13/02/2018

Abou Bakr al-Baghdadi, l'émir autoproclamé de Daech est en Syrie, blessé et incapable d'assurer son commandement

FRONTLIVE CHRONO 
Mardi 13 février 2018 
Articles mis sur le site Frontlive-Chrono le 13 février 2018 :
  
Egypte : 38 jihadistes tués, 526 arrêtés; y compris des étrangers - Cliquer ici pour lire l'article (abonnés Frontlive Chrono) 
Egypte : L'assassin d'un prêtre copte condamné à la pendaison - Cliquer ici pour lire l'article (abonnés Frontlive Chrono) 
Irak : Une position de l'armée turque attaquée au Kurdistan irakien - Cliquer ici pour lire l'article (abonnés Frontlive Chrono)
Irak : Le ministère irakien de l'Intérieur affirme qu'Abou Bakr al-Baghdadi (chef de l'EI) est en Syrie - Pour lire l'article, cliquer ici (abonnés)  
Syrie : Résumé des activités militaires du 13 février 2018 -  Cliquer ici
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Syrie : L'unité d'élite Tiger Forces déployée dans la Ghouta orientale - Cliquer ici pour lire l'article (abonnés Frontlive Chrono)
Syrie : l'EI n'a plus de présence dans la province d'Edleb - Cliquer ici pour voir l'article (abonnés) 
 
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Jean René Belliard
Groupe Ptolémée : +33757910350 

 

10/11/2017

Abou Bakr al-Baghdadi signalé à Boukamal lors de la chute de la ville, selon les médias du Hezbollah

Syrie 
AbouBakerBaghdadi
Abou Bakr al-Baghdadi signalé à Boukamal lors de la chute de la ville, selon les médias du Hezbollah
La présence du chef de l'Etat islamique (Daech), Abou Bakr al-Baghdadi, a été signalée à Boukamal lors des combats ayant permis aux forces gouvernementales syriennes et à leurs alliés de reprendre la ville aux combattants de Daech, rapporte vendredi un organe de propagande militaire du Hezbollah.
Aucune source n'a été fournie à l'appui de cette information avancée par le parti chiite libanais et il n'a pas été précisé si le dirigeant de l'EI, plusieurs fois donné pour mort ces derniers mois, avait été capturé lors de l'opération.
"Aucune information digne de publication" pour le commandement américain 
Le commandement de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a dit vendredi n'avoir "aucune information digne de publication" concernant le sort du chef de l'EI.
Le dernier signe de vie du calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi est un enregistrement audio rendu public en septembre dans lequel il exhortait ses partisans à tenir bon et poursuivre le combat malgré les revers enregistrés ces derniers mois.
La Syrie a proclamé jeudi sa victoire totale sur l'EI, la prise de Boukamal marquant selon Damas "l'effondrement du projet de l'organisation terroriste Daech".
Toutefois, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté, vendredi 10 novembre, que les jihadistes de l'EI avaient contre-attaqué et repris la moitié de la ville.
 
Boukamal 
L'Etat islamique contre-attaque et reprend près de 50% de Boukamal
Les jihadistes de l'Etat islamique (Daech) ont mené une contre-offensive et repris près de la moitié de Boukamal au lendemain de son éviction de cette ville syrienne, la dernière qu'il contrôlait dans le pays, rapporte vendredi 10 novembre l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"L'EI a contre-attaqué dès jeudi soir et a repris plus de 40% de la ville de Boukamal", dans l'est syrien, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.  
Après une opération éclair, l'armée syrienne et les alliés avaient chassé le groupe ultraradical jeudi de cette ville. "Mais les jihadistes sont entrés de nouveau et ont repris de nombreux quartiers dans le nord, nord-est et nord-ouest" de la ville proche de l'Irak, précise M. Abdel Rahamane. "L'EI essaie de défendre son dernier bastion" urbain en Syrie, indique-t-il, assurant que de "violents combats" s'y déroulaient.
Dernières infos concernant la situation militaire à Boukamal  
L'Armée Arabe Syrienne (AAS) et le Hezbolalh luttaient toujours, dans la soirée du 10 novembre,  pour s'assurer le contrôle de la totalité de la ville Boukamal. Les affrontements ont lieu actuellement dans la région de Jalaa et au nord de la ville. Des sources proches des jihadistes affirment même que les forces gouvernementales  ne contrôleraient que la  partie sud de Boukamal.
Comme on l'a précisé lors de notre précédente newsletter, les jihadistes disposent d'un vaste réseau de tunnels souterrains dans la région et dans la ville. Ce réseau de tunnels permet aux combattants de Daech de surgir à l'improviste pour mener des contre-attaques même dans les parties libérées de la ville.
Les félicitations du ministère russe de la Défense à son homologue syrien pour la libération de Boukamal risquent par conséquent d'être légèrement prématurées. 

Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com

08/11/2017

L'Etat islamique fait l'éloge posthume d'un membre important du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) tué en Irak

Ouzbékistan 
MIO
L'Etat islamique fait l'éloge posthume d'un membre important du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) tué en IrakAbdul-Hakim-al-Tatari.png
Dans la dernière parution de son bulletin Al Naba, l'Etat islamique a fait l'éloge d'un combattant tatare russe mort en combattant à Baiji, en Irak, quelques jours seulement après son arrivée sur le champ de bataille.
Avant de rejoindre l'État islamique, ce jihadistes avait fait une longue carrière au sein du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan (MIO.  
Un Tatar âgé de 53 ans 
Selon le bulletin, Abdul Hakim al Tatari était âgé de 53 ans, ayant femme et enfants. Il avait rejoint le MIO il y a près de 15 ans après avoir quitté la Russie. On ne sait pas de quelle région de Russie il était originaire, cependant, sa kunya suggère qu'il était d'ethnie Tatar.
La plupart des Tatars de Russie vivent au Tatarstan et au Bachkortostan. 
Selon Al Naba, al-Tatari
aurait combattu aux côtés du MIO dans les zones tribales pakistanaises avant de rejoindre l'État islamique en 2015 avec une grande partie du groupe. 
L'émir du MIO, Usman Ghazi, avait fait allégeance à Abou Bakr al Baghdadi et  rejoint le groupe jihadiste Wilayat Khorasan, appartenant à l'Etat islamique. Peu après avoir rejoint l'État islamique, les partisans de Ghazi s'étaient joints à d'autres combattants de l'État islamique dans la province de Zabul, en Afghanistan, s'affrontant aux Talibans. Beaucoup de membres de l'Etat islamique, parmi lesquels Ghazi, ont été tués au cours d'affrontements avec les talibans. Mais des dissidents du MIO sont toujours en Afghanistan et se battent aux côtés des Talibans et d'al-Qaïda.
A noter que le chef du Parti Islamique du Turkistan critique le califat "illégitime" de l'Etat islamique et la faction du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan qui a rejoint l'EI. 
Peu de temps après avoir rejoint Wilayat Khorasan, Al Tatari a gagné la Syrie avec sa femme, ses enfants et d'autres membres du groupe. Pour gagner la Syrie, le groupe est passé par le Waziristan, au Pakistan, en Afghanistan, puis de nouveau au Pakistan avant d'entrer en Iran et en Turquie.
De Turquie, Tatari est entré en Syrie après un voyage de deux mois. 
Le groupe a payé environ 2 000 $ par personne pour faire le voyage et payer les documents nécessaires.
Le groupe aurait changé de véhicules près de 50 fois et marché pendant des dizaines de kilomètres. 
Selon Al Naba, Al Tatari a demandé à être transféré en Irak quatre jours après son arrivée en Syrie et a rejoint les jihadistes combattant dans la ville de Baiji. C'est là qu'il a été tué au combat.
Le bulletin ne donne pas la date exacte de sa mort, mais la ville a été reprise par l'armée irakienne et diverses milices soutenues par l'Iran en octobre 2015. 
Al Naba a déjà publié la nécrologie de plusieurs militants morts en Irak ou en Syrie. Par exemple, Abou Omar al Turkistani, ancien commandant du Jihad islamique, tué par la frappe d'un drone américain en Syrie après avoir rejoint une unité d'Asie centrale affiliée à al-Qaïda à Edleb.