08/12/2014

8 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

L’administration Obama pourrait détourner sa promesse de ne pas envoyer de troupes combattantes en Irak en faisant appel à des sociétés de sécurité. L’une d’entre elles, recruterait en priorité des anciens membres des forces spéciales U.S. ou des anciens contractuels de Blackwater pour les envoyer combattre les Jihadistes de l’Etat Islamique sur le terrain.
A suivre.
A la fin du blog de ce jour : un dossier sur Bahreïn – la révolution oubliée.


Front irakien

Une société de sécurité U.S. recrute des agents pour l'Irak
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a assuré que les soldats américains ne seraient plus envoyés en Irak, à l’exception de quelques centaines de forces spéciales chargées de l’instruction et le repérage des cibles.
Mais la promesse pourrait être détournée : La société américaine « Raidon Tactics », installée en Caroline du Nord et spécialisée dans la sécurité et la protection, recrute des vétérans des forces spéciales de l’armée américaine pour être envoyés en Irak où ils pourraient participer à des missions de combat.
Les candidats recevront entre 1,250 et 1,750 dollars pour chaque jour de leur séjour en Irak.

L’Etat Islamique accusé d’avoir massacré plusieurs centaines de membres de la tribu sunnite al-Bou Nimr
Quelques jours après l’enlèvement de membres de la tribu sunnite al-Bou Nimr qui a pris les armes contre l’Etat Islamique, les forces de sécurité irakiennes ont retrouvé leurs corps au nord de la ville de Hit dans la province sunnite d’al-Anbar. La ville avait été conquise par les Jihadistes de l’EI en octobre.
Vidéo mise en ligne le 8 décembre (Langue anglaise) – Attention certaines images peuvent choquer :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Kirkouk
Les Peshmergas kurdes livrent des combats de rues contre les Jihadistes de l’EI près de la ville de Kirkouk :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ab6dc0e51b43

Front libanais

Bekaa
Des Jihadistes auraient kidnappé trois soldats et un officier libanais près de Britel dans la région de Baalbeck, selon la chaîne qatarie al-Jazira, mais l’armée libanaise dément l’information.

Ersal
La tension est extrêmement vive dans la Bekaa et notamment dans la région d’Ersal, proche de la frontière syrienne, tandis que l’armée libanaise tente de garder le contrôle de la situation.
Une voiture piégée a explosé lundi 8 décembre dans la soirée dans la ville d’Ersal, dans la Békaa, près de la grande mosquée et de l'ancien bâtiment de la municipalité. La charge était placée sous un véhicule dont le propriétaire a été grièvement blessé par l’explosion. D'autres personnes ont également été blessées.
L’armée a bloqué plusieurs routes menant à l’arrière-pays montagneux (le jurd). Elle a bloqué avec des remblais les routes de Wadi Ata et Wadi el-Hosn. Elle a également bombardé, lundi 8 décembre, des groupes de jihadistes à Wadi Ajram.

Front libyen

Benghazi
Les Islamistes d’Ansar al-Sharia ont lancé une contre-offensive contre l’armée libyenne dans le quartier de Huwari. L’offensive serait soutenue par un intense barrage d’artillerie.

Libye occidentale
Situation confuse en ce qui concerne la milice islamiste « Aube de la Libye ». Celle-ci affirme encercler la base aérienne d’al-Watiya. Mais la télévision de la ville de Misrata affirme que la milice Aube de la Libye aurait été dissoute et que quiconque affirmerait en faire partie ne parlerait qu’en son nom personnel.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Les miliciens kurdes de l’YPG ont pris pour cible les positions de Daech, à 30 km de Kobane, leur infligeant des pertes sévères. Les voies permettant l’acheminement des renforts de Daech à Kobane se sont réduites, rendant difficile le déplacement des hommes armés. Les raids de la coalition internationale ont détruit les stocks d’armes que l’Etat Islamique avait récupéré des dépôts d’armes conquis en Irak et en Syrie. Tel et si bien que les Jihadistes seraient contraints d’utiliser des armes et des bombes artisanales pour poursuivre le combat.  perdu leurs réserves en armes et nourriture, volées dans les dépôts d’armes, en Irak et en Syrie,  sont obligés d’utiliser des armes et des bombes artisanales.

Alep
Deux nouvelles vidéos, en date du lundi 8 décembre dans l’après-midi, de la brigade Noureddine Zanki (Armée Syrienne Libre) :
Cette première vidéo montre un bombardement au mortier dans une rue de la ville et qui aurait tué 12 partisans d’Assad selon les dires de la brigade Zanki :
https://www.youtube.com/watch?v=tR9EH0patok&feature=p...
Ici, il s’agit du tir sur la « porte de la recherche scientifique » à Alep :
https://www.youtube.com/watch?v=gsIZOzeF7T4&feature=p...
 
Damas
L’aviation syrienne a effectué un violent bombardement de la ville rebelle de Douma ( Nord-est de Damas) – Plusieurs vidéos tournées par les rebelles :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
et
https://www.youtube.com/watch?v=LhsHF1JsUVw&feature=p...
Le message de la vidéo est : Au lieu de bombarder Israël , l’aviation d’Assad ferait mieux de bombarder Israël.
https://www.youtube.com/watch?v=Jn2GtxJMqQ0&feature=p...

Deraa (Sud)
Poursuite de la bataille de Cheikh Maskin entre le Front sud et l’AAS. Contrairement aux affirmations de la presse de Damas, il ne semble pas que la bataille tourné à l’avantage de l’Armée Arabe Syrienne – Plusieurs vidéos :
La première montre comment les rebelles ont réussi à capturer un char T-72 :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=29871a8614cf
Combats près d’un bâtiment de la base 82 de l’AAS. Cette vidéo montre l’utilisation d’un quadri-tube antiaérien monté sur pick-up employé pour tirer sur les bâtiments de l’adversaire.
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=1b9d826c90c5
Autre video des combats – Ici, c’est l’utilisation d’une mitrailleuse Douchka :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4bf07c17c951
L’assaut contre un bâtiment sous les tirs :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=70769f1d1a0a
A noter que le bâtiment vers lequel courent les rebelles avait été détruit la veille par un attentat suicide :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=db1e96e2a83f

Front yéménite

Sanaa
Huit personnes ont été blessées lundi 8 décembre  par cinq explosions ayant visé des miliciens chiites et leurs partisans dans une banlieue de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent, a annoncé le ministère de la Défense.
Les explosions ont visé des maisons ou des positions de membres des miliciens d'Ansarullah.
Partie de son fief de Saada, dans le nord du Yémen, la milice chiite d'Ansarullah a lancé une offensive fulgurante qui lui a permis de prendre le contrôle de la capitale le 21 septembre 2014, puis d'élargir son influence dans le centre et l'ouest du pays.

Bahreïn

Un soulèvement pratiquement oublié des médias occidentaux
Bien que l’islam chiite soit religion d’État à Bahreïn, c’est la famille sunnite d’obédience wahhabite des Al Khalifa qui règne sur Bahreïn depuis 1783 et qui le dirige souverainement le pays depuis l’indépendance du royaume en 1971.
Les Occidentaux se sont toujours sentis mal à l’aise vis-à-vis de la révolte des Chiites à Bahreïn. Peut être parce qu’ils craignaient qu’en cas de chute de la royauté sunnite, ce petit pays pourrait devenir une tête de pont de l’Iran sur la péninsule arabique. Or, s’il y a un pays que les Saoudiens n’ont pas du tout l’intention d’abandonner à l’influence iranienne, c’est bien l’émirat de Bahreïn.
C’est aussi ce qui explique pourquoi la situation à Bahreïn a rarement fait la « une » des journaux. Aujourd’hui, le soulèvement de la population chiite de Bahreïn est pratiquement oublié non seulement du monde occidental mais aussi du monde arabe.

Les Chiites de Bahreïn ne supportent plus le pouvoir sunnite
Il y avait déjà quelque temps que la population chiite de Bahreïn s’agitait contre le pouvoir sunnite de la vieille dynastie des Khalifa. Mais le feu de la révolte s’est brutalement trouvé attisé par les révolutions baptisées « printemps arabe ». Les Chiites descendent dans les rues en février et mars 2011. Ils occupent la place de la Perle au centre de Manama, imitant les émeutiers égyptiens qui campaient place Tahrir, au centre du Caire.

Une coalition chiite pour une république bahreïnie
Trois groupes d’opposition chiites forment une « Coalition pour une république bahreïnie ». Certains membres de cette coalition appelaient ouvertement au renversement de la royauté sunnite tandis que d’autres se contentaient de réclamer des réformes constitutionnelles.
"Nous déclarons par là-même une coalition tripartite entre le Wafaq, le Haq et le Mouvement pour la liberté du Bahreïn qui ont choisi de lutter pour obtenir la chute complète du régime et l’établissement d’une république démocratique au Bahreïn. » Cette déclaration est donnée à l’AFP, le mardi 8 mars 2011, par le leader du Haq, Hassan Mashaima.

Le pouvoir bahreïni dénonce la main de l’Iran et du Hezbollah
Pour le pouvoir bahreïni il ne fait aucun doute que le mouvement de contestation est manipulé en sous-main par  l’Iran et le Hezbollah. L’accusation est reprise à son compte par la monarchie saoudienne qui dépêche une force d’intervention militaire pour déloger sans ménagement les manifestants et sauver la dynastie des Khalifa.

L’Arabie saoudite intervient
Le Roi Abdallah d’Arabie se rendait peu après à Manama, promettant des aides financières et des investissements... Et pour souligner l’importance que revêtait Bahreïn aux yeux des saoudiens, les deux familles régnantes décident de renforcer leur alliance par le mariage du fils du roi bahreïni avec la fille du roi d’Arabie.
L’intervention saoudienne à Bahreïn s’inscrit dans la rivalité entre Riyad et Téhéran. Les Saoudiens accusent les Iraniens d’ingérence dans les affaires intérieures de la monarchie bahreïnie en dressant contre elle la communauté chiite. Riyad craint en effet qu’une victoire des Chiites à Manama n’entraîne des troubles graves dans les régions saoudiennes limitrophes de Bahreïn où réside une forte communauté chiite.

Divergences au sein du pouvoir bahreïni sur la façon de résoudre la crise
La dynastie bahreïnie n’est pas unanime sur les mesures à prendre pour faire face à la contestation chiite.  Le Roi Hamad serait favorable à une détente et a d’ailleurs chargé son fils de négocier avec les opposants quelques réformes politiques. Mais le premier ministre, Cheikh Khalifa, lui-même oncle du roi, est favorable à la solution sécuritaire.

Le parti chiite Wafaq partenaire éventuel pour une solution
Les partisans du dialogue au sein du pouvoir auraient cherché à s’appuyer sur le Wafaq. Ce parti chiite ne réclame pas nécessairement la chute de la monarchie, mais seulement des réformes politiques majeures parmi lesquelles un parlement élu avec tous les pouvoirs législatifs et une monarchie constitutionnelle de style britannique. Les représentants de ce parti réfutent tout lien avec l’Iran et avec le principe de wilayet el-faqih, qui donne la primauté aux religieux sur les politiques et est la base du système politique iranien. « La majorité des chiites d’ici n’est pas adepte de wilayet el-faqih », déclarait Hadi Moussaoui, un ex-élu du Wafaq, en affirmant la volonté de l’opposition de cohabiter avec la famille royale.

Les durs du régime empêchent l’apaisement des tensions
La nomination du prince héritier au poste de vice-premier ministre, le 11 mars 2013, aurait pu permettre d’apaiser les tensions entre la royauté et l’opposition chiite. Le prince héritier n’a cessé de plaider en faveur d’un dialogue pour résoudre la crise politique à Bahreïn. Dans un communiqué, le Wafaq a commencé par saluer cette nomination, tout en souhaitant qu’elle se traduise par l’instauration d’un régime démocratique, la fin de la répression, une véritable politique de lutte contre la corruption et la fin des recrutements discriminatoires dans l’administration qui pénalise, selon lui, les chiites. Malheureusement, les partisans de la répression ont poursuivi leur politique de harcèlement de l’opposition au risque de radicaliser un peu plus la communauté chiite.

Bahreïn – théâtre de la confrontation entre l’Arabie saoudite et l’Iran
Réformes ou pas, le Bahreïn restera l’un des théâtres de la confrontation entre l’Arabie saoudite et les monarchies sunnites du Golfe d’une part, et l’Iran, la Syrie et le Hezbollah d’autre part.
L’Iran ainsi que les chiites d’Irak et du Liban appuient le soulèvement bahreïni alors que le reste du monde arabe, en majorité sunnite, se montre hostile.
C’est pour faire face à la menace iranienne que Bahreïn s’est rallié au projet d’union avec les autres monarchies du Golfe. Le projet était aussitôt dénoncé par l’Iran.
Le pouvoir de Téhéran appelait les Bahreïnis à se mobiliser contre ce qu’il considère comme une tentative « d’annexion » par Riyad d’un territoire appartenant autrefois à la Perse. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Rahmin Mehmanparast, affirmait que cette union signifiait la disparition de Bahreïn. « En général, ce sont deux pays qui ont une influence, un poids démographique, des capacités culturelles et économiques identiques qui s’unissent, et ce n’est pas le cas pour Bahreïn et l’Arabie saoudite », déclarait M. Mehmanparast.
Ces déclarations sont considérées comme inacceptables par le chef de la diplomatie de Bahreïn. Il appelait l’Iran à mettre fin à ses « ingérences » dans les affaires internes de son pays. « Régulièrement, nous entendons des allégations de la partie iranienne selon laquelle Bahreïn est une quatorzième province de l’Iran et le peuple bahreïni veut revenir à la patrie mère », ajoutait le ministre. « Ces ingérences et ces allégations ne sont pas dirigées contre Bahreïn seulement, mais contre tous les pays du Golfe, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite en particulier », affirmait le cheikh Khaled.

La peur des Sunnites
Les déclarations belliqueuses du pouvoir iranien réveillent naturellement les craintes des sunnites bahreïnis. Cette inquiétude est d’autant plus profonde que les Sunnites ont encore en mémoire le sort réservé à leurs coreligionnaires irakiens après la chute du régime de Saddam Hussein. « Ces gens ont une haine historique pour les sunnites », affirmait un dignitaire bahreïni en parlant des chiites.

Un affrontement entre sunnites et chiites planétaire et de plus en plus violent
Bahreïn, les provinces chiites d’Arabie saoudite, le nord Yémen, les provinces sunnites d’Irak, le Liban, et enfin la Syrie, le théâtre de l’affrontement entre Sunnites et Chiites est de plus en plus étendu et violent.

Les anciennes menaces de Bachar el-Assad
Le président syrien Bachar Al-Assad faisait bien référence à cette confrontation lorsqu’il menaçait, au cours de l’été 2011, de mettre la région à feu et à sang si son régime venait à tomber. Il prévenait que grâce à l’Iran et au Hezbollah (et à leurs cellules dormantes), tous les pays pétroliers du Golfe, ainsi que la Jordanie et Israël, seraient visés. Les minorités chiites du Golfe seraient chargées de déstabiliser les monarchies et perturber l’activité pétrolière, leur principale source de revenus. Cette menace est naturellement prise très au sérieux à Bahreïn, comme à Riyad.

Inquiétude des Occidentaux
L’inquiétude est partagée par la communauté internationale qui est restée relativement discrète face à la crise à Bahreïn. La prudence des Occidentaux est sans doute due aux soupçons de collusion entre l’opposition chiite et le régime des Ayatollahs iraniens et le Hezbollah libanais.
Mais cette discrétion est régulièrement dénoncée comme une indifférence au sort de la population bahreïnie pour beaucoup d’opposants chiites.
 « Le cas de Bahreïn est l’exemple type de l’hypocrisie internationale », estime Matar Matar, un ancien élu du Wafaq. Pour lui, les États-Unis mènent une politique de deux poids deux mesures en ne soutenant que mollement les revendications démocratiques des Bahreïnis alors qu’ils ont plus franchement appuyé d’autres révoltes arabes.

La situation aujourd’hui
Le pays est toujours secoué par des manifestations chiites. Chaque semaine, plusieurs centaines de milliers de Chiites se rassemblent pour manifester, et ce en dépit des élections du 22 novembre 2014 qui n’ont fait qu’illustrer le fossé qui sépare les sunnites, minoritaires mais qui conservent l’essentiel du pouvoir des chiites, majoritaires mais peu représentés politiquement.
Les autorités bahreïnies poursuivent la répression  de toute forme d’opposition ou d’expression divergente. On estime que plus de quatre-vingts manifestants sont morts à ce jour et que le nombre d’arrestations a atteint les 3.000. Un chiffre important our un petit pays de 1,24 millions d’habitants.
Selon Nabil Rajab, opposant politique plusieurs fois arrêté, le combat ne s’arrêtera que lorsqu’il arrivera à ses fins. « Le 14 février 2011 (début des manifestations), nous avons pris un aller simple pour la démocratie », proclame-t-il.
Nabil_Rajab2.jpgNabil Rajab 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean René Belliard

 

Commentaires

Si on observe les développements en Egypte, Libye, Yemen, Syrie, il semble de plus en plus clair que l'Islam politique n'est plus en vogue. Il est mort-né en Egypte et Tunisie et en voie d'avortement en Libye, Syrie et Yemen. Les promoteurs de l'Islam politique, Qatar et la Turquie par le biais des Frères Musulmans et du EI, subissent échecs après échecs et sont soumis à de fortes pressions occidentales, russes et arabes.
A défaut du retour impossible à la royauté ou d'une naissance miraculeuse d'une démocratie, nous assistons au retour de régimes militaires non religieux et autoritaires dans les pays qui ont subi l'attaque du virus "printemps Arabe" et où l'armée a joué un role important
De quoi décevoir Erdogan dont la politique régionale été axée sur le retour de l'islam politique sunnite dans les pays arabes, prometteur d'un avenir économique réussi en harmonie avec la Turquie.
L'offre mirobolante russe de faire de la Turquie un 'hub' energétique va sans-doute faire changer la politique turque envers la Syrie et l'Egypte et lui faire tourner les yeux vers l'Asie plutôt que vers les pays Arabes qui ont tellement décu Erdogan.
On risque de voir ce changement s'opérer très bientot. En effet le Qatar, financier de cette politique ratée et des groupes de rebelles syriens semble, du moins en apparence avoir renoncé à poursuivre cette voie.
Des pressions vont être exercées sur l'opposition à Gaziantep pour qu'elle accepte la proposition de de Mistura.
Est-ce le début d'un dénouement en Syrie, en Libye et au Yemen?

Écrit par : virgile | 08/12/2014

Tout d abord, je déteste tout fanatisme religieux de tout d abord en commençant par les religions mono théistes et en finissant par les adeptes Athées (ou vice versa..)

Prenons l Islam duquel tout le monde parle ( inclus notre hôte Mr JRB). Les sunnites sont "dangereux voire plus que guerriers sanguinaires". Un affrontement violent mondial aurait lieu entre Sunnites et Chiites...etc..

Lisez ces chiffres:
1--Il y a 1 milliard 500 millions ( 1,3 en 2003..) de musulmans dans la planète terre ou environ 20 à 25% étant donné que la population totale d habitants de la planète est de 6,4 milliard
2--La majorité est sunnite à 85 % donc environ 1 milliard et 15% sont Chiites à environ 300 millions.
3--Les 15 % de chiites sont majoritaires en Irak, en Iran et chez les musulmans du Liban, nombreux dans les pays du Golf) et 1 % de Kharédjites (Afrique du Nord au Mzab et dans l'île de Djerba, et sultanat d'Oman).

Attention à ne pas confondre Musulmans et Arabes: les arabes sont minoritaires parmi les musulmans (20 à 25 %); et il y a des arabes chrétiens (Egypte: 10 à 15 % de la population, Liban (20 à 40 % ), Syrie (10 %), Jordanie (5 %), Palestine (5%), Irak (3%). Il y a aussi des juifs arabophones (au Maroc, en Tunisie....)

Où je veux arriver est de poser la question suivante: A t on le droit d utiliser le mot sunnites "dangereux" pour 1 milliard de personnes sunnites dans le monde? Ne s agit il pas de 100 000 ou 200 000 faux sunnites sectaires et fous (secte est dérivé du latin sequi, "suivre" sinon le mot secte viendrait du latin sectare, "couper")à appeler des faux sunnites fous...comme le secte du Gourou, les Anges de la MORT, Le KU KLUX KLAN KKK, la secte d Epicure, la secte nihiliste, secte du Bambou, du Mandaron....que sais-je encore..

Écrit par : Natacha | 08/12/2014

" Il y a aussi des juifs arabophones (au Maroc, en Tunisie....)"

Arabophone: Personne de langue arabe
Personne qui parle l'arabe!

Attention donc de confondre.....

"Attention à ne pas confondre Musulmans et Arabes:"

Il est question ici des arabes musulmans: Les Sunnites et les Chiites. Il n'y a donc aucune confusion possible!

Écrit par : Patoucha | 09/12/2014

Natacha, vous pouvez nous expliquer et surtout nous dire qui sont les fanatiques religieux qui ont comme adeptes des athées?
C'est gentil, merci d'avance.

Écrit par : Trio-Octet Infernal | 09/12/2014

Trio Octet Infernal
vous avez raison sur le fond puisque l’athéisme est une doctrine de liberté de penser et de croire ou pas. C est uen conviction personnelle et l’adhésion n’est pas contraignante ni la coversion vers une autre croyance non plus.

En ayant pas moi-même une expérience personnelle dans l athéisme, c est difficile de le commenter. (Aux connaisseurs de nous éclairer) .

Néanmoins, l Athéisme de Staline qui forcait les gens à renoncer à leur foi n était pas loin d assmilier cett athésime au fanatisme. L athéisme de Staline est devenue une RELIGION d état..

In fine, le sujet principal de mon texto est toujpurs celui ci: A t on le droit de parler des Sunnites qui comptent 1 milliard sur la terre comme étant tous des dangereux. J ai cité le chiffre 100 à 200 millles de terroristes sectaires cinglés et fous(drogués et sous Amfétamine) et le reste des 999 980 000 sunnites restants , où nous les classons ??

Écrit par : Natacha | 09/12/2014

Natacha
Al Qaeda, le EI, Al Nusra, les terroristes de 9/11 sont exclusivement sunnites et sont de dangereux et cruels terroristes. Ce sont de 'faux" sunnites? Est-ce que les Wahhabites qui contrôlent les lieux sacrés de l'Islam et qui propagent leur idéologie à coup de milliards sont les "vrais" sunnites? Nous savons ce qu'est un vrai chiite car leur idéologie religieuse est unique et partagée par tous leurs membres, mais nous ne savons pas ce qu'est l'idéologie d'un "vrai" sunnite et nous aimerions bien le savoir. Qui peut nous le dire?

Écrit par : virgile | 09/12/2014

@patoucha,
Pardonnez moi, je n ai rien compris de votre réplique.
Relisez bien mon texto. J ai parlé de ne pas confondre Arabes=Musulmans bien que ces derniers sont majoritaires. J ai cité les Chrétiens et ceux de la confession juive biene ntedu arabophones....

Écrit par : Natacha | 09/12/2014

@Natacha :)

Vous écrivez: " Il y a aussi des juifs arabophones...." Et n'y ai vu aucun rapport avec les précisions que vous donnez, d'autant qu'en Afrique du Nord, une bonne majorité de Français et d'Italiens, pour ne citer qu'eux, parlaient l'arabe. Cela ne voulait en aucun cas dire qu'ils étaient de langue arabe, ce qui est aussi valable pour les juifs.

Écrit par : Patoucha | 15/12/2014

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