23/09/2017

Turquie : Le Parlement turc renouvelle le mandat permettant l'envoi de troupes en Irak et Syrie

Turquie
 
Le Parlement turc renouvelle le mandat permettant l'envoi de troupes en Irak et Syrie
Le Parlement turc a prolongé d'un an, samedi 23 septembre, le mandat qui permet à l'armée d'intervenir en Irak et en Syrie, à deux jours d'un référendum d'indépendance au Kurdistan irakien auquel Ankara s'oppose fermement.
La résolution déposée par le gouvernement réclamant une extension de ce mandat pour faire face aux "menaces", citant notamment les "projets séparatistes illégitimes", une référence au scrutin des Kurdes d'Irak, a été approuvée lors d'une session parlementaire extraordinaire, a indiqué l'Assemblée nationale turque sur son compte Twitter.
 
 
La Turquie envoie de nouveaux renforts sur ses frontières avec la Syrie
Photo Burak Milli
Des renforts militaires turcs supplémentaires sont arrivés, samedi 23 septembre, dans la région d'Iskenderun dans la province de Hatay, frontalière avec la Syrie.
Un train de marchandises chargé de véhicules et d'ambulances militaires est arrivé à la gare d'Iskenderun.
Les renforts militaires ont été envoyés au milieu de mesures sécuritaires strictes, et vont œuvrer à renforcer les unités basées sur les frontières avec la Syrie.
Il est à noter que l'armée turque a envoyé durant les jours précédents des renforts militaires vers ses unités déployées tout au long des frontières avec la Syrie dans les provinces de Kilis et de Hatay dans le sud du pays.
 
La Turquie renforce ses manœuvres militaires près des frontières avec l'Irak
L'Etat-major turc a annoncé, samedi 23 septembre, le renforcement de ses manœuvres militaires dans la région de Silopi-Khabur, près des frontières irakiennes.
Il a affirmé, dans un communiqué, que la deuxième étape des manœuvres militaires dans ladite région se poursuivait avec la participation d'unités militaires supplémentaires.
Les forces armées turques ont lancé des vastes manœuvres militaires, lundi dernier dans la région de Silopi-Khabur dans la province de Charnaq (sud-est).
Ces manœuvres interviennent simultanément avec la poursuite des opérations de lutte contre le terrorisme dans la région frontalière avec l'Irak, selon le communiqué de l'Etat-major turc.
Mais tous les observateurs s'accordent pour penser que le gouvernement turc cherche ainsi à intimider la population kurde irakienne à la veille d'un référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien prévu le 25 septembre.
 
Jean René Belliard
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22/09/2017

Irak : Les forces irakiennes à ash-Shirqat, un fief de l'EI sur la route de Hawija

Irak 
Charqat
Les forces irakiennes à ash-Shirqat, un fief de l'EI sur la route de Hawija
Les forces gouvernementales irakiennes sont parvenues vendredi 22 septembre au centre d'ash-Shirqat, une localité tenue par les jihadistes de l'Etat islamique. Ash-Shirqat était le premier objectif de l'offensive lancée jeudi pour reprendre la poche de Hawija, une des deux poches encore contrôlées par Daesh en Irak.
Ash-Shirqat se trouve à 30 km au nord-ouest du principal objectif des forces irakiennes dans le nord de l'Irak: Hawija, une localité tombée aux mains de l'EI en juin 2014.
Vidéo :
Cette vidéo mise en ligne par le Hashed al-Shaabi (milices chiites) montrent les forces pro-gouvernementales (ici lesæ miliciens chiites) entrant à ash-shirqat:
https://www.youtube.com/watch?v=qCmyJ9pJF-k&feature=y...
Les forces irakiennes ont enlevé les drapeaux des jihadistes, ont obligé des hommes à se dévêtir pour voir s'ils ne cachaient pas d'armes tandis que d'autres civils dansaient et des femmes poussaient des youyous, selon un vidéaste de l'AFP.
Les forces impliquées dans l'opération visant à reprendre ash-Shirqat et Hawija sont l'armée, la police fédérale, des forces d'intervention rapide et les forces paramilitaires du Hached al-Chaabi, une coalition de milices majoritairement chiites et souvent soutenues par l'Iran.
Le chef des opérations dans ce secteur, le général Abdel Amir Yarallah, avait fait état jeudi de la reprise de 20 localités près d'ash-Shirqat.
Les forces gouvernementales ont également sécurisé la route de Makhmur-al-Mahmudiah au nord de la rivière Al-Zab.
Trois ans après l'offensive-éclair qui avait permis aux jihadistes de s'emparer d'un tiers de l'Irak et de près de la moitié de la Syrie, leur territoire se réduit comme peau de chagrin.
Outre Hawija, les jihadistes contrôlent encore trois localités dans la province d'al-Anbar, dans l'ouest du pays: Anah, Rawah et surtout al-Qaïm, tout près de la frontière syrienne.
Un officier supérieur irakien dans la région a indiqué à l'AFP que les forces irakiennes s'étaient emparés jeudi de la ville d'Anah et poursuivaient leur offensive.

Sinjar
Des affrontements ont éclaté entre miliciens yézidis du PKK et miliciens chiites près de Sinjar (Shingal)
(De notre correspondant en Irak
Des affrontements armés ont éclaté, vendredi 22 septembre, entre des membres Yézidis des unités de protection de Shingal (YBS) et les miliciens arabes chiites du Hashed al-Shaabi près de Shingal.   
Le Hashed al-Shaabi est une coalition de milices majoritairement chiites dont nombre d'entre elles sont soutenues par l'Iran.  
Le YBS est une force armée formée par le PKK pour protéger les zones Yezidi, près de Khanasour, l'objectif du PKK étant de sécuriser la frontière toute proche avec la Syrie.
Les affrontements ont débuté lorsque des miliciens du Hashed al-Shaabi ont tenté de traverser un territoire contrôlé par le YBS
Les combats auraient fait jusqu'ici deux morts du côté YBS et trois du côté Hashed al-Shaabi. Par ailleurs, sept autres combattants Hashed al-Shaabi auraient été blessés.
Le commandant des Peshmerga dans la région, Qasim Darbo, a exhorté toutes les forces militaires présentes dans la région à éviter de tels affrontements. Sinjar ne doit pas devenir un champ de bataille pour les conflits d'autrui, a-t-il ajouté.
 
Jean René Belliard

 

21/09/2017

Syrie : Moscou avertit Washington après des tirs de rebelles soutenus par les USA contre les forces du régime

Syrie 
DeirezZhor
Moscou avertit Washington après des tirs de rebelles soutenus par les USA contre les forces du régime
La Russie a accusé, jeudi 21 septembre, les rebelles syriens appuyés par Washington d'avoir ouvert le feu contre les troupes gouvernementales près de Deir ez-Zhor et averti les militaires américains qu'un nouvel incident du même type entraînerait une riposte.
"Les troupes syriennes ont été victimes à deux reprises de tirs nourris d'artillerie et de mortier depuis des positions situées sur la rive orientale de l'Euphrate, où se trouvent des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des forces spéciales américaines", a déclaré le général Igor Konachenkov de l'armée russe, cité dans un communiqué.
Selon le général, des militaires des forces spéciales russes se trouvent actuellement aux côtés des troupes de Bachar el-Assad dans les zones qui ont été prises pour cible.
Les endroits d'où proviennent les tirs seront frappés immédiatement, avertit Moscou
Moscou a informé un haut représentant de l'armée américaine via un canal de communication au Qatar que, désormais, "les tentatives de tirs provenant des zones où se trouvent les combattants des FDS seront stoppées immédiatement". "Les endroits d'où proviennent les tirs dans ces zones seront immédiatement frappés à l'aide de tout l'équipement militaire disponible", a-t-il averti.
La Russie avait déjà accusé mardi les groupes rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis de prendre pour cible les forces de Bachar el-Assad et de gêner leur progression face aux jihadistes de l'Etat islamique (Daech) sur l'Euphrate.
Selon l'armée russe, les rebelles ont également ouvert des barrages situés en amont de l'Euphrate pour gêner la traversée du fleuve par l'armée du régime, qui mène une offensive contre les jihadistes de l'EI à Deir ez-Zhor,.
En franchissant l'Euphrate, l'armée gouvernementale s'est rapprochée du théâtre d'opération des rebelles appuyés par Washington.  
Les FDS ont accusé l'aviation russe de les avoir bombardées 
Samedi, les FDS ont accusé l'aviation russe de les avoir bombardées au nord-est de Deir ez-Zor, ce que Moscou dément.
Plus de 85% du territoire de Deir ez-Zhor libérés par les forces du régime
"Plus de 85% du territoire de Deir ez-Zhor se trouve sous le contrôle des troupes syriennes. La ville sera entièrement libérée la semaine prochaine", a indiqué Igor Konachenkov.
 
Jean René Belliard