31/10/2014

30 et 31 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Liban

Arrestation de nombreux jihadistes
On connaît à présent le bilan définitif des affrontements entre les Islamistes et l’armée libanaise le weekend passé à Tripoli et le Akkar. Il s’établit à onze morts et 134 blessés, dont douze officiers, dans les rangs de l’armée et à dix morts et 80 blessés parmi les civils.
Les services de renseignement de l’armée sont particulièrement inquiets de la présence sur le territoire libanais d’un grand nombre de Syriens armés combattant aux côtés d’Islamistes libanais. Cette situation explosive fait penser au schéma qui existait au début des années 70 lorsque des organisations de Fedayin palestiniens armés s’alliaient à des militants d’organisations « palestino-progressistes » comme on disait à l’époque.
C’est la raison pour laquelle les services de sécurité de l’Etat, profitant de l’échec du soulèvement salafiste de Tripoli, mettent les bouchées doubles pour identifier et appréhender tous ceux qui pourraient représenter une menace. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles neuf Libanais et un Palestinien, les autres étant de nationalité syrienne.
Les arrestations ont été effectuées à Tripoli, la Békaa, à Rachaya où les services de renseignements militaires ont arrêté 12 ressortissants syriens, suspectés d'appartenir à des groupes terroristes et d'avoir pris part aux combats à Ersal contre la troupe. Par ailleurs, plusieurs perquisitions ont eu lieu dans nombre de localités du Akkar, notamment dans les milieux des réfugiés syriens à Bhannine. Des armes et des roquettes ont été saisies dans l'un des endroits perquisitionnés, ainsi que des uniformes militaires et des équipements de télécommunication.
Sept personnes ont également été arrêtées à Saïda. Les arrestations ont été rendues possibles grâce à l’écoute de communications effectuées par les renseignements militaires. Les écoutes ont révélé que les Islamistes de Tripoli demandaient à un certain Ahmad Adnane Charaf, le chef de la cellule de Saïda, d’ouvrir un front dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué pour alléger la pression de l’armée à Tripoli.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)

Près de 400 combattants de l'ASL déjà à Kobané
Nizar al-Khatib, chef d'une unité de l'Armée syrienne libre (ASL), a affirmé jeudi 30 octobre 2014 que près de 400 hommes de l’ASL étaient arrivés à Kobane pour participer à la défense de la ville assiégée par les Jihadistes de l’Etat Islamique.
"Nous étions 200 originaires de la région avant même que les premiers combats commencent contre l'Etat islamique. Nous sommes aujourd'hui près de 400 (...) et nous attendons d'autres renforts", a déclaré Nizar al-Khatib lors d'une conférence de presse à Istanbul.
Mercredi déjà, entre 50 et 150 combattants de l’ASL avaient franchi la frontière turque pour rejoindre Kobane. Les Peshmergas, tout comme les membres de la brigade « Aube de la liberté » (Fajr al-Hurriya), semblent devoir constituer les troupes au sol sur lesquelles comptent s’appuyer le Pentagone pour venir à bout des califatistes.
Après des déclarations hostiles à l’arrivée des combattants de l’ASL par des membres de l’YPG, la force de défense kurde, il semble que les choses se soient apaisées. Nizar al-Khatib préfère souligner la bonne coordination entre les différentes factions qui résistent à l’offensive califatiste. "Le commandement à Kobane n'est pas dans les mains d'une seule personne. Il y a un poste de commandement dans lequel toutes les forces en présence sont représentées et prennent les décisions ensemble", a-t-il affirmé.
Vidéo de l’arrivée des combattants de l’ASL à Kobane :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b6b12dae6867

L’Iran réagit à l’arrivée de rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Kobane
Hossein Amir-Abdollahian, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé du département arabo-africain,  a mis l’accent sur la nécessité de la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, en Syrie.
"La sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, en Syrie, est dans l’intérêt du peuple  de ce pays et de ceux des autres pays de la région", a affirmé, jeudi 30 octobre, Hossein Amir-Abdollahian.
 «La question de l’aide aux habitants de Kobane ne doit pas devenir une prétexte, pour les ingérences étrangères, en Syrie. L’Iran met en garde ceux qui profitent de la situation qui prévaut dans la région, à des fins particulières, en Syrie», a-t-il ajouté.
Bathina Chaaban, le conseiller médiatique et politique du président syrien préfère dénoncer une ingérence turque : «En envoyant les terroristes de l’Armée Syrienne Libre, (ASL), à  Kobane, la Turquie cherche à augmenter son influence, en Syrie».

Les 150 Peshmergas kurdes irakiens sont entrés à Kobane
Dix membres du contingent kurde irakien ont rallié jeudi 30 octobre la ville assiégée pour préparer l'arrivée du reste de leur contingent, stationné dans la ville frontalière turque de Suruç (sud).
Vidéo de l’arrivée des dix premiers Peshmergas :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bf21781ba28b
Le reste des renforts kurdes irakiens, composé de 150 hommes, sont finalement entrés à Kobane. Ils ont quitté la ville turque de Suruç pour entrer sur le territoire syrien par le porte de TAll al-Chaïr, à l’ouest de la ville assiégée. 

Damas et sa banlieue
La bataille se poursuit toujours à Jobar. Cette vidéo (en langue russe) montre l’intensité des combats vus du côté de l’Armée Arabe Syrienne (AAS). (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=_WSVbidWloY&feature=p...

Qalamoun (frontière syro-libanaise)
De violents combats opposent depuis mercredi 29 octobre des rebelles syriens aux miliciens chiites du Hezbollah dans le jurd du village de Fakiha dans la Békaa orientale.
Les affrontements ont également lieu du côté syrien, au Qalamoun, entre l'armée syrienne et les combattants du Hezbollah d'une part et les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) de l'autre. Les combats se déroulent dans le jurd de Flita voisin du jurd d'Ersal et du village de Nahlé.
Un haut responsable du Front al-Nosra aurait été capturé par le Hezbollah.
Des combats se déroulent également dans le jurd de la région de Qoussaya à Zahlé (Békaa du centre). La région de Qoussaya est une place forte du Front Populaire de Libération de la Palestine – Commandement général (FPLP-CG) qui soutient le pouvoir syrien.

Champ pétrolier de Chaer
Des dizaines de soldats de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) ont réussi à s’échapper du champ gazier de Chaer occupé par les Jihadistes de l’Etat Islamique le 29 octobre. Plusieurs d’entre eux ont été interceptés alors qu’ils s’enfuyaient à pied pour gagner la base aérienne de Tiyas, elle-même à moitié entre les mains des Jihadistes selon un rapport en date du vendredi 31 octobre au soir. On estime qu’entre 150 et 200 militaires ou miliciens pro-Assad ont été liquidés par les Jihadistes sur le domaine gazier ou à l’intérieur de l’usine de traitement.

Violents combats entre Jihadistes du Front al-Nosra et des brigades de rebelles « modérés » dans la province d'Edleb
Des combats opposaient vendredi 31 octobre deux formations de rebelles modérés aux Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) dans la province septentrionale d’Edleb.  Les deux brigades sont le Front révolutionnaire syrien (FRS) et le mouvement Hazm (Harakat Hazm en arabe).
Le Front des révolutionnaires syriens, qui revendiquent douze mille combattants, est une puissante organisation disposant d’un matériel impressionnant, sans doute fourni par la Turquie et les Etats-Unis.
Le mouvement Hazm est une formation de rebelles modérés fondée en janvier 2014 à partir des restes des brigades al-Farouq (fondées en août 2011) et regroupant en général d’anciens soldats ayant déserté pour mener la lutte contre le pouvoir syrien. Ce mouvement est modéré et particulièrement bien organisé sur le plan militaire. Le mouvement Hazm a été la première formation rebelle modérée à recevoir des missiles antichars TOW de fabrication américaine.
Le mouvement Hazm semble être pour les Américains un partenaire sérieux sur le théâtre syrien.
Le mouvement Hazm comme le FRS ont des relations avec l'Occident et sont favorables à l'instauration d'un État démocratique en Syrie alors que le Front Al-Nosra et le groupe Etat islamique (EI) combattent pour un État théocratique.
Les combats entre le Front des Révolutionnaires Syriens (FRS) ont éclaté près d'un bastion de cette organisation à Deir Sinbel, dans la région de Jabal al-Zawiya, dans la province d’Edleb. Il semble que ce soit les Jihadistes du Front al-Nosra qui aient déclenché les hostilités en s’emparant de plusieurs positions du FRS. 
Quant à l’affrontement entre le mouvement Hazm et le Front al-Nosra, celui-ci se déroule à  Khan al-Sibel, également dans la province d'Edleb.
L’affrontement fait également rage sur les réseaux sociaux. On y voit le chef du FRS, Jamal Maarouf, en habit militaire au milieu de ses combattants, invectiver le chef du Front al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani : "Tu as terni le nom de l'islam, tu as terni la religion. Pourquoi tu nous attaques? Vas combattre contre le régime!".
"Tu n'es rien, tu es identique à Baghdadi, espèce de salaud", ajoute-t-il.
Jamal Maarouf fait référence à Abou Bakr al-Baghdadi, qui dirige l'Etat Islamique.
Le Front al-Nosra lui répond via twitter l'accusant de "corruption " et de "s'éloigner de la révolution".

Front irakien

Activité de la coalition internationale

Les frappes aériennes ont réduit le potentiel militaire du califat islamique
Les frappes aériennes de la Coalition internationale ont fortement réduit la capacité offensive de l’Etat Islamique.  Les raids ont notamment détruit des dizaines de chars. On estime que 2500 chars, véhicules blindés Humvee et véhicules blindés de transport de troupe avaient été capturés par les Jihadistes à l’armée irakienne lors de leur offensive de juin 2014. Il s’agissait pour la plupart de chars américains laissés à l’armée irakienne après le départ des troupes U.S. 
Les effets des raids de la coalition internationale commencent à se faire sentir. Les frappes quotidiennes visent plus particulièrement les chars, les transporteurs de troupes blindés et les pièces d'artillerie.
"Nous ne les voyons plus se déplacer dans le pays en grands convois," a déclaré le chef du commandement central de l'armée américaine, le général Lloyd Austin.
"Ils se déplacent maintenant à bord de véhicules civils en petits nombres. Celà entrave leur capacité à lancer des offensives en masse ".
Les raids ont également endommagé les systèmes de communication de l’EI et détruit de nombreux centres de commandement. Ces raids n’ont pas fait disparaître, cependant, les menaces qui continuent de peser sur la capitale irakienne, Bagdad. L’armée irakienne reste encore très faible après la débâcle de juin 2014 lorsque cinq divisions de l’armée s'étaient effondrées.

Des membres de la tribu al-Bou Nimr massacrés par les Jihadistes de l’EI
J’ai déjà signalé que les Jihadistes de l’Etat islamique avaient massacré des membres de la tribu al-Bou Nimr, une des composantes des milices Sahwa créées avec le soutien du gouvernement américain pour lutter contre al-Qaïda dans les années 2006-2007. Le nombre des personnes exécutées pourraient s’élever à 300.
Les Jihadistes avaient ordonné aux hommes de la tribu al-Bou Nimr de quitter leurs villages et de se rendre à Hit, une ville qu’ils venaient de conquérir à 130 km à l'ouest de Bagdad. Les Jihadistes, racontent les chefs tribaux, leur avaient promis un passage « sûr ». Mais une fois arrivés à Hit, ils ont été enlevés et tués.
Deux charniers ont été découverts, jeudi 30 octobre. Ils contenaient les corps d'une partie des 300 membres de la tribu. Les victimes, des hommes âgés de 18 à 55 ans, avaient été abattus à bout portant, selon des témoins. Un charnier contenant 70 corps a été mis au jour près de la ville de Hit. Presque toutes les victimes étaient membres de la police ou de la milice Sahwa qui lutte contre l'EI. Un autre charnier contenant les corps de 150 hommes appartenant à la même tribu a été découvert près de la ville de Ramadi, également dans la province d'Anbar. « Ils ont combattu nos frères de l'EI. C'est la sanction pour ceux qui combattent l'EI », ont simplement déclaré les jihadistes.

Un membre de la tribu dénonce l’inaction du gouvernement irakien
Sabah al-Haditheh, un membre de la tribu al-Bou Nimr a dénoncé l’inaction du gouvernement irakien. Il affirme que les membres de sa tribu avaient demandé des armes au gouvernement mais que celui-ci ne leur avait rien envoyé. Nous n’avions que des fusils et eux avaient des mitrailleuses lourdes, a-t-il affirmé.

La terreur jihadiste règne à Mossoul
Depuis quelques semaines, les Jihadistes de l’Etat Islamique (EI) ont entrepris une campagne de traque de tous ceux qui pourraient représenter une menace pour eux. L’objectif de cette campagne de terreur est vraisemblablement d’empêcher le gouvernement irakien de trouver des alliés sunnites à un moment où les combattants kurdes et les milices chiites marquent des points sur les Jihadistes de l’EI et réussissent même à reprendre plusieurs villes aux califatistes. Ils craignent aussi un soulèvement de la population exaspérée par l’obligation de respecter les règles strictes de leur conception extrémiste de la charia.
C’est ainsi que des dizaines de personnes ont été exécutées au cours du mois d’octobre dans les zones contrôlées par l’EI. Les victimes étaient alignées sur les places publiques et abattues ou décapitées à titre d’avertissement.
Il s’agit la plupart du temps d’anciens policiers ou des officiers de l'armée qui avaient rendu leurs armes au moment de la chute de Mossoul. Les Jihadistes les considèrent dangereux parce qu'ils disposent d’une réelle expertise sur la façon de planifier un soulèvement armé et ils possèdent une bonne connaissance des armes.
Il est un fait que des milices sunnites pro-gouvernementales sont encore présentes à Mossoul. Elles sont composées principalement d'anciens officiers de l'armée et de la police.
Parmi les personnes récemment exécutées, on trouve le colonel de police Mohammed Hassan. Ce colonel s’était rendu au moment de la prise de Mossoul par les Jihadistes en juin 2014. Lui et ses hommes avaient remis leurs armes et, en échange, les Jihadistes leur avaient délivré un sauf conduit qui leur assurait la sécurité dans les zones contrôlées par l’EI.
Mais la semaine dernière, les Jihadistes ont voulu arrêter le colonel Hassan sous le prétexte qu’il pouvait comploter contre eux. Ils ont pris sa maison d’assaut. Le colonel Hassan a riposté, aidé de son fils. Ils ont réussi à tuer trois assaillants avant de succomber. Les militants ont alors accroché leurs corps mutilés à une  clôture proche de sa maison pendant plusieurs jours à titre d'exemple.
Dans un village au sud de Mossoul, vingt anciens policiers ont été exécutés d’une balle dans la tête.
Dans un autre incident, les Jihadistes ont tué à Mossoul le colonel Issa Osman avant de parader son corps dans les rues de la vill. Le bataillon du colonel Osman avait été la dernière unité à cesser le combat à Mossoul au cours de l'offensive jihadiste de Juin 2014. Tout comme le colonel Hassan, il avait bénéficié d’un sauf-conduit en échange d’une promesse de cesser le combat définitivement. 
Au nord de la ville de Beiji, ce sont trois anciens officiers de l’armée et trois policiers qui ont été exécutés sur une place publique. Ils étaient accusés d’avoir mené des attaques au mortier contre l’EI.  A Ana, une localité proche de Beiji, c’est un policier, Bahjat Salman, qui a été décapité en public. 
Dans une autre ville, à Shurqat, dans la province de Salahuddin, vingt policiers ont été emmenés vers une destination inconnue. On n’a plus de nouvelles d’eux depuis.  
Tous ces meurtres alimentent le ressentiment chez les habitants des villes contrôlées par l’EI, ce qui pourrait constituer à terme un réel danger pour les Jihadistes.
"La plupart des gens de Mossoul veulent se débarrasser de cette organisation sauvage, '' a déclaré un résident parlant sous condition d'anonymat par crainte de représailles. « Nous attendons qu’on vienne à notre secours ».

Les milices chiites irakiennes se livrent également à des actes inouïs de barbarie
Une vidéo a été mise en ligne montrant des scènes épouvantables ou on voit des miliciens de l’organisation Badr, un puissant groupe paramilitaire chiite, découpé des cadavres décapités de gens qui sont peut être des Jihadistes. La scène se déroule dans la localité de Jurf al-Sakhar qui vient d’être reprise à l’EI.

La principale menace en Irak : les IED (Improvised Explosive Device) comme au temps des Américains
Cette vidéo montre un Peshmerga (Kurde irakien) diffusant un IED sur un chemin près de Zumar (Nord irak) – Contrairement aux démineurs américains, cet homme manque visiblement des équipements adéquats pour lui assurer un minimum de protection :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8c4abe5caf60

Nouvelles du jihad international

Nombre sans précédent de Jihadistes étrangers selon l’ONU
15 000 jihadistes étrangers provenant de 80 pays se sont rendus ces derniers années en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs de groupes comme l'Etat islamique (EI), un chiffre "sans précédent", met en garde un rapport de l'Onu cité vendredi par The Guardian.
Ce document, dont plusieurs extraits sont publiés par le quotidien britannique, impute cette hausse au déclin d'al-Qaïda.
"Il y a des exemples de combattants terroristes étrangers venant de France, de Russie et du Royaume-Uni" et au total de 80 pays, dont certains n'ont "pas connu par le passé de problèmes liés à al-Qaïda", ajoute le rapport.
Ce document souligne que les activités des organisations jihadistes comme l'EI se concentrent surtout dans les pays dans lesquels elles opèrent: "Les vraies attaques transfrontalières, ou contre des cibles internationales restent minoritaires".
Le rapport insiste toutefois sur le danger que pourraient représenter ces jihadistes une fois rentrés dans leur pays d'origine, une menace qui a poussé plusieurs pays, comme le Royaume-Uni ou la France, à prendre des mesures pour renforcer leur détection et empêcher leur départ vers l'Irak et la Syrie.
La commission du Conseil de sécurité souligne également, selon le Guardian, l'efficacité des méthodes de recrutement "cosmopolite" de l'Etat islamique, qui utilise les réseaux sociaux

Un jihadiste marocain exécute un attentat suicide monstre
D’après cette vidéo, un certain Abou Baker al-Moghrabi (le Marocain) exécute un gigantesque attentat suicide à bord d’un camion piégé contre un poste de l’armée irakienne :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b479b27bd792

Jean René Belliard

 

 

19:38 Publié dans Edleb, Front des Révolutionnaires Syriens, Harakat Hazm | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

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