appris qu’au moins six personnes avaient été décapitées par les Islamistes tandis que 14 autres personnes perdaient la vie.

Tripoli (Libye)
Trois Islamistes de Fajr Libya sont morts à une quarantaine de km à l'ouest de Tripoli au cours d’un raid de l'armée de l’air.

Frontière tunisienne
Les Islamistes de Fajr Libya auraient pris Regdalin, à la frontière tunisienne, après de violents combats.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a mené vendredi 26 décembre 31 frappes contre les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et en Syrie dont 13 autour de la ville kurde de Kobané, a annoncé le Pentagone. C’est la deuxième nuit consécutive cette semaine que les frappes sont concentrées sur cette ville kurde qui résiste depuis la mi-septembre à une offensive de l’Etat Islamique.
13 raids ont détruit 19 positions combattantes de l'EI, trois bâtiments des jihadistes, deux zones de rassemblement et un véhicule, a détaillé dans un communiqué le commandement multinational interarmées (CJTF) chargé de ces opérations. Deux importants bâtiments ont également été touchés ainsi que quatre unités tactiques.
De leur côté, les miliciens kurdes de l’YPG ont réussi a reprendre (confirmé) le centre culturel de Kobane, le 22 décembre. Et dans la foulée, ils ont repris à l’Etat Islamique l’école Yarmouk (le 23 décembre) et une école de filles (le 25 décembre).

LiveLeak-dot-com-ac6_1419602834-kobanemap_1419602932.pngKobane
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’YPG (Kurde) a mis en ligne, le vendredi 26 décembre une vidéo des combats à l’intérieur de la ville de Kobane. La vidéo montre clairement la difficulté de « nettoyer » la ville maison en ruines après maison en ruines pour s’assurer qu’il ne reste pas de Jihadistes. Un travail harassant et dangereux qui doit être sans cesse recommencé - Impressionnant  :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Alep et sa province
Près de 52 civils, dont sept enfants, trois adolescents et deux femmes, ont péri dans des raids aériens de l'armée syrienne sur les villes d’al-Bab et Qbassine tenues par le groupe Etat islamique dans la province septentrionale d’Alep.
La coalition internationale menée par les Etats-Unis bombarde également les positions de l’Etat Islamique dans la région d’Alep comme le montre cette vidéo du CENTCOM. Il s’agit ici de l’attaque d’un bâtiment supposé être utilisé par les Jihadistes de l’EI :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=cdba0f06dab9

Damas et sa banlieue
Jobar
Cette vidéo russe, filmée à l’aide d’une Gopro fixée sur un tank, montre le tir au canon contre un immeuble de trois étages où seraient retranchés des rebelles :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Mais les rebelles ne sont pas en reste comme le montre cette vidéo du Front Islamique (pro-saoudien) montrant la destruction d’un bulldozer blindé à Jobar :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=6f63be75f4e0
Zamalka
Cette vidéo russe nous propose un tour des positions de l’AAS à Zamalka, une ville de la banlieue de Damas. Cette ville avait été le théâtre de bombardements chimiques par l’AAS en septembre 2013 :
Vidéo (langue russe) :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Province méridionale de Deraa
Ce qui reste de Nawa après sa prise par l’ASL. Que des ruines  :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e615ce9092b7

Hama (centre de la Syrie)
L’Armée Arabe Syrienne évacue l'aéroport militaire de Hama de ses avions de chasse et de ses armes lourdes pour éviter un scénario semblable à celui de la base aérienne de Tabqa, lorsque les Jihadistes de l’EI se sont emparés de la place-forte militaire, mettant la main sur un impressionnant matériel militaire.
Les miliciens de la Défense nationale ont également été retirés de la base aérienne.
L’Etat-major militaire craindrait une offensive du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) qui progresse très rapidement dans la province d’Edleb et dans de vastes secteurs de la province de Hama. 
Le pouvoir syrien compte sur le colonel Suhail al-Hassan, un fidèle de Bachar el-Assad, pour contrer l’offensive des Jihadistes du Front al-Nosra dans la province et pour protéger les localités alaouites de la région déjà la cible d’intenses bombardements.

Raqqa
Les informations contradictoires existent quant à la cause de la perte d’un avion jordanien au-dessus de Raqqa. Ce qu’on sait avec certitude, c’est que le pilote jordanien, Maaz al-Kassasbeh, un sous-lieutenant de 26 ans, a été capturé par les jihadistes après la chute de l'appareil. Par contre, on ne connaît pas avec certitude les raisons de la chute de l’avion. L’Etat Islamique affirme qu’il a été abattu par un missile sol-air muni d’un détecteur infrarouge qui permet au missile de s’accrocher à la source de chaleur provoquée par le réacteur de l’avion. La coalition internationale et la Jordanie ont démenti que l’avion ait été abattu.
"Les premières indications montrent que le crash de l'avion militaire jordanien dans le secteur de la ville syrienne de Raqqa n'a pas été provoqué par des tirs de Daech", a indiqué une source au sein du commandant général des forces armées jordaniennes dans un communiqué publié sur le site de l'armée. "Mais étant donné que l'épave de l'avion n'est pas accessible et en l'absence du pilote (capturé par l'EI) nous ne pouvons pas pour le moment déterminer la cause exacte du crash", a-t-elle ajouté.
Le Parlement jordanien a menacé l’Etat Islamique, jeudi 25 décembre, en affirmant qu'il tenait l'EI pour "responsable du maintien en vie" du pilote, qualifié de "héros".

Qalamoun (proche de la frontière libanaise
Cette vidéo a été mise en ligne par le Hezbollah. Elle montre un assaut des miliciens chiites libanais effectuant un raid contre une position rebelle à Yabroud (banlieue de Damas) et ramenant un prisonnier :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d9d82834397

Israël – Cisjordanie – Gaza

La tension est toujours vive entre Israël, la Cisjordanie et Gaza
Selon un décompte de l'AFP, une vingtaine de Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis juin 2014 en Cisjordanie. De l'autre côté, au cours des 9 premiers jours de décembre, pas moins de 24 attaques ont été menées par des Palestiniens contre des Israéliens, dont 5 visaient des voitures de civils.
Mercredi 24 décembre, un sniper palestinien a grièvement blessé par balle un soldat israélien qui protégeait une unité du génie qui effectuait des travaux à la frontière. Le tireur a opéré à partir de l’enclave palestinienne de Gaza. Israël a immédiatement répliqué en menant une attaque contre Gaza, tuant Taysr Asmiri, un responsable d’une unité SER du Hamas. Un militaire israélien aurait été sérieusement blessé au cours de cette opération qui a également blessé plusieurs Palestiniens. Les incidents semblent d'ailleurs se multiplier à la frontière entre Gaza et Israël. Vendredi 19 décembre, l’aviation israélienne était intervenue contre le territoire de Gaza.
On assiste également à une recrudescence des attaques à la voiture bélier, au couteau ou au cocktail Molotov. La dernière en date a eu lieu dans la soirée du jeudi 25 décembre au cours de laquelle une fillette israélienne, Ayala Shapiro, âgée de 11 ans a été gravement brûlée. Un cocktail Molotov avait été lancé contre la voiture dans laquelle elle se trouvait avec son père, près de la colonie de Maale Shomron, dans le nord de la Cisjordanie. La victime est brûlée sur une surface de 30 à 40%, sur le visage, le cou et les épaules, et se trouve dans un état critique à l'hôpital pour enfants "Saba" à Tel Hashomer.  Le père, Avner Shapiro (40 ans) a subi des blessures et des brûlures mineures. Il a réussi à sortir de sa voiture en feu en arrachant la fillette aux flammes. La mère de la fillette, Ruth Shapiro, a révélé qu’un cocktail Molotov avait déjà été jeté contre sa voiture à peu près au même endroit sans faire de victimes.

Ayala Shapiro.jpgAyala Shapiro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'attaque a été menée par deux hommes. Ils ont d’abord forcé le véhicule à ralentir avant de jeter deux cocktails Molotov sur elle. Les forces de sécurité israéliennes ont localisé les assaillants dans le village arabe de Kafr Tulat au sud-ouest de Ma'ale Shomron. Le Service de presse de l'IDF a signalé que les militaires israéliens ont arrêté 12 Palestiniens soupçonnés d'activités terroristes  dans le village d'Azun (à l’est de Qalqilya, près de Ma'ale Shomron) .
Le ministre de l'Habitat, Uri Ariel, membre du Foyer juif, un parti nationaliste religieux partisan de la colonisation, a appelé l'armée et le gouvernement à répondre avec "sévérité et dureté". "Les cocktails Molotov n'ont qu'un but - tuer des juifs", a-t-il également dit dans son communiqué.

Attaque contre des policiers à Jerusalem
On apprenait, vendredi matin, que deux policiers israéliens avaient été légèrement blessés à coups de couteau par un Palestinien dans la Vieille ville de Jérusalem.
L’un des policiers a été blessé au cou et l'autre à la main, tandis que l’agresseur parvenit à s'enfuir. La police a lancé une vaste recherche dans la Vieille ville et ses alentours pour le retrouver.
Vidéo de l’attaque au couteau :
https://www.youtube.com/watch?v=4FzMkSsc5kk&feature=p...
La partie palestinienne de Jérusalem occupée et annexée par Israël a été le théâtre de nombreux attentats anti-israéliens.
Le 18 novembre une attaque contre une synagogue avait fait cinq morts, quatre rabbins et un policier dans la partie israélienne de la ville. Les deux assaillants palestiniens avaient été abattus par la police.

Coalition internationale

Etats-Unis
Depuis le mois de juin, les Etats-Unis ont transféré, sous prétexte de la lutte contre Daech, des équipements et forces militaires, au Koweït.
«Ces équipements, stockés à proximité d’un aéroport civil, au Koweït, comprennent pas moins de 3.100 véhicules militaires et d’engins de guerre», a écrit le magazine d’actualité américain "U.S. News & World Report", dans son récent rapport, citant des autorités officielles du Pentagone.
Les équipements transférés sont les résidus des presque 7 milliards de dollars d’équipements utilisés, lors de la guerre en Afghanistan. L’armée américaine a vendu 2  milliards de dollars de ces équipements, sur les marchés.
"Le Pentagone est décidé à lancer, le printemps prochain, de vastes opérations militaires, pour soutenir les Peshmergas kurdes irakiens, dans la récupération des  territoires occupés par Daech", a ajouté ce quotidien, citant le général James Terry, une haute autorité du Pentagone.

Jean René Belliard

 

 

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