08/06/2014

Exercices des forces iraniennes de défense aérienne : De nouveaux radars et missiles testés

Exercices Misbah al-Hoda
Le 7 juin, le général Ali Reza Sabbahifard, commandant adjoint de la base "Khatam al-Anbiya, a déclaré que des tests ont été effectués dans le cadre d’un exercice baptisé « Misbah al-Hoda »(« Lumière Divine »).
Au cours de l'exercice, qui avait pour centre l'île de Kish, dans le golfe arabo-persique, les défenses aériennes ont pu tester, dans un environnement proche des combats réels, de nouveaux missiles anti-aériens, des radars et des systèmes d’artillerie  .
"Ainsi, nous avons pu non seulement évaluer de nouveaux modèles d'armes, mais aussi avoir un aperçu du degré réel de préparation des forces de défense aérienne du pays", a déclaré le général Sabbahifarda à ITAR-TASS.

Système de commande et de contrôle Basir
Rappelons que fin mai 2014, sur la base de "Khatam al-Anbiya," les spécialistes militaires iraniens avaient déjà présenté leurs derniers équipements derniers : le système de commande et de contrôle "Basir" ("perspicace") et l’installation radar "Matla-ul-Fajr" ("aube commence").
"Basir" est capable de recevoir des informations de radars fixes et mobiles, y compris militaires et civils, des observatoires et autres centres de commandement. Sur la base de ces données, les systèmes de défense terrestre et aérienne ont la possibilité de fonctionner en mode autonome.
Cela permet une grande mobilité sur terrain accidenté et une faible vulnérabilité aux cybers attaques. Le cryptage du réseau permet de l’utiliser en toute sécurité. Il  est possible d’utiliser les lignes de communication civiles ce qui lui permet ce qui lui permet théoriquement de poursuivre l’identification des cibles même si le système a été la cible d’une cyber attaque.

Radar Matla-ul-Fajr
"Matla-ul-Fajr" permet d’échanger aussi bien des  ordres vocaux comme des informations avec d'autres centres du système de défense anti-aérienne. Ce système multi-niveaux permet d’améliorer la détection des cibles et la précision de l'action.

Remarques
Les Iraniens savent parfaitement qu’en cas de conflit, les cybers attaques réduiront rapidement à néant leurs systèmes intégrés de défense. C’est pourquoi ils cherchent à mêler les réseaux militaires aux réseaux civils pour ralentir l’effet des attaques de leurs ennemis. L’objectif est de faire durer le conflit pour pouvoir clamer victoire. Camoufler des systèmes militaires dans la société civile est une tactique vieille comme le monde et rend l’attaque plus difficile.  On peut citer l’exemple du virus Stuxnet contre les équipements nucléaires iraniens, à la fin de l’année 2010. Ce virus avait, certes, atteint les ordinateurs de la centrale nucléaire de Busher, mais il avait également infecté plus de 30 000 ordinateurs civils à travers le monde, ce qui démontre la difficulté à mener des attaques ciblées lorsque des réseaux civils sont mêlés aux réseaux militaires.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

08:33 Publié dans Hormuz, Iran | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

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