18/12/2014

18 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Aujourd'hui, c'est la Tunisie qui s'inquiète après les menaces proférées par les membres tunisiens de l'Etat Islamique. Il faut savoir que les Tunisiens représentent l'un des groupes les plus nombreux de l'Etat Islamique. Les Jihadistes, qui ont revendiqué l'assassinat de deux figures de l'opposition laïque, ont dit qu'ils allaient procéder à de nouveaux assassinats.


Front irakien

Les Peshmergas kurdes progressent au nord de l’Irak
Les soldats kurdes, grâce à l'appui massif de la coalition internationale menée par les États-Unis, ont repris une centaine de kilomètres carré aux jihadistes du groupe État islamique (EI) en Irak, a annoncé jeudi un responsable du Pentagone.
Plus de 60 frappes aériennes ces derniers jours "ont permis à ces soldats (kurdes) de manœuvrer et de reprendre une centaine de kilomètres carrés de terrain", près de Sinjar, au nord-ouest du pays près de la frontière syrienne, a déclaré le général James Terry.
Cette vidéo montre la progression des Peshmergas. Au début et à la fin du film on aperçoit un avion A10 Warthog américain survolé la scène des combats pour prêter main forte aux Kurdes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=597bc2bbca2b 

La progression n’est pas sans risque en raison des nombreux IED sur les routes
Un reporter kurde a mis en ligne cette vidéo. Il est à bord d’un véhicule bindé Dingo II APC de fabrication allemande au milieu d’un convoi de Peshmergas lorsque les premiers véhicules ont été détruits par l’explosion d’un puissant IED (Improvised Explosive Device) placé sur la route ou à proximité immédiate.
Vidéo (langue kurde) – Exceptionnel :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=08dcec06e68e
Sans compter les attaques suicides comme le montre cette video filmant une tentative d’attaque kamikaze à bord d’une camionnette contre un convoi de Peshmergas :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0bf8f188e3c3

Briser le siège du mont Sinjar
L'objectif de l'offensive lancée mercredi 17 décembre par les Peshmergas est de briser le siège du Mont Sinjar et de reprendre à terme la ville du même nom, située entre Mossoul, deuxième ville d'Irak aux mains de l'EI, et la frontière syrienne.
Le Mont Sinjar est une zone aride s'étendant sur 60 km. Durant son offensive contre Sinjar en août 2014, l'EI avait tué ou enlevé plusieurs centaines des membres des Yazidis - une minorité jugée hérétique par les Salafistes - et forcé des dizaines de milliers de personnes à se réfugier dans la montagne. Ces derniers avaient été assiégés dans des conditions dramatiques pendant plusieurs semaines, avant de pouvoir être évacués en Syrie. Il reste encore sur le mont Sinjar quelques milliers de personnes – civils et  combattants - vivant encerclées par l’Etat Islamique et survivant dans des conditions précaires.
Jeudi 18 décembre, la coalition internationale a de nouveau frappé un secteur tenu par l'EI à une quarantaine de km à l'est de Sinjar, au nord de Tal-Afar », a indiqué Anwar Brahim, un officier des services de renseignement kurdes, appelés "Assayesh".
Les positions de Daech ont également été la cible de bombardements à l'artillerie des Peshmergas et un grand nombre de combattants kurdes s’apprêtent à lancer un assaut sur la ville de Sinjar.

Dernière nouvelle (20H56)
Les Kurdes affirment avoir brisé, jeudi 18 décembre, le siège du Mont Sinjar
"Les forces peshmergas ont atteint le Mont Sinjar, le siège de la montagne a été levé", a déclaré à des journalistes Masrour Barzani, le président du conseil de sécurité de la région autonome du Kurdistan, dans un centre d'opérations près de la frontière syrienne. Un commandant Peshmerga a ajouté que l’évacuation des quelques milliers de personnes bloquées sur la montagne commencerait vendredi 19 décembre.
La revendication n’a pas été confirmée, cependant,  par les Yazidis qui se trouvent sur le mont Sinjar. Ceux-ci affirment n’avoir vu aucun signe de déploiement militaire peshmerga sur le mont.
Dans un communiqué, le bureau de M. Barzani a indiqué que le siège avait été brisé à 15H30 GMT et était le résultat d'une opération impliquant 8 000 peshmergas. "Cette opération représente (pour les forces kurdes) l'offensive militaire contre l'EI la plus grande et la plus réussie", dit le texte.
Selon lui, les jihadistes ont fui en masse en direction de leurs fiefs du nord irakien, comme Tal-Afar ou Mossoul, la deuxième ville du pays.

Plus de 60 raids de l’armée de l’air américaine
L'armée américaine a annoncé plus de 60 raids menés depuis lundi 14 décembre, dont 45 pour soutenir les forces kurdes. Des images diffusées par le gouvernement autonome du Kurdistan irakien ont montré les carcasses calcinées de véhicules de l'EI et le drapeau noir des terroristes flottant sur des positions abandonnées.
Depuis le lancement mercredi de leur offensive, lancée depuis Rabia, près de la frontière syrienne, et Zoumar sur les rives du lac de Mossoul, les peshmergas ont repris huit villages et tué quelque 80 Jihadistes, selon des responsables kurdes. Les pertes kurdes s’élèveraient à six tués et 31 blessés.

L’objectif des Peshmergas : Isoler Mossoul
Si l’offensive kurde sur Sinjar réussit, cela devrait permettre de couper les routes d'approvisionnement de l'EI et isoler Mossoul, sa place forte en Irak.
Daech a construit des fortifications, creusé des tranchées autour de la ville et y a coupé le réseau de téléphonie mobile. Il a aussi limité le déplacement des habitants.

Nettoyage ethnique à Kirkouk ?
Les Peshmergas ont occupé, le 15 décembre 2014, l’université assyrienne de Kirkouk, forçant les étudiants à crier des slogans pro-kurdes.
Il semble que les Kurdes cherchent par tous les moyens à occuper plus de territoire, chassant les non-Kurdes à abandonner leurs biens. Les Assyriens, les Turkmènes, les Chaldéens, les Mandéens et naturellement les Arabes ne sont pas d’accord avec cette politique et dénoncent un « nettoyage ethnique». 
Cette vidéo montre une manifestation des étudiants assyriens réprimée par les Peshmergas. Il est clair que les minorités du Kurdistan n’aspirent pas particulièrement à l’indépendance de la région et préfèrent rester irakiens :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e6a209515c52

Front syrien

L’Armée Arabe Syrienne souffre d’épuisement
L’armée électronique syrienne s’est attaquée au site de l’International Business Times pour détruire un article que le journal avait mis en ligne.
Cet article révélait les difficultés et les faiblesses de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) qui se bat pour le pouvoir syrien.
Du coup, on s’est intéressé à cet article. Que disait-il ?
Il reprenait une étude de l’Institut for the study of war. Cette étude révélait les difficultés du pouvoir pour lever des troupes fraiches et parlait de protestations et de désertions, notamment de la part des Alaouites et d’autres minorités.
« Après trois années de guerre horrible contre les combattants armés de l’opposition, le régime syrien est confronté à une terrible crise interne qu’il n’avait pas connue depuis les premiers mois du conflit. Les défections, les désertions et les morts au combat qui dépassent 44000 ont réduit l’Armée Arabe Syrienne de 325.000 soldats avant la guerre à un nombre estimé à 150.000 hommes de troupe, certes aguerris mais épuisés par les combats. Malgré le renfort de dizaines de milliers de volontaires étrangers, des militants du Hezbollah libanais et des miliciens pro-gouvernementaux, les forces fidèles au régime se sont révélées incapables de prendre le dessus sur les brigades rebelles sur le champ de bataille. La pression a encore été exacerbée par le retrait de Syrie, en juin 2014, de milliers de miliciens chiites irakiens, redéployés en Irak pour contrer l’offensive de l’Etat Islamique. »
« Au même moment, la principale base démographique de soutien au président Bachar el-Assad – ce qui inclut la population alaouite -  a montré des signes croissants de mécontentement envers le pouvoir syrien. Le mécontentement préexistant relatif à la répression et aux inégalités sociales ajouté au nombre élevé de morts et les problèmes économiques croissants, tout cela a alimenté une sensation d’épuisement parmi les partisans du pouvoir. Confronté à la fois à une population épuisée par la guerre et à un déficit de plus en plus grand de personnels disponibles qui menace sa survie, le pouvoir a été contraint de lancer une campagne nationale de conscription – ce qui aggrave encore plus la rupture entre le pouvoir et sa base. »
L’étude a relevé une série de mesures prises par le pouvoir pour trouver des recrues. Il a rappelé sous les drapeaux tous les réservistes nés après 1984 dans la région de Hama, par exemple. Des check points ont été mis en place et des raids ont eu lieu pour détenir tous ceux qui pourraient être accusés de désertion. L’objectif est de trouver 70 000 nouveaux conscrits. Pour les trouver les forces de sécurité on multiplié les contrôles dans les bus, les cafés et tous les lieux où les jeunes hommes pourraient se rassembler. On dit même que les autorités ont procédé à des fouilles en règle de lieux d’habitation. On parle de 1500 arrestations dans la province de Hama et de 1200 dans celle de Homs. Le pouvoir s’est cependant abstenu de recourir à une mobilisation de grande échelle dans les zones où il est particulièrement fort, comme la ville de Damas ou la côte alaouite. Les hommes en âge de se battre qui désireraient quitter le pays pour une quelconque raison doivent déposer une somme de 250$ qu’ils récupéreront à leur retour au pays. Les fonctionnaires de l’Etat encourent une peine de cinq ans de prison, une amende et un licenciement immédiat s’ils refusent de faire leur service militaire obligatoire et ils doivent prouver qu’ils ont fait leur service militaire s’ils veulent toucher leur solde.
Alexandra Masi a résumé les points principaux de l’étude en citant l’auteur, Christopher Kozak :
« La guerre a atteint une sorte d’impasse dynamique, qui fait qu’il n’y a aucune chance qu’elle se termine dans un avenir proche. Le pouvoir ne peut pas vaincre la rébellion et la rébellion n’a aucune chance de vaincre le pouvoir. »
« A un moment la population va atteindre un point de basculement lorsque le coût de la guerre sera trop grand pour être supporté par la communauté. »

Qui a raison ?
Il va de soi que l’étude et l’article de l’International Business Times n’a pas plu, mais alors pas du tout, au pouvoir syrien, d’autant moins que sur le terrain, notamment à Alep, le pouvoir annonce régulièrement des victoires et une progression de son armée au détriment de la rébellion.
L’avenir proche dira qui, du pouvoir syrien ou des médias américains, avait raison.

Des Chiites Afghans se battent du côté du pouvoir syrien
L'OSDH a affirmé hier que des miliciens chiites afghans se battaient aux côtés de l'AAS contre les rebelles et les jihadistes, appelés « terroristes » par le pouvoir et ses alliés, comme l'Iran, qui a d'ailleurs salué hier la « résistance de la nation et de l'armée syriennes face aux terroristes ». « Ces miliciens chiites afghans se battent aux côtés des forces loyalistes partout en Syrie, notamment dans la province septentrionale d'Alep », a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, sans toutefois être en mesure de fournir un nombre précis de combattants.

Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
75% de la ville de Kobane est aujourd’hui entre les mains des combattants kurdes de l’YPG. Mais ceux-ci réclament toujours des armes lourdes telles que des Milan antichars.
La vidéo tournée par les Kurdes montrent des scènes de combat à Kobane :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=eeabe989eea9

Journal des combats d’Alep et sa banlieue
Les combats se concentrent autour du secteur d’al-Mellah de la localité d’Handara.
Plusieurs vidéos ont été mises en ligne le jeudi 18 décembre par la brigade Noureddine al-Zanki de l’ASL :
- Première vidéo montrant un tir de mitrailleuse sur les positions de l’AAS :
https://www.youtube.com/watch?v=nHrKtjJOWbs&feature=p...
- Deuxième vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=tImW6v41X4Q&feature=p...
- Troisième vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=k9RFzW1c95I&feature=p...
D’autres vidéos des combats d’Alep et sa banlieue (vidéos tournées par d’autres brigades rebelles de l’Armée Syrienne Libre :
- Cette vidéo montre les tirs d’une mitrailleuse sur pickup :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=fbc8da5be009
- Cette vidéo montre le tir d’un char de l’ASL :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5298cf61702c
- Cette vidéo du Front Islamique (pro-saoudien) montre un tir de mortier sur les positions de l’AAS :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=77fed3537aeb

Journal des combats de Deir ez-Zhor
La 104e brigade aéroportée de la Garde républicaine de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) s’est emparée après un long et violent combat des fermes al-Daghim situées dans le village d’al-Mari'iyyah, tuant plusieurs militants de l'État Islamique. Les Fermes al-Daghim sont situées à l'est de l'aéroport militaire de Deir ez-Zhor. Les fermes vont permettre à l’AAS de disposer d’une zone tampon et de faire cesser les tirs de mortier effectués à partir de ces fermes.
Au Nord-est de l'aéroport militaire de Deir ez-Zhor, la 104ème division soutenue par la 137ème brigade de la 17ème division a poursuivi ses opérations pour repousser les Jihadistes. Ils contrôlent désormais une zone de 2 km au nord-est de l'aéroport militaire. La prise de cette zone et la capture du village des fermes d’al-Daghim devraient provoquer une diminution des attaques de l’EI contre la base. 
Les militaires ont identifié le corps d’un jihadiste égyptien, Abou Qaassem Umar, et d’un Tunisien, Abou Ataba al-Tunisi.
Vidéo mise en ligne par les Jihadistes de l’EI montrant la réalité sur le terrain autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor encerclée par les Islamistes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=e12ad1760ff2

Qalamoun (frontière libano-syrienne)
On a vu, dans mon blog du mercredi 17 décembre, comment les groupes jihadistes, le front al-Nosra et Daech (Etat islamique), avaient décidé de former un commandement conjoint pour libérer les régions du Qalamoun (Syrie), de Qousseir (Syrie) et Baalbek (Liban) !
Il semble que les Jihadistes se préparent à cette bataille en commençant par éliminer les résidus de l’Armée Syrienne Libre (ASL)  – que certains continuent à appeler « modérés » par opposition aux Jihadistes. Les deux camps se sont violemment affrontés, mercredi 17 décembre, dans le Qalamoun, provoquant la mort de 10 combattants et en blessant 15 autres.
Pour les Islamistes de Daech, il s’agit de à réunir les conditions nécessaires à une vaste offensive contre la localité libanaise d’Ersal, une vlle sunnite située dans le Nord-Est du Liban, à proximité de la frontière syrienne, et que les Jihadistes ont bien l’intention d’en faire leur place-forte dans le pays du Cèdre. 
La bataille entre l’ASL et Daech aurait du commencer plus tôt, mais les Jihadistes attendaient des renforts et du matériel et ceux-ci viennent à peine d’arriver de la province de Homs où l’Etat Islamique s’est implanté.

Un cheikh membre de l’EI avait tenté de rallier les rebelles de l’ASL
Juste avant le début des combats entre Jihadistes et l’ASL, Cheikh Abou al-Walid, délégué d’Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé du califat islamique, était venu au Qalamoun pour tenter de convaincre les rebelles de l’ASL de prêter allégeance au califat. C’est parce que les combattants de l’ASL ont refusé que les affrontements ont débuté.
Le premier round d'affrontements n’a pas été favorable aux Jihadistes qui ont eu 25 tués et blessés. Les combats ont alors pris de l’ampleur et se sont étendus aux hauteurs situées entre Qalamoun et la localité libanaise d’Ersal.
Les affrontements ont été particulièrement violents entre Daech et la Katiba al-Moghana, liée à l’Armée Syrienne Libre. La Katiba al-Moghana, dont le chef, Abdellah Baker a récemment été tué, est associée à la brigade al-Farough. La brigade al-Farough, qui a longtemps « bénéficié de la bienveillance française » est cette brigade qui avait enlevé des ingénieurs iraniens en janvier 2012.
Les combats entre les Jihadistes de l’EI et la Katiba al-Moghana ont eu lieu pour le contrôle des points de passage de Martiba et d'Al-Zamrani, tous deux situés dans le Qalamoun syrien, et donnant accès au Liban.
Les bombardiers  Sukhoï syriens se sont invités dans la bagarre et ont bombardé une réunion entre des membres de Daech  et un groupe de l’ASL, qui s’apprêtait à prêter allégeance à Abou Baker al-Baghdadi.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) s’est maintenu à l’écart des combats
Il est à noter que le Front Al-Nosra s’est bien gardé de s’ingérer dans ces combats fratricides.
Finalement, les Jihadistes de Daech se sont emparés du QG de la Liwa Maghavir al-Qusseir ((Brigade des commandos de Qousseir). Ils ont saisi les armes et capturé Araba Edris, le chef de la brigade des commandos de l’ASL qu’ils ont aussitôt décapité, l’accusant d’avoir vendu les villes de Qousseir et de Yabroud au Hezbollah. Edriss était pourtant un héros de la rébellion. Il s’était distingué dans les combats de Baba Amro, un quartier rebelle de Homs. Il avait combattu l’armée syrienne et le Hezbollah à Qusseir, et dans le Qalamoun.

L’objectif de l’EI : Ersal au Liban
Lorsque les derniers vestiges de l’Armée Syrienne Libre auront été éliminés du Qalamoun, l’Etat Islamique lancera alors sa grande offensive en direction de la localité libanaise sunnite d’Ersal. L’EI et le Front al-Nosra avaient déjà attaqué conjointement cette localité, il y a sept mois, l’occupant pendant cinq jours. C’est à cette occasion qu’ils ont pris des militaires libanais en otages. Mais une contre-offensive de l’armée libanaise les a contraints à évacuer la ville et à se retirer sur les hauteurs.

Tunisie

Des jihadistes de l'EI revendiquent l'assassinat en 2013 des deux opposants, Belaïd et Brahmi
Des jihadistes qui ont rejoint le groupe de l'Etat islamique (EI) ont revendiqué l'assassinat en 2013 des opposants tunisiens Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, dans une vidéo postée sur internet jeudi.
"Oui tyrans, c'est nous qui avons tué Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi", dit Abou Mouqatel, un jihadiste recherché par les autorités tunisiennes qui l'accusent d'implication dans les attaques en février et en juillet 2013 contre les deux opposants. C'est la première fois que ces attaques sont revendiquées.

Les Jihadistes tunisiens membres de l’EI menacent la Tunisie
Des Jihadistes tunisiens membres de Daech (Etat islamique ou EI) ont pour la première fois délivré un message de menaces spécifique pour la Tunisie. 
Dans une vidéo diffusée à 5 jours du second tour de la présidentielle,  Les Jihadistes tunisiens appellent au boycott des élections et estiment que  la Tunisie est désormais un pays de guerre (Dar Harb).
Après avoir revendiqué l'assassinat de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi en 2013, ils menacent de commettre de nouveaux assassinats.
Ils ont également appelé les Tunisiens  à faire le soi-disant jihad en Tunisie,  à rejoindre le Jihad en Libye et en Algérie et à prêter  allégeance à Daech.

Yémen

Nouvel attentat
Il ne se passe plus un jour sans son lot d’attentats anti-chiites. Un double attentat à la voiture piégée visant Ansarullah, la puissante milice chiite des Houthis,  a encore fait jeudi 18 décembre des morts et des blessés dans l'ouest du Yémen.
Les deux explosions ont été provoquées par deux voitures piégées et ont fait des dizaines de morts et de blessés".

Coalition internationale

France
La France a déployé trois nouveaux Mirage en Jordanie, portant à six le nombre d'avions-bombardiers positionnés dans ce pays dans le cadre de la participation française à la coalition internationale contre les Jihadistes conduite par les Etats-Unis
"Trois Mirage 2000D sont arrivés mercredi 17 décembre en Jordanie", a indiqué le colonel Gilles Jaron, dans le cadre du renforcement de l'opération militaire française Chammal, en cours depuis le 19 septembre.
La Jordanie participe en Syrie à la campagne aérienne de la coalition internationale. La France y participe également, mais seulement en Irak, pas en Syrie.
Au total, le dispositif français compte désormais six Mirage déployés en Jordanie (les trois premiers étaient arrivés fin novembre), neuf avions de combat Rafale sur la base française d'Al-Dhafra aux Emirats arabes unis, un avion de ravitaillement C135 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2, tous deux basés aux Emirats, ainsi qu'une frégate antiaérienne, le Jean Bart, déployée dans le Golfe.
Depuis le début de l'opération Chammal, la France a mené 222 missions aériennes au-dessus de l'Irak et une vingtaine de frappes contre des positions du groupe Etat islamique, a précisé le colonel Jaron.

Jean René Belliard

 

 

Commentaires

La Tunisie
Les Frères musulmans brièvement au pouvoir en Tunisie s'étaient débarassé des militants jihadistes en facilitant leur départ pour la Syrie. La Tunisia s'est crue à l'abri de la violence que connait la Syrie. A la chute de Frères musulmans en Egypte, Marzouki a pris peur de finir en taule comme Morsi et il a accepté illico de céder le pouvoir.
La Tunisie a donc élu un 'nouveau' régime avec le retour de toute l'ancienne garde de Ben Ali, le chômage en croissance et la mise de côté des Frères musulmans. Bref aucun problème n'a été résolu, ce n'est que le retour à l'avant-revolution sous un label de 'democracie' avec beaucoup moins de stabilité.
Il est donc prévisible qu'une autre phase se prépare et qu'elle risque d'être plus violente vu la proximité du chaos de la Libye, le retour éventuel des milliers de jihadistes tunisiens bien entrainés et la crise économique qui n'a pas beaucoup de chance de s'améliorer, le Qatar et l'Arabie séoudite étant peu enclins à investir dans une Tunisie qui a mis de côté leurs alliés Islamistes.
Qui va donc protéger la Tunisie dans l'éventualite d'une attaque des jihadistes? son armée anémique, la France?

Ce qui est certain est que la démocracie est totalement impotente devant la menace Islamiste. Il n'y a que la force armée avec un homme fort au pouvoir. Qui est l'homme fort de la Tunisie?
Rien n'est encore dit en Tunisie.

Écrit par : virgile | 19/12/2014

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