26/11/2014

26 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

L’Etat islamique

L’Etat islamique persécute les minorités religieuses
A Mossoul, les Jihadistes ont détruit à l’explosif le monastère de la Victoire qui abritait des religieuses. Les Jihadistes avaient pris l’habitude de se servir du monastère comme résidence et comme base pour leurs véhicules.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2f410359355e
Les persécutions contre les Chrétiens d’Irak ne leur laissent pas d’autre choix que de prendre, eux aussi, les armes contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Il en est de même pour les Yazidis et les Turkmènes irakiens. Tous ont demandé aux Peshmergas de se joindre à la lutte.
Vidéo en langue anglaise :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bf33cdcbafc4
Les Chrétiens du Nord de la Syrie ont également décidé de former leur propre milice comme l’affirme le site Weltspiegel (vidéo en allemand)
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Les Jihadistes détruisent aussi les bâtiments religieux de la communauté chiite.
Vidéo (en langue arab) de la destruction d’autres sanctuaires religieux dans la province de Salah ed-Dine :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bffb313973c4

Un Ismaélien décapité pour apostasie en Syrie
L’Etat Islamique (Daech) a annoncé mardi 25 novembre 2014 avoir décapité en Syrie un membre de la minorité ismaélienne, un courant de l'islam proche des musulmans chiites. ll était accusé d'apostasie".
"Hier (lundi 24 novembre), la police islamique dans la province de Homs (centre de la Syrie) a appliqué la sentence pour apostasie contre un ismaélien", a annoncé le groupe salafiste dans un communiqué, indiquant que l'exécution avait eu lieu "devant un groupe de musulmans".
"C'est ce qui attend tous les apostats", proclamait une pancarte manuscrite placée sur le corps de la victime.
La communauté ismaélienne compte environ 200.000 personnes en Syrie, la plupart vivant à Salamiyeh, une ville de la province de Hama (centre).
Aux yeux de Daech, tous les musulmans qui n'adhèrent pas à son interprétation de l'islam sont des apostats.

Le Front al-Nosra exécute aussi pour blasphème
L’Etat Islamique n’est pas le seul à exécuter des gens pour blasphème ou apostasie. Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, a exécuté mercredi 26 novembre, à Erbine, une localité située à l'est de Damas, un dénommé Mohammad al-Mir. Il était accusé "d'avoir insulté le prophète (Mahomet) et sa famille".
On avait jusqu’ici tendance à considérer le Front Al-Nosra comme moins radical que l'Etat Islamique.

Afrique du Nord
L’Etat islamique s’étend en Afrique du Nord. Le dirigeant de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a récemment vanté dans un enregistrement audio l'expansion du « califat » annonçant avoir accepté les serments d'allégeance émis par des jihadistes de Libye, d'Égypte, du Yémen, d'Arabie saoudite et d'Algérie. Après Jund al-Khilafa en Algérie et Ansar Beit al-Maqdess en Égypte, l’Etat Islamique est maintenant implanté dans la ville libyenne de Derna.

Derna (Libye) est une place forte islamique
Derna est une place forte islamiste qui fait peu de cas de la « démocratie à l’occidentale » que rêvaient d’imposer les Occidentaux en aidant au renversement de Mouammar Kadhafi. Cette ville portuaire de 150.000 habitants située dans l’est libyen est depuis longtemps un haut lieu du jihad international. Ce que les Islamistes de Derna réclament, c’est l’application de la Charia…et une part des revenus pétroliers. On estime leurs effectifs à plusieurs centaines de miliciens rompus à la lutte armée. Derna a été la plus grande pourvoyeuse d’hommes pour les guérillas afghane, irakienne et syrienne.
L'idéologie de l'État Islamique (EI) ne pouvait qu’attirer des sympathisants dans les milieux radicaux en Libye. C’est pourquoi ce n’est pas une surprise d’apprendre que la ville de Derna, s’est transformée en «émirat islamique ».
En avril 2014, une branche d'Ansar ach-Charia avait annoncé qu'elle allait instaurer la justice selon la loi islamique à Derna. Se faisant appeler « Majless Choura (Conseil consultatif) des jeunes de l'islam à Derna », elle y a instauré des tribunaux islamiques et une police religieuse.

Lutte entre partisans d’al-Qaïda et partisans de l’Etat Islamique ?
Il se pourrait qu’on assiste en Libye, comme cela est déjà le cas au Yémen à une lutte sourde entre les chefs traditionnels du Jihad, membres d’al-Qaïda et les partisans de l’Etat Islamique, ce qui ne manquerait pas de rajouter de la confusion à un pays qui n’en a pas besoin. Rappelons que le pays est en proie au chaos où deux Parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir sur fond de violences meurtrières. Pour l’instant, on a encore du mal à savoir quel est le poids de ceux qui se réfèrent à al-Qaïda et ceux qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique. .
Jeffrey Rathke, le porte-parole du département d'État américain s’est déclaré inquiet face aux «informations selon lesquelles des factions extrémistes violentes (en Libye) ont prêté allégeance à l'EI et cherché à s'associer à lui ».

La vallée de Pankisi (Georgie)
Les gorges de Pankisi sont situés en Géorgie. Les six villages de cette vallée sont peuplés de Kistes, des descendants de Tchétchènes ayant émigré en Géorgie.
L’Orient-le-jour du 26 novembre 2014 rappelle que la vallée de Pankissi est apparue dans les médias géorgiens dès le début de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996). Elle était devenue à l’époque le refuge des indépendantistes tchétchènes et plus de 10 000 civils s’y étaient réfugiés. Avec l'aide des États-Unis, le gouvernement pro-occidental géorgien de l'ancien président Mikheïl Saakachvili avait réussi en 2004 à chasser hors de son territoire les séparatistes, qui y organisaient encore des attaques contre l'armée russe.
Mais leur présence prolongée a influencé la population, dont les traditions religieuses soufies ont été remplacées par des pratiques salafistes, une branche rigoriste de l'islam. « Le salafisme est désormais la forme dominante de l'islam en Pankissi », explique le journaliste Soulkhan Bordzikachvili, qui vit dans un des villages des gorges, Jokolo. Le salafisme menace, raconte un habitant de la vallée, « l'existence même de l'identité culturelle des Kistes ». Un autre témoigne : « La jeunesse kiste est majoritairement salafiste, les jeunes ne se considèrent plus désormais comme Kistes ou Géorgiens mais uniquement comme des musulmans. »
Pour Khaso Khangochvili, membre du conseil des aînés de Pankissi, « c'est la pauvreté et le chômage qui font partir les jeunes Kistes de Pankissi. Ils cherchent du travail en Turquie et certains finissent à combattre en Syrie », à seulement une journée de voiture de la Géorgie.
C’est d’ailleurs une raison économique que donne Temour Batirachvili, le père d’Omar al-Chichani (le Tchétchène en arabe), le célèbre jihadiste à la barbe rousse, l’un des chefs des Tchétchènes qui luttent dans les rangs de l’Etat Islamique en Syrie. Il explique : « Quand Tarkhan (Omar al-Chichani) a guéri (de sa tuberculose), il était prêt à rejoindre à nouveau l'armée (géorgienne). Ils lui ont promis un travail, mais ils n'ont jamais tenu leur promesse », il continue, « si mon fils avait eu ne serait-ce qu'un peu d'espoir de vivre une vie meilleure en Géorgie, il ne serait jamais parti ».
 

Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi 26 novembre 2014, "l'impertinence" des Etats-Unis dans la crise syrienne. La visite de Joe Biden, le vice-président américain, n’a donc pas contribué à aplanir les divergences entre les deux alliés sur le dossiersyrien.
"Je veux que vous sachiez que nous sommes contre l'impertinence et les demandes sans fin", a déclaré M. Erdogan en référence aux requêtes adressées par Washington à la Turquie dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Malgré les pressions exercées par les Etats-Unis, le gouvernement islamo-conservateur turc, proche des Frères musulmans, refuse toujours d'intervenir militairement au profit des forces kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobané assiégée par les jihadistes, à la frontière turque.
Ankara oppose également une fin de non-recevoir à la demande américaine d'ouvrir sa base d'Incirlik aux avions qui bombardent les positions de l'EI en Irak et en Syrie.
La Turquie juge ces raids inefficaces et plaide pour que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit la priorité de la stratégie de la coalition dans la région.
"Ils (les Américains) sont restés simples spectateurs lorsque le tyran (le président syrien) a massacré 300.000 personnes. Ils sont restés silencieux face à la barbarie d'Assad et maintenant ils jouent sur la mauvaise conscience (de l'opinion internationale) autour du sort de Kobané", a regretté M. Erdogan.
"Nous ne résoudrons pas nos problèmes avec l'aide d'un « esprit supérieur » mais avec celle de notre propre peuple", a conclu le président turc.
Lundi 24 novembre, M. Erdogan avait déjà accusé les Américains d’avoir une politique destinée uniquement à protéger leurs intérêts pétroliers dans la région.

Front irakien

Kirkouk
Vidéo tournée par les Peshmergas sur la ligne de front dans la région de Kirkouk :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ed2baf5e6106

Front syrien

Alep
Vidéo de la brigade Noureddne al-Zanki montrant une attaque kamikaze contre une position de l’AAS à Alep :
https://www.youtube.com/watch?v=ElbzzXfJqV4&feature=p...

Damas et sa banlieue
Une vidéo (langue russe) montre la destruction d’une position rebelle dans la localité de Zamalka, voisine de Jobar (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Raqqa
Le bilan des bombardements de la ville de Raqqa par l’aviation syrienne, le mardi 25 novembre, s’est encore alourdi. On parle maintenant de 95 morts, dont une majorité de civils. En représailles, l’Etat Islamique menacerait d’exécuter des soldats de l’AAS détenus prisonniers.

Vidéo de la brigade rebelle Souqour esh-Sham (les faucons de Syrie)
Cette brigade est armée par le Qatar et la Turquie. Elle fait partie du Front Islamique armé et financé par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Coalition internationale

Des effets négatifs des raids de la coalition internationale en Syrie
Les raids menés par la coalition internationale ont pour résultat de pousser de plus en plus d’Irakiens et de Syriens dans les bras de l’Etat Islamique. Le mouvement est particulièrement net en Syrie où plusieurs formations rebelles ont tout simplement rejoint l’EI (Daech) tandis que d’autres ont noué des alliances tactiques ou convenu une trêve avec l’organisation salafiste. C'est notamment le cas dans la région d’Edleb. Les brigades en question sont Jeich al-Mujahidin, la brigade al-Sham, la brigade Ahrar ash-Sham, et même le Front al-Nosra. Plus de mille combattants du Front al-Nosra auraient rejoint l’Etat Islamique en une seule semaine au mois d’août 2014, affirme Ali Sa’eed, un porte-parole du Commandement Révolutionnaire de l’Armée Syrienne Libre.
« L’Etat Islamique est un aimant qui attire un grand nombre de Musulmans » a déclaré au Guardian Abou Talha, le chef de la brigade Ansar al-Haq qui combat dans la Ghouta orientale. Lui et 200 de ses hommes ont rejoint l’EI. Il serait actuellement en négociations avec des combattants d’autres unités rebelles, comme le Front al-Nosra pour qu’ils rejoignent, eux aussi, l’Etat Islamique.
Un autre combattant de l’ASL dans la région de Homs a affirmé au journal britannique qu’il était hors de question pour lui de se battre contre l’EI à présent que l’aviation américaine bombardait l’organisation islamiste. Il affirme que 600 combattants de la brigade al-Ribat, de la province de Homs, auraient fait avec lui allégeance à l’EI. La brigade al-Ribat avait pourtant reçu une promesse de la part de la brigade Hazm, soutenue par les Etats-Unis, de recevoir des armes sophistiquées si la brigade acceptait de rejoindre la lutte contre l’Etat Islamique.
Tous les gens en Syrie, affirme Abou Zeid, un commandant de l’ASL, basé dans la région d’Edleb, se demandent pourquoi l’aviation US bombarde des cibles de l’EI et n’est jamais intervenue contre les mitrailleuses et les canons de l’Armée Arabe Syrienne.
« Les Américains ne nous ont jamais donné d’armes pour combattre l’armée de Bachar el-Assad, ajoute Abou Talha. Les armes arrivent seulement maintenant pour combattre l’EI ».
Abou Talha affirme que de nombreux commandants de brigades rebelles ont en secret confirmé leur allégeance à l’EI.

Jean René Belliard

 

Commentaires

L'opposition syrienne n'a toujours pas compris qu'elle a perdu toute crédibilité quand après 3 ans elle a été incapable de créer une alternative cohérente au gouvernement syrien alors qu'elle avait l'appui solide des 11 pays des Amis de La Syrie et de la communauté internationale

Il n'est donc pas étonnant que des membres du ASL fassent défection et rejoignent le EI. Personne ne veut rester avec des perdants.
Dans le Sud un groupe dissident du ASL cherche même à créer une structure politique et sociale pour remplacer le SNC percu comme moribond.
Bref, rien ne peut changer tant que Erdogan et la France ressasseront les mêmes demandes et pousseront les mêmes cris sans offrir les services de leur armée ou une solution viable.
Jour après jour, le gouvernement Syrien reprend le dessus, tandis que comme un peau de chagrin, les régions controllées par les rebelles s'amenuisent.
La guerre en Syrie est devenu une guerre entre un gouvernement et des envahisseurs ayant profité de la sympathie de certains membres de la population qui poursuivait sans succès, un agenda parallèle.

Écrit par : virgile | 27/11/2014

Un autre signe de la déliquescence de l'opposition syrienne pour la brigade de ASL qui s'est battu avec les Kurdes à Kobani:

"Abu Layla a également déclaré qu'il a été longtemps que les brigades de la ASL sous le commandement d'Abdul Jabbar Ouqai avaient quitté la ville en emportant avec eux tout leur équipement militaire.

"Ma brigade, Shams al-Shamal, est sous le commandement de l'Armée syrienne libre, mais l'opposition syrienne - y compris le Conseil national syrien et la Coalition [Nationale] [Syrienne] [et de l'opposition] - n'ont fourni aucune aide. Nous n'avons pas encore reçu de financement ou les armes qui nous ont été promis », a déclaré le commandant de la brigade.

http://sputniknews.com/middleeast/20141127/1015241418.html

Écrit par : virgile | 27/11/2014

Virgile,
Ce n est pas seulement la déliquescence de l opposition syrienne dite modérée ou de l ASL, mais comment ils se fait manipuler et fourvoyer par soit disant les Amis de la Syrie (ne dirais-je pas, plutôt les Ennemis du pays/patrie, la Syrie??). Et qui était à la tête de ces faux Amis sauf la France de Mr Hollande?

""Le 6 juillet 2012, le président François Hollande recevait 120 États et organisations internationales pour relancer la guerre contre la République arabe syrienne à l’occasion de la conférence internationale des « Amis du peuple syrien ». Il fit applaudir Abou Saleh que l’on voyait à sa gauche (appelé le mort vivant un peu partout...) comme seule personnalité assise à la tribune. Ce jeune homme avait mis en scène l’égorgement public de plus de 150 Syriens par l’Émirat islamique de Baba Amr à Homs, une boucherie dans une zone appelée une « zone libérée » par les « modérés » de l’Armée syrienne libre.""

Écrit par : Natacha | 28/11/2014

Natacha

Heureusement que la France n'a plus rien d'une grande puissance.

Écrit par : virgile | 28/11/2014

@Virgile,
Oui, la France n a plus rien d une grande puissance dans le sens où nous l aurions pensé et espéré. Espérer, oui, selon SES valeurs universelles et les principes du droit de l homme d après ses déclarations coutumières dans le passé.

Néanmoins, elle est toujours une très grande puissance mais de nuisance néo-impérialiste et très Atlantiste et ceci depuis l aire de Mr Sarkosy puis actuellement de Mr Hollande. En ne voulant pas, moi même, trop esquinter la politique de ce grand pays de 70 millions d habitants, dit dans le passé proche comme la 5ème puissance mondiale mais "économique" et c est là que le bât blesse. N est il pas à cause de la dégringolade et de la chute libre de sa puissance économique puis de sa tentative (plutôt tentamen?)de la récupérer qu elle est devenue le pays le plus belliqueux de toute la CE selon même les médias européens et qu elle devenue indéniablement pro-terroriste particulièrement dans le proche orient tout en pesant bien mes mots? J espère me tromper bien que...

Écrit par : Natacha | 29/11/2014

Natacha

Vous avez raison. Je pense aussi que l'anxiété devant la chute économique de la France et le désir impérieux de l'enrayer jouent un role crucial dans la politique ouvertement provocatrice et aggressive des dernières années envers le Moyen-orient, l'Àfrique et récemment a Russie.
La France s'appauvrit et à la longue cela pourrait provoquer des désordres sociaux menacant pour les hommes et femmes dépourvus de charisme personel qui dirigent le pays.
Cela explique les alliances avec des pays douteux, non-démocratiques tels que le Qatar et l'Arabie Séoudite mais qui sont riches, investissent en France et achètent dea armes.
Le dirigeants francais font des déclarations grandiloquentes qui sonnent creux, car la France (et l'Europe) sont devenus incapables de s'engager militairement sans les E.U.
Au niveau diplomatique, l'Europe est totalement paralysé car ses membres sont en compétition entre eux, ont des visions différentes et sont donc incapables d'avoir de positions cohérentes si ce n'est de suivre celles de E.U
Qui a oublié les déclarations belliqueuses de Hollande d'attaquer le Syrie à propos des armes chimiques pour se retrouver sans voix et impotent quand les Anglais et le Americains ont fait marche arriere?
Ainsi la grande initiative francaise de renverser Qaddafi, un ancien ami, a réussi à entrainer les Europeens et les Américains dans une aventure qui s'est avéré un désastre avec des répercussions déstabilisantes pour la région qui perdurent.
En bref, la France est encore plus affaiblie depuis qu'elle fait partie de l'Europe qui est plus que jamais soumise à la mainmise americaine.

Pour la Syrie, la France regarde les E.U et suivra ce que les américains feront. Le problème est que les américains eux-même ne savent plus très bien où ils en sont. Il semble que jusques-la Bashar al Assad s'est avéré être le plus fort.

Écrit par : virgile | 29/11/2014

@Virgile,
Merci pour votre texto duquel votre analyse est intéressante.
Depuis la chute du mur de Berlin, les USA craignaient un rapprochement voire une forme de fusion "inter européen" entre la CE actuelle et la Russie ce qui risquerait de voler aux USA le poste du Leader Mondial Number One. ( jai failli écrire non pas le Leader Number One mais le Dealer !!).

D oû l affaiblissement inné à l Europe mais aussi par la volonté des USA d inclure l Europe dans des conflits comme en Irak, Afghanistan, Syrie,,,etc...Seule la France a entraîné avec elle les USA en Libye sion sans les USA, il aurait étzé difficile de gagner militairement et économiquement parlant . Dans tous le reste des conflits, ceux sont les USA qui sifflent autant le début de la récréation que la fin aussi!

L Ukraine et la Crimée est un coup de "maître" américain (j aurais dû dire un coup vache mais de maître!) afin de cliver définitivement la CE avec la Russie. Obama est "venu" en Ukraine depuis son continent dans un autre et qui est à un vol d avion des USA de 15 heures. Il est allé régler le problème de l Ukraine et la Crimée et dicter comment l Europe doit punir Poutine et la Russie. Imaginons Poutine aller à 15 hrs de vol depuis chez lui se mêler de l Amérique du Sud, Caracas, Cuba, la Corée...que n aurait on pas entendu sur le ""dictateur sanguinaire Poutine ...""

Il y a le Vieux monde, le nouveau monde et des autres comme la Russie, la Syrie, L Iran, la Chine, Amérique du sud, Inde.....etc...qui ne sont ni dans l un ni dans l autre...Le terme souvent utilisé de l"Occident" donc USA+Europe est une foutaise dans le passé mais aujourd hui ce terme est véridique et réel...mais les USA commandent et les autres (europe) sont vassalisés...

Écrit par : Natacha | 29/11/2014

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