17/06/2014

Risques sur les livraisons de pétrole

La guerre en Irak – un risque sur la production pétrolière
La guerre en Irak fait peser de gros risques sur la production pétrolière du pays.
Il était prévu que l’Irak augmente sa production de pétrole de 1,28 million de barils par jour d’ici 2019. Mais c’était compter sans la guerre qui fait rage dans les régions sunnites.

Fermeture de la raffinerie de Baïdji, les étrangers évacués
On apprenait, d’ailleurs, ce mardi 17 juin, que la direction de la raffinerie de Baïdji, la plus grande d'Irak, avait décidé la fermeture du site et l'évacuation du personnel étranger par mesure de sécurité.
Située entre Mossoul et Tikrit, deux villes tombées aux mains des insurgés sunnites qui contrôlent désormais une grande partie du nord de l'Irak, la raffinerie est encerclée depuis la semaine dernière par les combattants de l’EIIL appuyés par les combattants des tribus sunnites.

Inquiétude pour d’autres pays de l’OPEP
La production dans d'autres pays de l'OPEP, comme la Libye et l’Arabie saoudite, soulève aussi des interrogations en raison des inquiétudes sur leur sécurité. Ces inquiétudes découragent les grandes sociétés pétrolières de poursuivre leurs investissements.

Une demande mondiale de pétrole en progression
La demande de pétrole va continuer à croître de 1,3% par an dans les années à venir,  selon les estimations de l'AIE (Agence Internationale de l’Energie), pour atteindre 99,1 millions de barils/jour en 1019.

Deux conséquences
1 - Les Etats-Unis vont être confirmés dans la justesse de leur décision stratégique de développer l’exploitation du pétrole de schiste (Light tight oil) dans les années à venir. On s’attend à ce qu’ils deviennent exportateurs de pétrole au niveau de 5 millions de barils/jour soit le double du volume de 2013. La crise vient d’ailleurs à point nommé car les premières mises en exploitation s’étaient révélées plus difficiles que les experts l'avaient prévu. L’AIE prévoit que d’autres pays suivent l’exemple américain et se mettent à exploiter le pétrole de schiste, tel que le Canada, la Russie et l’Argentine.
2 – Les risques sur la production pétrolière et le conflit entre l’Ukraine et la Russe rendent l’Iran plus fréquentable, tout au moins du point de vue américain. Cela devrait modifier beaucoup de rapports de force dans la région du Moyen orient. Ceci est d’autant plus plausible que les Etats-Unis et l’Iran ont un ennemi commun : le jihadisme international.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

12:45 Publié dans Etats-Unis, Irak, Pétrole | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

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