Ali Khamenei

  • L’Iran compte redémarrer le réacteur à eau lourde d’Arak

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    Salehi Ali Akbar.jpgL’Iran a l’intention de relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré dimanche le chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna.
    Isna cite un parlementaire qui a participé à la réunion pendant laquelle Ali Akbar Salehi (photo ci-contre) a fait cette annonce.
    Un réacteur à eau lourde peut servir à produire du plutonium de qualité militaire utilisé dans la confection d’une bombe atomique.
    Rappelons que la mise hors service de l’usine d’Arak était l’une des conditions de la levée des sanctions économiques contre l’Iran après la signature de l’accord sur le sort du programme nucléaire iranien en 2015.
    Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s’était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le coeur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
    Cependant, les documents des services de renseignements allemands montrent que cela n’a pas été fait, contrairement à la déclaration de l’AIEA.
    Une affirmation également contredite par Salehi lui-même qui avait reconnu que Téhéran n’avait pas arrêté ses activités nucléaires dans le réacteur Arak, même après l’accord conclu en 2015 avec les puissances mondiales.
    Salehi a justifié la poursuite de ces activités en violation de la lettre et de l’esprit de l’accord affirmant qu’elles étaient conformes aux instructions de Khamenei, qui a toujours affirmé qu’il était impossible de faire confiance aux Américains et aux Européens et que « nous devons être préparés à toutes les possibilités ».
    Mais depuis la décision prise l’an dernier par Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Vienne et de rétablir les sanctions contre l’Iran, la République islamique a officiellement commencé à revenir sur ses propres engagements, notamment en dépassant le seuil maximal d’enrichissement de l’uranium qui lui avait été imposé.
    Le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété mardi que Téhéran continuerait à s’affranchir de ses engagements en reprochant aux pays européens signataires de ne pas respecter les leurs.

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  • Les forces pro-régime ont repris Boukamal, la dernière ville aux mains de l'EI en Syrie

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    Syrie 
    Boukamal
    Les forces pro-régime ont repris Boukamal, la dernière ville aux mains de l'EI en Syrie
    L'armée syrienne et ses alliés ont repris la localité de Boukamal, dernier bastion urbain de l'Etat islamique (Daech) en Syrie, a annoncé mercredi 8 novembre un commandant de l'alliance soutenant le président Bachar el-Assad.
    La reconquête de la ville de la province de Deir ez-Zhor, frontalière de l'Irak, a notamment été menée par des centaines de combattants du Hezbollah et des forces de Mobilisation populaire (Hached al-Chaabi), puissante coalition de milices chiites irakiennes armées et entraînées par l'Iran, a-t-il précisé. "Le dernier bastion de Daech, Boukamal, a été libéré", a déclaré cet officier étranger. Le Hezbollah a été "le socle de cette bataille", a-t-il ajouté.
    Dans notre newsletter du 8 novembre, nous avions rapporté que des combattants des Hached al Chaabi avaient pour la première fois franchi la frontière pour participer à l'offensive.   
    Les combats se poursuivent à la périphérie de la ville
    L'Armée Arabe Syrienne (AAS) tentent à présent de consolider leur présence dans la ville, la sécuriser en recherchant les jihadistes qui pourraient encore s'y trouver et procéder au déminer. L'armée est dans Boukamal mais les jihadistes ne sont pas loin. Ils contrôlent certains points dans la zone désertique au nord de la ville et pourraient utiliser un vaste réseau de tunnels souterrains pour mener des contre-attaques. D'ailleurs, au cours de la journée du 9 novembre, les troupes pro-gouvernementales ont été engagées dans divers affrontements dans la région de Boukamal.  
    L'armée syrienne a libéré la base aérienne de Hamdan au nord de Boukamal
    L'armée arabe syrienne, soutenue par des forces alliées, a attaqué les positions de l'État islamique sur la base aérienne (désaffectée) de l'académie militaire de Hamdan, au nord de Boukamal.  (Voir plus bas à "rappel pour la base aérienne de Hamdan - un fiasco américain") 
    L'Iran s'enorgueillit de la "ligne de résistance" allant de Téhéran à Gaza
    L'intervention de plus en plus ostensible de l'Iran et de ses alliés dans le conflit syrien rend furieux les puissances sunnites voisines, dont l'Arabie saoudite qui a accusé ces derniers jours Téhéran de déstabiliser la région.
    En pied de nez à Riyad, Ali Akbar Velayati, principal conseiller du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a vanté mercredi lors d'une visite à Alep les bienfaits de la "ligne de résistance" chiite allant de Téhéran à la bande de Gaza en passant par l'Irak, la Syrie et le Liban.
    La chute de Boukamal met pratiquement fin à l'existence territoriale de l'Etat islamique 
    Ces derniers mois, l'EI a subi revers après revers en Syrie et en Irak où il ne reste désormais aux forces irakiennes qu'à s'emparer de la localité de Rawa et des environs désertiques dans la province occidentale d'al-Anbar, frontalière de la Syrie, pour en finir avec les jihadistes en Irak.
    En Syrie, la chute de Boukamal met pratiquement fin à l'existence territoriale de l'Etat islamique. Daech ne contrôle plus en Syrie que quelques petites localités et des zones désertiques dans la province de Deir ez-Zhor.
    L'EI s'était emparé de la quasi-totalité de Deir ez-Zhor et de sa province riche en pétrole en 2014, profitant du chaos engendré par la guerre en Syrie.    
    Mais malgré ses défaites, l'EI parvient à frapper en menant des attentats sanglants. Samedi 5 novembre, au moins 75 civils ont été tués dans un attentat à la voiture piégée commis par le groupe jihadiste dans la province de Deir ez-Zhor. 
    La défaite de l'EI en Syrie ne met pas fin à la guerre  
    La défaite du groupe jihadiste ne marque pas, cependant, la fin du conflit en Syrie, dont le président Bachar el-Assad a promis la reconquête de l'ensemble du territoire, un credo repris mercredi par Ali Akbar Velayati. Les forces gouvernementales syriennes, également appuyées par l'aviation russe, ont désormais face à elles plusieurs groupes armés soutenus par les Etats-Unis et la Turquie, notamment les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui contrôlent plus d'un quart de la Syrie. Une proche conseillère de Bachar el-Assad a déclaré que les troupes américaines et turques présentes en Turquie étaient des forces d'invasion.
    Le conflit en Syrie a laissé le pays exsangue
    Le conflit en Syrie a laissé le pays exsangue et morcelé entre différents belligérants dont certains étrangers venus en renfort de camps adverses. Il a fait plus de 330.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil. 
    Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats dans la province de Deir ez-Zhor, nombre d'entre eux vivant dans des conditions difficiles dans des camps installés dans le désert. Selon Linda Tom, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) à Damas, quelque 120.00 personnes ont été déplacées ces dernières semaines.   

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com