Abdelaziz Bouteflika

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

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  • Algérie : un ex-premier ministre de Bouteflika élu président – Manifestations de protestation et répression

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    Abdelmadjid Tebboune, un ex-premier ministre du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a été élu dès le premier tour pour lui succéder à la tête de l’Algérie, a annoncé vendredi l’Autorité nationale des élections (Anie) au lendemain d’un scrutin massivement boudé par la population.
    M. Tebboune, 74 ans, a recueilli 58,15% des suffrages, a indiqué le président de l’Anie, Mohamed Charfi.
    Abstention record
    Le scrutin a été marqué par une abstention record et boycotté par un « mouvement » (« Hirak ») de contestation populaire inédit en Algérie depuis l’indépendance en 1962. Cet ancien Premier ministre de M. Bouteflika devance l’islamiste Abdelkader Bengrina (17,38%) puis Ali Benflis (10,55%), Azzedine Mihoubi (7,26%) et Abdelaziz Belaïd (6,66%), tous proches ou alliés de l’ancien président. Sa victoire a été accueillie avec des youyous et les cris de « Peuple et armée avec Tebboune » à son QG de campagne à Alger.Les résultats définitifs seront publiés entre le 16 et le 25 décembre, après examen d’éventuels recours.
    « Le Hirak continue »
    Au moment de la proclamation des résultats, les partisans du « Hirak » sont descendus en masse dans les rues à Alger après la prière du vendredi, pour la 43e fois depuis le déclenchement de la contestation le 22 février. Aucun des cinq candidats n’avait trouvé grâce à leurs yeux, considérés comme des purs produits d’un régime abhorré et dont ils étaient la caution.

     

     

     


    Le nom du vainqueur n’a aucune importance pour Saïd 32 ans, ingénieur venu de Bouira, à une centaine de km de route de la capitale. « J’ai manifesté hier à Alger et j’y ai passé la nuit pour remanifester aujourd’hui et dire qu’on ne reconnaît pas leur vote et leur président », explique-t-il à l’AFP sur un marché.
    « Les résultats ? On leur a ajouté de la levure pour qu’ils augmentent. La saison 2 du +Hirak+ va commencer mais il faut que l’on soit mieux organisé », renchérit Farida, une retraitée sexagénaire.
    Et sur Twitter le hashtag du jour est « Le Hirak continue » alors que démarre une campagne sur le thème : « Tebboune n’est pas mon président ».
    L’Anie a légèrement revu le taux de participation à 39,83%, le plus faible de l’histoire des scrutins présidentiels pluralistes en Algérie. Il est inférieur de plus de 10 points à celui du précédent scrutin – le plus faible jusqu’ici -, qui en 2014 avait vu la 4e victoire de M. Bouteflika.
    Morne dans de nombreux bureaux de vote, la journée de jeudi avait été dominée à Alger par une imposante démonstration du « Hirak » bravant à nouveau un important déploiement policier pour défiler en masse.
    « Sursaut patriotique »
    Les contestataires continuent d’exiger la fin du « système » aux manettes depuis l’indépendance en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des 20 ans de présidence Bouteflika.
    « Le peuple n’a pas voté. Le peuple a toujours été mis de côté. On nous a muselé depuis l’indépendance. On nous a spolié notre indépendance. Hier on a reçu des coups. Les femmes, les vieux ont été frappés. On va continuer jusqu’au départ du système », avertit Djamila, la soixantaine, qui exerce une profession libérale.
    Après une première tentative d’élection avortée en juillet, le haut commandement de l’armée, pilier du régime, ouvertement aux commandes depuis la départ de M. Bouteflika, a tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle, qui a aggravé la situation économique.
    Visage de ce haut commandement, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, assurait depuis des semaines que la participation serait « massive ».
    Très affaibli physiquement, le président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a voté par procuration via son frère Nacer, suscitant des commentaires ironiques ou irrités sur les réseaux sociaux.
    Mercredi, des personnalités proches du « Hirak » avaient exhorté les contestataires à ne pas « répondre aux provocations », à « ne pas empêcher l’exercice par d’autres citoyens de leur droit à s’exprimer librement » — un mot d’ordre respecté à Alger.
    Le vote s’est déroulé sans incident majeur à travers le pays sauf dans la région traditionnellement frondeuse et majoritairement berbèrophone de Kabylie, théâtre de sérieux troubles.
    « Le nouveau président aura la lourde charge de veiller à la satisfaction des attentes des citoyens qui ont dicté, par un sursaut patriotique à la mesure des défis, la marche en avant », prévient vendredi le quotidien gouvernemental El Moudjahid, un des rares titres à paraître le vendredi, premier jour de weekend.

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  • Algérie : 18 manifestants écroués pour avoir manifesté avec un drapeau berbère

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    Dix-huit manifestants algériens ont été écroués dimanche pour « atteinte à l’unité nationale », deux jours après avoir été interpellés en possession d’un drapeau berbère lors d’un rassemblement contre le régime, où seul les drapeaux algériens sont désormais autorisés, ont indiqué leurs avocats.
    Treize manifestants ont été incarcérés après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal de Sidi Mhamed, dans le centre d’Alger, a indiqué à l’AFP l’avocat et défenseur des droits humains Me Noureddine Benissad.
    Cinq autres manifestants ont été incarcérés après leur audition par un juge d’instruction du tribunal de Bab El Oued, quartier populaire d’Alger, selon un de leurs avocats, Me Karim Heddar.
    Tous sont poursuivis pour « atteinte à l’unité nationale », ont précisé les deux avocats, un délit pour lequel ils encourent dix ans d’emprisonnement.
    Ces poursuites « n’ont aucun fondement légal », a dénoncé Me Benissad.
    D’après la télévision officielle, un juge d’instruction du tribunal de Béjaïa (nord) a ordonné le placement en détention préventive d’un autre manifestant poursuivi pour « avoir déchiré le drapeau algérien ».
    Les 18 protestataires écroués avaient été interpellés vendredi lorsque « les forces de police saisissaient les emblèmes en possession des manifestants autres que le drapeau national », selon la télévision officielle.
    Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Sidi Mhamed durant l’audition des manifestants, aux cris de « Y’en a marre de ce pouvoir, y’en a marre des généraux », a constaté un journaliste de l’AFP.
    « Le seul tort de ces manifestants est d’avoir brandi l’emblème de l’identité amazighe », a fustigé Said Ouhams, venu protester devant le tribunal.
    Malgré les avertissements du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui avait prévenu que seules les couleurs nationales seraient désormais autorisées dans les cortèges, de très nombreux drapeaux berbères sont apparus vendredi lors des manifestations à Alger, à côté des drapeaux algériens.
    Homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, le général Gaïd Salah avait averti mercredi que les forces de l’ordre avaient reçu des consignes afin de s’assurer qu’aucun autre drapeau que « l’emblème national » ne serait brandi dans les manifestations.
    Même s’il ne l’a pas cité nommément, les Algériens ont compris qu’il visait le drapeau de la minorité berbère, dont les revendications identitaires, longtemps ignorées voire réprimées par les autorités, est un sujet extrêmement sensible en Algérie.
    Après avoir obtenu le départ de M. Bouteflika, les manifestants réclament désormais celui de tous ses anciens fidèles encore aux commandes, et refusent que soit mise en avant toute autre revendication, notamment identitaire.