22/08/2014

22 juillet – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front syrien

Les Occidentaux ont un gros problème en Syrie
Personne ne semble savoir comment faire pour mettre un terme à la guerre civile syrienne qui a déjà fait 191 000 morts et des dizaines de millions de gens malheureux (blessés, emprisonnés, violés, torturés, réfugiés, déplacés).
L’arrivée sur la scène syrienne des Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) puis de l’Etat Islamique (l’ancienne al-Qaïda en Irak du temps des Américains) a compliqué la situation au point que les Occidentaux pourraient être enclins à trouver que Bachar el-Assad pourrait encore avoir un rôle-clé pour faire face à la menace de l'Etat Islamique.
Après avoir diabolisé Bachar el-Assad, les Occidentaux pourraient être contraints de renouer les contacts avec le président syrien.
En effet, les Occidentaux, après être restés relativement indifférents à la menace représentée par les Jihadistes de l'État islamique, commencent à prendre conscience de leur dangerosité. Entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les forces de Bachar el-Assad, on ne trouve plus guère que le Front Islamique soutenu par l’Arabie saoudite et dont on ne peut pas dire qu’il défend un concept modéré de l’Islam. L’opposition démocratique que les Occidentaux appelaient de leurs vœux a été laminée en raison même des tergiversations occidentales à s'engager dans le conflit syrien. Et on ne peut que le comprendre !
Du coup les forces de Bachar el-Assad représentent la seule alternative. C’est la seule aujourd’hui qui puisse garantir le droit des minorités alaouites, chrétiennes et druzes, un droit cher au cœur des gouvernements occidentaux. Bachar el-Assad le sait et attend patiemment qu'on lui fasse un appel du pied, soit en secret, via les services de renseignement, soit par la voie diplomatique. Une victoire de la stratégie du pouvoir syrien qui a beaucoup fait pour favoriser l'apparition des Jihadistes dans le conflit syrien, en libérant en 2012, par exemple, des Islamistes notoires des geôles syriennes et en s’abstenant pendant de longs mois de bombarder les secteurs tenus par les militants de l’Etat Islamique. 
En attendant, un ancien général américain, le général Martin Dempsey, a suggéré le 21 août que l'armée américaine devrait élargir son théâtre d’opération et bombarder les Jihadistes de l’EI non seulement en Irak, mais aussi en Syrie. Cette suggestion a aussitôt été approuvée par le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, qui a déclaré : « regarder toutes les options "pour arrêter l'expansion de l'État islamique, comme étant le plus sophistiqué et le mieux financé parmi tous les groupes que nous avons vus jusqu’ici. »
Cependant, ni Hagel ni Dempsey sont allés jusqu'à dire si les Américains devaient aider les insurgés syriens.

Base aérienne militaire de Tabqa (près de Raqqa – nord syrien)
Les médias de l’Etat syrien ont enfin rompu le silence concernant l'offensive menée par les Jihadistes de l'Etat Islamique contre les positions de l’armée d’Assad dans le nord. Citant une source militaire ils ont nié que les djihadistes soient entrés dans la base aérienne militaire de Tabqa, précisant qu’"un grand nombre de terroristes avait été anéanti". Selon la chaine de télévision libanaise hezbollahie, Al-Manar, et Al-Mayadeen, une chaîne pro-régime, toutes deux basées à Beyrouth, plus de 150 djihadistes auraient été tués.
La base aérienne militaire de Tabqa est la dernière position majeure du régime dans la province de Raqqa après que les jihadistes aient récemment pris le contrôe d'autres bases militaires.
L'armée syrienne riposte en utilisant au maximum sa force aérienne. Un total de 122 sorties ont été effectuées par l’armée de l’air contre les Jihadistes de l'État islamique le week-end dernier, dont 26 sur des bâtiments occupés par les Jihadistes à Raqqa même. Des missiles ont étalement été tirés sur des cibles près de la base aérienne de Tabqa  pour repousser les assaillants.
Les soldats d’Assad auraient réussi à tendre une embuscade dans la nuit du 21 au 22 août à un nombre de 200 à 300 jihadistes, dont la moitié des étrangers. Les Jihadistes se dirigeaient vers la base de Tabqa à bord de dizaines de véhicules surmontés de mitrailleuses anti-aériennes et de canons et précédés par deux camions suicide. Plutôt que d’attendre que l’attaque ne se développe, le commandant de la base a envoyé des forces spéciales de l’armée miner un endroit où il savait que les Jihadistes devaient nécessairement passer. Il a également demandé à l’armée de l’air un support aérien. Aussi, quand les camions suicide se sont lancés contre l’entrée nord de la base de Tabqa, ils ont été détruits par le tir de trois missiles anti-char Kornet. On a identifié le second  kamikaze. Il s’agit d’un Saoudien nommé Majed al-Sahim (alias Abou Hajer).
majed_sahim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jihadistes, qui se lançaient à l’assaut derrière les camions suicide ont voulu poursuivre  soit à pied, soit à bord de véhicules. Mais les défenseurs de la base ont alors déclenché les explosifs placés par les forces spéciales, tuant un grand nombre des assaillants, tandis que les bombardiers Sukhoï (utilisés pour la première fois dans la guerre civile syrienne) finissaient la besogne. Au total, 140 Jihadistes auraient été mis hors de combat. Parmi les Jihadistes de l’EI tués au cours de l’assaut figurent Abou-l-Mathna le Belge, Abou Saïf le britannique et Abou Sarah al-Ansari.

Daech (l’Etat Islamique) aurait exécuté un de ses dirigeants pour collusion avec les Occidentaux
Selon des comptes Twitter de l’EI, l’un de ses plus hauts responsables du mouvement jihadiste aurait été exécuté. Il était accusé d’avoir collaboré avec des services de renseignement britanniques.
Il s’agit d’Abou Obeida le Marocain. Il occupait un poste équivalent au chef des renseignements.
Il aurait été impliqué dans la mort d’un célèbre dirigeant d’Al-Qaïda,  Abou Khaled al-Souri qui commandait la milice Ahrar al-Cham, l’une des composantes de la coalition de milices pro saoudiennes, le Front Islamique.
Originaire d’Alep, Abou Khaled était très proche de la sphère des dirigeants historiques d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden, son successeur Ayman al-Zawahiri, sans oublier le fondateur des « jihadistes arabes » en Afghanistan, cheikh Abdallah Azzam. Abou Khaled avait combattu en Afghanistan, en Tchétchénie, puis en Irak aux côtés de Zarkaoui, puis d’Abou Omar al-Baghdadi, le calife de l'Etat Islamique.
Abou Khaled avait été chargé par al-Zawahiri le chef d’al-Qaïda de trouver le moyen de mettre fin à la guerre impitoyable que se livraient en Syrie les deux frères ennemis d’Al-Qaïda, Daech (alors appelé Etat Islamique d’Irak et du Levant) et le front al-Nosra.
Il avait été tué lors d’une violente explosion qui avait ravagé son Q.G dans le quartier al-Halak à Alep.
Sa mort avait été imputée à Daech (Etat Islamique), soupçonné d’avoir voulu se venger de la mort de son numéro deux en Syrie Haji Bakr.
Daech lui en voulait également pour avoir intercédé en faveur du Front al-Nosra auprès de Zawahiri, ce qui avait valu à l’EI d’être désavoué par la direction d’al-Qaïda pour son engagement en Syrie, demandant aux Jihadistes de Daech de se limiter à l’Irak.

Alep
Alep - carte.png 
La guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'armée syrienne libre (ASL), le Front Islamique, les forces du régime et l'Etat Islamique se combattent les uns les autres pour des gains territoriaux infimes
Trois vidéos. La première montre des membres de la Brigade Noureddine al-Zanki (membre du Front islamique pro-saoudien) tirant à la mitrailleuse sur une position occupée par les soldats d’Assad dans le quartier de Salah ed-Dine :
https://www.youtube.com/watch?v=3DR7eVyzqVA&list=UUtk...
Ou réalisant un coup direct contre un bâtiment occupé par les soldats d’Assad dans le même quartier :
https://www.youtube.com/watch?v=pWY_1fdletU&feature=p...
Cette vidéo montre les destructions après un bombardement aux barils d’explosifs au cours de la nuit du 21 au 22 août du quartier d’al-Hulak :
https://www.youtube.com/watch?v=ioQdLqfBPTM&feature=p...

Ghouta orientale
L’armée syrienne poursuit son avancée depuis qu’elle s’est emparée de Mleiha, une ville clé dans la région. Les soldats d’Assad sont parvenus à atteindre l’usine pharmaceutique Talco à Jisrine, la plus grande de Syrie.  Un haut officier de l’armée syrienne, le colonel Adnane Omrane, directeur de la direction de la défense aérienne, a perdu la vie durant les combats
Après de laborieuses négociations, la brigade Oum al-Mou’minine a décidé de déposer les armes et de se rendre aux forces régulières. En représailles, le Front Islamique dirigé par Zahrane Allouche (pro-saoudien) a enlevé 31 miliciens de la brigade Oum al-Mou’minine, à moins qu’ils ne se soient ralliés, refusant de se rendre aux forces de Bachar el-Assad.

Adra (banlieue de Damas)
Adra est une cité industrielle située au nord-est de Damas, dans la Ghouta orientale. Le QG de l’armée islamique, la principale composante du Front islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) vient d’être atteint par un baril d’explosifs faisant plusieurs morts :
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=uEx7gf_g7d4&feature=p...

Un accord également à Qoddam
Un autre accord de « réconciliation » entre insurgés et l’armée de Bachar el-Assad a eu lieu dans le quartier de Qoddam, au sud de la capitale syrienne. Cet accord a permis aux habitants déplacés de rentrer chez eux.
L’accord stipule un cessez-le feu et l’installation de barrages de l’armée sur toutes les entrées du quartier. Les noms des miliciens faits prisonniers seront échangés avec ceux des soldats enlevés par les miliciens.  
Cette vidéo montre le etour de déplacés au quartier d’al-Asali après un accord de « réconciliation » :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Les retrouvailles des familles après une longue séparation :
https://www.youtube.com/watch?v=f7XEC3kKyEw&feature=p...

Qalamoun
Quinze miliciens du Hezbollah ont été tués dans la région syrienne du Qalamoun, proche de la frontière libanaise lors de combats avec les rebelles syriens, affirme la Coalition nationale syrienne dans un communiqué publié jeudi 21 août sur son site.
Les combats ont eu lieu dans le jurd de Fleita dans le Qalamoun, précise la Coalition, soulignant que les combattants de l'opposition syrienne ont pris le contrôle de nouveaux points dans la région.
Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé qu'Abou Abdallah al-Iraki, un chef irakien du groupe jihadiste de l’État islamique (EI) impliqué dans des attentats suicide au Liban, avait été tué par le Hezbollah dans le Qalamoun. Plusieurs voitures piégées en provenance de Syrie avaient pu entrer au Liban via cette région, avant que celle-ni ne soit sous le quasi-contrôle du régime et du parti chiite.

Front irakien

Un demi-million de déplacés
Le HCR mène actuellement une vaste opération humanitaire, qui a démarré mercredi 20 août, visant à aider un demi-million de personnes ayant fui les attaques des jihadistes dans le nord de l’Irak. Le HCR espère faire parvenir 2410 tonnes d'aide dans la région.

700 000 déplacés au Kurdistan
"La région du Kurdistan en Irak accueille maintenant près de 700 000 déplacés irakiens, la plupart étant arrivés début juin", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse. Mercredi, le HCR avait indiqué avoir comptabilisé quelque 600 000 déplacés irakiens dans cette même région. M. Edwards a expliqué que le HCR n'était pas en mesure de dire si les 100 000 déplacés supplémentaires correspondaient à l'arrivée de nouveaux déplacés ou s'il s'agissait de personnes déjà arrivées au Kurdistan qui avaient décidé de s'enregistrer auprès des humanitaires.
La plupart des déplacés vivent encore dans des écoles, des mosquées, des églises, des bâtiments inachevés et ailleurs.

Les Peshmergas kurdes tentent de reprendre la ville de Jalawla
Les combattants kurdes ont lancé vendredi 22 août une offensive pour tenter de reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) la ville de Jalawla.
Jalawla, située à 130 km au nord-est de la capitale irakienne et à une trentaine de km de la frontière iranienne, est une localité stratégique sur la ligne de front d'un millier de km défendue par les forces kurdes. Elle est revendiquée par les Kurdes comme faisant partie du Kurdistan, ce que refusent d’admettre les autorités de Bagdad et les fondamentalistes de l’EI.
La ville était tombée aux mains des jihadistes le 11 août après de violents combats qui avaient fait un nombre indéterminé de morts dans les deux camps.
"Les peshmergas (combattants kurdes) ont avancé sur Jalawla à partir de différents axes" avant l'aube, a précisé Shirko Mirwais, un responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ajoutant qu'ils avaient déjà repris plusieurs positions et isolé les insurgés.

Vers une nouvelle guerre des mosquées ?
En Irak, le phénomène des attaques visant mosquées sunnites ou chiites n’est pas un phénomène nouveau. La « guerre des mosquées » fait rage depuis le printemps 2013, à coups de bombes ou même d’obus de mortier. Des dizaines d’attaques avaient eu lieu avant même l’offensive éclaire des Jihadistes de l’Etat Islamique. Mais la destruction systématique des mosquées chiites dans les régions conquises par les insurgés sunnites devait fatalement raviver les tensions sectaires déjà très vives entre la minorité sunnite et la majorité chiite.
Aujourd’hui 22 août, des hommes armés ont tiré sur des fidèles au moment de la prière du vendredi dans la mosquée sunnite Musab Omair de la région de Hamreen, de la province de Diyala, faisant au moins 70 morts et des dizaines de blessés.
Les responsables de cette attaque ne sont pas toujours clairement identifiés. Les auteurs des attaques contre les mosquées sunnites peuvent aussi bien être le fait de milices chiites, omniprésentes à Bagdad, que des extrémistes sunnites reprochant aux fidèles de ne pas adhérer à leur vision rigoriste de l’islam.
Mais il semble que dans ce cas, les terroristes soient des miliciens chiites. Le massacre pourrait porter un coup fatal aux efforts du nouveau premier ministre de rétablir la confiance entre les communautés sunnite et chiite. L’attaque pourrait être une réponse à la mort de  miliciens chiites tués au cours d'affrontements dans la région. Il pourrait également s’agir d’une vengeance après l’explosion d’une bombe près d’une patrouille de miliciens chiites enrôlés dans la lutte contre les Jihadistes de l’EI par le gouvernement. On a constaté, d’ailleurs, que ces miliciens chiites sont de plus en plus impliqués dans des assassinats sectaires brutaux, notamment à Bagdad.

Front libanais

Ersal (nord-est du Liban, à la frontière syrienne)
La tension reste très vive dans la région d’Ersal, théâtre de violents combats entre les Jihadistes du Front al-Nosra associé aux fondamentalistes de l’Etat Islamique et les soldats de l’armée libanaise.
On sait que l’armée libanaise avait subi un sérieux revers au début de l’affrontement. Celui avait été déclenché par l’arrestation « fortuite » d’un chef jihadiste, à un barrage de l’armée. Des soldats auraient été enlevés après avoir abandonné leurs positions sous la pression des combattants islamistes ou auraient déserté pour les rejoindre. On ne sait pas trop. Un grand nombre de questions sont soulevées néanmoins par cette affaire. Qui avait renseigné l’armée sur l’identité de ce Jihadiste, Imad Jomaa, arrêté alors que celui-ci semblait avoir pris l’habitude, depuis deux ans, de franchir les barrages de l’armée positionné dans la région d’Ersal sans être inquiété outre mesure. On prétend que le « tuyau » venait du Hezbollah, et était destiné à piéger l’armée libanaise et la forcer à se joindre au Hezbollah dans sa bataille contre les fondamentalistes sunnites. Autre question : Si ces militaires ont déserté, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette unité avait une seule couleur communautaire ? Pourquoi, enfin, est-on toujours dans l’ignorance de l’identité des déserteurs ?
Le sort de ces prisonniers de la bataille d’Ersal est aujourd’hui l’objet d’âpres discussions entre l’association des oulémas musulmans, les Jihadistes et l’armée libanaise.
Dernière question : Le commandement militaire libanais avait-il pris suffisamment de mesures pour protéger les militaires et empêcher l'effondrement de leurs positions durant les premières heures de la bataille, et pourquoi, par exemple, les soldats de l'armée sont restés de dix heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, sans renfort et sans que rien ne soit tenté pour leur porter assistance ?
Il semble que peu de choses aient changé depuis cet affrontement. Le passage d’al-Hosn est toujours accessible sans aucun contrôle de l’armée libanaise aux Jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique (Daech) qui peuvent ainsi passer du Liban à la Syrie ou vice et versa.
Aujourd’hui, les négociations pour la libération des militaires libanais sont dans l’impasse. Et le Front al-Nosra a haussé le ton et proféré des menaces à l’encontre des soldats. Accusant les négociateurs de ne pas respecter leurs promesses, ils menacent de diffuser bientôt une video dans laquelle deux  soldats libanais exhorteront  l'Etat à répondre à leurs  demandes sinon un soldat sera exécuté toutes les 48 heures. Et pour marquer sa détermination, le Front al-Nosra a chassé  les membres de l’Association des oulémas musulmans d’Ersal, «parce que l’Association  nous a trahis», a déclaré l’Emir d’al-Nosra  pour la région du Qalamoun,  Abu Malik Talli.
Le chef du Front al-Nosra affirme avoir suffisamment fait pour montrer sa bonne volonté dans les négociations.  « Nous avons remis à la  délégation des soldats. Ensuite, nous leur avons donné encore et encore, puis nous avons remis à Cheikh Moustafa plusieurs militaires sans échange. Tous les militaires que nous avons remis en liberté sont  un signe de bonne volonté de notre part et de bonnes intentions. Paradoxalement,  l'État libanais ne nous a rien offert»,a-t-il affirmé.
De son côté, l’Etat Islamique (Daech) cherche à gagner du temps, afin d'acheminer plus de renforts à Ersal et n'a en fait aucune  intention de négocier.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

Commentaires

Croyons nous sincèremment que les USA veulent totalement éradiquer l EIIL ?

J ai des doutes .

Car l EIIL et son Califa Machin Ibrahim ne sont pas tout de même ni des "Martiens" folkloriques ni des "soucoupes volantes" venus d une autre planète ou de nulle part un bon matin ou de la dernière pluie..

L EIIL a commis des horribles crimes en Syrie (crucifier des chrétiens et entterrer vivants des autres ...) depuis plus que 18 mois mais personne n a ni vu ni a été ému. Ses armes en Syrie, fournies par les USA, la France, l Allemagne ont transité vers l Irak. De surcroît, les seules 2 autres frontières perméables comme des passoires sont celles avec la Turquie et la Saoudie. Les armes ont certainement transité aussi par ces deux pays et les services secrets américains le savaient ( leurs satellites aussi ainsi que via les renseignements israeliens , article publié sur ce site pour les info israeleinnes à ce sujet).

Est ce qu aujourd hui, l ASL, Al Nosra la Fabuisienne, Al Qaida, l EIIL ou Daech ou l ISIS ne sont pas les mêmes acteurs d un film hollwyoodien macabre, même scénario: même but, mêmes nourrissiers, mêmes déngénérés car la mort par eux est la même sauf que l exécutant change de casquettes . Pire encore, Fabuis/Hollande "différencient entre les assassins hard (Extrêmistes Radicaux) et des assassins modérés voire Soft ou Mild..Foutaises...""

Écrit par : Natacha | 22/08/2014

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