09/11/2014

9 novembre 2014 - Abou Baker al-Baghdadi

Des dirigeants du califat islamique tués par un raid aérien de la coalition
La coalition internationale a frappé deux cibles importantes du califat islamique, vendredi 7 novembre 2014.
La première frappe à eu lieu contre un rassemblement de chefs de l’Etat Islamique dans une maison de la localité irakienne d’al-Qaïm, à la frontière irako-syrienne. La ville est sous le contrôle des Jihadistes de l’EI. Il semble que le chef de l’Etat Islamique pour la province sunnite d’al-Anbar ait été tué, ainsi que son adjoint. On ne sait pas si Abou Baker al-Baghdadi se trouvait dans la maison ciblée par la frappe aérienne. Mais des sources tribales affirment que le calife aurait été sérieusement voir mortellement blessé au cours de la frappe aérienne. L’attaque aurait également blessé un grand nombre de participants à la réunion et l’hôpital d’al-Qaïm aurait été vidé de ses patients pour recevoir plusieurs dizaines de blessés.
Un autre raid a détruit un convoi de 10 camions de l’Etat islamique armés, selon une information du CENTCOM.
Les corps de 50 militants ont depuis été transportés à la morgue de Mossoul, selon l'agence de nouvelles Reuters.
Dans un communiqué, le porte-parole du CENTCOM a commenté : "Cette frappe montre la pression que nous continuons à placer sur le réseau terroriste de l'EI et la liberté de plus en plus limitée du groupe de manœuvrer, de communiquer et de commandement."

Conséquences
L’Etat Islamique avait réussi à supplanter le réseau al-Qaïda car ses dirigeants, contrairement à Ben Laden ou Zawahiri, ne s’étaient pas astreints à vivre dans le plus stricte isolement, les coupant ainsi du gros de leurs troupes. Abou Baker al-Baghdadi, au contraire, s’était même montré pendant un long moment dans une mosquée de Mossoul après la prise de la ville par les califatistes en juin 2014. On s’était toujours demandé, d’ailleurs, comment il se faisait que la toute puissance américaine n’avait pas profité de ce moment hautement médiatisé pour suivre le leader du califat à la trace et le viser par une frappe ou une attaque des forces spéciales.
La frappe de vendredi contre la réunion d’al-Qaïm va amener les leaders du califat à être plus prudents désormais, que cela vaille pour al-Baghdadi, s'il est indemne, ou son successeur. La clandestinité à laquelle, eux aussi, devront s’astreindre va rendre plus difficile la communication entre combattants et leaders. Une évolution qui conduira fatalement à la même situation d’isolement profond dans laquelle se trouve la direction d’al-Qaïda.

Jean René Belliard

 

09:56 Publié dans Abu Baker al-Baghdadi, al-Qaïda, Centcom, Etat Islamique, Etats-Unis, Mossoul, Qaïm | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | |

Commentaires

Selon le "Newsweek", la Turquie aide l’Émirat islamique conjointement avec la France et les USA.

""Dans son édition du 7 novembre 2014, Newsweek publie le témoignage d’un jihadiste de l’Émirat islamique [1]. Il atteste d’un accord permettant aux combattants de l’ÉI de franchir la frontière. Il indique également que les commandants de l’ÉI parlent le turc et discutent en permanence par radio avec les autorités turques. Enfin, il souligne que l’armée turque aide l’ÉI à combattre les kurdes.

Dans le même article, un responsable du PYG assure que la Turquie ne se contente pas de ce genre de soutien, mais fournit également des armes à l’ÉI. ""
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En plus, le Réseau Voltaire (Thierry Meyssan) qui peut être (qui sait?)n est pas un admiré par Mr J.-R. Beillard et si c est le cas, l analyse de Mr JRB nous serait très éclairants, Mr Thierry Meyssan a révélé que: - (1) De janvier à mai (2014), la France et la Turquie ont combattu l’Émirat islamique,
(2) Puis à partir de juin 2014 ces deux États l’ont soutenu avec les États-Unis et l’Arabie saoudite. Ainsi, les armes dont l’ÉI disposait pour entrer en Irak lui avaient été offertes par l’Arabie saoudite** et avaient été véhiculées en juin par un train spécial affrété par le MIT (services secrets turcs).
(3) Depuis septembre 2014, la Turquie aide l’ÉI à éliminer les Kurdes de Syrie.

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**Je me rappelle bien d un excellent article de Mr JRB sur ce site intitulé, sauf erreur de transcription de ma part ( bien que j ai bien retenu la "leçon", vous allez voir !!) comme ceci:

""Comment la Saoudie a décidé de faire exploser l Irak" pour faire comprendre aux USA que Paix ne s installerait pas dans la Région sans la Saoudie et comment les services secrets israeliens ont dévoilé l info d après laquelle le transport d armes depuis la Jordanie (où USA, Saoudiens,
turques et français se réunissaient pour organiser l "oeuvre" de l EI) et le transport des armes lourdes et Toyota flambants neufs via des cargos anonymes, sans signe et qui atterrissaient à Maythana (aéroport en Irak à 2 pistes donc dit "H" et bombardé le lendemain par les avions Syriens ...""

Écrit par : Natacha | 09/11/2014

Natacha: bref si j'ai bien compris la Turquie traite les Kurdes comme un vulgaire Saddam Hussein. C'est l'ennemi à abattre avant toute autre considération.

Personne pour envahir la Turquie? Qui envahi un pays - Chypre (comme un vulgaire Saddam Hussein - Koweit). Qui fait la guerre à sa propre population? Ah pardon, c'est vrai, tout est permis à un pays de l'otan.

Pour l'article de Newsweek, c'est ici:

http://www.newsweek.com/isis-and-turkey-cooperate-destroy-kurds-former-isis-member-reveals-turkish-282920


Quant à Abou Baker al-Baghdadi, va-t-il renaître comme Simon Elliot?

Écrit par : Johann | 09/11/2014

Johann, j approuve ce que vous dites si je lai bien compris ainsi!

La Turquie a un Sultan, un Sultan de la CIA, le Psycho Erdogan. L Otan ou plutôt les USA sont un peu "vexés" de la mauvaise publicité que le Sultan fait à cause de son aide certaine à l EIIL bien qu ils ne sont pas trop contre mais à condition que cette aide soit faite en catmini et discrètement. Il y a 15% des réserves pétrolières mondiales dans ce pays et il est le pont entre l Iran d un côté et la Syrie-Hezbollah-Palestine de l autre...et tout le reste n est que du décor maccabre et des morts partout et des pays à effacer de la carte ...comprendra qui voudra....
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Je me permets de transcrire un article de Paul Joseph Watson d Août 2014 ci dessous.
......
Dans leur tentative de refaire le Moyen-Orient, les pays occidentaux ont pris la stratégique décision d’éliminer les chefs d’Etats alliés devenus vieillissants, donc désormais inutiles tels que Zine Abidine Ben Ali de Tunisie et Hosni Moubarak d’Egypte, mais aussi des indésirables de long date à l’instar de Mouammar Kadhafi de la Libye ou d’Assad de la Syrie. Pour atteindre cet objectif, ils ont utilisé leur dernière trouvaille : Les ennemis de leurs ennemis, en occurrence les groupes armés d’islamistes extrémistes.
Pourquoi ne pas réutiliser un scenario qui leur avait déjà réussi en Afghanistan contre l’armée soviétique ? En effet, pendant ce conflit à travers lequel les Etats-Unis ont voulu faire payer a l’Union Soviétique leur défaite au Vietnam, la CIA avait par l’intermédiaire des services secrets pakistanais a financé et armé les Moudjahidines, des extrémistes musulmans, pour combattre l’armée rouge.
Avant que certains de nos lecteurs trouvent incroyable que l’Occident s’allie à des extrémistes musulmans, permettez que nous leur disions déjà ceci : Au niveau élevé des gouvernements, on traite par l’intermédiaire des services de renseignements avec la Mafia, les trafiquants de drogues, les seigneurs de la prostitution, les blanchisseurs d’argent ou les terroristes pour atteindre certains objectifs. D’anciennes guerres en Asie, à l’instar de la guerre dite de l’opium ont d’ailleurs été financées avec les revenus du trafic de drogue. Certaines opérations secrètes actuelles le sont d’ailleurs. Ce n’est qu’aux yeux des populations que les vilains sont les ennemis d’Etat.
Dans le cas précis du renversement des régimes Kadhafi et Assad, bien que les pays occidentaux avec à leur tête les Etats-Unis, aient une préférence pour des rebelles d’obédience islamique modérée, ils ne se sont pas gênés malgré leur pudeur officielle à utiliser les extrémistes musulmans. Ceux-ci en effet étaient plus efficaces sur le terrain à cause de leur doctrine extrémiste, de leur combativité et expérience acquises pendant les guerres d’Afghanistan, du Kosovo ou de Tchétchénie.
Les combattants islamiques et les pays occidentaux pour des raisons stratégiques différentes poursuivent le même objectif. Alors que les extrémistes musulmans cherchent à propager leur doctrine et à étendre leur influence par le renversement des régimes arabes « infidèles » et le soutien d’autres groupes, les pays occidentaux, quant à eux les utilisent pour créer le chaos et un prétexte pour intervenir dans des régions riches en ressources naturelles ou alors pour affaiblir les Etats forts en les divisant. C’est bien ce qui s’est passé au Mali ou ce qui risque d’arriver en Irak.
Dans ce combat, Les mouvements islamiques du Maghreb à savoir AQIM, le Groupe Islamique Combattant en Libye (GICL), le Front Al-Nosra et l’Emirat Islamique en Irak qui sont des dérivées d’Al-Qaeda sont financés par les monarchies du Golfe alliées des Etats-Unis selon le Daily Express de Londres. Le GICL serait lui, directement financé par le MI 6, le service de renseignement britannique, tout comme l’observatoire Syrien des Droits de l’Homme.
Selon Paul Joseph Watson, contributeur de Planet Prison, un web site d’informations, Al-Qaeda au Maghreb reçoit le soutien financier et logistique des Etats-Unis, de la France et de l’Angleterre.
fin..........

Écrit par : Natacha | 10/11/2014

Johann

L'Euope et les E.U savent pertinement que la Turquie de par sa situation géeographique et du succès de son économie industrielle unique dans les pays musulmans, reste une pays avec lequel il vaut mieux garder de bonnes relations. Vu la susceptibilité maladive de Erdogan, on évitera de le provoquer, quitte à "s'excuser" quand on l'aura fait.
Erdogan le sait et en profite pour poursuivre des rêves hégémoniques dans la région pour étendre ses exportations vers les pays arabes affaiblis par des guerres et des mauvaises gestions.
Pour cela son premier objectif est la paix dans son pays, car la paix va permettre de développer encore plus son économie. Donc, il cherche d'abord tout prix à regler le problème des Kurdes qui reste une épine paralysante et qui risque de bloquer le développement.
Son deuxième objectif est de transformer les pays arabes pauvres en clients passifs qui consommeront les produits turcs et auront du mal à developper leur propre industries. Ainsi la politique de 'zéro problème avec les voisins' a permis à la Turquie d'envahir le marché syrien et d'affaiblir la production intérieure. Ceci a provoqué une accroissement du chomage en Syrie, surtout dans les régions rurales et l'enrichissement de la classe riche commercante proche du gouvernement, créant ainsi un terrain propice à la revolte. Avant que les autorités syriennes n'aient eu le temps de réagir à cet etat de chose, le printemps arabe les a devancé.
Le troisième objectif de Erdogan est de prendre le leadership de l'Islam sunnite, humilié par le succès de l'Islam shiite et mal servi par la famille royale seoudienne minée par la corruption et paralysant l'essor du sunnisme modéré moderne.
Pour poursuivre ces objectifs, la Turquie a trouvé un allie très riche et qui partage ses vues, le Qatar, des alliés religieux, les frères musulmans et des alliés militaires, l'armée libre syrienne et les groupes islamistes locaux et internationaux, Erdogan voulant éviter l'intervention de sa propre armée.
En 4 ans la Turquie n'a subit que des déboires. En Egypte, en Tunisie, en Libye et en Syrie ses alliés ne réusissent pas à prendre le controle. Des millions de refugiés syriens pèsent sur l'économie, les exportations ont ralentis et la solution du problème kurde, à portée de main, semble plus difficile à atteindre.
l'Europe et les E.U supportent encoe la Turquie mais plus ou moins à contre-coeur. Si la situation perdure, il est a parié que le problème oublié de l'occupation illégale de Chypre rique de re-apparaitre ainsi que les infractions grandissantes aux droits humain en Turquie.
La Turquie a joué un jeu dangereux et risque de perdre si elle ne fait pas un changement radical de cap. Vu l'obstination de Erdogan a continuer sur cette voie, on en doute.

Écrit par : virgile | 10/11/2014

Baghdadi calife de satan Ei ou état satanique en Irak Boko Haram Aqmi Qaida des djihadistes de satan des chiens de l'enfer aucune relation avec l'islam aux non musulmans de convertir a l'islam avant la mort ou ces 3 jours sans soleil pour éviter la panique et l'enfer et pour éviter ces chiens de satan a l'enfer merci

Écrit par : mehdi mountather | 12/11/2014

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